2015 4 retraites à Solesmes à ne pas manquer

Vous vous posez des questions sur la vie monastique ? Vous pensez être appelée à une vie contemplative ? Participez à une des 4 retraites organisées à Ste Cécile de Solesmes en 2015 :


 

Tu désires approfondir ta foi ?

ta relation avec le Christ ?

discerner ta vocation ?

Chaque retraite est une occasion de vivre quelques jours au rythme de la vie monastique. Accueillies à l’hôtellerie de l’abbaye, les jeunes reçoivent un enseignement qui renvoie aux sources de la vie spirituelle, aide à réfléchir sur le sens de la vie, sur l’orientation à lui donner, sur les moyens adéquats à choisir pour répondre généreusement à l’amour de Dieu qui appelle tout homme au vrai bonheur.

 

PROGRAMME

 

  • 20 – 22 février : Arrivée le vendredi 20 dans la soirée, fin de la retraite le dimanche 22 dans l’après-midi.

Dans la lumière du Carême :

« Quand tes paroles se présentaient, je les dévorais. Ta parole était mon ravissement et l’allégresse de mon coeur. » (Jérémie, 1516), la Parole de Dieu : Chemin, Vérité et Vie.

Partir « au désert » à la suite du Christ pendant quarante jours ? c’est avant tout faire l’expérience que l’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute Parole sortie de la bouche de Dieu.

 

« La lectio divina consiste dans la lecture de la Parole de Dieu au cours d’un moment de prière pour lui permettre de nous illuminer et de nous renouveler… » Pape François

 

 

  • 7 – 12 juillet Arrivée le mardi 7 dans la soirée Fin de la retraite le dimanche 12 dans l’après-midi.

Dans la lumière de saint Benoît :
« Ne rien préférer à l’amour du Christ ! » (Règle de saint Benoît) La vocation : un don, un mystère, une exigence.

Jeune étudiant à Rome, Benoît se sentit appelé à une vie dans laquelle le Christ aurait en tout la première place. Répondant avec générosité à l’appel du Seigneur, il se fit son disciple. Dieu bénit ses efforts en envoyant auprès de lui de nombreux jeunes désireux d’embrasser la même forme de vie consacrée à Dieu par la prière et le travail, sous la conduite d’un Abba, tenant la place du Christ au milieu de ses frères. Benoît devint un Maître de vie spirituelle qui a permis à des générations de moines et de moniales d’expérimenter la beauté de leur vocation, don et mystère dont la source et l’achèvement sont en Dieu

 

  • 2 – 7 août Arrivée le dimanche 2 dans la soirée, fin de la retraite le vendredi 7 dans l’après-midi.

Dans la lumière de la Transfiguration :
« Voici mon Fils bien-aimé : Ecoutez-le ! » La vie monastique contemplative : fixer son regard sur le Visage rayonnant du Christ.

« Dans l’unité de la vie chrétienne, les différentes vocations sont comme les rayons de l’unique lumière du Christ qui resplendit sur le visage de l’Eglise. » (Saint Jean-Paul II).

Une retraite peut être l’occasion de « monter sur la montagne » pour se retrouver avec Jésus seul, se confier à son amour et découvrir son Visage dans sa Parole, dans la célébration de la liturgie, dans la prière du cœur et la simple vie de tous les jours.

 

  • 28 octobre – 1er novembre arrivée le mercredi 28 dans la soirée, fin de la retraite le dimanche 1er dans l’après-midi.

 

Dans la lumière de tous les saints :

« Vous, soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait ! » La sainteté, chemin du vrai bonheur.

 

« A vous les jeunes, je dis : situez-vous avec courage dans les profonds courants de sainteté que de grands saints et saintes ont fait naître à la suite du Christ. Entretenez en vous les aspirations typiques de votre âge, mais adhérez sans tarder au projet de Dieu sur vous, s’Il vous invite à chercher la sainteté dans la vie consacrée. Admirez toutes les œuvres de Dieu dans le monde mais sachez fixer votre regard sur les réalités promises à ne passer jamais. » (Saint Jean Paul II)

 

écrire à : Soeur Cécile, Abbaye Sainte-Cécile 72300 SOLESMES

Tél. : 02 43 95 45 02

stececile.solesmes@free.fr

 

 


 

Sainte Cécile de Solesmes est le monastère féminin qui est en face du monastère Saint Pierre de Solesmes, mondialement connu. Comme l’abbaye Sait Pierre, l’abbaye Sainte Cécile a été fondée par Dom Guéranger, et a pour figure un personnage fascinant : Mère Cécile Bruyère. Pour davantage de précisions et d’informations, on ne manquera pas de consulter les liens ci-dessous :

http://www.domgueranger.net/dom-gueranger-et-la-fondation-de-sainte-cecile-de-solesmes/

http://www.domgueranger.net/in-spiritu-et-veritate-1/

Solesmes – Septembre 2014

Session de Septembre 2014

JOURNEES MONASTIQUES DE SPIRITUALITE

CHEMIN DE SAINTETE

Du 1 au 3 septembre 2014

8 Conférences


Découvrir des témoins de la foi qui nous ont donné l’exemple d’une lumineuse fidélité au Christ, sera l’objectif principal de cette session, afin d’en faire la lumière de notre vie de chrétiens dans le monde d’aujourd’hui.

