McKinsey, le cabinet en stratégie du S. Père

Plusieurs ont suivi dans le blog « Chiesa » la « bombe » déclanchée par la publication des propos du Saint Père avec une délégation de la CLAR (http://benoit-et-moi.fr/2013-II/articles/le-pape-franois-dialogue-avec-la-clar.html )qui évoque la réalité du lobby gay au Vatican.

Vous me permettrez de ne pas être surpris. Cette « bombe » n’en est pas une : évidemment il y a un groupe de pression homosexualiste au Vatican comme dans beaucoup d’autres endroits de l’Église catholique (http://benoit-et-moi.fr/2013-II/articles/les-voeux-de-rv-au-cardinal-daneels.html ) (http://eponymousflower.blogspot.fr/2012/04/another-homosexual-affirmed-on-parish.html ) (http://www.crisismagazine.com/2013/cardinal-mahonys-la-cosa-nostra ). Curieusement ce sont souvent ces personnes incriminées qui furent les plus enthousiastes au moment de l’apparition de saint Père à la loggia de S. Pierre du Vatican, et qui l’encensent pour son « style » franciscano-jésuite cf : http://rorate-caeli.blogspot.com/2013/03/someone-is-very-happy.html

Bref, ce n’est pas le lieu ici de lever toutes les pierres pour voir dessous grouiller des armées entières de fourmis qui s’organisent et travaillent assidûment contre l’Église. En tout cas l’affaire du Lobby Gay est repris par Sandro Magister dans Chiesa : http://chiesa.espresso.repubblica.it/articolo/1350536?fr=y


Le Cardinal Marx recevant la barrette cardinalice des mains du pape Benoît XVI

Mais ce qui frappe le plus dans cet article de Chiesa, ce n’est donc pas l’aveu des turpitudes de certains ecclésiastiques par le saint père, qui est loin d’être un scoop… C’est bien la façon dont semble se dessiner la réforme de l’Église. Sandro Magister explique que le Cardinal Marx, membre pour l’Europe du panel de 8 cardinaux nommés par le pape pour mener à bien la révision d e la curie a sollicité les conseils un ancien consultant du cabinet de stratégie Mc Kinsey : Thomas von Mitschke-Collande, auteur d’un livre au titre choc : l’Église catholique cherche t’elle à s’auto dissoudre ? Évidemment, ce genre de titre en rappelle d’autres notamment des titres de livres de réflexion sur la liturgie qui étaient paru sil y a pas si longtemps du type de : Peut on continuer à aller à la messe le dimanche sans perdre la foi ? par don Nicola Bux (le titre du livre édité en français était nettement moins… militant.) Intéressé par le personnage, et voulant en savoir plus, j’ai trouvé une interview ancienne (septembre 2012) de Mitschke sur le blog Pray Tell, que je vous propose ci-dessous avec une traduction, des mises en gras et les habituels commentaires.


Septembre 2012 [Cet entretien date d’avant le changement de pape. Ce qui le rend croustillant]

Entretien avec Thomas von Mitschke-Collande sur la réforme de l’Église

Un consultant bavarois analyse la crise de l’Église.

Est-ce que l’Église catholique est en train de sortir du jeu ? C’est le titre provocateur d’un nouveau livre. L’auteur est un ancien consultant de chez MacKinsey, [Pour ceux qui ne voient pas biend e quoi on parle Mc Kinsey est le cabinet de stratégie de référence dans le monde entier. D’origine américaine, ses collaborateurs sotn triés sur le volet et conseillent les plus grands groupes industriels et de service dans le monde entier, ainsi que les plus grosses fortunes. Il n’est pas banal de voir une personne qui a frayé avec les plus riches de se voir convoqué pour conseiller à terme le pape des pauvres.] Thomas von Mitschke-Collande qui a conseillé la conférence des évêques allemande et plusieurs diocèses. Dans cet entretien, l’homme de 62 ans propose son diagnostic et suggère un traitement pour la crise de l’Église.

M. von Mitschke-Collande, êtes vous comme le suggère le titre de votre nouvelle publication, le sarrasin catholique ?

Si ce livre déclenche le même débat à l’extérieur ou à l’intérieur de l’Église, si il est aussi controversé, alors la comparaison ne me posera pas de problème. Mais en cas contraire je ne voudrais pas que nous soyons « logés à la même enseigne ». [L’auteur n’hésite donc pas apparemment, à taper dans la fourmilière !]

Quel est votre sujet ?

L’Église officielle devrait reconnaître la gravité de la situation et saisir l’occasion pour envisager le futur non pas avec un comportement référent au passé, mais dans une stratégie d’avancée. L’Église n’a pas de problème de demande, mais un problème d’offre. [Une vision des choses qui est évidemment très business, et on devine encore chez l’interlocuteur une volonté un peu provocatrice, qui est très loin de la « langue de buis »] Elle atteint de moins en moins de personnes, telles qu’elles sont, avec leurs espoirs et leurs besoins. En réalité, l’Église devrait être en plein boom. [L’Eglise a un potentiel pour faire de bons produits, mais elle n’a pas de business plan…] Bien plus qu’auparavant, les gens sont en quête de spiritualité, de communauté, de direction. Ce que je traite est entièrement décrit dans la première phrase du livre : « Je préférerais casser la loi de l’Église plutôt que le cœur d’un homme ». C’était la ligne de conduite pastorale de mon dernier curé. [Mitschke semble donc penser que le problème de l’Église est avant tout un problème disciplinaire… Mais attendons pour la suite pour voir.]

