Sexe, argent, cléricalisme et Papal Foundation

Un intéressante hypothèse soulevée par Rod Dreher, l’auteur désormais bien connu du « pari bénédictin« , sur son blog « The American Conservative » :

 https://www.theamericanconservative.com/dreher/sex-money-clericalism-papal-foundation/

Pour rappel, Rod Dreher est un ancien protestant, converti au catholicisme, puis converti à l’orthodoxie à la suite de son dégoût pour la corruption cléricale dans l’Église des États-Unis et spécialement l’affaire Mc Carrick qu’il a dénoncée depuis de nombreuses années. Il est particulièrement au fait et motivé par ces questions, ce qui en fait un éditorialiste particulièrement pertinent. De plus en tant qu’ex catholique, il a aussi la capacité d’avoir une vision des choses qui est plus « au dehors » que la nôtre tout en restant très informée, ce qui peut être précieux.

Cela valait le coup de traduire rapidement cet article et de proposer des mises en valeur et commentaires, comme d’habitude.

Par ROD DREHER • 30 août 2018 à 21h12

Le pape François rencontre le cardinal Ted McCarrick, à gauche, et le cardinal Donald Wuerl, lors de l’audience de 2013 de la Fondation papale à Rome (capture d’écran vidéo du Vatican)

Voici une théorie. C’est tout ce que c’est: une théorie. Mais si j’avais les moyens d’investigation, je l’approfondirais. [Donc à prendre cum grano salis]

J’ai appris cette semaine que sous Jean-Paul II, il y avait trois personnes qui se sont toujours montrées au Vatican avec beaucoup d’argent : Le Père Marcial Maciel, [le malheureusement trop connu fondateur des légionnaires du Christ] le Cardinal Bernard Law [le « héros » d’un certain film américain, SpotLight] et l’archevêque Théodore McCarrick, qui a été fait cardinal par JP2 [Et qui vient d’être relevé de son cardinalat également pour abus sexuels]. En 1988, McCarrick a aidé à fonder la Papal Foundation, afin de recueillir des fonds auprès de riches catholiques américains pour les projets privilégiés du pape. Le mois dernier, le Washington Post a indiqué :

« La Papal Foundation a été un énorme bras de levier pour lui  à Rome », a déclaré Steve Schneck, de longue date le patron de l’Institut pour la politique de recherche et d’études catholiques à l’Université catholique. Schneck a souvent travaillé avec McCarrick. « Il n’existe pas d’organisation catholique aux États-Unis pour laquelle il n’a pas collecté de fonds ».

La Papal Foundation est devenue assez importante, avec des actifs de plus de 206 millions de dollars. Selon ce rapport dans le National Catholic Register:

La fondation est régie par un conseil d’administration, composé des huit cardinaux américains domiciliés, qui sont membres d’office et qui a approuvé les sept évêques et archevêques et neuf laïcs qui sont membres élus.

Des subventions doivent être accordées à des besoins qui revêtent une importance particulière pour le Saint-Père et, souvent, elles ont été accordées à des institutions et à des organisations de pays du tiers monde.

En 2017, par exemple, les subventions ont été de 70 000 dollars pour construire une école primaire au Bangladesh, de 90 000 dollars pour achever une bibliothèque pour les étudiants du secondaire et de la communauté locale au Nicaragua, et de 100 000 dollars pour une unité orthopédique et de physiothérapie pour Saint Centre médical Jean Paul II au Ghana.

En février dernier, Lifesite News a publié un énorme scoop sur le pape François et la Papal Foundation. Extraits:

Les documents fuités obtenus par LifeSiteNews mettent en relation le pape lui-même à un nouveau scandale financier au Vatican et soulèvent de sérieuses questions sur sa réputation mondiale de « pape des pauvres ».

