Le grégorien, ça ne permet pas la participation active des fidèles…

Beaucoup de personnes disent qu’il est bien mieux de se cantonner au répertoire des cantiques français dans le sens où la compréhension immédiate des paroles permet une bien meilleure participation active à la liturgie, participation qu’a demandée le Concile Vatican II. Pour beaucoup de personnes, le chant grégorien, en langue latine, est donc exclu du répertoire des paroisses compte tenu de ce principe. Il faut pourtant rétablir la vérité : la notion de « participation active » ne date absolument pas du dernier Concile : le terme « participatio actuosa » a été introduit dans les textes liturgiques à l’initiative de St Pie X, dans son Motu Proprio sur la musique sacrée (« Musicam Sacram »), à une époque où effectivement, l’ensemble de la liturgie romaine était célébrée exclusivement en latin. D’autre part, faut se mettre d’accord sur la signification de l’expression « participatio actuosa » telle que l’a employée mot pour mot Vatican II dans la constitution « Sacrosanctum Concilium » : il serait plus juste de parler de participation effective (« actuosa »). La participation effective, donc, n’implique pas que les fidèles chantent tous les chants de la Messe, mais qu’au contraire ils puissent s’y unir par l’écoute et la contemplation. C’est précisément ce que permet de faire le chant grégorien, et que ne permet pas le répertoire courant des chants en Français : le répertoire grégorien a en effet des pièces du propre spécifiques chaque dimanche fête ou mémoire, ainsi qu’un ordinaire pour chaque période liturgique. D’autre part, les pièces du propre ont un texte directement issu des textes liturgiques du jour, ou de méditations des pères de l’Eglise sur ceux ci, ce qui permet de rentrer dans une meilleure compréhension de ces derniers, et donc une participation effective à la Messe. Pour toute question complémentaire relative à cette question, merci de consulter l’excellent site http://www.de-ecclesia.com.

Laisser un commentaire