Tous ceux qui lisent votre livre ont l’impression que vous avez fini par perdre patience avec votre Église. Est-ce que ce fut un moment décisif ?

En fait non. Ce livre a évolué petit à petit, à partir des conférences, publications, observations et discussions de ces dernières années. Dans certains endroits, les expériences illustrent le contenu, spécialement en ce qui concerne le contexte de la planification régionale avec mon évêque diocésain Mgr Konrad Zdarsa à Augsburg. J’ai pu expérimenter l’impuissance des fidèles face aux décisions de l’autorité épiscopale, le désespoir de beaucoup de catholiques engagés qui sont passés à la colère et à la déception. [Mitschke semble également déoncer un certin autoritarisme clérical. Son expérience provient avant tout de difficultés d’ordre local, cela ne concerne pas vraiment judsqu’ici un problème d’ordre universel]

Qu’est ce qui aurait pu être fait de façon différente ?

On a mais la charrue avant les bœufs. Plutôt que d’intégrer les gens depuis le début, on leur a dit c’est comme ça désormais. [Cela rappelle tout de même furieusement ce qui a pu se passer en France notamment dans els années 1970, où le grand chambardement a surtout été l’œuvre du clergé, contre l’avis des fidèles. Cf. Mgr Gaidon http://www.editions-emmanuel.com/f/index.php?sp=liv&livre_id=134 ] Maintenant, il n’y a pas grand-chose qui se déroule en conformité avec le plan initial, et c’est dû au fait que beaucoup de catholiques du diocèse d’Augsburg ne sont pas impliqués et ont protesté. Cependant il n’y a pas de révolutionnaires. [ Mitschke ne parle donc pas des initiatives dites populaires en faveur du mariage des prêtres, de l’intégration des divorcés remariés ou encore de la reconnaissance des « droits » homosexuels dans l’Église etc… qui fleurissent un peu partout en Allemagne et en Suisse] Évidemment, on devrait faire de plus larges zones pastorales. LA question fondamentale, c’est : comment faire pour établir et promouvoir la vie de l’Église à la base ? C’est à partir de là seulement que des structures hiérarchiques devraient se développer.

Vous diagnostiquez chez preneurs de décision de l’Église des mécanismes puissants de répression. Comment voulez vous vous en débarrasser ?

Les données que j’ai réunies ne sont pas nouvelles. Mais j’espère que leur synthèse compacte n’affaiblira pas leur effet. Nous avons une crise de la foi et une crise de l’Église. Les deux sont liées et les deux doivent être traitées de façon simultanée. [doctrine et ecclésiologie sont profondément dépendantes l’une de l’autre. Et j’ajouterais : qu’elles sont également en lien fort, justement, avec la liturgie] Et de l’autre côté, nous avons un problème de ressource.

L’Église catholique en Allemagne a désormais quatre fois plus d’argent – ajusté à l’inflation – qu’en 1960. Pendant la même période, la participation des fidèles à la vie de l’Église est tombée de 50% à moins de 13% aujourd’hui. [la ressource qui pose problème en tout cas en Allemagne, ce n’est pas l’argent. Allons même plus loin c’est probablement l’argent qui pourrit l’Église en Allemagne.] Si bien qu’on a un problème de relationnel et de communication. C’est là que devraient commencer les délibérations. Il ne s’agit pas de se conformer à l’esprit de l’époque. L’Église doit, sur la base de l’Évangile, interagir avec le siècle, répondre aux questions que les gens se posent aujourd’hui, et comprendre.

Vos propositions cherchent à changer la culture de l’Église sur la façon dont elle réalise des choses. L’expérience montre qu’un tel processus demande du temps. Qu’est ce qu’il faudrait faire d’abord ?

Les responsables devraient d’abord avoir le courage de faire face au diagnostic. Peut être que l’image dans son ensemble n’est pas complète, mais elle est consistante. Le point de départ, c’est le changement de la façon de s’envisager soi même. L’Église existe pour les gens, elle doit de nouveau être plus évangélique, simple. [En tout cas en France, il est clair que l’Église se voit encore comme une sorte de condition sine qua non de la cohésion sociale, alors même que la classe politique lui refuse désormais ce rôle. L’Église dans sa structure hiérarchique, en croyant par là adopter une tactique qui lui permettrait de conserver ses acquis n’ose pas de parole contestatrice. L’action dans la société ne doit jamais être faite « en tant que chrétien ». C’est l’héritage philosophique – discutable aujourd’hui – de Maritain. Nos clercs nous ont expliqué pendant plus de 30 ans qu’il fallait renoncer à vivre en chrétienté, et pourtant, ils font tout comme si la chrétienté existait encore. L’Église doit donc entrer dans une logique de conquête évangélique du monde qui l’entoure et non pas vivre comme si tout allait de soi, dans une structure d’apologétique défensive] Nous avons besoin d’une théologie de l’échec et de la compassion afin d’être de nouveau crédibles. [On ne voit pas très bien de quoi il veut parler. La théologie de l’échec, par exemple si c’est la prise en compte et la reconnaissance au niveau pastoral par exemple des échecs de mariages ou de l’éducation… C’est alors une façon d’intégrer la contrainte. Par contre, si c’est la prise en compte même de la réalité de la relativité du monde par rapport à la radicalité évangélique…. Ca devient intéressant. Et réellement théologique.] Ce n’est pas synonyme avec l’affaiblissement des principes dogmatiques, on peut s’inspirer de l’Église orthodoxe. [Pendant 40 ans on nous a expliqué que l’Église latine n’avait rien compris et que le bon modèle c’était l’orient. Bon, il ne faut pas rêver : dans l’orthodoxie il ya aussi de graves problèmes ecclésiologiques, mais aussi et donc : doctrinaux] Alors l’Église a besoin de devenir davantage catholique et pas romaine.

