La liturgie selon Vatican II, par Geneviève Esquier

Un excellent livre pour remettre les idées en place sur ce qu’ont affirmé et décrété le Concile et Rome, et ce qu’il n’ont pas fait.

La liturgie selon Vatican II
La liturgie selon Vatican II
par Geneviève Esquier

Faut il le rappeler ? Vatican II n’a nullement supprimmé latin et grégorien… Ce livre de référence cherche en tout cas à faire un point objectif sr la situation et ne rentre aucunement dans la polémique.

Cet ouvrage est de plus préfacé par Mgr Le Gall, évêque de Mende, membre de la Confrégation pour le Culte divin et la discipline des Sacrements, et ’ancien abbé de Kergonan (abbye de la congrégation de Solesmes).

A lire !

Jean-Paul II : « Spiritus et Sponsa » : Sacrosanctum Concilium 40 ans après.

Les Actes de la Journée ayant marqué le 40e anniversaire de la constitution conciliaire sur la liturgie, Sacrosanctum concilium, sont publiés sous le titre « Spiritus et Sponsa », le titre du document de Jean-Paul II pour cet anniversaire.

Publication des Actes de la Journée anniversaire

CITE DU VATICAN, Vendredi 2 avril 2004 (ZENIT.org) – Les Actes de la Journée ayant marqué le 40e anniversaire de la constitution conciliaire sur la liturgie, Sacrosanctum concilium, sont publiés sous le titre « Spiritus et Sponsa », le titre du document de Jean-Paul II pour cet anniversaire.

Le volume a été présenté ce matin au Vatican par le cardinal Francis Arinze, préfet de la congrégation pour le Culte divin et la discipline des sacrements, et par Mgr Domenico Sorrentino, secrétaire de ce dicastère.

Interrogé aujourd’hui par Radio Vatican celui-ci notait le chemin parcouru dans la réforme liturgique depuis le concile en disant : « Le chemin accompli est important. La Sainte Ecriture est beaucoup plus abondante dans les célébrations liturgiques et la participation du Peuple de Dieu, qui a toujours existé, mais Vatican II a fait de la participation du Peuple de Dieu à la liturgie comme l’une des priorités de la révision des livres liturgiques. Ainsi que la catéchèse, parce que dans la liturgie, il y a la catéchèse, et donc la liturgie nous instruit dans la foi, et nourrit notre foi ».

Pour ce qui est de la transmission de la foi, Mgr Sorentino ajoutait : « L’Eglise ne réussit jamais à communiquer toute la foi parce que le langage humain est faible, mais on réussit toujours à communiquer quelque chose non seulement en parlant mais en célébrant. Même par le silence, on réussit à communiquer. Nous pouvons rester davantage en silence, et plus nous sommes recueillis plus nous sommes ouverts à l’action de Dieu en nous. La sainte liturgie est une tâche qui n’a jamais de fin et dans l’Eglise nous ne nous vantons jamais d’avoir réussi à tout faire ».

Pour vivre la liturgie, Mgr Sorrentino invite les fidèles « avant tout à s’y préparer par la prière en famille et par la catéchèse ». « Et surtout, ajoute-t-il, en participant – toute la famille – aux sacrements, quand c’est possible, ensemble, même en allant ensemble se confesser ; en allant ensemble à la messe. Mais la prière à l’intérieur de la famille a une immense importance. La façon dont les parents parlent de Jésus, de l’Ecriture sainte, de l’Eglise, du pape, c’est très important pour nourrir la foi. La foi n’est pas quelque chose qui s’apprend en une séance ».

