Série Cardinal Arinze (3) : danse liturgique, musique séculière

Le cardinal Arinze, ancien préfet de la Congrégation du culte divin, le « ministre de la liturgie » de Jean-Paul II puis de Benoît XVI, donne de précieuses indications sur l’interprétation des textes officiels de la liturgie romaine (forme ordinaire), spécialement sur des questions controversées (septembre 2007).

Dance is not known in the latin rite of the mass. In sthe strict liturgy (Mass, sacraments) Europe and America should not talk about « liturgical dance » at all.(…) Because dance in Europe and North America is not part of worship. So they should forget it.
La danse est inconnue du rite latin de la messe. Dans le strict cadre liturgique (Messe, sacrements), on ne devrait parler de danse liturgique en aucune façon. (…). Parce que la danse, en Europe et en Amérique du Nord ne fait pas partie du culte. Donc, elle doit être oubliée.
Mais c’est différent en Afrique et en Asie. Ce n’est pas une concession pour eux ; mais parce que leur culture est différente. (…)
Quand on pense à la danse en Europe et en Amérique du Nord, on songe aux boîtes de nuit du samedi soir. Un homme avec une femme. Et c’est très bien comme loisir. Mais nous n’allons pas à la messe pour le loisir. On ne va pas à la messe pour admirer les gens et les applaudir., leur dire bravo, superbe, encore ! C’est très bien pour l’auditorium la salle de spectacle, et même pour la maison paroissiale, à partit du moment où cette danse est acceptable moralement parlant… Parce qu’il ya aussi des danses qui sont inacceptables partout.(…) en Europe et en Amérique, nous pensons que la danse ne devrait pas entrer dans la liturgie. Jamais. Et les gens qui discutent sur la danse liturgique devraient plutôt consacrer ce temps à réciter leur rosaire. Ou passer ce temps là à lire l’un des documents du pape sur la sainte Eucharistie. On a déjà suffisamment de problèmes. Pourquoi banaliser davantage, pourquoi désacraliser davantage ? N’avons-nous pas suffisamment de désordre ? Si vous voulez admirer une danse, vous savez où aller… Mais pas à la messe.
Q. Et au sujet de la musique « séculière » (and what about secular music ) ?
R. Chaque musique a son rôle particulier ; (..) dans la liturgie, la musique signifie : adoration de Dieu, ou louange, ou demande de pardon pour nos péchés, ou réparation, ou demande à Dieu de ce dont nous avons besoin. La distraction, c’est quelque chose de vraiment différent. Vous connaissez tous le « maestro », qui gesticule, qui fait des grands mouvements, la plupart d’entre eux étant inutiles, et qui à la fin s’incline et recueille une « standing ovation ». C’est très bien…. Pour les salles de spectacle. Mais pas à la Messe ! Les jeunes sui jouent de la musique rock, c’est bien… Pour les piques niques. Mais pas pour la messe. Chaque chose à sa place. Donc les évêques de chaque endroit devraient mettre en place une bonne commission musicale pour publier un livre de chant avec les hymnes catholiques, pour que seules des hymnes catholiques soient chantées. Parce que ce que nous chantons, manifeste ce que nous croyons. (..).
Ce que nous chantons devrait être théologiquement profond, liturgiquement enraciné, et musicalement acceptable. Malheureusement, de nombreux chants dans les églises catholique ne devraient même pas exister.

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