Pie IX : Inter gravissimas

« Comme tous les fauteurs d'hérésie et de schisme, [certains fidèles] se vantent faussement d'avoir conservé l'ancienne foi catholique, alors qu'ils renversent le principal fondement même de cette foi et de la doctrine catholique. Ils reconnaissent bien dans l'Ecriture et la Tradition la source de la Révélation divine; mais ils refusent d'écouter le Magistère toujours vivant de l'Eglise, bien que ressortant clairement de l'Ecriture et de la Tradition, et institué par Dieu comme un gardien perpétuel de l'exposition et de l'explication infaillibles des dogmes transmis par ces deux sources.

Par la suite, avec leur science fausse et bornée, indépendamment et même à l'encontre de l'autorité de ce Magistère divinement institué, ils s'établissent eux-mêmes juges des dogmes contenus dans ces sources de la Révélation. (…) C'est encore la subversion de l'Eglise et de la foi catholique qu'ils recherchent autant qu'ils le peuvent lorsque par (…) de vains prétextes (…) ils osent affirmer dans des écrits très pernicieux, que dans la définition et le promulgation des décrets du Concile (…) il a manqué quelque chose pour la pleine valeur et la pleine autorité du Concile œcuménique. (…) Mais personne n'ignore que les définitions des autres Conciles ont été attaquées sous des prétextes semblables par ceux dont elles condamnaient les erreurs. (…) »

(Pie IX cf. Lettre Inter gravissimas du 28 octobre 1870).

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