Visites Ad Limina : Jean-Paul II insiste auprès des évêques de France sur l’importance de la liturgi

L’assurance que la vie chrétienne s’enracine dans le mystère eucharistique, « source et sommet de la vie de l’Église » 6. Dans vos rapports, vous manifestez l’importance que vous donnez au fait que la liturgie soit célébrée solennellement dans l’Église cathédrale, autour de l’Évêque et de ses prêtres, et avec un grand concours de fidèles, à plusieurs occasions au cours de l’année, comme lors de la Messe chrismale ou au moment des Ordinations. La liturgie devient ainsi cette « principale manifestation de l’Église » (cf. Sacrosanctum Concilium, n. 41), où tout le peuple de Dieu se rassemble dans le lieu qui représente la communion visible de l’Église diocésaine et où il prend conscience de manière plus profonde de son identité, en retrouvant sa source sacramentelle qui est le Christ Seigneur, Verbe fait chair, dont l’Esprit agit par le ministère des pasteurs, en premier lieu de l’Évêque. Le corps ecclésial manifeste ainsi la diversité de ses membres, en même temps que les liens qu’ils ont entre eux, et chacun avec l’Évêque, serviteur de la communion entre tous. L’assurance que la vie chrétienne s’enracine dans le mystère eucharistique, « source et sommet de la vie de l’Église », selon la belle expression des Pères conciliaires (cf. ibid, n. 10), amène de plus en plus de fidèles à s’engager activement auprès des ministres ordonnés dans la préparation et la célébration de l’action liturgique, pour mettre en valeur la beauté du culte chrétien, qui est ordonné « à la gloire de Dieu et au salut du monde », comme l’exprime la liturgie de la Messe.

Jean-Paul II parle latin et défend la « vénérable majesté de la langue de Rome »

Jean-Paul II a parlé latin, dimanche dernier, à l’issue de l’angélus, pour saluer l’anniversaire du motu proprio de Paul VI "Studia Latinitatis".

Angélus du 22 février

CITE DU VATICAN, Jeudi 26 février 2004 (ZENIT.org) – Jean-Paul II a parlé latin, dimanche dernier, à l’issue de l’angélus, pour saluer l’anniversaire du motu proprio de Paul VI "Studia Latinitatis". Voici l’introduction et la traduction de L’Osservatore Romano en français de cette semaine.

Le pape s’adressait à un groupe de professeurs et d’étudiants de l’Institut pontifical salésien présents sur la Place Saint-Pierre pour célébrer le quarantième anniversaire de l’Institut pontifical de Haute latinité institué en son sein par Paul VI à travers le Motu Proprio "Studia Latinitatis" du 22 février 1964 :

Je vous salue avec joie, professeurs et auditeurs de l’Institut pontifical de Haute Latinité, en ce quarantième anniversaire du Motu Proprio de Paul VI, intitulé "Studia Latinitatis".

A vous et à tous vos collègues de l’Université salésienne, je désire confirmer la bienveillance et la gratitude du Siège apostolique pour votre diligence, votre constance et votre travail au service de la vénérable majesté de la langue de Rome.

(©L’Osservatore Romano – 24 février 2004)

CITE DU VATICAN, Jeudi 26 février 2004 (ZENIT.org) – Jean-Paul II a parlé latin, dimanche dernier, à l’issue de l’angélus, pour saluer l’anniversaire du motu proprio de Paul VI "Studia Latinitatis". Voici l’introduction et la traduction de L’Osservatore Romano en français de cette semaine.

Le pape s’adressait à un groupe de professeurs et d’étudiants de l’Institut pontifical salésien présents sur la Place Saint-Pierre pour célébrer le quarantième anniversaire de l’Institut pontifical de Haute latinité institué en son sein par Paul VI à travers le Motu Proprio "Studia Latinitatis" du 22 février 1964 :

Je vous salue avec joie, professeurs et auditeurs de l’Institut pontifical de Haute Latinité, en ce quarantième anniversaire du Motu Proprio de Paul VI, intitulé "Studia Latinitatis".

A vous et à tous vos collègues de l’Université salésienne, je désire confirmer la bienveillance et la gratitude du Siège apostolique pour votre diligence, votre constance et votre travail au service de la vénérable majesté de la langue de Rome.