Qu’est ce que vous voulez dire ?

Vous ne verrez jamais une entreprise multinationale avoir un hymne national approuvé par le quartier général. [Principe de subsidiarité. C’est dans la doctrine sociale de l’Église. C’est aussi clairement la vision de Vatican II tant pour la question liturgique que la question de la direction de l’Église. Mais tout ça reste à appliquer….]
Le sommet ne devrait pas contrôler tout mais se concentrer sur la préservation des vérités de base. L’Église s’est superbement développée lors du premier millénaire sans le centralisme. [Je n’oublie pas que je suis un mérovingien, né trop tard, dans u onde trop vieux.] « Catholique » signifie aussi l’implication de tous, l’appel à chacun, [On nous dit il n’y a pas de crise des vocations, il n’ya qu’une crise des réponses… Ca reste donc à démontrer : est ce que l’Église, nos prêtres, nos pasteurs, appellent vraiment ? Et cet appel, est il dans un esprit administratif ou réellement pneumatologique ? J’ai la réponse. Vous voyez laquelle…] pas seulement l’existence d’une tête. (…)

Vous défendez la« désobéissance loyale ». Un consultant d’affaires perdrait immédiatement son job s’il conseillait au salariés de son client de s’opposer davantage à ses patrons.

Ca va peut être vous surprendre, mais une règle fondamentale de la société Mc Kinsey est justement : un employé est contraint d’objecter qu’il a une opinion différente de son chef. Et ce dernier est contraint de prendre en compte la critique. [Beaucoup de blogs dans le milieu catho sont de façon reflexe seulement et uniquement la voix de son maître. On n’ose plus rien dans le catholicisme français, rien d’autre que de dire ce qu’a déjà dit le Cardinal par exemple. Or il faut être capables de propositions, de déplacer els lignes. Le sensus fidei n’est pas uniquement clérical. Mais pour cela il faut aussi accepter la véritable obéissance. Et c’est ce hiatus qui existe aujourd’hui dans l’Église entre initiatives des laïcs et la capacité des clercs à se faire obéir qui stérilise la vie et la mission chrétiennes.]

Qu’est ce que ça pourrait donner, si on l’appliquait à l’Église ?

Nous parlons de réformes depuis des années et rien ne se passe. Au bout d’un moment, il faut bien faire quelque chose. Aujourd’hui nous avons une sorte d’esprit de pré réforme partout. Il ya suffisamment d’écueils. Et il y aussi des puissantes possibilités de communication. De chez les catholiques en colère, viendront des catholiques courageux. Pour que quelque chose commence à rouler, il nous manque peut être seulement une figure charismatique comme François [cet entretien était avant l’élection papale] ou Martin Luther [je préfère nettement le premier. Parce que justement, le second ce fut une initiative probablement justifiée mais qui ne fut pas capable de sensus Ecclesiae et qui à terme a emporté avec lui toute une civilisation. L’Europe ne s’en est toujours pas remise.]. N’oublions pas. Beaucoup de saints furent d’abord des outsiders rebelles. [Ou pas. Des gens énergiques, avec une grande créativité, une capacité d’action, un goût pour aller au bout des choses, qui parfois ne fut pas compris. Mais le mot rebelle s’applique davantage à mon sens, aux pécheurs et à Lucifer.] Mais on en devrait pas non plus exclure la possibilité que l’Esprit Saint vienne de nouveau et nous donne un révolutionnaire aussi attachant que Jean XXIII sur le siège de Pierre. [L’a t’on désormais avec François ? L’avenir nous le dira] Nous n’avons pas un problème de connaissance mais un problème d’action.

A la veille de la manif pour tous, la liturgie nous accompagne encore

In illo tempore: Venit Iesus in fines Iudǽae ultra Iordánem; et convéniunt íterum turbae ad eum, et, sicut consuéverat, íterum docébat illos. Et accedéntes pharisǽi interrogábant eum, si licet viro uxórem dimíttere, tentántes eum. At ille respóndens dixit eis: « Quid vobis praecépit Móyses? » Qui dixérunt: « Móyses permísit libéllum repúdii scríbere et dimíttere. » Iésus autem ait eis: « Ad durítiam cordis vestri scripsit vobis praecéptum istud. Ab inítio autem creatúrae másculum et féminam fecit eos. Propter hoc relínquet homo patrem suum et matrem et adhaerébit ad uxórern suam, et erunt duo in carne una; ítaque iam non sunt duo sed una caro. Quod ergo Deus coniúnxit, homo non séparet. » Et domo íterum discípuli de hoc interrogábant eum. Et dicit illis: « Quicúmque dimíserit uxórem suam et áliam dúxerit, adultérium commíttit in eam; et si ipsa dimíserit virum suum et álii núpserit, moechátur. »

