1er dimanche de l’Avent 2014 : Smaragde

Tous ceux qui ont participé avec nous à l’office des Vigiles du 1er dimanche de l’Avent seront heureux de retrouver le texte et la traduction du 1er des 12 répons que nous avons chanté, le grand « Aspiciens a longe » mais aussi le magnifique commentaire de Smaragde (« le diadème des moines ») de l’Évangile de Saint Marc (1er dimanche de l’Avent, année B)



R/. Aspíciens a longe, ecce vídeo Dei poténtiam veniéntem, et nébulam totam terram tegéntem. * Ite óbviam ei, et dícite: * Núntia nobis, si tu es ipse, * Qui regnatúrus es in pópulo Isræl.

V/. Quique terrígenæ, et fílii hóminum, simul in unum dives et pauper, * Ite óbviam ei, et dícite:

V/. Qui regis Isræl, inténde, qui dedúcis velut ovem Ioseph, * Núntia nobis, si tu es ipse.

V/. Tóllite portas, príncipes, vestras, et elevámini, portæ æternáles, et introíbit Rex glóriæ. * Qui regnatúrus es in pópulo Isræl.

R/. Aspíciens a longe

R/. Regardant de loin, voici que je vois venir la puissance de Dieu, et une nuée qui couvre toute la terre. * Allez à sa rencontre et dites : * Annonce-nous si c’est Toi-même, * Qui dois régner sur le peuple d’Israël. V/. Vous tous, fils de la terre, et fils des hommes, ensemble et de concert, riche et pauvre. * Allez à Sa rencontre, et dites : V/. Toi qui gouvernes Israël, sois attentif, Toi qui conduis Joseph comme une brebis. * Annonce-nous si c’est Toi-même. V/. Élevez vos portes, ô princes ; et vous, élevez-vous, portes éternelles, et le Roi de la gloire entrera. * Qui dois régner sur le peuple d’Israël. Gloire au Père.R/. Regardant de loin, voici que je vois venir la puissance de Dieu, et une nuée qui couvre toute la terre. * Allez à sa rencontre et dites : * Annoncez-nous si c’est vous-même, * Qui devez régner sur le peuple d’Israël.

Lectio IX

Lectio sancti Evangelii secundum Marcum. In illo tempore : Dixit Iesus discpulis suis : « Vidéte, vigiláte; nescítis enim, quando tempus sit. » Et reliqua.

 

On s’asseoit

Ex Libro Diadema monachorum Smaragdis abbatis.

Cc . 26-27 : PL 4, 518-520

Paulus apostolus nos admonet dicens: Non dormiamus sicut caeteri, sed vigilemus (I Thess. V) . Id est, non dormiamus sicut caeteri infideles, iniusti, iniqui, qui ignorantiae et corporis somno depressi, et peccatorum suorum mole gravati, quid illis in futuro eveniat praevidere non valent. Qui tam graviter turpiterque dormiunt, ut ad sui custodiam cordis oculos non aperiant; qui nihil de futura gloria, sed semper de praesenti cogitant vita. Non de iis quae non videntur et aeterna sunt, sed semper de iis cogitant quae videntur, et caduca et temporalia sunt. Nos autem non sicut illi dormiamus, sed vigilemus.

Leçon IX

Lecture du Saint Évangile selon Marc. En ce temps là : Jésus dit à Ses disciples : « Prenez garde, veillez et priez, car vous ne savez quand ce temps viendra. Et la suite.

 

 

 

Du Livre de Smaragde, le Diadème des moines.

L’apôtre Paul nous avertit en disant : Ne dormons pas comme les autres hommes infidèles, injustes, iniques, qui enfoncés dans l’ignorance et le sommeil du corps et alourdis par le poids de leur péchés ne peuvent pas prévoir ce qui leur arrivera dans l’avenir. Ils dorment si lourdement et si honteusement qu’ils n’ouvrent pas leurs yeux pour veiller à la garde de leur cœur. Ils ne pensent absolument pas à la gloire future mais toujours à la vie présente. Ils en pensent pas aux choses éternelles qu’ils ne voient pas mais toujours aux choses périssables et temporelles qu’ils voient. Quant à nous, ne dormons pas comme eux mais veillons.

