Jeux et grommellements

L'image “https://i1.wp.com/www.dominicains.fr/var/ezwebin_site/storage/images/authors/fr_yves_combeau/2569-1-fre-FR/fr_yves_combeau_medium.jpg?resize=160%2C160” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. Le frère Yves Combeau, du couvent de l'Annonciation à Paris, est secrétaire général de la Province de France. Il étudie l'histoire politique du XVIIIe siècle.

 

Le marronnier et moi-même sommes absents cette semaine. Le marronnier n’est pas enchanté par la grisaille de Paris et pour moi, comme pour tous les prêtres, on profite de mes vacances pour me faire travailler.

En attendant, voici des petits jeux pas tous très drôles, mais on s’amuse comme on peut au mois des feuilles mortes :

  1. Combien de « clochers » a votre curé ? Celui qui en a le plus a gagné les condoléances de tous les autres.
  2. Avez-vous appris quoi que ce soit dans le dernier sermon dominical ? Si oui, claquez deux bises au prédicateur de ma part.
  3. Avez-vous compris quoi que ce soit au dernier sermon dominical ? Si non, dites-le au prédicateur. Cela ne lui fera pas plaisir, mais c’est un devoir de la charité. La politesse ne doit pas recouvrir l’incompétence ou la facilité.
  4. Combien de fois les mots « en Église », « d’Église » « faire Église », « ecclé­sialité », « ecclésialement » ont-t-ils été prononcés dans la dernière prédication ou conférence que vous avez entendue ? À raison de moins deux points par occurrence (aucune de ces expressions n’est du français), vous devriez aisément approcher la note zéro. Vous objecterez que, français ou pas, vous avez compris ce que disait le locuteur. Mais est-ce si sûr ? Quelqu’un sait-il ce que signifie « faire Église » ? Se rassembler tous en tas et se dire qu’il est chouette de faire un tas ? Ou bien grimacer un sourire en serrant la pogne à sa voisine entre pater et communion ?
  5. Puisque j’y suis, vous gagnez dix points supplémentaires si, au lieu de dire : « Donnez-vous la paix » (qui vient du Christ), votre prêtre ou votre diacre a dit : « Donnez-vous un signe de paix ». Ce n’est pas de signes de paix, ni de signes d’amour, ni de signes d’espoir qu’on a besoin. C’est de paix, d’amour et d’espoir tout court.

Pas de discours sur l’Église, mais d’être incorporé au Christ. Pas de cache-misères, de bla-bla et de circonvolutions, mais du Christ et du Christ seul, pour, en ce temps de Toussaint comme en tous temps, vivre, mourir et ressusciter.

 Source : http://www.dominicains.fr

 

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