En ce temps là : Jésus vint dans le territoire de la Judée, et au delà du Jourdain; et des foules s’assemblèrent de nouveau près de Lui, et, suivant sa coutume, Il recommençait à les enseigner. Des Pharisiens, l’ayant abordé, Lui demandèrent s’il est permis à un mari de répudier sa femme. C’était pour le mettre à l’épreuve. Il leur répondit : « Que vous a ordonné Moïse? » Ils dirent : « Moise a permis de dresser un acte de divorce et de répudier. » Jésus leur dit : « C’est à cause de votre dureté de cœur qu’il a écrit pour vous cette loi. Mais, au commencement de la création, Dieu les fit mâle et femelle. A cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère et s’attachera à sa femme, et les deux ne seront qu’une seule chair. Ainsi ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Que l’homme donc ne sépara pas ce que Dieu a uni ! » De retour à la maison, ses disciples l’interrogeaient encore sur ce sujet, et il leur dit : « Celui qui répudie sa femme et en épouse une autre, commet l’adultère. à l’égard de la première. Et si celle qui a répudié son mari en épouse un autre, elle commet l’adultère. »

Marcus (10,1-12), VIIème vendredi per annum.

Une belle péricope politiquement incorrecte qui nous donne un beau courage avant la manifestation de dimanche.


Ce sont ainsi les conseils de prophétiques Benoît XVI, qui résonnent encore à nos oreilles, que nous nous efforcerons de suivre dimanche :

Allez à contre courant : n’écoutez pas les voix intéressées et persuasives qui, de toutes parts, diffusent aujourd’hui des modèles de vie basés sur l’arrogance et la violence, le pouvoir et le succès à tout prix, l’apparence et la possession, au détriment de l’être. (…) Soyez vigilants ! Soyez critiques ! Ne suivez pas la vague produite par cette puissante action de persuasion. N’ayez pas peur, chers amis, de préférer les voies « alternatives » indiquées par l’amour véritable : un style de vie sobre et solidaire ; des relations d’affection sincère et pures ; un engagement honnête dans l’étude et le travail ; l’intérêt profond pour le bien commun

Où sont les femmes ?


Mulíeres viris suis sicut Dómino, quóniam vir caput est mulíeris, sicut et Christus caput est ecclésiae, ipse salvátor córporis. Sed ut ecclésia subiécta est Christo, ita et mulíeres viris in ómnibus. Viri, dilígite uxóres, sicut et Christus diléxit ecclésiam et seípsum trádidit pro ea. (Eph 5,21-25)

Parmi les nombreuses revendications qu’on les femmes à l’encontre des hommes, il y a celle de nous demander « d’être des hommes, des vrais ». On connaît la petite phrase habituelle qu’on voit dans les magazines féminins ou même sur les blogs de conseil et coaching « psychologique » : Où sont les hommes ?

Poser la question c’est répondre : oui parce que c’est bien sous entendu : il n’y a plus d’hommes…

Alors je pose la question aux femmes chroniqueuses pour femmes qui se délectent de façon féminine à donner des leçons à une catégorie de personnes qu’elles ne font pas l’effort de comprendre : les hommes.

Depuis un siècle on nous explique que les femmes sont plus sensibles, plus intelligentes, plus matures, plus endurantes, plus héroïques, plus fiables, plus courageuses, et surtout plus humaines… que les hommes.

Que les organisations dirigées par des femmes sont également plus efficaces, plus mobiles, plus adaptables.

Que de toutes façons, les femmes peuvent faire tous les métiers que font les hommes, et mieux qu’eux : pompier, pilote de chasse, commando parachutiste. Même les corporations les plus « musclées » ont du se rendre à l’évidence : les femmes sont meilleures, en tout et partout, et donc il est légitime que fonctionnellement, elles soient tout et partout.

On se demande même pourquoi l’Église catholique s’obstine encore à ne pas vouloir de clergé féminin, la pastorale globale ferait mécaniquement un saut qualitatif. Ceci dit il paraît qu’il faut même céder sur les enfants de chœur… Elles font ça tellement mieux que les garçons : plus de grâce, plus de concentration, plus de sérieux…

Alors ?Finalement, que sont les hommes par rapport aux femmes à part des espèces de rustres souvent mal léchés, qui ne font que brider la pertinence, l’entreprenariat, le génie des femmes en qui Dieu a en fin de compte concentré tout ce qu’il y a de plus positif dans l’humanité…

Bref, au bout du compte, pour être un homme, il faudrait que nous ayons toutes les qualités des femmes : c’est à dire porter un sac à main et sortir les poubelles. Parce qu’il faudrait que nous puissions faire ce geste sans renier notre virilité.

Mais de quoi parlons-nous ? De virilité ! Donc ça existe encore… Alors soit, je porterai un sac à main et je sortirai les poubelles… Je serai galant, je tiendrai la porte, j’aiderai la demoiselle à mettre son sac dans le porte bagage dans le TGV, je paierai le ciné, le resto, et même les vacances aux Seychelles… Bref : je prendrai ma place en tant qu’homme dans cette société.