Lectio X

Hinc nos et Marcus evangelista salubriter admonet dicens: Vigilate ergo, quia nescitis quando Dominus veniat. Ne cum venerit repente, inveniat vos dormientes (Marc. XIII) . Beati servi illi, quos cum venerit Dominus, invenerit vigilantes (Luc. XII) . Vigilat enim, qui ad aspectum veri luminis oculos apertos tenet. Vigilat, qui servat operando quod credit. Vigilat, qui a se corporis et negligentiae tenebras repellit. (0671A) Hinc et alibi idem ait apostolus: Sive vigilemus, sive dormiamus, simul cum Christo vivamus (I Thess. V) . Id est, sive vigilemus ad custodiam nostrae salutis, sive dormiamus a nocivis huius saeculi curis, simul cum illo vivamus, id est, semper in Christo et cum Christo simus:

Leçon X

L’évangéliste Marc nous en avertit salutairement en disant : Veillez donc, car vous ne savez quand le Seigneur viendra. Bienheureux ces serviteurs que le seigneur Son retour trouvera à veiller. Celui qui tient ses yeux ouverts pour voir la vraie lumière, celui là veille. Celui qui est fidèle à agir d’après sa foi, celui là veille. Celui-là veille qui repousse loin de lui les ténèbres du corps et de la négligence. Ailleurs, l’Apôtre dit de même : Soit que nous veillons, soit que nous dormons, vivons avec le Christ, c’est à dire : soit que nous veillions à la garde de notre salut, soit que nous dormions insensibles aux sollicitudes nuisibles de ce siècle, vivons avec Lui, soyons toujours dans el Christ et avec le Christ.

Lectio XI

De hac salubri vigilatione et dormitione, in Canticis canticorum Salomon ait: Ego dormio, et cor meum vigilat (Cant. V) . Ac si diceret: Quanto magis a terrenis velut dormiens quiesco curis, tanto liberius cor meum ad sui contemplationem vigilat creatoris. Illa enim anima in aeternum semper cum Domino vivet, quae illi hic per dilectionem adhaerens, a tergo eius nunquam recedit.

Leçon XI

De cette veille et de ce sommeil salutaires, Salomon dit dans le Cantique des Cantiques : Je dors, mais mon cœur veille, comme s’il disait : « moins je m’occupe des sollicitudes terrestres, tout comme si je dormais, plus mon cœur veille librement pour contempler son Créateur. » Cette âme qui, adhérant à Dieu ici bas par la dilection, ne cesse jamais de Le suivre, vivra éternellement avec Dieu.

Lectio XII

Unde et Dominus inquit: Qui diligit me, me sequatur. Et ubi ego sum, illic et minister meus erit (Ioan. XII) . Id est, mecum in perpetuo vivens, semper gloriosus et immortalis regnabit. Dixit abbas Evagrius: Si deficis animo, ora sicut scriptum est. Ora autem cum timore, et tremore et labore, sobrie et vigilanter. (0671B) Ita oportet orare maxime propter malignos, et nequitiis vacantes, invisibiles inimicos nostros, qui nos in hoc praecipue impedire nituntur.

Leçon XII

Aussi le Siegneur dit-l : Celui qui M’aime, qu’il Me suive, et là où Je suis, là aussi sera Mon serviteur, c’est à dire vivant éternellement avec Moi, il régnera toujours glorieux et immortel. L’abbé Evagre disait : « si ton âme défaille, fais comme il est écrit, prie. Mais prie avec crainte, tremblement et application, sagement et avec vigilance. C’est surtout ainsi qu’il faut prier à cause de nos ennemis invisibles, méchants et adonnés à l’iniquité, qui en cela surtout s’efforcent de nous créer des obstacles ».

