Prix Siloë – Pèlerin… !

Chers amis,

 

Dans ces pages, nous recommandons parfois des bons livres, notamment en ce qui concerne la liturgie ou le chant. Et bien, une fois n’est pas coutume, nous sortirons aujourd’hui de ces catégories. J’invite nos lecteurs à se pencher sur le « prix des libraires Siloë Pèlerin », attribué chaque année en octobre :

2009… Christian Salenson Christian de Chergé, une théologie de l’espérance (Bayard)

    Une vision « particulière » du dialogue islamo-chrétien.

2010 Hippolyte Simon Vous qui cherchez Dieu, voici un GPS (Desclée de Brouwer)

    Tout le monde connaît l’archevêque de Clermont Ferrand…

2011 Elena Lasida Le goût de l’autre : La crise, une chance pour réinventer le lien (Albin Michel)

    Professeur de développement durable à l’Institut Catholique de Paris.

2012 Dennis Gira Le dialogue à la portée de tous… (ou presque) (Bayard).

    L’auteur s’est notamment fait remarquer par un livre d’entretiens avec Mgr Albert Rouet, archevêque émérite de Poitiers « J’aimerais vous le dire » (Bayard, 2009).

2013 Anne Soupa Dieu aime-t-il les femmes?, Mediaspaul

    La « très à la mode » collaboratrice de la CCBF… !!!

 

Bref, le prix Siloë – Le Pèlerin, grimpe, au fur et à mesure des années, les marches d’une « certaine conception » du christianisme… ! Mais peut être n’est il pas encore arrivé au sommet ?

 

Bref, vous avez compris, si vous cherchez un bon livre à offrir à Noël, à tonalité chrétienne, pour vos amis ou votre famille…

Et bien, je vous renvoie plutôt vers « Le Livre de la semaine » sur Radio Espérance.

http://www.radio-esperance.fr/antenne-principale/le-livre-de-la-semaine/

 

Vous y trouverez d’excellentes propositions pour de bons livres :

L’apôtre Thomas et le christianisme en Asie (Pierre Perrier, Illaria Ramelli), AED

Le camp oublié de Dbayeh (Nathalie Duplan et Valérie Raulin) Le Passeur.

Les reliques des Saints, une source de miracles (Françoise Bouchard), Salvator

Convertissez-vous et croyez à l’Evangile (Mgr Marc Aillet)

François Hollande, Dieu et la république (Samuel Pruvot)

Créé pour la grandeur (Alexandre Dianine-Havard) – Le Laurier

L’Islam peut il rendre l’homme heureux ? (Annie Laurent) Artège.

Et enfin, le meilleur de tous :

La société sans père (Alexandre de Willebois) Clairval. Ce livre semble en effet être l’exact opposé du prix des libraires 2013 mentionné plus haut…


 

D’une brûlante actualité dans un contexte où tout est mis en œuvre pour détruire la famille, la réédition longtemps attendue de cet ouvrage vient à point pour éclairer tous ceux qui s’inquiètent de voir nos sociétés occidentales se désagréger.
L’auteur, éminent psychiatre, ne se contente pas de faire le diagnostic d’une société malade. Dans une analyse lucide et argumentée qui embrasse les aspects historiques, culturels, psychologiques et sociaux de la question, Alexandre de Willebois remonte aux causes les plus profondes du mal moderne : une société sans père est une société sans repères. Sans s’arrêter à un constat d’échec, l’auteur propose des remèdes concrets à mettre en œuvre, en commençant par la famille, cellule de base de la société et lieu de transmission des valeurs.
Éditions de Clairval.

Le Dr Alexander van der Does de Willebois (1928-1987) était néerlandais. Marié et père de sept enfants, neurologue et psychiatre réputé, membre du Conseil national de la santé et co-fondateur de l’Union des médecins, il fut aussi l’auteur de nombreux ouvrages et articles (revue Communio notamment).
Ouvrage particulièrement bienvenu dans le contexte du débat sur le « mariage » pour tous.

 

Préface du Père Yannick Bonnet :

Après plusieurs années, pendant lesquelles mes tentatives pour faire rééditer l’ouvrage d’Alexandre de Willebois ont échoué, je suis ravi de savoir que sa veuve Annick ait accepté la proposition des Éditions de Clairval : ainsi de nombreux lecteurs vont à nouveau avoir accès à ce travail colossal (deux cents références bibliographiques), qui ouvrait dès 1985 un débat, concernant un fait de société aux conséquences dramatiques. En ces temps de délire idéologique, qui vise l’institutionnalisation de situations, où un enfant sera privé de père par des caprices d’adultes irresponsables, il est bon de constater qu’un éminent psychiatre avait anticipé et annoncé les dégâts causés dans la société par l’effacement de la fonction paternelle. Les jeunes générations ne sont plus dépourvues de capacités à remettre en question ces idées reçues, qui ont contaminé leurs aînés, mais ils ont besoin de se remettre à lire des ouvrages qui obligent à la réflexion, et c’est justement le cas de La société sans père. Je forme des vœux pour un accueil favorable par un nouveau lectorat et je ferai tout mon possible pour y contribuer. »

Yannik Bonnet Carnac, le17 janvier 2013.

