Un sondage de plus… Bien triste.

Nos lecteurs habituels sont accoutumés à notre aversion profonde et plusieurs fois exprimée dans ces colonnes envers toute tentative "d'agit prop", ou d'influence directe ou indirecte sur le Saint Siège.

Sur nos pages, nous avons vigoureusement – je crois – dénoncé les manoeuvres de journal Présent visant à proposer la réflexion et les conclusions d'une commission cardinalice réunie en 1986 comme étant investie d'une autorité disciplinaire en ce qui concerne la liturgie; nous avons dénoncé également les manoeuvres pour le moins discutables de l'association "Paix Liturgique" et sa consoeur des "Amis de Sainte Marie de Fontenelle" qui créée une ambiance pour le moins délétère dans le diocèse de Nanterre et ailleurs, puisque ces procédés ont fait école à Reims

Ces procédés – qui sont tout sauf catholiques puisqu'ils laissent entendre qu'une décision du ressort du siège apostolique peut être débattue au niveau du simple fidèle – sont donc bien maîtrisés aujourd'hui par les "tradis"… Mais avouons le : ils ont été à bonne école… Voici que désormais, c'est au cours de l'hebdomadaire "Le Pélerin" – qui faut il le rappeler ! – n'est pas du tout de la même famille de pensée que "Présent" de publier un sondage. Après celui orchestré par le Figaro en faveur de la messe dite "en latin" (nos lecteurs auront perçu le raccourçi entre la question linguistique et la question du millésime de l'ordo), voici donc celui des la frange "catho de gauche" en défaveur de cette – soit – disant – "messe en latin". Evidemment, les "tradis" dénoncent un sondage mal fait ou bidonné, alors même qu'ils se félicitaient des résulats du sondage de Paix liturgique qui donnait des chiffres exactement inverses… Nous sommes donc bel et bien dans la pure idéologie.

Nous voulons ici exprimer notre profond dégoût vis à vis de ces façon de faire. Que nous ayons d'un côté 66% des catholiques en faveur de la "liberté pour Messe en latin" ou de l'autre  65% de catholiques pratiquants opposés à un "retour arrière" ne prouve rien. Plus grave : cela n'a aucune importance. Depuis quand la majorité doit imposer son point de vue dans l'Eglise catholique ? Réaliser et orchestrer ce genre de sondage, c'est tout simplement essayer de faire pression sur des autorités qui ont des décisions difficiles à prendre. C'est faire preuve d'un profond esprit anti-ecclésial. C'est manquer de confiance envers les autorités légitimes et oublier que tout concourt au bien de ceux qui aiment Dieu (Cf. Rm 8,28). Et en l'occurrence ici c'est probablement encore plus ennuyeux : la désision de la libéralisation de l'usage de l'ancien ordo est prise, actée, et la date de la publication est même connue… Est ce une tentative d'influence, un baroud d'honneur, ou plus perfidement encore un montage médiatique visant à faire perdre son autorité au Saint Siège ?

Ce que nous observons en tout cas, c'est que quelque soit leur "sensibilité ", de part et d'autres certains "catholiques" s'affichant "de tradition" ou "de progrès" se rejoignent dans une conception absolument erronnée de ce qu'est l'Eglise et de l'autorité de son chef, Jésus-Christ. C'est d'autant plus cocasse de les voir s'opposer par médias interposés et à coup de sondages… En réalité, chers amis, réconciliez-vous, sur le fond, vous êtes en fait entièrement d'accord….

 Une seule question. Une seule réflexion : Jésus s'est il intéressé à l'opinion de la majorité ?