Lectio sancti Evangelii secundum Marcum. R/. Gloria tibi Domine.

In illo tempore : Dixit Iesus discpulis suis : « Vidéte, vigiláte; nescítis enim, quando tempus sit. Sicut homo, qui péregre proféctus relíquit domum suam et dedit servis suis potestátem, unicuíque opus suum, ianitóri quoque praecépit, ut vigiláret. Vigiláte ergo; nescítis enim quando dóminus domus véniat, sero an média nocte an galli cantu an mane; ne, cum vénerit repénte, invéniat vos dormiéntes. Quod autem vobis dico, ómnibus dico: Vigiláte! » R/. Amen.

Lecture du Saint Évangile selon Marc. R/. Gloire à Toi, Seigneur.

En ce temps là, Jésus dit à Ses disciples : « Prenez garde, veillez et priez, car vous ne savez quand ce temps viendra. Il en sera comme d’un homme qui, s’en allant au loin, laisse sa maison et remet l’autorité à ses serviteurs, marquant à chacun sa tâche, et ordonne au portier de veiller. Veillez donc, car vous ne savez pas quand viendra le maître de la maison, si ce sera le soir, ou au milieu de la nuit, ou au chant du coq, ou le matin; de peur que, survenant tout à coup, il ne vous trouve endormis. Ce que Je vous dis, Je le dis à tous: Veillez. »

. R/. Amen.

Retraite paroissiale annuelle pour le début de l’Avent

« Élever notre âme » Ce sont les premiers mots du premier des textes de la première messe de l’année liturgique. L’introït de la messe du premier dimanche de l’Avent débute, en effet, par ce verset du psaume 24 : « Vers toi, Seigneur, j’élève mon âme ». Dom Guéranger, le fondateur du monastère de Solesmes, ouvrait la préface de son commentaire de L’Année Liturgique en enseignant : « La prière est pour l’homme le premier des biens. Elle est sa lumière, sa nourriture, sa vie même puisqu’elle le met en rapport avec Dieu qui est lumière, nourriture et vie. Mais de nous-mêmes, nous ne savons pas prier comme il faut. ». Au début de l’Avent, la Paroisse saint Etienne propose chaque jour, dans les différents relais, un rendez-vous de réflexion chrétienne et surtout de prière sous des formes variées. De quoi commencer la nouvelle année liturgique, dans le silence et l’adoration, pour remettre la prière, à laquelle rien ne devrait être préféré, à la première place.

Père Bruno Martin, curé


  • Samedi 29 novembre :
    • Grand’Eglise à 9h30, Messe (grégorien)
    • Quartier de Jacquard de 10h30 à 12h, Apostolat de rue
    • Grand’Eglise à 17h30 : Office des premières Vêpres, du premier dimanche de l’Avent (Choeur Gouzes)
    • Grand’Eglise à 20h30 : Office des Vigiles du premier dimanche de l’Avent (grégorien)
  • Dimanche 30 novembre :
    • Grand’Eglise à 9h : Messe
    • Cathédrale Saint Charles à 10h30, Messe avec la participation de la chorale Saint Charles, Accueil des enfants qui se préparent à la Première Communion
    • Grand’Eglise à 17h30 :Office des Vêpres et Salut au Très Saint Sacrement (grégorien)
  • Lundi 1er décembre,
    • Sainte Marie à 18h : Lecture méditée de l’Avent
    • Cathédrale Saint Charles à 21h30, Office des Complies (grégorien)
  • Mardi 2 décembre
    • Cathédrale Saint Charles à 21h30 Office des Complies
  • Mercredi 3 décembre
    • Cathédrale Saint Charles à 21h30
    • Office des Complies (grégorien)
  • Jeudi 4 décembre
    • Maison paroissiale Saint Charles à 20h30, « Magnificat pour Noël », Emerveillons-nous avec Marie, approchons-nous de la crèche avec les bergers, accueillons en nos coeurs avec joie Dieu qui se donne à nous, en parcourant ce livre d’images de Noël que nous ont laissé les peintres de tous les temps.
    • Cathédrale Saint Charles à 22h : Office des Complies (grégorien)
  • Vendredi 5 décembre Grand’Eglise de 18h à 21h30
    • Office des Vêpres (18h)
    • Messe (18h45) suivie d’un temps d’Adoration
    • (intentions de prière proposées par les maisons de retraite de la paroisse)
    • Office des Complies (21h)
    • (offices et messe animés par le groupe de l’Adoration perpétuelle)
  • Samedi 6 décembre
    • Grand’Eglise à 9h30 Messe (grégorien)
    • Quartier de Jacquard de 10h30 à 12h Apostolat de rue
    • Chapelle de l’Institution Saint Paul à 10h30 Inauguration du vitrail représentant le coeur immaculé de Marie