Mais pour cela, féminisme ou pas, il faudra aussi que la femme l’accepte : en tant qu’homme, je resterai le chef, je prendrai en responsabilité devant Dieu les décisions finale et structurantes concernant la famille. Pour me faire obéir de ma femme (et de mes enfants), je tirerai ma légitimé de ma force morale … et physique ; j’userai de la juste répartition des tâches … c’est à dire que je commanderai à la voix. J’interdirai à la prière familiale les simagrées poisseuses et destructurantes qui sont le lot commun de notre catholicisme français, ethéré, psychique et … emasculé. J’éduquerai mes fils à l’implication au risque y compris physique, quand bien même ça déplaît à leur mère. Je leur expliquerai que l’honneur du combat même désespéré, vaut toujours mieux que la honte de la défaite, même inéluctable. Qu’aucun compromis ne vaut face à l’organisation de la deshumanisation par le lobby fémininisant de la société – dont les réseaux LGBT ne sont qu’un instrument et dont les revendications féministes sont le prurit. Je leur enseignerai la fierté d’être ce qu’ils sont, c’est à dire des hommes, qui sont plus forts, plus constants, plus brillants, plus créatifs, plus imaginatifs, plus dirigeants. J’interdirai à ma femme de faire les lectures à la messe et à mes filles d’être « enfant de choeuse ». Je militerai pour la suppression des équipes liturgiques féminines et contre les chants dégoulinants (D’Akepsimas à Grybowski en passant bien sûr par Il est vivant, productions éminemment féminisantes…).

Je rappellerai à ma femme qu’elle a l’apanage de la sécurité, tandis que j’ai l’apanage du sacrifice… Que si mon péché est de me dérober face à mes responsabilités d’homme, le sien est de tenter de les exercer indûment. Je leur enseignerai à tous que le premier martyr était un homme, que le premier moine était un homme. Et enfin je lui rappellerai que le Christ est un homme, un vrai. Et que ça ne devrait pas l’humilier au point de vouloir l’être à ma place.

Parce que dans un couple… Il n’y a qu’un seul homme. Il vaut mieux le rappeler de nos jours. Mais manifestement notre intelligence est tellement polluée par la féminisation des comportements que les hommes devraient probablement accepter de se faire interpeller publiquement dans leur virilité ? Quelle est notre échappatoire ? Nous réfugier dans la violence ? Terminer en Rambos, agressifs, traqués, au fond de la forêt et chassés par les harpies du politiquement correct ? Mesdames : nous n’avons pas besoin de vous pour être des hommes. Bien au contraire. Nous pouvons l’être sans vous.


Par contre j’ai le sentiment que l’inverse ne se vérifie pas : il vous faut absolument des vrais hommes pour que vous puissiez réintégrer votre place de femmes. Cela fait partie de notre lot, à nous. C’est notre fardeau. Mais ça, vous ne le publierez pas dans les magazines féminins ou dans les blogs de « coaching psychologique »… Laissez nous donc être hommes, en étant des femmes, des vraies, en lieu de nous envier. La virilité est masculine… Alors mesdames, je vous pose la question : quel est votre modèle ? Caroline Fourest ou Sainte Cécile de Rome ?

D’ailleurs Bigeard disait au sujet d’Arlette Laguiller : « Il faudrait la marier à un para pour qu’on n’en parle plus. » Ca me servira pour une excellente conclusion, un magnifique cri, qui comme dit le chant (parachutiste, bien sûr) « n’est pas pour les lèvres de femmes » :

Par Saint Michel, vivent les paras !

 

Mise à jour importante !

Où sont les femmes ? Les voici enfin :


http://www.lepoint.fr/societe/qui-sont-les-antigones-ces-anti-femen-25-05-2013-1672241_23.php

Sonnons le glas.

Le 23 avril 2013, à 17:05, l’assemblée nationale a adopté en seconde lecture par 331 voix contre 225 (566 votants) le projet de loi dit « mariage pour tous » autorisant le mariage et l’adoption pour les personnes de même sexe.

Glas et Répons Libera me. Interprété ici par les moines de l’abbaye d’En Calcat.

 

 

Libera me, Domine, de morte aeterna, in die illa tremenda.
Quando caeli movendi sunt et terra.
Dum veneris judicare saeculum per ignem.

V – Tremens factus sum ego, et timeo, dum discussio venerit, atque
ventura ira.

Quando caeli movendi sunt et terra.

V – Dies illa, dies irae, calamitatis et miseriae,
dies magna et amara valde.

Dum veneris judicare saeculum per ignem.

V – Requiem aeternam dona eis Domine
et lux perpetua luceat eis.

Psalmus 129

Préparons-nous au martyre

P. de Plunkett aimerait bien… Mais non. Je crois que l’homélie d’hier soir à la chapelle sixtine montre bien que notre pape ne va pas si facilement pouvoir être classé selon nos critères européens : pour être un pape proche des pauvres, il faudrait être un pape a-liturgique ? C’est une lecture superficielle. Nos commentaires et mises en gras, comme d’habitude.

