Vocation monastique ?

5 jours pour vivre…

une retraite de discernement

 


Les moines de Solesmes vous accueillent pour une retraite monastique de discernement :

http://www.abbayedesolesmes.fr/FR/accueil/retraites.php

du 6 au 12 juillet 2014

ou du 3 au 9 août 2014


Cette retraite est ouverte aux jeunes hommes désireux de découvrir la vie bénédictine, mais aussi à tous ceux qui souhaitent approfondir leur relation au Christ, en bénéficiant d’un accompagnement spirituel personnalisé.

 


Informations pratiques

* La retraite du mois de juillet 2014 commence le dimanche 6 au soir (prévoir d’arriver avant 18h30) et se termine le samedi 12 au matin. Le vendredi 11 juillet, sera célébrée au monastère la fête de Saint Benoît. La fête s’ouvrira la veille avec la procession des reliques depuis l’église paroissiale jusqu’à l’abbaye.

* La retraite du mois d’août 2014 commence le dimanche 3 au soir (prévoir d’arriver avant 18h30) et se termine le samedi 9 au matin. Le 6 août sera célébrée la fête de la Transfiguration du Seigneur.

* Apporter chaussures et vêtements de travail.


Dom Guéranger, Extraits du Commentaire de la Règle de Saint Benoît

La Sainte Règle se présente à nous avec une auréole. Elle est glorifiée par les services qu’elle a rendus à ces millions d’hommes auxquels elle a suffi. Soyons convaincus comme eux qu’elle renferme des trésors cachés, qui enrichissent encore tous ceux qui sauront les découvrir.
La vie monastique consiste à suivre Dieu à la gloire. Notre-Seigneur a tracé le chemin ; nous marchons à sa suite, et ceux qui ne sont pas de méchants soldats arrivent promptement au but en suivant ses traces. Déduisons de là, mes frères, la grandeur de notre saint état qui est appelé : la Gloire. Ce titre semblait réservé à la vie heureuse qui nous attend après ce monde ; mais dès ce monde il y a une vie véritablement glorieuse, à cause des relations qu’elle a avec Notre-Seigneur, et cette vie, c’est la nôtre.
Que désirons-nous en ce monde, sinon vivre ? Ceux-là même qui marchent dans une mauvaise voie, cherchent encore la vie ; mais elle n’est qu’en celui qui a dit : Je suis la vie. Nous la trouvons en lui. Souvenez-vous, Seigneur que vous ne repoussez personne, et que l’espérance que j’ai en vous ne soit pas confondue.
Christo omnino nihil præponant… Qu’ils ne préfèrent absolument rien à Jésus-Christ. Cette maxime nous donne le fond de toute l’institution monastique. Pour qui sommes-nous ? À qui appartenons-nous ? À Notre-Seigneur Jésus-Christ. Il est tout pour nous ; nous n’avons rien en-dehors de Lui. Nous cherchons à Le contenter ; à Le satisfaire en toute chose, parce qu’Il est note Dieu, notre récompense ; notre Rédempteur ; notre centre. Par la Profession, nous avons cherché à nous aliéner entre Ses mains et d’accomplir à Son exemple la perfection. Nous nous sommes donnés à Lui ; Il s’est donné à nous ; entre Lui et nous, c’est à la vie et à la mort. Aussi nous ne devons rien lui préférer. Omnino nihil ; rien, absolument rien. Il faut vivre en face de cette maxime qui s’étend à la vie tout entière et à l’extérieur comme à l’intérieur. Ainsi, dit Notre Bienheureux Père, ne préférons rien au Christ.

Solesmes, c’est aussi un monastère féminin :
l’abbaye Sainte Cécile de Solesmes.
http://www.saintececiledesolesmes.org/index.php?option=com_content&view=category&layout=blog&id=48&Itemid=90

 


« La vocation et la mission d’une moniale de clôture sont d’être le signe de l’union exclusive de l’Église-épouse avec son Seigneur aimé par-dessus tout. »

(Congrégation pour les instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique ; Instruction sur la vie contemplative et la clôture des moniales Verbi Sponsa, n° 1)

 

Discerner l’appel

Les jeunes filles qui s’interrogent vraiment sur leur vocation et désirent mieux connaître la vie des moniales de l’Abbaye Sainte-Cécile peuvent être admises quelque temps en clôture (habituellement, une retraite d’une semaine et une autre d’un mois). Une meilleure connaissance et le partage de la vie des sœurs leur permettent de progresser dans la découverte de leur propre vocation.