O Crux Ave Spes Unica


Rappel : nous chantons l’office des Vigiles de la Croix (In Exalatatione Sanctae Crucis) à 12 répons le 13 septembre à 12 :00, à la Grand Eglise, place Boivin, 42000 Saint Etienne.

 

C’EST UN ÉPISODE bien curieux que rapporte le livre des Nombres au chapitre 21. Les Hébreux, qui tournent dans le désert depuis des années, sont probablement arrivés dans le Néguev, près de la faille qui prolonge au sud la Mer Morte. Moïse et Aaron sont très âgés. Ce dernier ne va pas tarder à mourir. Dans cette interminable marche, c’est encore une fois la révolte : « pourquoi nous avoir fait monter d’Égypte ? Était-ce pour nous faire mourir dans ce désert, où il n’y a ni pain ni eau ? Nous sommes dégoûtés de cette nourriture misérable ! ». Même la manne est devenue insupportable ! La riposte du Seigneur prend la forme des serpents à la morsure brûlante, à laquelle succombe un bon nombre d’Israélites. Encore une fois, Moïse intervient, intercède et obtient la cessation du fléau. A une condition : regarder un serpent en bronze que fait fondre Moïse et qu’il met au sommet d’un mât. Tel est l’épisode dont se sert Jésus pour annoncer sa Croix : « de même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert… » Quel rapport ?

Revenons sur le récit des Nombres qui nous donne un minimum de renseignements. Malgré l’interdit de représenter des êtres vivants, spécialement des reptiles (Deutéronome 4,18), Moïse est chargé de fabriquer un serpent en bronze qui doit conjurer le fléau. Le thème est peut-être repris à la vieille magie imitative qui soigne le semblable par le semblable. En tout cas, c’est une invitation à regarder en face la cause de nos maux, à se rappeler ce qui a provoqué le châtiment, car la grâce n’est pas l’oubli de la faute, mais sa guérison en profondeur, ce qui suppose de rompre avec le péché dont on a goûté les fruits amer.

Nous commençons peut-être à comprendre ce que nous dit le Christ quand il compare sa Croix avec le serpent d’airain. Mais écoutons sa phrase jusqu’au bout : « … ainsi faut-il que le Fils de l’Homme soit élevé, afin que tout homme qui croit obtienne par lui la vie éternelle ». Ce qui semble à première vue être mis en valeur comme point commun entre le serpent d’airain et la Croix, c’est la situation élevée de celui qui est ainsi exposé. Petite élévation sans doute, car tout ce que l’on sait maintenant du supplice de la croix nous amène à penser que Jésus n’était pas à dix mètres de haut, mais presque à hauteur d’homme (sans cela comment se ferait-il entendre, lui qui était perpétuellement en état d’étouffement ?). Mais il est dressé, exposé à la vue de tous.

