Oui au grégorien dans les paroisses ordinaires !

103013_0909_Toussaintet1.jpgOn nous dit :
(…) vous fâcheriez si je disais : « Qu’est-ce qui a été la décadence ? Contrairement à ce que les pères voulaient, c’est le Concile de Vatican II qu’il l’a provoquée », me citant Sacrosanctum Concilium, Redemptionis Sacramentum et Sacramentum Caritatis à l’appui.La question qui demeure, c’est : comment ce fait-il que la liturgie ait été bousillée de la sorte partout dans le monde, sauf exceptions ? Que sont ces « suites » ?
A chaque fois que j’ai cherché la réponse, on évoque des raisons extra-romaines : « les évêques de France, etc. ». Sauf que la messe en Espagne et ailleurs n’était (et n’est) pas mieux…

Peut-être aurait-il été plus pertinent d’argumenter sur ces mécanismes qui ont conduit à la décadence que nous vivons aujourd’hui, pas celle de la contre-réforme (décadence relative, je ne mets pas la polyphonie sacrée de Palestrina et la musique de César Franck au même rang que Gianadda…)

Nouas assistons de nos jours à une forte décadence liturgique ; je ne le nie pas. Bien au contraire. Notre site web est plein d’arguments allant dans votre sens. Regardez donc ici : ça va vous réjouir : http://www.scholasaintmaur.net/Divers/J … gique.html

Il est certain que depuis la 2ème guerre mondiale, on a une destruction du rite romain qui s’est accélérée, et en particulier de façon très forte depuis 1970. On en arrive même à se demander si il y a encore une conscience de de l’existence d’un rite romain…

Pour autant, il faut être juste : je parle ici du chant grégorien. Si il y a une décadence de la liturgie romaine, il n’y a pas de décadence du chant grégorien lui même : même si ce dernier est malheureusement très peu mis en oeuvre dans les paroisses. Or au niveau musicologique, c’est à dire la connaissance qu’on a de ce répertoire, et l’édition de livres officiels de chant, on ne peut pas affirmer qu’en 2010 on assiste à une destruction ; la situation est aujourd’hui bien plus favorable qu’elle ne l’était au début du XIXème. L’Eglise peut aujourd’hui chanter l’ensemble de sa liturgie dans son chant propre (ou presque), avec des livres qui sont accessibles : et c’est très nouveau. L’étude des manuscrits médiévaux n’a jamais été aussi développée. Les instances de l’Eglise y compris à Rome, travaillent dans ce sens (Cf. l’institut pontifical de musique sacrée). Il faut souligner que ce n’était pas le cas au début du XXème siècle : et que cela a été permis par S. Pie X, qui est tout de même un des grands réformateurs du rite romain, dans sa pratique (cf. la communion fréquente) comme dans son ordo (cf. le bréviaire); Il faut le souligner : la liturgie de Saint Pie V a été réformée par Saint Pie X, (et pas légèrement retouchée)….

C’est la raison pour la quelle j’ai la conviction que grâce au chant grégorien, et malgré la destruction liturgique à la quelle nous avons tous assisté, il y a une possibilité pour l’Eglise de retrouver son propre rite. C’est la raison pour laquelle il est si important de faire vivre ce répertoire dans les paroisses « conventionnelles », « normales », « ordinaires ». Et c’est la raison pour laquelle il faut que les pasteurs, en particulier, soient persuadés que le chant grégorien n’a pas à être « réservé » au « rite de S. Pie V » alias « la forme extraordinaire du rite romain » (FERM). Et c’est ce que nous faisons. SI vous êtes motivé par cela, rejoignez-nous donc !

 

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