LifeSiteNews a obtenu des documents internes de la Papal Foundation américaine, un organisme de bienfaisance avec une histoire prestigieuse d’aide aux pauvres du monde. L’été dernier le pape a personnellement demandé, et obtenu en partie, une subvention de 25 millions de dollars à l’hôpital dermatologique de Rome, appartenant à l’Église, rongé par la corruption et accusé de blanchiment d’argent. Les dossiers de la police financière indiquent que l’hôpital a un passif supérieur à un milliard de dollars – un montant supérieur à la dette nationale d’une vingtaine de pays.

La subvention a révolté les membres laïcs de la Fondation papale, et certaines certains ont démissionné.

La majorité du conseil est composée de cardinaux et d’autres évêques, qui sont beaucoup plus nombreux que les commissaires laïcs. Mais encore :

Selon les documents internes, c’est le Pape qui a fait la demande de subvention massive, qui est 100 fois plus importante que ses subventions habituelles, sous le couvert du Président du conseil d’administration de la Papal Foundation, le cardinal Donald Wuerl à l’été 2017.

En dépit de l’opposition des membres laïcs, les évêques (NDT : membres du conseil administration de la Papal Foundation) ont voté en décembre un paiement de 8 millions de dollars au Saint-Siège. En janvier, d’après ces documents, les membres laïcs tiré la sonnette d’alarme au sujet de ce qu’ils considèrent comme une utilisation inconvenante des fonds, mais en dépit de leurs protestations 5 millions fr dollars ont quand même été envoyés, le cardinal Wuerl ne faisant remonter aucune objection.

Le 6 janvier, le délégué qui était jusque-là président du comité d’audit de la Fondation a présenté sa démission avec un rapport sur les graves objections du comité à la subvention.

« En tant que chef du comité de vérification et administrateur de la Fondation, j’ai trouvé cette subvention négligente dans sa teneur, imparfaite dans sa diligence, et contraire à l’esprit de la Fondation », écrit-il dans sa lettre de démission qui accompagne le rapport. « Au lieu d’aider les pauvres dans un pays du tiers monde, le Conseil a approuvé une subvention énorme sans précédent à un hôpital qui a un historique de mauvaise gestion, accusé de conduite criminelle et de faillite. 

Si nous avions toléré une telle imprudence dans nos carrières personnelles, nous n’aurions jamais obtenu la possibilité de rejoindre la Papal Foundation.»

Voici un lien vers l’un des trois documents divulgués publiés par LifeSite. C’est un rapport du comité d’audit de la Papal foundation, et c’est un scoop. Il dit que tous les évêques du conseil de fondation ont voté en bloc pour financer la demande du pape François de renflouer l’hôpital corrompu, et que le cardinal Wuerl l’a appuyé jusqu’au bout. Le Comité d’audit a déclaré que cette subvention était tellement injustifiée et si imprudente que la Papal foundation aurait du mal à recruter de futurs donateurs.

La subvention de 25 millions de dollars a causé un tel mécontentement après que la Fondation en a payé la moitié, que le cardinal Wuerl a écrit au pape pour lui demander de refuser le reste.

Le pape a répondu en annulant l’audience annuelle des délégués de la Papal Foundation avec lui – ce qui est une insulte caractérisée si l’on considère que les Américains lui ont versé des millions, à la fois pour le sauvetage de l’hôpital et pour financer les projets habituels de la Fondation en faveur des pauvres. Les délégués promettent tous de donner au moins 100 000 dollars par an pendant 10 ans à la Papal Foundation. L’essentiel de cet argent sert à financer des projets visant à aider les pauvres du monde. Francis les a tous snobés.

En mars, Christopher Altieri du Catholic Herald a écrit un commentaire sur le scandale. Dans cet extrait, il cite un document écrit par James Longon, membre laïc du conseil d’administration et responsable de son comité d’audit:

Le résumé de Longon dit: «C’est une entreprise mal gérée, pas une aide pour notre Église ou une aide pour les pauvres. Le cardinal Wuerl a déclaré que le Saint-Père se tournait simplement vers la Papal foundation pour obtenir de l’aide alors de cette mauvaise passe en attendant que l’hôpital se remette sur pied. Pour moi, ça ressemble plus à un prêt commercial. »

À la suite du conflit, les cardinaux ont renoncé à leur promesse d’assistance. Le cardinal Wuerl a demandé que le Vatican n’accepte pas les 12 millions de dollars restants. Les cardinaux ont également promis une implication accrue des laïcs pour approuver les demandes supérieures à un million de dollars.