Pourtant, à la différence du serpent, il n’est pas le vecteur du châtiment divin. Si châtiment il y a, c’est sur lui qu’il est tombé. Nous sommes tout près de la phrase du prophète Zacharie citée par saint Jean au moment de la Passion : « ils regarderont celui qu’ils ont transpercé ». Ce qu’il s’agit de contempler, c’est dans les deux cas ce à quoi a abouti notre péché : la morsure des serpents dans un cas, la mort du juste dans l’autre. Pas de salut à moins d’avoir vu la gravité du mal et son origine dans le cœur de l’homme. La vie éternelle suppose l’épreuve de vérité qui est identifiée ici à la foi : croire ce que Dieu nous montre de notre rupture première avec lui et accepter le remède inouï qu’il nous propose.

 

O Croix, notre unique espérance, nous te saluons !

Michel GITTON

Exaltation de la Sainte Croix 2014

Le 13 septembre 2014, à 21h00, nous chanterons comme pour la troisième année l’office nocturne de la Croix à Saint Etienne, Grand’Eglise, place Boivin (42000).

Comme les années précédentes, cet office, présidé par M. le curé de la paroisse Saint Etienne, en présence d’une relique de la vraie Croix sera intégralement en chant grégorien, comme 1er ordre, selon l’usage monastique avec 12 psaumes, 3 cantiques, 12 leçons et 12 répons, précédés de l’invitatoire et achevé par le chant de l’Evangile et du Te Deum.

Pour rappel, les années précédentes, nous avions eu la chance de pourvoir chanter cet office au Puy en Velay, à l’occasion des journées du patrimoine ou des fêtes « roi de l’oiseau », y compris avec la restitution d’antiennes anciennes tirées directement de manuscrits médiévaux.

Le calendrier liturgique ne coïncidant pas cette année avec le calendrier culturel, nous maintenons néanmoins la célébration de cette fête en la transférant à Saint Etienne (42000), où les conditions seront réunies pour en faire un évènement mémorable, sur le modèle déjà largement pratiqué par la schola pour le 1er dimanche de l’Avent ou bien la nativité de Saint Jean Baptiste, dans l’Eglise historique de Saint Etienne, la « grand’Eglise », la « grand-mère » de toutes les églises de Saint Etienne.

Bien sûr, nous proposerons à tous ceux qui veulent participer à cette célébration l’ensemble des textes et traductions en latin – français.

Les partitions sont ici :

https://www.dropbox.com/s/wmsz4je7vrz5wim/vigiles-scrucis-part%2020130905.pdf?dl=0

Si vous êtes intéressé par le chant de cet office qui durera plus de 2 heures 30, n’hésitez pas à nous rejoindre, la schola vous accueille avec plaisir pour cette soirée, qque nous acheverons, tard dans la nuit, par une moment convivial. Venez nombreux …



Vigiles de la Croix, le Puy 2013 (chapelle des pénitents, Le Puy en Velay). Cette année, ce sera donc à Saint Etienne. Vous êtes les bienvenus, n’hésitez pas à nous contacter pour nous rejoindre (06 62 34 30 09)