Le nouveau pape continue à bousculer les traditions liturgiques délibérément, pour faire passer un message essentiel. [Nous avons ici un procédé littéraire dialectique. Pour faire passer un message essentiel, il faudrait « nécessairement » bousculer la liturgie. Cela signifie donc, si on comprend bien le message que fait passer P. de Plunkett (et non le pape)  que la liturgie serait un obstacle à l’essentiel ? Cela paraît plus que discutable… Et tellement contraire aux enseignements des papes qui ont précédé François, bien sûr mais également en contradiction formelle avec Vatican II…] Le protocole voulait qu’il parle assis, mitre en tête et crosse en main ;  le pape François, pour son homélie aux cardinaux dans la Chapelle Sixtine, a parlé sans mitre, sans crosse, et debout à l’ambon comme un simple curé de paroisse. [Ce protocole est applicable si il parle entant qu’évêque de Rome. Or, la messe d’inauguration du pontificat, c’est le 19 mars, pour la S. Joseph. P. de Plunkett n’aura pas remarqué non plus qu’il n’y avait que 6 cierges sur l’autel et non pas 7, comme dans le cas où l’évêque du lieu célèbre pontificalement, et que le pape n’est pas revêtu du pallium… Bref, Patrick, tournez votre langue 7 fois dans votre bouche avant de faire des affirmations aussi tranchées… ] Sa liberté envers les traditions s’était déjà exprimée hier au balcon de Saint-Pierre (voir ce blog : note du 13/03) ; cet après-midi elle s’est exprimée à nouveau, et avec une grande force symbolique. [En vérité, nous nous rendons compte que nous avons un pape jésuite, c’est à dire un pape dont la spiritualité est marquée non pas par la patristique, les usages et la spiritualité la plus ancienne de notre vielle Europe, mais un pape marqué par la devotio moderna du XVIème siècle, la fougue d’un Ignace et d’un François-Xavier. Quelque chose de complémentaire par rapport à Benoît XVI, une même foi, une même énergie, un même attachement à l’authenticité mais qui s’exprime de façon différente. Par ailleurs et par pitié, laissons lui un peu de temps pour enfiler les vêtements du pontife romain. Il était jusqu’à une date récente archevêque d’une grande ville d’Amérique… se déplaçant  en métro. Qu’il y ait un temps d’ajustement – souvenons nous de la tempête qui a soufflé à Rome à l’arrivée de Jean-Paul II… Ca a pas mal décoiffé…  – c’est naturel. ]

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Par ailleurs n’oublions pas une chose essentielle : notre pape est un religieux, pas un membre du clergé diocésain, donc un ascète. En plus de ça il est jésuite. Et les jésuites c’est le seul ordre religieux qui a obtenu du pape à sa création  la dispense de la liturgie communautaire. Il n’a donc aucune éducation à l’ars celebrandi. Concrètement, ce n’est pas qu’il ne veut pas – et apparemment il aura du mal ! – mais il ne sait pas faire. Alors évidemment, après Benoît, qui a écrit et promu les plus belles avancées en matière liturgique au XXème et XXIième siècle, c’est un peu passer au régime sec. On passe concrètement du pure malt 18 ans d’âge au Label 5… On est donc tout à fait en droit de le regretter…

Mais n’oublions pas que lorsque Benoît XVI est arrivé au trône de Pierre, tout le monde aurait voulu qu’il nous fasse du Jean Paul II. Il ne l’a pas fait, et il a fait autre chose. Il a fallu que nous nous y habituions. N’attendons donc pas de François qu’il nous fasse du Benoît ; il nous apportera autre chose   Mais c’est tellement simple pour les chroniqueurs qui ont pignon sur rue de réduire le pape – l’homme – à des catégories… Or je crois que nous allons être très vite dépassés par le réflexes des « petites cases ». François n’est pas l’anti Benoît  Parce que si vous avez écouté son homélie… Elle a exactement les accents de l’homélie du Cardinal Ratzinger lors de la messe de 2005 d’entrée en Conclave. Les mots sont très forts; très simples en même temps, – et du coup – très explicites.

Il cite Léon Bloy (Léon Bloy !!!!) lors de sa première homélie publique  :

Celui qui ne prie pas le Seigneur, prie le diable. Et quand nous ne confessons pas Jésus-Christ, nous confessons la mondanité du diable, la mondanité du démon.

J’ai lu hier un tweet de Samuel Grzybowski qui manifestement fait une erreur complète d’analyse :

« Un pape qui souhaite une bonne après midi, qui fait une blague au moment d’accepter sa charge, qui demande la bénédiction avant de la donner ».

Samuel,  j’ai bien peur que le pape ne rentre pas dans les habits de clown dont les médias cherchent à l’affubler. Il y a comme qui dirait une distance … infranchissable, « dans l’ensemble comme dans le détail » entre les propos… ! C’est même à se demander s’il n’y a pas en quelque sorte une réponse du berger à la bergère. Samuel, j’ai bien peur que le pape François ne soit pas vraiment du style à « coexister »… Avec lui, nous allons nous  préparer au martyre.