7 h 30     Louanges du matin (Laudes)

10 h 00     Eucharistie

11 h 30     Conférence

13 h 00     Office de Sexte

13 h 50     Office de None

15 h 30     Conférence

17 h 00     Louanges du soir (Vêpres)

17 h 45     Conférence

20 h 30     Office de Complies.

 

Lundi 1 septembre

  • Prophètes et martyrs, face aux autoroutes du mal.    Fr. Emmanuel Vaillant
  • Martyrs de Russie, dont Alexandre Men.    P. Bertrand Gamelin
  • Marcel Van.    P. Jacques Guilmard

Mardi 2 septembre

  • Monseigneur de Boismenu.    P. Geoffroy Kemlin
  • Saint Jean Charles Cornay.    Fr. Louis-Marie Couillaud
  • Saint Pierre Chanel.    P. J. P. Lemaire
  • Mercredi 3 septembre
  • Bienheureuse Pauline Jarricot.    P. Michel du Merle
  • Bienheureuse Élisabeth de la Trinité    P. Bruno Lutz
  • Conclusion et évaluation    P. Guy Frénod

Hébergement :

– Pour les messieurs, possibilité de demander un accueil à l’hôtellerie, dans les conditions habituelles.

– Pour les dames ou les couples, s’adresser au P. Hôtelier ou à l’abbaye Ste Cécile de Solesmes.

Il y a aussi la possibilité pour ceux qui n’habitent pas loin de loger chez eux.

Participation aux frais : La participation aux frais de la session est entièrement libre.

Renseignements :

P. Hôtelier : Abbaye St Pierre – 72300 SOLESMES

Hospes{AT}solesmes.com 02 43 95 03 08

Solesmes sur France Musique


A ne pas manquer en réécoute, sur France musique, « Le Matin des musiciens »,

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.


 

Dans le cadre d’un projet radiophonique européen intitulé « Musique ancienne et baroque, Les rites chrétiens », France Musique s’est associé à la Schola des moines de l’Abbaye Saint-Pierre de Solesmes et l’Académie vocale de Paris dirigée par Iain Simcock pour enregistrer un concert et un matin des musiciens autour de la reconstitution de l’Office des Vêpres pour la fête de l’Ascension au sein de ce temple du chant grégorien.

Dom Guy-Marie Oury, osb

Une bonne dose d’illusion et de mégalomanie est nécessaire pour se croire « humblement » capable de forger une liturgie meilleure que celle que vingt siècles de tradition chrétienne ont lentement formée.(…)

Dans le domaine de la créativité, il y a très certainement un grand décalage entre l’offre et la demande; l’offre, c’est la marchandise que proposent une multitude de liturgistes plus ou moins habiles, poussés par le démon de la composition, à l’intention du fameux homo hodiernus qui a succédé à l’homo sapiens des préhistoriens; la demande, c’est ce qu’attend le peuple chrétien qui n’entend pas être frustré de la vraie prière de l’Eglise, sa prière; la liturgie n’est pas la propriété d’une caste, le moyen d’expression de quelques-uns; elle est un bien commun et, comme telle, doit être respectée.

Revue Esprit et Vie, n. 17, 28 avril 1977

 

Dom Gajard : avant tout une prière

Le chant grégorien est avant tout une prière, mieux : la prière de l’Eglise catholique, arrivée à sa plénitude d’expression. II est donc une chose d’âme et se situe sur un plan supérieur, comme toute la liturgie, dont il participe et est inséparable ; il est une spiritualité, une manière d’aller à Dieu, de conduire les âmes à Dieu.

Dom Gajard, osb, moine de Solesmes.

Stage de l’été 2007 à Solesmes

052014_1600_Sriespcialc3.jpgA l’occasion de notre stage d’été à Solesmes du 15 au 19 août derniers, Dom Saulnier nous a accordé un peu de temps pour nous parler de l’exhortation apostolique Sacramentum Caritatis, de l’eschatologie dans la liturgie, et du motu proprio Summorum pontificum.