Ténèbres – Evangelium vitae

Face aux menaces innombrables et graves qui pèsent sur la vie dans le monde d’aujourd’hui, on pourrait demeurer comme accablé par le sentiment d’une impuissance insurmontable : le bien ne sera jamais assez fort pour vaincre le mal ! C’est alors que le peuple de Dieu, et en lui tout croyant, est appelé à professer, avec humilité et courage, sa foi en Jésus Christ,  » le Verbe de vie  » 1Jn 1,1. L’Évangile de la vie n’est pas une simple réflexion, même originale et profonde, sur la vie humaine ; ce n’est pas non plus seulement un commandement destiné à alerter la conscience et à susciter d’importants changements dans la société ; c’est encore moins la promesse illusoire d’un avenir meilleur. L’Évangile de la vie est une réalité concrète et personnelle, car il consiste à annoncer la personne même de Jésus. À l’apôtre Thomas et, en lui, à tout homme, Jésus se présente par ces paroles :  » Je suis le chemin, la vérité et la vie  » Jn 14,6. C’est la même identité qu’il affirme devant Marthe, sœur de Lazare :  » Je suis la résurrection et la vie. Qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ; et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais  » Jn 11,25-26. Jésus est le Fils qui, de toute éternité, reçoit la vie du Père Jn 5,26 et qui est venu parmi les hommes pour les faire participer à ce don :  » Je suis venu pour qu’ils aient la vie et qu’ils l’aient en abondance  » Jn 10,10. C’est donc à partir de la parole, de l’action, de la personne même de Jésus que la possibilité est donnée à l’homme de connaître  » la vérité tout entière sur la valeur de la vie humaine ; c’est de cette  » source  » qu’il reçoit notamment la capacité de  » faire  » parfaitement la vérité Jn 3,21, ou d’assumer et d’exercer pleinement la responsabilité d’aimer et de servir la vie humaine, de la défendre et de la promouvoir. Dans le Christ, en effet, est définitivement annoncé et pleinement donné cet Évangile de la vie qui, déjà présent dans la Révélation de l’Ancien Testament, et même inscrit en quelque sorte dans le cœur de tout homme et de toute femme, retentit dans chaque conscience  » dès le commencement  » , c’est-à-dire depuis la création elle-même, en sorte que, malgré les conditionnements négatifs du péché, il peut aussi être connu dans ses traits essentiels par la raison humaine. Comme l’écrit le Concile Vatican II, le Christ  » par toute sa présence et par la manifestation qu’il fait de lui-même par des paroles et par des œuvres, par des signes et des miracles, et plus particulièrement par sa mort et par sa résurrection glorieuse d’entre les morts, par l’envoi enfin de l’Esprit de vérité, achève la révélation en l’accomplissant, et la confirme encore en attestant divinement que Dieu lui-même est avec nous pour nous arracher aux ténèbres du péché et de la mort et nous ressusciter pour la vie éternelle  » (Jean – Paul II, 1995 Evangelium Vitae 29)

 


Les Ténèbres du Samedi Saint seront encore chantées cette année comme les années précédentes à la cathédrale Saint Charles Borromée, 42000 Saint Etienne, entièrement en grégorien, avec les leçons du premier nocturne au ton mozarabe, le vendredi 18 avril 2014, à compter de 21 :00. Durée 2h30

Le même office sera également chanté à la collégiale de Poissy, samedi 19 avril 2014 à compter de 10 h00 (Les chants seront assurés par la Schola Saint Maur / Ile de France.) : cf. Grégorien en paroisse.

 

Un office exceptionnel à ne pas manquer ! Si vous voulez en savoir plus sur cet office si particulier, consultez les articles suivants.

A Firminy : une synthèse entre le VIIème et le XXIème siècle

Une journée exceptionnelle à Firminy, où dans une ambiance chaleureuse, recueillie, mais aussi improbable et exotique nous avons chanté la messe et les vêpres dans cette église si particulière : Saint Pierre de Firminy Vert, au centre du site « Le Corbusier ». Un excellent accueil de la communauté paroissiale de Firminy, qui a chanté sans aucun problème et avec enthousiasme les chants de l’ordinaire de la messe, du curé, Gilbert Thollet, et surtout de Jean-Louis Reymondier, le diacre en charge de l’animation spirituelle du site de Saint Pierre, qui a prononcé une très belle homélie. Malgré nos craintes, l’église une fois remplie fait moins ressentir une réverbération qui reste cependant très importante. Il a donc été possible de chanter sans trop nous tromper ! Mais ce qui est le plus surprenant, ce n’est pas l’acoustique de cette église : sombre, elle laisse parfois de façon inattendue passer des rais de lumière absolument féériques, en fonction de la course du soleil à l’extérieur… Une conférence donnée par Benjamin Ingrao et suivie par un groupe nombreux a passionné un auditoire qui s’est ensuite joint à la schola pour le chant des vêpres.


