Ténèbres du Samedi Saint

 

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Un office de Ténèbres pour la forme ordinaire du rite romain ?

Comme annoncé sur notre site web et par ailleurs, la Schola saint Maur chantera les Ténèbres du Samedi Saint encore une fois cette année. L’antenne de région parisienne chantera cet office à l’église sainte Jeanne d’Arc de Versailles le 23 avril à 9.00, tandis que l’antenne de Rhône Alpes / Forez chantera à la cathédrale de Saint Étienne le 22 avril au soir à 21.30.

Nous travaillons particulièrement à rendre possible cet office entièrement grégorien (l’ensemble est chanté en grégorien : psaumes, lectures, répons) dans la forme ordinaire du rite, en suivant en cela les instructions données par la Congrégation pour le culte divin dans Litterae Circulares de Festis Paschalibus Praeparandis et Celebrandis.

Solenniser l’office des lectures auquel on joint l’office des laudes est une habitude ancienne du rite romain. Le problème évidemment, c’est qu’aucune partition officielle n’est parue jusqu’à aujourd’hui que ce soit en langue vernaculaire ou en grégorien. Comment résoudre le problème ?

Nous nous sommes assez naturellement documentés auprès des communautés monastiques qui pratiquent cet office chaque année. Et, bonne surprise, nous nous sommes rendus compte de plusieurs choses :

  • – l’usage de la célébration des Ténèbres a toujours dans le rite romain suivi une coutume commune, en ce qui concerne l’ordo, entre les moines et les séculiers (c’est à dire les habitudes des communautés monastiques et celles des paroisses).
  • – La communauté Saint Martin, qui a le même souci de bien se conformer à l’esprit du rite romain dans sa forme ordinaire, comme nous, avait préparé en 2010 un livret suivant les indications données par un moine liturgiste.
  • – L’abbaye Saint Pierre de Solesmes a fait en 2010 ad interim, un « Nocturnale solesmense » dans lequel on trouve un ordo complet des Ténèbres, avec partitions complètes.

 

Nous avons donc essayé de synthétiser tout cela pour arriver à une célébration qui soit le plus possible un compromis entre :

  • – La « chantabilité » : nous avons privilégié l’utilisation des répons qu’on trouve dans le paroissien romain n°800, dont les mélodies sont connues.

  • – L’esprit de la forme ordinaire : utilisation de la néo-vulgate, de l’ordo des répons tel que donné par Solesmes (ainsi le répons Sepulto se retrouve au 1er nocturne, en conformité avec Hartker, le manuscrit de Saint Gall, et non plus au 3ème nocturne), le maintien ad libitum des doxologies, l’utilisation au 2ème et 3ème nocturne des leçons de Liturgia Horarum.

  • – Les indications d’ordo qui montrent la convergence historique entre l’ordo romain et l’ordo monastique, avec en particulier, aux laudes, la suite des psaumes 148,149 et 150.

  • – Le maintien du « fragor et strepidus » qui a été supprimmé par Pie XII, et qui ne doitdonc plus se faire dans la forme extraordinaire,mais qu’il nous semble opportun de restaurer dans un contexte séculier et ordinaire.

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Le Chandelier à 15 branches des Ténèbres : à chaque psaume, on éteint un des cierges.

N’hésitez-pas à venir nous rejoindre pour prier et chanter avec nous cette année, à Versailles ou Saint Etienne. La partition avec les traductions françaises peut être téléchargée ici .

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