Evangile selon Saint Jean, chapitre 6 :

51 Ego sum panis vivus, qui de cælo descéndi. 52 Si quis manducáverit ex hoc pane, vivet in ætérnum : et panis quem ego dabo, caro mea est pro mundi vita. 53 Litigábant ergo Iudǽi ad ínvicem, dicéntes : Quómodo potest hic nobis carnem suam dare ad manducándum ? 54 Dixit ergo eis Iésus : Amen, amen dico vobis : nisi manducavéritis carnem Fílii hóminis, et bibéritis eíus sánguinem, non habébitis vitam in vobis. 55 Qui mandúcat meam carnem, et bibit meum sánguinem, habet vitam ætérnam : et ego resuscitábo eum in novíssimo die. 56 Caro enim mea vere est cibus : et sanguis meus, vere est potus ; 57 qui mandúcat meam carnem et bibit meum sánguinem, in me manet, et ego in illo. 58 Sicut misit me vivens Pater, et ego vivo propter Patrem : et qui mandúcat me, et ipse vivet propter me. 59 Hic est panis qui de cælo descéndit. Non sicut manducavérunt patres vestri manna, et mórtui sunt. Qui mandúcat hunc panem, vivet in ætérnum.

 

 60 Hæc dixit in synagóga docens, in Caphárnaum. 61 Multi ergo audiéntes ex discípulis eíus, dixérunt : Durus est hic sermo, et quis potest eum audíre ? 62 Sciens autem Iésus apud semetípsum quia murmurárent de hoc discípuli eíus, dixit eis : Hoc vos scandalízat ? 63 si ergo vidéritis Fílium hóminis ascendéntem ubi erat prius ? 64 Spíritus est qui vivíficat : caro non prodest quidquam : verba quæ ego locútus sum vobis, spíritus et vita sunt. 65 Sed sunt quidam ex vobis qui non credunt. Sciébat enim ab inítio Iésus qui essent non credéntes, et quis traditúrus esset eum. 66 Et dicébat : Proptérea dixi vobis, quia nemo potest veníre ad me, nisi fúerit ei datum a Patre meo. 67 Ex hoc multi discipulórum eíus abiérunt retro : et iam non cum illo ambulábant. 68 Dixit ergo Iésus ad duódecim : Numquid et vos vultis abíre ? 69 Respóndit ergo ei Simon Petrus : Dómine, ad quem íbimus ? verba vitæ ætérnæ habes.

51 Je suis le pain vivant qui est descendu du ciel. 52 Si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement; et le pain que je donnerai, c'est ma chair, pour le salut du monde." 53 Là-dessus, les Juifs disputaient entre eux, disant: "Comment cet homme peut-il donner sa chair à manger?" 54 Jésus leur dit: "En vérité, en vérité, je vous le dis, si vous ne mangez la chair du Fils de l'homme, et ne buvez son sang, vous n'avez point la vie en vous-mêmes. 55 Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle, et moi, je le ressusciterai au dernier jour. 56 Car ma chair est vraiment une nourriture, et mon sang est vraiment un breuvage. 57 Celui qui mange ma chair et boit mon sang, demeure en moi, et moi en lui. 58 Comme le Père qui est vivant m'a envoyé, et que je vis par le Père, ainsi celui qui me mange vivra aussi par moi. 59 C'est là le pain qui est descendu du ciel: il n'en est point comme de vos pères qui ont mangé la manne et qui sont morts; celui qui mange de ce pain vivra éternellement."

 

 60 Jésus dit ces choses, enseignant dans la synagogue à Capharnaüm. 61 Beaucoup de ses disciples l'ayant entendu dirent: "Cette parole est dure, et qui peut l'écouter?" 62 Jésus, sachant en lui-même que ses disciples murmuraient à ce sujet, leur dit: "Cela vous scandalise? 63 Et quand vous verrez le Fils de l'Homme monter où il était auparavant?… 64 C'est l'Esprit qui vivifie; la chair ne sert de rien. Les paroles que je vous ai dites sont esprit et vie. 65 Mais il y en a parmi vous quelques-uns qui ne croient point." Car Jésus savait, dès le commencement, qui étaient ceux qui ne croyaient point, et qui était celui qui le trahirait. 66 Et il ajouta: "C'est pourquoi je vous ai dit que nul ne peut venir à moi si cela ne lui a été donné par mon Père." 67 Dès ce moment, beaucoup de ses disciples se retirèrent, et ils n'allaient plus avec lui. 68 Jésus donc dit aux Douze: "Et vous, ne voulez-vous pas aussi vous en aller?" 69 Simon-Pierre lui répondit: "Seigneur, à qui irions-nous? Vous avez les paroles de la vie éternelle.

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