 Voici les notes que j’ai prises :

Commentaires sur le chant grégorien dans l’exhortation apostolique Sacramentum Caritatis

 Cette exhortation apostolique fait suite au synode des évêques sur l’Eucharistie. Benoît XVI y reprend à son compte les propositions faites par les Pères.

Deux paragraphes de Sacramentum Caritatis parlent du chant grégorien dans la deuxième partie, « Eucharistie, mystère à célébrer » : le n°42, sur le chant liturgique, dans le chapitre « Ars celebrandi », et le n°62, sur la langue latine, dans le chapitre « Actuosa participatio ».

 Le mot latin ars nous a donné les mots artiste et artisan. L’artiste et l’artisan sont ceux qui font quelque chose. La liturgie est le service, ou le travail public de l’Eglise.Citant saint Augustin, Benoît XVI écrit que chanter, c’est exprimer sa joie, son amour. La joie est un fruit de l’amour. Elle est ce qu’on éprouve quand on possède ce qu’on aime.Le Pape rappelle qu’un cantique n’équivaut pas à un autre. Un chant liturgique est fait pour un jour, et pour une action. Le chant doit s’intégrer dans la forme propre de la liturgie. Il ne s’agit pas de donner un concert.

De ce point de vue, le chant grégorien est une référence, un exemple en matière de musique liturgique.Comme on est familier à un espace qu’on connaît, on doit s’approprier les temps liturgiques, et le chant y participe.

 Dans les grandes célébrations, le Pape reprend la demande des Pères synodaux, dans la ligne du concile Vatican II : « excepté les lectures, l’homélie et la prière des fidèles, il est bon que ces célébrations soient en langue latine ». De manière plus générale, le Pape exhorte à la formation des prêtres et à l’éducation des fidèles dans ce sens. Il n’est pas question de nostalgie ici, mais de poursuivre ce qui a été promulgué par Vatican II.

 Le congrès annuel de l’association musicale sainte Cécile et un article récemment paru dans la revue des monastères m’ont donné l’occasion de traîter la question de la place du chant grégorien dans la liturgie.Il ne s’agit pas de conserver un patrimoine en péril. Au contraire, lors du concile Vatican II, l’Eglise se prononça pour la première fois en donnant au chant grégorien la première place. Ce que dit un concile œcuménique a un caractère définitif. Après 2000 ans d’expérience, l’Eglise a promu le chant grégorien comme chant propre de la liturgie. C’est seulement au XIIIe siècle que le chant romain a été abandonné à Rome. L’Eglise possède aussi un héritage de chant polyphonique. Le chant grégorien a disparu par un effet pervers imprévu du concile de Trente. C’est seulement en 1908 qu’il a repris sa place. Avant 1908, il n’y avait jamais eu de livre unique pour toute l’Eglise catholique de rite romain. Le phénomène de centralisation de la liturgie culmine avec saint Pie X. Sur la question de la réforme liturgique, il faut se rappeler que des changements plus radicaux que ceux engagés par le concile Vatican II ont eu lieu par le passé : par exemple au IIIe siècle, le passage du grec au latin dans la liturgie romaine, ou au temps de Charlemagne, l’importation de la liturgie romaine en Gaule, qui fut l’occasion de changements profonds dans la musique et dans les gestes.

 Vatican II donne au chant grégorien la première place, puis mentionne deux autres genres parce qu’ils sont menacés : le chant polyphonique, comme par exemple dans les œuvres de Palestrina, et les cantiques populaires, souvent méprisés. L’Eglise est ouverte à toutes les formes de chant liturgique. Mais il faut remarquer que dans l’Eglise, les premières places sont rarement des places de pure représentation. Une première place dans la liturgie indique un rôle plus important à jouer. Le chant grégorien a une mission prophétique : il permet de chanter d’une seule voix à travers toutes les cultures. Il permet à chacun de chanter dans une autre langue que la sienne, ce qui nous fait prendre conscience que nous appartenons à un groupe plus grand que notre communauté locale. Le chant grégorien a aussi une mission pédagogique : il est le type d’une musique liturgique accomplie, réussie. Le chant grégorien est un exemple vivant. De la même manière qu’on est plus facilement converti par l’exemple d’un saint que par les discours d’un docteur en théologie, le grégorien est un exemple de sainteté dans la musique. Celui qui écoute et qui chante une pièce de grégorien est marqué par l’expérience de la Parole exprimée par la musique.

Pour conclure, le chant grégorien a à accomplir un mystère de communion. C’est pour cela qu’il doit avoir la première place.

Commentaires sur le motu proprio Summorum Pontificum

 Tout d’abord quelques rappels généraux :

 –         Un motu proprio est un acte du Pape, « de son propre mouvement », c’est un document juridique.