C’est très bien, mais quand un groupe de chefs d’entreprise à succès soulève des questions sur la prudence d’une mesure impliquant l’argent qu’ils gagnent, on a tendance à penser qu’il est sage de les écouter. Alors, comment est-ce arrivé?

La réponse est, en un mot, le cléricalisme. Les fondateurs dont dépend la générosité de la Papal Foundation sont des hommes d’affaires d’une grande perspicacité, de longues années d’expérience et des réalisations extraordinaires. Plus précisément, ils sont des gestionnaires- du moins ils sont configurés de la sorte – et ils ne sont pas obligés d’être traités comme des vaches à lait. « C’était une gestion irresponsable et immorale», a déclaré Longon au Wall Street Journal. « J’ai 73 ans », a-t-il ajouté, « et je me rapproche de Mon jugement devant Dieu « .

Franchement, quand des hommes d’Église qui ont passé toute leur carrière à jouer avec l’argent de la maison entendent de telles objections et répondent ‘circulez, il n’y a rien à voir’, on est en droit de penser que peut-être il y a anguille sous roche.

[ On se souvient des remarques de beaucoup de bloggeurs dans la sphère « conservative » commentant la lettre au peuple de Dieu du pape : le problème selon François, ce serait le cléricalisme, alors que la question de l’homosexualité du clergé n’es tpas abordée…

Conclusions :

1 – il semble bien que le pape écoute désormais Longon, puisqu’il a repris ses mots…

2 – la question qui est adressée par le Vatican dans l’affaire McCarrick puis Vigano, ce n’est donc pas l’homosexualité du clergé, c’est le problème de l’argent…. Et oui, c’est triste, mais c’est comme ça.

3- Derrière l’affaire Vigano, se profile précisément non pas l’idée de sortir du bourbier pédophile / éphébophile ou homosexuel, mais bien d’assainir les questions financières…]

James Longon a démissionné du conseil d’administration de la Papal Foundation avec dégoût. Si vous comparez la liste des membres du conseil de 2016 avec la liste actuelle, vous verrez qui a remplacé Longon au « board » : Timothy Busch, un avocat et philanthrope californien conservateur et fortuné qui a notamment fondé le Napa Institute. Les lecteurs se rappelleront que le Napa Institute a donné une place à l’archevêque John Nienstedt après sa démission de de Minneapolis-St. Paul pour sa gestion des abus sexuels. Nienstedt et l’archevêque Carlo Maria Vigano, auteur du témoignage controversé, sont de vieux amis. Vigano était accusé d’avoir tenté d’annuler l’enquête de l’archidiocèse sur la promiscuité homosexuelle présumée de Nienstedt, bien qu’il ait nié le faire. [Rod Dreher reconnaît dans un autre post sur le même blog qu’il pense que les dénégations de Vigano sur son camouflage des turpitudes de Nienstedt sont crédibles.]

En 2016, Vigano et Busch ont tous deux été honorés lors d’un dîner au North American College de Rome, où sont formés des séminaristes américains d’élite. Le fait est qu’ils se connaissent. En fait, Busch a déclaré au New York Times cette semaine:

Il y a deux semaines, l’archevêque Viganò a partagé en privé son projet de faire des révélations avec un ami américain influent: Timothy Busch, un avocat catholique conservateur fortuné au « board » des gouverneurs des médias auprès desquels l’archevêque Viganò a transmis sa lettre.

« L’archevêque Viganò nous a rendu un grand service », a déclaré M. Busch lors d’un entretien téléphonique dimanche soir. « Il a décidé de s’avancer parce que s’il ne le faisait pas, il s’est rendu compte qu’il deviendrait complice de la dissimulation. »

M. Busch a déclaré qu’il croyait que les affirmations de l’archevêque Viganò étaient « crédibles » et qu’il ne savait pas que l’archevêque choisirait de publier son attaque dans le National Catholic Register, qui appartient à Eternal Word Television Network, où M. Busch siège au conseil d’administration.

