Ténèbres – Evangelium vitae

Face aux menaces innombrables et graves qui pèsent sur la vie dans le monde d’aujourd’hui, on pourrait demeurer comme accablé par le sentiment d’une impuissance insurmontable : le bien ne sera jamais assez fort pour vaincre le mal ! C’est alors que le peuple de Dieu, et en lui tout croyant, est appelé à professer, avec humilité et courage, sa foi en Jésus Christ,  » le Verbe de vie  » 1Jn 1,1. L’Évangile de la vie n’est pas une simple réflexion, même originale et profonde, sur la vie humaine ; ce n’est pas non plus seulement un commandement destiné à alerter la conscience et à susciter d’importants changements dans la société ; c’est encore moins la promesse illusoire d’un avenir meilleur. L’Évangile de la vie est une réalité concrète et personnelle, car il consiste à annoncer la personne même de Jésus. À l’apôtre Thomas et, en lui, à tout homme, Jésus se présente par ces paroles :  » Je suis le chemin, la vérité et la vie  » Jn 14,6. C’est la même identité qu’il affirme devant Marthe, sœur de Lazare :  » Je suis la résurrection et la vie. Qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ; et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais  » Jn 11,25-26. Jésus est le Fils qui, de toute éternité, reçoit la vie du Père Jn 5,26 et qui est venu parmi les hommes pour les faire participer à ce don :  » Je suis venu pour qu’ils aient la vie et qu’ils l’aient en abondance  » Jn 10,10. C’est donc à partir de la parole, de l’action, de la personne même de Jésus que la possibilité est donnée à l’homme de connaître  » la vérité tout entière sur la valeur de la vie humaine ; c’est de cette  » source  » qu’il reçoit notamment la capacité de  » faire  » parfaitement la vérité Jn 3,21, ou d’assumer et d’exercer pleinement la responsabilité d’aimer et de servir la vie humaine, de la défendre et de la promouvoir. Dans le Christ, en effet, est définitivement annoncé et pleinement donné cet Évangile de la vie qui, déjà présent dans la Révélation de l’Ancien Testament, et même inscrit en quelque sorte dans le cœur de tout homme et de toute femme, retentit dans chaque conscience  » dès le commencement  » , c’est-à-dire depuis la création elle-même, en sorte que, malgré les conditionnements négatifs du péché, il peut aussi être connu dans ses traits essentiels par la raison humaine. Comme l’écrit le Concile Vatican II, le Christ  » par toute sa présence et par la manifestation qu’il fait de lui-même par des paroles et par des œuvres, par des signes et des miracles, et plus particulièrement par sa mort et par sa résurrection glorieuse d’entre les morts, par l’envoi enfin de l’Esprit de vérité, achève la révélation en l’accomplissant, et la confirme encore en attestant divinement que Dieu lui-même est avec nous pour nous arracher aux ténèbres du péché et de la mort et nous ressusciter pour la vie éternelle  » (Jean – Paul II, 1995 Evangelium Vitae 29)

 


Les Ténèbres du Samedi Saint seront encore chantées cette année comme les années précédentes à la cathédrale Saint Charles Borromée, 42000 Saint Etienne, entièrement en grégorien, avec les leçons du premier nocturne au ton mozarabe, le vendredi 18 avril 2014, à compter de 21 :00. Durée 2h30

Le même office sera également chanté à la collégiale de Poissy, samedi 19 avril 2014 à compter de 10 h00 (Les chants seront assurés par la Schola Saint Maur / Ile de France.) : cf. Grégorien en paroisse.

 

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