On ne peut pas faire connaître Dieu uniquement avec des paroles. On ne connaît pas une personne si on ne la connaît que par ouï-dire. Annoncer Dieu signifie introduire à la relation à Dieu : enseigner à prier. La prière est la foi en acte. Et ce n’est que dans l’expérience de la vie avec Dieu qu’apparaît aussi l’évidence de son existence. C’est pour cette raison que sont si importantes les écoles de prière, de communauté de prière. Il y a complémentarité entre la prière personnelle (« dans sa propre chambre », seul devant les yeux de Dieu), la prière commune « para-liturgique » (« religiosité populaire ») et la prière liturgique.


Oui, la liturgie est avant tout prière ; sa spécificité consiste dans le fait que son sujet primaire, ce n’est pas nous (comme dans la prière privée ou dans la religiosité populaire), mais Dieu lui-même ; la liturgie est « actio divina », Dieu agit et nous répondons à l’action divine. Parler de Dieu et parler avec Dieu doivent toujours aller de pair. L’annonce de Dieu nous guide à la communion avec Dieu dans la communion fraternelle, fondée et vivifiée par Jésus-Christ.


C’est pourquoi la liturgie n’est pas un thème secondaire par rapport à la prédication du Dieu vivant, mais la concrétisation de notre relation à Dieu. Dans ce contexte, qu’on me permette une observation générale sur la question liturgique. Notre manière de célébrer la liturgie est souvent trop rationaliste. La liturgie devient enseignement ; son critère est : se faire comprendre. Ce qui aboutit bien souvent à la banalisation du mystère, à la prévalence de nos paroles, à la répétition de phraséologies qui semblent plus accessibles et plus agréables aux gens. Mais il s’agit d’une erreur non seulement théologique, mais aussi psychologique et pastorale. La vague d’ésotérisme, la diffusion des techniques asiatiques de relaxation et de vide mental montrent qu’il manque quelque chose dans nos liturgies. C’est justement dans notre monde d’aujourd’hui que nous avons besoin du silence, du mystère supra-individuel, de la beauté. La liturgie n’est pas l’invention du prêtre célébrant ou d’un groupe de spécialistes ; la liturgie (le « rite ») a grandi selon un processus organique au cours des siècles, elle porte en elle le fruit de l’expérience de foi de toutes les générations précédentes. Même si les participants ne comprennent probablement pas toutes les paroles, ils perçoivent leur signification profonde, la présence du mystère qui transcende toutes les paroles.

Le centre de l’action liturgique n’est pas le célébrant ; le célébrant n’est pas devant le peuple en son nom propre ; il ne parle pas de lui-même et pour lui-même, mais « in persona Christi ». Ce ne sont pas les capacités personnelles du célébrant qui comptent, mais uniquement sa foi, dans laquelle transparaît Jésus-Christ. « Il faut que lui grandisse et que moi je décroisse » (Jn 3, 30). (Cardinal Ratzinger, décembre 2000)

Nos engagements 2014 à Saint Etienne jusqu’à juillet

A la demande de plusieurs, voici un sommaire de nos engagements tels qu’actuellement prévus à Saint Etienne jusqu’à début juillet 2014.

Lorsque le mot prévisionnel est entre parenthèses, cela signifie que la date n’est pas tout à fait confirmée. Cela concerne les messes du samedi à la Grand’Eglise.

Les pages indiquées sont celles du Graduale romanum ou Triplex.

 


 