Donc si on remet tout cela ensemble :

1- Le pape François demande aux riches donateurs américains, par l’intermédiaire de la Fondation pontificale, de renflouer un hôpital catholique déchiré par les scandales à Rome.

2- Les gestionnaires laïcs de la Fondation se plaignent de l’ampleur sans précédent de la demande – 25 millions de dollars, dépassant les dons précédents – et du fait que la Fondation ne finance pas de projets comme celui-ci. La Fondation n’a pas non plus fait preuve de diligence raisonnable sur cet hôpital pour s’assurer que son argent irait à une cause valable.

3- Le cardinal Donald Wuerl, avec tous les cardinaux et tous les évêques du « board », approuvent le don.

4- L’argent cause une telle consternation au conseil de fondation que le cardinal Wuerl écrit au pape François, après que la moitié de l’argent ait été envoyée, lui disant que le reste ne viendra pas.

5- En retour, Francis annule l’audience annuelle du conseil avec lui à Rome.

6- Un de ces membres, Tim Busch, est ami avec l’archevêque Vigano et consulte Vigano à propos de son projet de publier un témoignage selon lequel le pape François était au courant des agissements du cardinal McCarrick, mais l’a désigné comme conseiller et émissaire. [Consulte ou manipule ? Ou fait chanter ? Vu les liens entre Busch et Nienstedt …]

7- Vigano choisit un média catholique connecté à Busch comme l’un des trois plateforems à laquelle il publie le témoignage.

La théorie ici est que Vigano dit la vérité sur le sexe gay, la hiérarchie catholique et une dissimulation papale, mais que cela peut être lié à une âpre lutte pour de l’argent. Des dizaines de millions de dollars et la fureur du pape, du cardinal Wuerl et des prélats américains au Conseil de fondation pour avoir secoué les riches laïcs pour faire sortir les copains romains du pape, puis le pontife des pauvres leur claquant la porte au visage après qu’il n’a pas obtenu ce qu’il voulait.

Se pourrait-il que Busch en ait assez du cléricalisme, du copinage et de la corruption et qu’il ait contribué à encourager, ou du moins à faire connaître, l’exposé de Vigano sur le réseau ? A t’il décidé de dire la vérité sur le sexe comme une riposte contre les clercs arrogants qui fréquentent des laïcs pour prendre dans leurs poches ? [Donc oui effectivement il semblerait que la question de l’homo-sexualisme clérical n’est que secondaire dans tout ça ; et que ce n’est pas la vraie cible de tout ce tapage, que ce soit du côté de la « droite » ou de la « gauche » ecclésiale. Et d’ailleurs, on n’attend actuellement aucunement de Rome une inflexion dans le sens d’un renouvellement de condamnation concernant les pratiques homosexuelles… Cf. le P. James Martin, sj…]

Peut-être que Busch (et d’autres membres de la Fondation) en ont assez de leur argent, qui a été utilisé pour aider les pauvres, utilisé par des hommes comme Ted McCarrick et Donald Wuerl pour faire progresser leur carrière cléricale à Rome.

Si j’étais un journaliste d’investigation à plein temps au lieu d’un scribe harcelé moquant le bayou de Louisiane dans la chaleur de la fin de l’été, je poursuivrais ces pistes. Le mois dernier, j’ai dit à un ami journaliste à Washington que si l’on raconte toute l’histoire de Theodore McCarrick, ce sera une histoire cauchemardesque de relations homosexuelles, d’argent, de pouvoir et de complot. C’était une supposition éclairée. Maintenant que plus de choses se révèlent, cela se trouve être exactement cela.