Nous pouvons cheminer tant que nous voulons, nous pouvons édifier tant de choses, mais si nous ne confessons pas Jésus Christ, quelque chose ne va pas. (…) « nous deviendrions une pieuse ONG.  (…) Je voudrais que nous tous, après ces jours de grâces, nous ayons le courage, oui le courage, de cheminer en présence du Seigneur, avec la croix du Seigneur, et d’édifier l’Eglise sur le sang du Christ versé sur la croix, et de confesser l’unique gloire, le Christ crucifié. Ainsi l’Eglise peut avancer.

Par ailleurs hier soir, il était visiblement fatigué. Il est entré dans la Sixtine en boitant  Il n’a pas donné la communion, alors qu’évidemment, c’est un signe liturgique très fort. Il était manifestement épuisé. Alors si tous les médias voient en lui un nouveau pape Luciani (Jean – Paul 1er) prions bien que Dieu nous le conserve plus longtemps qu’un mois ! L’Eglise en a besoin.

Allez, pour ne pas finir ce petit billet sur une note trop dramatique, je vais  faire comme notre pape … Citer Léon Bloy :

J’ai l’air de parler à la foule pour l’amuser. En réalité, je parle à quelques âmes d’exception qui discernent ma pensée et l’aperçoivent sous le voile.
Le Mendiant ingrat – 1892-1895, Léon Bloy, éd. Robert Laffont, coll. Bouquins, 1999, p. 78 [dédicace, spéciale Samuel….]

Un des inconvénients les moins observés du suffrage universel, c’est de contraindre des citoyens en putréfaction à sortir de leurs sépulcres pour élire ou pour être élus. Le Président de la République est probablement une charogne.
Quatre ans de captivité à Cochons-sur-Marne, Léon Bloy, éd. Robert Laffont, coll. Bouquins, 1999, p. 468 [dédicace spéciale François, mais… l’autre]

Je suis pour l’intolérance parfaite et j’estime que qui n’est pas avec moi est contre moi.
Le Mendiant ingrat – 1892-1895, Léon Bloy, éd. Robert Laffont, coll. Bouquins, 1999, p. 118 [dédicace spéciale « coexister »]

Si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous.

Étonnante et solennelle injonction que nous fait le Christ par deux fois dans l’Évangile de ce dimanche, 3ème de carême.
« Si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous ! »
En cette période d’actualité brûlante, où se joue au Sénat l’avenir de la famille en France, puisque le non-débat sur le « mariage pour tous » suit son cours, et à aucun moment ne semble s’ouvrir à la possibilité même d’un rejet du projet Taubira. Comme si le mécanisme partisan était irrémédiablement enclenché pour aboutir immanquablement à un recul civilisation  une défaite philosophique, un affadissement légal de l’altérité homme – femme.


C’est maintenant le temps favorable, c’est maintenant le jour du salut.
(Ecce nunc tempus acceptabile,)
ecce nunc dies salutis:
in his ergo diebus exhibeamus nosmetipsos
sicut Dei ministros in multa patientia, in ieiuniis,
in vigiliis, et in caritate non ficta

Il faut pourtant se poser la question : nous descendons à plus d’un million dans la rue en janvier pour protester contre ce projet. Rien n’y fait, cela n’enclanche aucune réaction politique. Notre gouvernement est muet. Il reçoit Frigide entre deux portes. Aucune déclaraiton publique. François ne comprend rien ? Mon oeil….

Nous organisons une pétition pour saisir le Conseil Economique Social et Environnemental, qui rejette sans plus de procès les 700.000 signatures citoyennes recueillies en seulement 15 jours. Non recevable. Circulez, rien à voir…

Nous nous apprêtons à revenir à Paris pour une grande manifestation nationale le 24 mars… Mais cela changera t’il quoi que ce soit ? En sommes nous certains ? En discutant avec tel ou tel, nous nous rendons compte que ce geste du 24 mars sera avant tout une sorte de baroud d’honnneur, sans véritable espoir, juste pour dire « ben on a fait ce qu’on a pu »…. A nos descendants…
« Ce qu’on a pu » ? Une sorte de bataille perdue d’avance. Une sorte de saut desespéré sur Dien Bien Phu, en sachant parfaitement que de toutes façons, nous serons vaincus ? Une geste de panache, certes mais… Pour l’honneur.

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Mais ça ne suffit pas. Et je crois que la liturgie de ce dimanche particulier, le 3ème de Carême, nous enseigne autre chose :
1- une injonction à la conversion… « Ou vous périrez, tous ! » (Lc 13), l’évangile du jour.
2- une invitation à la lutte, pour obtenir la victoire : « Courez de même, afin de le remporter. Quiconque veut lutter, s’abstient de tout : eux pour une couronne périssable; nous, pour une impérissable. » (Lectio Brevis des IIèmes vêpres, Cf. 1 Cor 9, 24-25).

