Un site exceptionnel à consulter

Remercions chaleureusement l'association Pro Liturgia   de nous indiquer ce site web : www.chant-liturgique-paroisse.fr et en partoiculier sa partie particulièrement pertinente sur "200 ans de crise musicale".

A consulter sans modération ! Et pour donner un aperçu de la qualité et de l'à propos de ce site, nous nous sommes permis d'en copier une petite partie : 


 

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e – La résistance du néant

Après la Révolution française la musique religieuses était ruinée, tant dans ses ressources bibliographiques que ces ressources humaines. Quelle différence aujourd'hui ? Nous avons des livres bien meilleurs qu'au XVIIIe s., c'est évident ! Nous avons des organistes, bons musiciens mais peu expérimentés dans l'exercice strictement liturgique. Mais lorsqu'on parle des chanteurs, on peut dire que la situation est plus catastrophique qu'après la Révolution française, car après celle-ci nombre de musiciens laïcs avaient très vite retrouvé leurs postes. Mais aujourd'hui, après 50 ans de jachère, on ne trouve plus que des "animateurs" qui apprennent une répertoire sans cesse actualisé par des disques compacts. Et ne parlons pas de technique vocale, c'est encore pire. Les animateurs âgés ont peut-être encore en mémoire la "Messe des Anges" et le Credo III grégoriens, mais ils n'en font plus rien. Quand aux jeunes animateurs, ils sont nés dans un contexte culturel de détestation de tout ce qui est ancien, et se sont "formés" avec la seule culture musicale qui leur a été offerte, c'est-à-dire quelque chose comme

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. Qui dira ici que la copie n'équivaut pas l'original ? (Merci à Patrick Bouchitey pour nous avoir renvoyé un reflet si vrai, si juste !).

Il faudrait donc que ces jeunes puissent avoir au moins le choix. Mais on se garde bien de leur en donner un. On ne leur propose que des carnets de chants populaires excluant de manière autoritaire tout ce qui est antérieur à 1970. On empêche ainsi les jeunes de connaître autre chose, grâce à un véritable "rideau de fer" culturel.

Que se passerait-il si ces jeunes pouvaient avoir accès, non seulement par l'oreille mais aussi par l'intelligence, à la liturgie latine que le Concile Vatican II n'a jamais remise en question (et même à la liturgie tridentine qui retrouve aujourd'hui une légitimité), aux Beaux Arts véritables, et plus particulièrement à une musique de qualité (pas forcément plus difficile, je tiens à l'affirmer !). On en verrait sans doute beaucoup choisir autre chose. Et ce serait la ruine de ce qu'il faut bien appeler un "système" de production musicale franco-français, dont la survie n'est pas due à la qualité artistique, mais uniquement à une puissante et habile stratégie de fonctionnement.

f – L'espoir pour demain

Le vide appelle le plein. Ces jeunes, qui ont soif de Beau et à qui on le refuse, finiront bien, s'ils échappent à la drogue, à l'alcool et aux sectes (qui comblent le vide laissé par une éducation chrétienne relativiste, à qui la faute ?), par remarquer qu'existe toujours ce dont la société nie l'existence. Ils s'en empareront. Déja, dans l'Eglise, ils opérent un sévère tri sélectif : là où la liturgie devient un véritable plateau de télévision, avec un réchauffeur de salle en guise de prêtre, quelles sont les générations qui restent ? Les plus âgés ! Quelles sont les églises où l'on voit des jeunes et des enfants en masse ? Là où la liturgie se centre sur la personne du Christ, et use du Beau – du vrai – afin de capter les âmes pour les mener vers Dieu en commençant par préfigurer la Jérusalem céleste par les chants et les ornements qui la signifient visiblement.

On trouvera sur le site de nombreux documents magistériels allant dans le sens de la qualité, et qu'on ne pourra plus ignorer très longtemps dans les pays francophones. Pourquoi ? Parce que le Pape Benoît XVI le veut ? Non. On le sait, la volonté du Pape ne suffit pas pour influencer les catholiques français.

Cela se fera parce que le Pape Benoît XVI ET les jeunes le veulent.

Terminons avec un exemple simple, si proche de ce chant des anges que l'on a fait fuir de nos paroisses, et qui y reviendra :

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– Petits Chanteurs du Püha Miikaeli Poistekoor, Estonie.


"Il est manifeste que quiconque néglige d'avoir ou de faire ce qu'il est tenu de faire ou d'avoir, commet un péché d'omission. D'où c'est un péché d'ignorer par négligence ce qu'on est tenu de savoir". Saint Thomas (Somme Théologique , 1, 2, quest. 76 art 2 – XIIIe s.).

"Bestia, non cantor, qui non canit arte, sed usu". (Est une bête celui qui chante non pas par art, mais par routine). Bède "le Vénérable", VII-VIIIe s.

"Ceux-là pèchent qui, par ignorance, chantent si mal ce à quoi il sont tenus, qu'ils excitent chez les auditeurs le rire, la dissipation ou l'ennui (…) il n'est jamais permi de se charger d'un emploi qu'on ne sait pas remplir. De sorte qu'on est tenu en conscience de quitter cet emploi ou de se mettre en état de le remplir dignement". Navarre (? <1830).

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