(©L’Osservatore Romano – 24 février 2004)

Notre Week-end à Solesmes

Un Week-end exceptionnel qui restera dans toutes les mémoires, à la fois par la qualité remarquable de chacune des interventions de nos hôtes, ainsi que par sa convivialité. Arrivés à 10.00 pour la messe conventuelle, nous avons immédiatement après été nous installer à Sainte Anne,l’hôtellerie des moniales que Mère Marie nous a gentiment confiée pour 24 heures. Dès après le déjeuner et l’office de None, le RP dom Saulnier nous a fait une excellente conférence sur le thème suivant : "Pourquoi le chant grégorien ?". Ce qui nous a tous beaucoup frappés, c’est avant tout l’insistance du P. Saulnier sur la question de l’universalité du message du chant grégorien. Car si celui – ci n’est pas "nécessaire au salut", il est néanmoins canonisé par le magistère de l’Église comme chant propre de la liturgie romaine, et doit donc avoir dans ces conditions la "place du prince", c’est à dire "la place d’honneur".

Avec le P. Saulnier,
Avec le P. Saulnier,
responsable de l’atelier de paléographie de Saint Pierre de Solesmes.

Ce qui nous a également beaucoup frappé c’est que le P. Saulnier, en tant que directeur de l’atelier de paléographie de Solesmes, est sans doute une des personnalités les plus célèbres et les plus compétentes sur la question du chant grégorien, mais qu’il reste parfaitement accessible à un public jeune, pas forcément musicologue de formation.

Dom Guéranger
Dom Guéranger
premier abbé de Solesmes, restaurateur du chant grégorien, de la vie bénédictine en France et promoteur de la liturgie romaine.

Après les vêpres, le RP dom Debout, qui est le P. Sacristain, nous a proposé une méditation et une réflexion sur la théologie de la liturgie de dom Guéranger, le fondateur de l’abbaye, le restaurateur de la vie bénédictine en France et le promoteur de la liturgie romaine. Il nous a en particulier explicité deux textes de dom Guéranger, l’un tiré des Institutions liturgiques et l’autre tiré de la Préface générale à l’Année Liturgique. Le premier est un commentaire et une lecture théologique et liturgique de Saint Jean "Dieu a tant aimé le monde qu’il a envoyé son Fils unique…". Le deuxième est reproduit ci dessous :

La prière est pour l’homme le premier des biens. Elle est sa lumière, sa nourriture, sa vie même, puisqu’elle le met en rapport avec Dieu, qui est lumière, nourriture et vie (Jn 8, 12 ; 6, 35 ;14, 6). Mais de nous-mêmes, nous ne savons pas prier comme il faut (Rm 8, 26) ; il est nécessaire que nous nous adressions à Jésus-Christ, et que nous lui disions comme les apôtres : Seigneur, enseignez-nous à prier (Le II, l). Lui seul peut délier la langue des muets, rendre diserte la bouche des enfants, et il fait ce prodige en envoyant son Esprit de grâce et de prières (Za 12, 10), qui prend plaisir à aider notre faiblesse, suppliant en nous par un gémissement inénarrable (Rm 8, 26). Or, sur cette terre, c’est dans la sainte Église que réside ce divin Esprit. Il est descendu vers elle comme un souffle impétueux, en même temps qu’il apparaissait sous l’emblème expressif de langues enflammées. Depuis lors, il fait sa demeure dans cette heureuse Epouse ; il est le principe de ses mouvements ; il lui impose ses demandes, ses vœux, ses cantiques de louange, son enthousiasme et ses soupirs. De là vient que, depuis dix-huit siècles, elle ne se tait ni le jour, ni la nuit ; et sa voix est toujours mélodieuse, sa parole va toujours au cœur de l’Epoux. Tantôt, sous l’impression de cet Esprit qui anima le divin psalmiste et les prophètes, elle puise dans les Livres de l’ancien peuple le thème de ses chants ; tantôt, fille et sœur des saints apôtres, elle entonne les cantiques insérés aux Livres de la Nouvelle Alliance ; tantôt enfin, se souvenant qu’elle aussi a reçu la trompette et la harpe, elle donne passage à l’Esprit qui l’anime, et chante à son tour un cantique nouveau (PS 143,10) ; de cette triple source émane l’élément divin qu’on nomme la liturgie. La prière de l’Église est donc la plus agréable à l’oreille et au cœur de Dieu, et, partant, la plus puissante. Heureux donc celui qui prie avec l’Église, qui associe ses vœux particuliers à ceux de cette Épouse, chérie de l’Époux et toujours exaucée ! Et c’est pourquoi le Seigneur Jésus nous a appris à dire notre Père, et non mon Père ; donnez-nous, pardonnez-nous, délivrez-nous, et non donnez-moi, pardonnez-moi, délivrez-moi. Aussi pendant plus de mille ans, voyons-nous que l’Église, qui prie dans ses temples sept fois le jour et encore au milieu de la nuit, ne priait point seule. Les peuples lui faisaient compagnie, et se nourrissaient avec délices de la manne cachée sous les paroles et les mystères de la divine liturgie. Initiés ainsi au cycle divin des mystères de l’année chrétienne, les fidèles, attentifs à l’Esprit, savaient les secrets de la vie éternelle ; et sans autre préparation, un homme était souvent choisi par les pontifes pour devenir prêtre ou pontife lui-même, afin de répandre sur le peuple chrétien les trésors de doctrine et d’amour qu’il avait amassés à leur source.