 

Quelques critères favorisent le discernement de l’appel. La place à laquelle Dieu appelle chacune dans l’Église est celle qui lui permet d’être le plus disponible au souffle de l’Esprit-Saint. C’est pourquoi l’épanouissement d’une personne est un bon indice de correspondance à sa vocation. Lorsqu’une jeune fille pense se donner à Dieu et cherche à préciser son chemin, si grandissent en même temps en elle l’amour, la joie et la paix, quand bien même des difficultés se présenteraient par la suite, elle peut avancer avec confiance.

 

La formation monastique


– Le cadre de la formation : le noviciat

Le noviciat constitue un groupe distinct. Il est composé de postulantes et de jeunes sœurs qui poursuivent le discernement de leur vocation et se préparent à la profession, sous la responsabilité de la maîtresse des novices qui doit surtout reconnaître si elles cherchent vraiment Dieu.

Saint Benoît définit en quelques mots les critères d’authenticité de cette recherche : l’amour de l’Office divin, la promptitude à obéir, l’empressement à se renoncer soi-même pour suivre le Christ. La vraie docilité, qui est une forme d’humilité et d’obéissance, est comme la pierre de touche d’une vocation monastique. Elle est prélude et condition de l’adhésion vivante au Christ.

Noviciat


Quels que soient son âge et ses compétences, la candidate sait qu’en embrassant la vie monastique elle se met pour toute la vie à l’école du service du Seigneur, avec le désir de suivre Jésus de plus près sur le chemin qui, par la croix, mène à la gloire.

– Le contenu de la formation

La formation humaine, doctrinale et spirituelle consiste d’abord à développer chez les novices un véritable esprit chrétien, base essentielle de l’esprit religieux.    Parc croix

A la lumière du magistère de l’Église, l’enseignement porte sur l’Écriture Sainte, plus spécialement les psaumes et l’Évangile, la tradition monastique – en particulier la Règle de saint Benoît – sur le catéchisme, la liturgie, l’histoire de l’Église… Afin de participer avec fruit à la célébration de la liturgie, les novices étudient également le latin et apprennent


Le chant grégorien.


– Les étapes de la formation initiale

Au commencement de sa vie monastique, la jeune fille est d’abord postulante. Elle s’habitue progressivement à mener la vie monastique et à observer la Règle de saint Benoît. La durée de cette étape peut varier entre huit ou neuf mois et deux ans.

Si elle désire toujours poursuivre sa probation et si l’abbesse le juge bon, la postulante reçoit l’habit monastique avec le voile blanc et devient novice, pour deux années au moins.

Au terme de cette période, la novice qui le désire peut demander à émettre ses premiers vœux. Si l’abbesse et la communauté perçoivent, de leur côté, les signes d’une vraie vocation, la novice s’engage dans la vie monastique en prononçant des vœux pour trois ans ou plus. Durant cette période des vœux temporaires, elle continue à se former au sein du noviciat.


A la fin de ces trois années, l’abbesse en accord avec la professe temporaire peut proroger cette étape de discernement et de formation ou l’admettre à prononcer les vœux perpétuels ou solennels qui l’incorporent pour toujours à la famille monastique.

 

La profession monastique


Celui qui doit être reçu, dit saint Benoît, promettra devant tous dans l’oratoire, en présence de Dieu et des saints, sa stabilité, la conversion de ses mœurs et l’obéissance. La promesse de stabilité, spécifiquement monastique, insère la moniale au cœur de la communauté qui l’accueille en ce jour. La promesse de conversion des mœurs englobe, dans sa formulation ancienne, les vœux traditionnels de chasteté et de pauvreté qui, avec l’obéissance, constituent l’engagement par lequel tout religieux se lie au Christ avec la volonté de Le suivre sur les chemins de l’Évangile.

À l’offrande que la professe fait d’elle-même par l’émission des vœux, Dieu répond en prenant pleine possession de toutes ses facultés de vivre et d’aimer, par la consécration.

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