Sacramentum Caritatis

Quelques morceaux choisis, en attendant une présentation et une  analyse plus détaillée, de Sacramentum caritatis, l’exhortation post synodale sur l’Eucharistie.

Mais qu’on ne se trompe pas ; on parle bien ici le latin et de chant grégorien en utilisant les livres actuels du rite romain. Il ne s’agit pas d’une sorte de « pré-annonce » d’un motu proprio libéralisant l’usage des livres de 1962. 

 Le pape demande donc un usagebeaucoup plus large qu’aujourd’huio du latin et du chant grégorien dans la liturgie des paroisses normales, de nos (vos) paroisses. Nous nous sentons donc (évidemment !)tout à fait en phase avec les orientations données ici par le Saint Père.

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Le chant liturgique

42. Dans l’ars celebrandi, le chant liturgique occupe une place importante. Saint Augustin a raison, lorsqu’il affirme dans un sermon célèbre: « L’homme nouveau sait quel est le cantique nouveau. Chanter, c’est exprimer sa joie et, si nous y pensons avec un peu plus d’attention, c’est exprimer son amour ». Le peuple de Dieu rassemblé pour la célébration chante les louanges de Dieu. L’Église, dans son histoire bimillénaire, a créé et continue de créer des musiques et des chants qui constituent un patrimoine de foi et d’amour qui ne doit pas être perdu. En réalité, dans la liturgie nous ne pouvons pas dire qu’un cantique équivaut à un autre. À ce sujet, il convient d’éviter l’improvisation générale ou l’introduction de genres musicaux qui ne sont pas respectueux du sens de la liturgie. En tant qu’élément liturgique, le chant doit s’intégrer dans la forme propre de la célébration. Par conséquent, tout – dans le texte, dans la mélodie, dans l’exécution – doit correspondre au sens du mystère célébré, aux différents moments du rite et aux temps liturgiques.  Enfin, tout en tenant compte des diverses orientations et des diverses traditions très louables, je désire que, comme les Pères synodaux l’ont demandé, le chant grégorien,  en tant que chant propre de la liturgie romaine,  soit valorisé de manière appropriée.

 

La langue latine

62. (…) Je pense en ce moment, en particulier, aux célébrations qui ont lieu durant des rencontres internationales, aujourd’hui toujours plus fréquentes. Elles doivent justement être mises en valeur. Pour mieux exprimer l’unité et l’universalité de l’Église, je voudrais recommander ce qui a été suggéré par le Synode des Évêques, en harmonie avec les directives du Concile Vatican II: excepté les lectures, l’homélie et la prière des fidèles, il est bon que ces célébrations soient en langue latine; et donc que soient récitées en latin les prières les plus connues de la tradition de l’Église et éventuellement que soient exécutés des pièces de chant grégorien. De façon plus générale, je demande que les futurs prêtres, dès le temps du séminaire, soient préparés à comprendre et à célébrer la Messe en latin, ainsi qu’à utiliser des textes latins et à utiliser le chant grégorien; on ne négligera pas la possibilité d’éduquer les fidèles eux-mêmes à la connaissance des prières les plus communes en latin, ainsi qu’au chant en grégorien de certaines parties de la liturgie.

 

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