Quelle richesse ! Et quelles découvertes pour nous !

Après le repas, le RP dom Soltner, l’hôtelier de Saint Pierre, nous emmenait nous recueillir sur la tombe de dom Guéranger, dont le gisant se trouve dans une crypte sous l’abbatiale. Un grand moment de recueillement poursuivi dans la nef par le chant des complies monastiques.

La soirée s’est poursuivie par de nombreuses réflexions sur l’avenir de notre petite chorale et une relecture des enseignements de cette belle journée. Dès le lendemain, avant la Messe, un moine nous introduit à la liturgie du jour : la fête du baptême du Seigneur. Préparés "théologiquement" à la réception des Saints Mystères, c’est avec grande ferveur que nous assistons à la Messe dominicale chantée. Que dire ? Après une compréhension intellectuelle de la liturgie, c’est une expérimentation de cette dernière que nous vivons, de part bien sûr par la beauté du chant mais aussi par la réussite magnifique qu’est à Solesmes "l’oeuvre de Dieu" dans son ensemble : hiératisme des postures, beauté de la lumière et des ornements, harmonie des mouvements, recueillement… Oui, la vie liturgique à un sens !

Dès la fin de la Messe, le P. Saulnier nous accueillait à nouveau pour une nouvelle conférence sur le thème de la modalité. Sujet technique s’il en est, il a su admirablement bien se mettre à notre (humble) portée pour nous faire comprendre l’essentiel de ces notions, et de façons brillante. Qu’il en soit encore une fois remercié.

Après le déjeuner, et l’office de None, le RP dom Lelièvre, maître de choeur, nous a fait passer aux "travaux pratiques" puisque nous avons répété avec lui l’ensemble de l’office des vêpres du dimanche. Il nous a abondamment conseillé et aidé techniquement sur de nombreux points. Nous avons surtout été très touchés par sa très grande patience et gentillesse à notre égard, ainsi que par son sens de l’accueil.

Un moment de détente
Un moment de détente
… au grand parloir de Sainte Cécile de Solesmes (bénédictines)

Dom Hourlier, Entretiens sur la spiritualité du chant grégorien, Solesmes, 1985

Un livre de référence pour entrevoir la richesse spirituelle de cet art sacré.

Le livre de dom Hourlier, moine de Solesmes, est une référence pour la compréhension du contenu et de l’inspiration profondément chrétiens du chant grégorien. A lire par tous les grégorianistes.