         Il ne s’agit pas du plus haut degré du magistère ordinaire, et l’infaillibilité pontificale n’est pas en jeu ici.

         Parmi les derniers documents et actes du Saint Père, ce motu proprio n’est pas le plus important. La lettre du Pape aux catholiques Chinois, par exemple, est d’importance beaucoup plus grande pour l’Eglise.

         Le Pape a la responsabilité de l’unité de l’Eglise, et Benoît XVI est par ailleurs très attaché à la liturgie.

Pour ce qui est du contenu, ce motu proprio est en forme de dispense, adressée aux fidèles de « certaines régions », c’est-à-dire tout spécialement de France, d’Allemagne, de Suisse et des Etats-Unis.Benoit XVI distingue la forme « ordinaire » et la forme « extraordinaire » de la lex orandi, de l’unique rite romain. Pour ne pas se tromper sur le sens de cette distinction, il faut comprendre par « ordinaire » ce qui appartient à l’ordre des choses, et donc par extraordinaire ce qui en sort.Il peut être utile de remarquer ici que la sainteté se vit dans l’ordinaire, et que l’Eglise se méfie en général de l’extraordinaire. Dans un ordre d’idées différent, l’éducation d’un enfant doit être ordinaire pour réussir. Mais « ordinaire » n’est pas équivalent à « normal » : l’ordre est dans les choses, il est intrinsèque. La norme est extrinsèque, elle est prononcée par l’homme sur les choses. Cette distinction est nécessaire, car nous n’y sommes pas habitués. Nous avons aujourd’hui un droit essentiellement extrinsèque, c’est-à-dire qu’un droit existe parce qu’il est prononcé (Mais a-t-on le droit de vivre parce qu’on le dit, ou tout simplement parce qu’on vit ?).

Jean-Paul II avait demandé aux évêques de répondre largement à ceux qui demandaient la messe avec le missel de 1962. En pratique, le Pape accepte que la question soit réglée au niveau des curés. Ni Jean-Paul II n’a voulu hier ni Benoit XVI ne veut aujourd’hui que des fidèles quittent la communion de l’Eglise pour des questions de forme. Sur cette question, nous constatons un phénomène caractéristique en occident à notre époque : les minorités opprimées sont soutenues. Et les moyens modernes de communication, les médias et Internet jouent un rôle important. Dans ce contexte, il est primordial de savoir penser par soi-même, et d’aller aux sources au lieu d’écouter ce qu’on dit. Ce texte prouve une fois de plus que les fidèles attachés au missel de 1962 ne sont pas une minorité opprimée par l’Eglise.

         Et le chant grégorien ?

Le motu proprio ne parle pas du chant grégorien. Le chant grégorien est attaché à la forme ordinaire, dans la ligne de sa promulgation depuis le concile Vatican II comme chant propre de la liturgie romaine.

Commentaires sur l’eschatologie dans la liturgie

L’Evangile du 29è dimanche du temps ordinaire est celui du juge inique et de la veuve importune (Luc, 18). Il y est question de la prière. Jésus fait le commentaire suivant : « Ecoutez ce que dit ce juge inique. Et Dieu ne ferait pas justice à ses élus qui crient vers lui jour et nuit, tandis qu’il patiente à leur sujet! Je vous dis qu’il leur fera prompte justice. Mais le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre? » En effet, nous demandons, mais sommes-nous attentifs à ce que Dieu demande ? L’expression « quand il viendra » a une dimension eschatologique. Le Fils de l’Homme veut trouver la foi sur la Terre quand il viendra.

Nos actions aujourd’hui préparent et annoncent aussi le retour du Christ. Nous recevons déjà aujourd’hui la grâce. Nous annonçons le retour du Christ. C’est le sens de l’antienne « O sacrum convivium » de Saint Thomas d’Aquin, qui a composé tout l’office de la Fête-Dieu :

O Sacrum convivium, in quo Christus sumitur: recolitur memoria passionis eius; mens impletur gratia et futurae gloriae nobis pignus datur.

(Ô banquet sacré, dans lequel le Christ est reçu : on rappelle la mémoire de sa passion; l’esprit est rempli de la grâce et le gage de la gloire future nous est donné.)

 Dans l’Eucharistie Dieu vient à nous. Dans la liturgie des heures, l’eschatologie est particulièrement manifestée par la prière des vigiles. Le chrétien montre ainsi qu’il attend le retour du Christ par sa veille. On pourrait d’ailleurs la rapprocher de l’éveil dans les cultures religieuses oientales. Ce n’est pas une question de sommeil, mais de vigilance.La principale célébration liturgique de l’année a lieu pendant la nuit. Au début de l’ère chrétienne, c’était le cas tous les dimanches.

Les grandes œuvres de Dieu se sont faites pendant la nuit.