Se préparer à Pâques … Se préparer à la Messe

On dit que le Carême est une préparation à Pâques, et que samedi saint, tout particulièrement, est la préparation de la résurrection. Nous avons beaucoup dit que le Samedi Saint est beaucoup plus que cela et qu’il mérite une célébration liturgique propre ; il est dans sa signification théologique extrêmement importante, trop souvent négligé. Il n’empêche que la nécessité de la préparation elle-même demeure, et ne vaut pas que pour Pâques mais pour toute messe.

Nous préparons la messe dominicale en emportant une excellente revue (Parole et Prière) afin de suivre les lectures. Mais ce n’est pas suffisant.


Notre préparation à la liturgie de la messe, c’est notre vie liturgique. Le joyau de la liturgie eucharistique est serti des diamants que sont les heures de l’office : l’enseignement patristique de l’office de lecture commente le mystère célébré ; les laudes et les vêpres chantent comme antiennes au Benedictus et au Magnificat l’écriture sainte proclamée à la messe du jour. La liturgie des heures est ainsi l’avant goût et la réplique directe du séisme eucharistique !

Quant à notre préparation au sacrement eucharistique, c’est avant tout notre vie sacramentelle. Dans le sacrement de pénitence c’est le Christ qui nous réconcilie pour que nous ne laissions aucun obstacle au don qu’Il nous fait de Lui-même dans la communion.


Secondaire, la préparation matérielle est pourtant essentielle : il nous faut consacrer notre dimanche entier à Dieu, dès la veille au soir. Organisons-nous pour nous rendre à la messe du matin, arrivons-y en avance, et n’abusons pas de la permission – donnée pour un motif pratique – de nous rendre à une messe anticipée ou du soir.

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