Peut être est il enfin temps de réellement prendre en main le smoyens de la victoire, pour entrer véritablement dans le combat. Car une conversion signifie clairement un changement de perspective… Si aucune des énergies dépensées jusqu’ici n’a été couronnée de succès, ce n’est certainement pas parce que « Dieu permet ce mal ». C’est parce que c’est nous qui ne changeons pas. Et changer, j’en ai désormais la conviction, c’est sortir de certaines postures tactiques, et c’est réellement pointer du doigt ce qui est profondément faux dans le « mariage homo ». L’union entre deux personnes du même sexe ne peut pas avoir au regard de la république la même valeur anthropologique, sociétale, sociale et légale qu’un mariage qui est l’union d’un homme et d’une femme. Il faut enfin regarder les choses en face. La question de la filiation et de l’adoption pleinière est grave évidemment, mais en fin de compte elle est une conséquence de cette conception erronée. Nous ne manifesterons pas « que » contre l’adoption pour les homosexuels, mais aussi et surtout contre le « mariage » des persones de même sexe. L’important n’est pas « seulement » l’enfant. L’important n’est pas « seulement » d’être là « pour l’enfant ». Nos porte-parole de la « Manif pour tous » voudront ils réellement inscrire cette idée parmi les slogans du 24 mars ? Il le faut pourtant. « Ou vous périrez tous »…

La lutte : courons afin d’emporter le prix… Et pas en sachant que nous allons perdre. Parce que nous pouvons gagner. Mais pour cela, il va vraiment falloir changer le ton de la manif du 24. La ballade du dimanche après midi en des familles comme il faut en Cyrillus et en poussettes… Ça fait rire nos ennemis, notre ennemi. Même à un million, même sur le champs de Mars.  Ça continuera à les faire rire, même sur les champs Elysées. Il faut faire peur au pouvoir, il faut que François Hollande se sente menacé. Il faut qu’il sente vaciller sa construction politique inique. Il faut qu’il se désolidarise de Taubira. Il faut qu’il comprenne que ce qu’attend le peuple français, c’est une action politique qui mette en oeuvre un desserrement économique, mais que ce « mariage pour tous » n’est pas ce pourquoi le peuple l’a élu.  Ça ne fait même pas partie de ses promesses du second tour. Ce  soit disant « mariage pour tous » c’est seulement une régression civilisationnelle qui d’ailleurs ne fera qu’accentuer la crise économique. Car tout se tient. Hollande nous  propose le mariage homo ! Ce que le peuple veut, ce sont des emplois, pas le mariage homo.

Jusqu’où ? A l’heure où les cardinaux se réunissent à Rome en vue de l’élection du prochain souverain pontife, souvenons-nous de la couleur de leur soutane : le rouge, couleur du martyre. Souvenons-nous aussi des propos de l’un d’entre eux, qui vient juste de décéder, l’archevêque émérite de Tours, le Cardinal Honoré, qui n’hésita pas en son temps à affirmer (certes sur un autre sujet, mais qui n’est pas si éloigné : l’avortement, au sujet de la loi Neiertz) au sein même d’une instance de la République française :

« Leur procès n’est pas celui d’un fanatisme aveugle, comme on voudrait le faire penser. C’est le procès d’un conflit entre deux logiques irréductibles : l’une est la logique de compromis qui engendre la compromission et produit l’oeuvre de mort ; l’autre est une logique de conviction qui enfante le courage et protège la vie.
La logique de compromis ne connaît pas de limites. Nous le voyons bien avec toute une législation qui depuis vingt ans ne fait qu’élargir la brèche ouverte par une première loi. Une succession de mesures se conclut par cette loi Neiertz qui prévoit la poursuite judiciaire et des sanctions appropriées à ceux qu’elle dénonce comme des délinquants du natalisme.
Dans cette course en avant, comment la logique du compromis ne ferait-elle pas surgir le choc en retour de l’autre logique, celle de la conscience et du droit moral ? Afin de provoquer le réveil d’une opinion anesthésiée, certains de ses agissements peuvent franchir les limites de ce qu’il est convenu d’appeler l’ordre public. Il faut alors s’attendre à des gestes comme ceux qui sont instruits aujourd’hui devant ce tribunal. De tels gestes de résistance ne sont-ils pas le moyen, l’ultime moyen, le recours en quelque sorte désespéré, mais conscient et obstiné, de faire entendre une autre voix que celle de la démission ?
N’en doutez pas, M. le Président, MMmes les Juges, ce procès n’est pas seulement celui des accusés. Il est aussi celui de notre société. Il est celui de l’État.

Le-cardinal-Jean-Honore-est-mort_article_main Honore, Jean-Marcel Cardinal signature 2

Puissent ces paroles provoquer également la mobilisation de nos pasteurs, de nos cardinaux français en particulier. Les soldats ne vont pas au combat sans leurs généraux.  Se souvient on encore qu’un certain archevêque de Paris, Mgr Affre, est mort sur les barricades lors de la révolution de 1848 alors qu’il allait soutenir les insurgés contre le gouvernement ?

Le 24 mars, c’est l’entrée glorieuse du Pasteur des peuples, du prince de Paix dans la ville se Son Sacrifice. Le 24 mars c’est le dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur. Vous y voyez une coïncidence, vous ?

affreMgr Affre, archevêque de Paris, sur les Barricades

 

Pour tous ou pour personne ? Le mariage.

Aujourd’hui même, 30 janvier, au martyrologe :

À Guadalajara au Mexique, en 1915, saint David Galvan, prêtre et martyr. Dans la persécution mexicaine, parce qu’il avait revendiqué la dignité du mariage, il fut fusillé sans jugement par un soldat, obtenant ainsi la couronne de gloire.

st-david-galvan-bermudezToute référence à l’actualité politique en France n’est évidemment pas fortuite.

S. David Galvan a été canonisé par Jean-Paul II.