Pie IX : Dolendum profecto

« C'est une chose assurément regrettable (…) qu'il se rencontre parmi les catholiques des hommes qui, tout en se faisant gloire de ce nom, se montrent complètement imbus de principes corrompus, et y adhèrent avec une telle opiniâtreté qu'ils ne savent plus soumettre avec docilité leur intelligence au jugement [du] Saint-Siège quand il leur est contraire (…) Leur but est d'agiter les esprits et d'exciter les gens de leur faction (…). Outre le mal qu'ils font en jetant ainsi le trouble parmi les fidèles et en livrant aux discussions de la rue les plus graves questions, ils nous réduisent à déplorer dans leur conduite une déraison égale à leur audace.

S'ils croyaient fermement avec les autres catholiques que le Concile œcuménique est gouverné par le Saint-Esprit, que c'est uniquement par le souffle de cet Esprit divin qu'il définit et propose ce qui doit être cru, il ne leur serait jamais venu en pensée que des choses, ou non révélées ou nuisibles à l'Eglise, pourraient y être définies et imposées à la foi, et ils ne s'imagineraient pas que des manœuvres humaines pourront arrêter la puissance de du Saint-Esprit et empêcher la définition de choses révélées et utiles à l'Eglise.

(…) S'ils n'étaient conduits que par ce motif, ils s'abstiendraient de toutes les menées à l'aide desquelles on a coutume de capter les suffrages dans les assemblées populaires, et ils attendraient dans la tranquillité et le respect, l'effet que doit produire la lumière d'en haut. »

Pie IX (cf. Lettre Dolendum profecto du 12 mars 1870).

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