MISE À JOUR: Robert Moynihan rapporte dans sa lettre n° 44:

Et l’Institut Napa, dirigé par Timothy Busch – qui était en contact avec Vigano deux semaines avant la publication de son texte – a annoncé qu’il rassemblerait un groupe de laïcs catholiques en Amérique se réunir à Washington DC à l’Université catholique les 1er et 2 octobre pour discuter de tous ces événements et proposer des moyens que les laïcs peuvent peut-être «prendre en charge» certaines des fonctions de surveillance des évêques américains pour diriger l’Église aux États-Unis (lien) .

[La cible est bien le cléricalisme, et pas la pédophilie ou l’homosexualisme…]

Je ne sais pas si nous devrions appeler cela une conférence potentiellement révolutionnaire, ou pas… ou si nous pourrions appeler cela une conférence pour « décléricaliser » ou « re-cléricaliser » l’Église. Je vais essayer d’assister à la réunion.

Mais encore :

Parce que la bataille déclenchée par le texte de Vigano est une cristallisation spécifique d’une bataille centenaire entre deux concepts de la réalité, l’un « matériel » et l’autre « spirituel » – une cristallisation qui mène à une longue bataille vers un sommet. (Oui, la bataille centenaire entre les croyants catholiques « modernistes » et « orthodoxes ».) 

La bataille semble avoir finalement eu lieu ces jours-ci et le résultat, pour le meilleur ou pour le pire, peut déterminer la direction de l’Église. pour les décennies à venir.

Tout devient plus clair, n’est-ce pas ?

Si vous êtes « catho progressiste », vous pouvez voir ce qui se passe comme une tentative de coup d’État contre le pape François et son programme de libéralisation, dirigé par les ecclésiastiques conservateurs (l’archevêque Vigano et les puissants laïcs).

Si vous êtes un conservateur de l’Église, vous verrez peut-être une tentative de laïcs (et un archevêque dégoûté) de stopper le chaos dans l’Église déchaînée par François et de régler une hiérarchie corrompue incapable de se réformer parce que il est tellement compromis sexuellement et affaibli par le cléricalisme.

[Mais en fait non. Tout cela est peut être tout simplement déclenché pour des questions d’argent, c’est tout.]

Quoi qu’il en soit, la bataille est jointe. La seule chose que personne ne peut nier, c’est que la corruption dans l’Église – en particulier les abus sexuels commis sur des garçons et des séminaristes par des prêtres et même des cardinaux – a pourri l’institution catholique. Il est difficile d’éviter la conclusion que le pape François et les autres cardinaux nommés par Vigano ne se sont pas défendus parce qu’ils n’ont aucun moyen de défense. Ils sont coupables de ce qu’ils sont accusés. Le cardinal Theodore McCarrick, ce vieux sale cauchemar, est un symbole vivant de leur corruption. [En effet, alors arrêtons de nous boucher les yeux. McCarrick aujourd’hui, Maciel hier. C’est la même histoire glauque qui resurgit, encore et encore.]

Ce soir, j’ai regardé le grand film d’Akira Kurosawa, Ran, qui est le Roi Lear de Shakespeare, tel transposé dans le monde des guerriers samouraïs. Alors que le film atteignait son paroxysme sanglant, avec des frères et leurs armées se déchirant, je pensais: Benoît XVI est une figure de Lear. Il a démissionné en pensant qu’il pourrait se retirer en paix et laisser un jeune homme plus fort entrer et faire les réformes qu’il était trop fatigué pour mener à bien. Mais les forces déclenchées par son acte ont maintenant fait entrer l’Église catholique dans la guerre civile. Comme le dit Moynihan, cette bataille se poursuit depuis un siècle, alors cela se serait produit à un moment donné. On ne peut pas entièrement blâmer Benoît. Si les cardinaux avaient élu un successeur différent, les choses auraient pu être différentes aujourd’hui. Mais les dés ont été jetés.

Oh, et encore une chose: Busch a dû lâcher Nienstedt après que The American Conservative ait appelé la Napa Foundation pour se plaindre de la corruption dans l’Église tout en hébergeant un archevêque qui a démissionné en raison de son abus sexuel. Il n’était pas envisageable que l’équipe Busch ait pu faire cela tout en ayant dans son « personnel salarié » un archevêque compromis.

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