  • Samedi 22 février 10h Grand’ Église. Messe de la fête de la chaire de St Pierre. Ordinaire IV p. 725 – propre p. 548. IN p. 445, OF p. 435
  • Samedi 1er mars 9h30 Grand’ Église. Messe De Beata Maria Virgine. Propre per annum post festum Baptismatis Domini p. 662 IN p. 403, GR p. 407 AL p. 414 OF p. 422 CO p. 423
  • Dimanche 2 mars, Église Saint Pierre / Le Corbusier de Firminy Vert – VIIIème dimanche per annum. KY VIII, GLO VIII, OF p. 283 et verset (offertoriale triplex) AGN VIII et CO. p. 325
  • Samedi 15 mars 9h30 Grand’ Église Samedi de la première semaine de Carême. Ordinaire XVIII. Propre p. 86.
  • Mercredi 19 mars, Saint Joseph – chapelle Saint Bernard. Propre p. 552. IN p. 508, GR p. 509, TR p. 481 OF p. 483.
  • Samedi 29 mars 9h30 Grand’ Église : samedi de la IIIème semaine de carême. Ordinaire XVIII. Propre p. 106
  • Dimanche 30 mars 10h30 Saint-Charles: messe IVème dimanche de Carême (rose). Ordinaire XVII. Propre p. 107.
  • Dimanche 6 avril Vêpres Saint-Charles : vêpres du Vème dimanche de Carême (Vexilla regis). Cf. Les Heures grégoriennes / Antiphonale romanum 2009 / Antiphonale monasticum 1934.
  • Samedi 12 avril 9h30 Grand’ Église : messe du samedi de la Vème semaine de Carême. Ordinaire XVIII. Propre p. 132. OF p. 359 CO p. 353
  • Jeudi saint 17 avril (plusieurs interventions pendant la messe + complies). Ant. Mandatum p. 167, Ubi Caritas p. 168, Pange lingua p. 170
  • Vendredi saint 18 avril (adoration de la Croix suivie des Ténèbres du Samedi Saint). Ant. Crucem tuam p. 175, impropères p. 176 et seq. Hymen Crux fidelis p. 182
  • Dimanche 20 Avril – Dimanche de Pâques 10h30 messe. Propre p. 196.
  • Lundi 21 avril Cathédrale S. Charles Borromée – Lundi de Pâques 18h45 messe. Ordinaire I. Propre p. 196.
  • Samedi 26 avril 9h30 Grand’ Église. Messe du Samedi dans l’octave de Pâques. Propre p. 214
  • Dimanche 27 avril 10h30 Cathédrale S. Charles Borromée messe. Messe du dimanche dans l’octave de Pâques ou de la divine miséricorde (Quasimodo). Propre p. 216.
  • Samedi 10 mai. (prévisionnel) Messe De Beata Maria Virgine – tempore paschali. Ordinaire X. Propre p. 663. IN p. 403. AL p. 416. OF p. 420 CO p. 423.
  • Dimanche 18 mai 10h30 Cathédrale S. Charles Borromée messe et vêpres Vème dimanche de Pâques. Propre p. 225. CO p. 560
  • Samedi 24 mai 9h30 Grand’ Église . (prévisionnel) Messe De Beata Maria Virgine – tempore paschali. Ordinaire X. Propre p. 663. IN p. 403. AL p. 416. OF p. 420 CO p. 423.
  • Jeudi 29 mai (Ascension) 10h30 Cathédrale S. Charles Borromée messe et vêpres. Propre p. 235.
  • Samedi 7 juin 9h30 Grand’ Église . (prévisionnel) Messe De Beata Maria Virgine – tempore paschali. Ordinaire X. Propre p. 663. IN p. 403. AL p. 416. OF p. 420 CO p. 423.
  • Lundi 9 juin (lundi de Pentecôte) 18h45 Saint-Charles messe. Ordinaire I. Propre p. 248.
  • Samedi 21 juin (prévisionnel) Messe De Beata – per annum post pentecosten. Ordinaire X. Propre p. 663. IN p. 403, GR p. 408, AL p. 416, OF p. 419, CO p. 423
  • Dimanche 22 juin (Fête-Dieu) Cathédrale S. Charles Borromée Vêpres et Salut. Cf. Heures grégoriennes / antiphonale romanum 2009.
  • Dimanche 29 juin 10h30 Cathédrale S. Charles Borromée messe. Saint Pierre et Saint Paul. Ordinaire IV. Propre p. 575.
  • Vendredi 11 juillet 18h45 Saint-Charles messe et dîner de fin d’année. Propre p. 869 avec alleluia et séquence. GR p. 509, OF p. 518 CO p. 492

A ajouter à cette liste : à la cathédrale S. Charles Borromée, autant que possible, tous les dimanches, office de tierce à 9 :55.