Chronique « Radio Espérance » :

Avec les débats du printemps dernier autour du mariage, ont fleuri aussi dans nos librairies une quantité d’ouvrages traitant de près ou de loin du sujet. Nous en avons déjà fait écho dans cette chronique mais maintenant que nous prenons semaine après semaine un recul intellectuel salutaire quoique quelque peu amer, se distinguent les livres les plus remarquables.
Voici donc la réédition d’un ouvrage prophétique « La société sans père » sous-titré « Enquête psychoculturelle sur la civilisation sécularisée ». Cette étude a été écrite par un médecin neurologue et psychiatre néerlandais en 1985. Marié et père de sept enfants, collaborateur de la revue Communio, il est décédé en 1987.
La réédition de cette étude de 1985 a été obtenue auprès de sa veuve par les éditions de Clairval, tenues par les moines de l’Abbaye de Flavigny, après plusieurs tentatives du Père Yannick Bonnet, qui préface l’ouvrage d’ailleurs. Lui-même bien connu pour ses ouvrages liés à l’éducation chrétienne, le Père Yannick Bonnet dit dans la préface de ce livre ce qu’il lui doit à l’étude du Pr de Willebois , et cette révélation est un encouragement sûr.
Alors, qu’a de particulier cette étude du Pr Alexandre de Willebois ? Le métier de l’auteur, médecin psychiatre, sa formation ainsi que sa culture historique et religieuse lui permettent d’aborder cette étude sur la place du père dans la société de manière complète : il commence ainsi par l’histoire de la paternité dans les principales civilisations qui ont marqué l’Occident –il prouve d’ailleurs au passage que l’existence antique de sociétés matriarcales est une légende. Il explique aussi les ressorts psychologiques et sociaux du fonctionnement de la paternité au cours des siècles, ce qui permet de comprendre l’époque actuelle, post-soixante huitarde : les parents d’aujourd’hui sont les enfants de la génération 68 et se trouvent bien embarrassés pour comprendre le rôle du père dans une famille et plus largement dans la société.
Par exemple, jusqu’à assez récemment, la place du père dans la famille et la société que Willebois nomme « personna » était dicté par la société : la société donnait au père sa place, une « personna » plus ou moins ajustée certes, que le père remplissait plus ou moins bien, en fonction de ce que l’auteur nomme sa « personnalité ». Mais aujourd’hui, la société ne reconnaît plus cette « personna » du père. Ce qui fait que chaque personne qui doit faire preuve d’autorité, et avoir un rôle éducatif -du président de la république au professeur en passant par l’agent de police- ne peut s’appuyer que sur sa « personnalité », hésitant entre tyrannie et laisser-faire généralisé.
C’est pourquoi les pères d’aujourd’hui, ne pouvant compter socialement parlant que sur eux-mêmes sont bien ceux qu’avait annoncé Péguy « les aventuriers du monde moderne ». Des aventuriers qui, prenant leur place dans la société, lui permettent d’échapper à la barbarie, à l’ennui généralisé, jusqu’à la consommation d’enfants désirés.
C’est en effet si le père prend sa place que l’enfant pourra être comme conclut l’auteur « dans l’ordre intemporel où il vit en toute candeur (…) l’image éternelle de l’homme, la mémoire de l’éternité ».
Pour les pères d’aujourd’hui, pour nous tous, je conseille donc la lecture de cet ouvrage salutaire « la société sans père » d’Alexandre de Willebois aux éditions de Clairval.

Comment dire… ? Il n’y a en fait pas à hésiter… Mais bon. Pour revenir au sujet du chant grégorien et de la liturgie, l’abbaye de Flavigny, qui est éditrice de cet excellent livre, a également récemment enregistré un CD à l’occasion du 40e anniversaire de leur fondation (1972). Direction : Jaan-Eik Tulve. Pour fêter … Un père : Saint Joseph, qui est le saint patron de leur monastère. Comme quoi, tout est cohérent !

 


Extraits à écouter :

Introït Iustus ut palma :

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Ant Exsurgens :

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