Ordo de la messe latin – français

On nous a beaucoup demandé un ordo de la messe ordinaire chantée. Le voici. Vous pouvez également télécharger une version pdf formatée pour tenir sur 8 pages, soit si elle est imprimée en livret recto verso, deux feuilles à insérer dans votre Graduale.

Liturgie de la Messe chantée en grégorien. Prière eucharistique I (canon romain)

Livret latin –français Forme ordinaire du rite romain en conformité avec la pratique léguée du rite romain (Cf. IMGR 2002,42)

(NB : les traductions mentionnées ici ne sont pas à l’usage liturgique. Elles ont pour seul but d’aider à une meilleure compréhension du latin)

Introït :
Pendant l’entrée du célébrant, le chœur (ou la schola) chante une antienne parfois accompagnée de versets
(introït). (Texte sur l’encart).

In nómine Patris, et Fílii, et Spíritus Sancti.

R/. Amen

Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. R/. Amen.

Dóminus vobíscum.

Vel : Pax vobis

Le Seigneur soit avec vous. (ou une autre salutation prévue au missel)

Ou : la Paix soit avec vous
(messe pontificale)

R/. Et avec votre esprit.

Acte pénitentiel : Le dimanche on procède au rite de l’aspersion. Après la bénédiction de l’eau et du sel (ad libitum), on chante l’ant. Asperges me ou au temps pascal Vidi Aquam (textes et mélodies sur l’encart). Sinon on procède à l’acte pénitentiel simple :

Fratres, agnoscámus peccáta nostra, ut apti simus ad sacra mystéria celebránda.

Préparons-nous à la célébration de l’eucharistie en reconnaissant que nous sommes pécheurs.

Confíteor Deo omnipoténti et vobis, fratres, quia peccávi nimis cogitatióne, verbo, ópere et omissióne: et, percutientes sibi pectus, dicunt: mea culpa, mea culpa, mea máxima culpa. Deinde prosequuntur: Ideo precor beátam Maríam semper Vírginem, omnes Angelos et Sanctos, et vos, fratres, oráre pro me ad Dóminum Deum nostrum.

Misereátur nostri omnípotens Deus et, dimissís peccátis nostris, perdúcat nos ad vitam aetérnam. R/. Amen.

Je confesse à Dieu tout puissant et à vous, mes frères, car j’ai péché par la pensée, la parole, les actes et par omission : et en se frappant la poitrine on dit : je suis coupable, je suis coupable, je suis grandement coupable. C’est pourquoi je supplie la bienheureuse Marie toujours Vierge, tous les Anges et les Saints, et vous, frères, de prier pour moi le Seigneur notre Dieu.

Aie pitié de nous Dieu tout puissant et, nos péchés ayant été remis, conduis-nous à la vie éternelle. R/. Amen.

Supplication solennelle : la formule peut être chantée deux ou trois fois. La supplication solennelle en forme de litanie est entrée dans la messe au moins dès le VI° siècle. « Kyrios » signifie Seigneur et rappelle le pouvoir suprême de Jésus sur toute la création. « Christos » signifie oint d’huile, marqué pour une mission précise. Jésus est envoyé parmi nous pour nous sauver du péché et de la mort.

Kyrie, eléison. (bis ou ter)

Christe, eléison. (bis ou ter)

Kyrie, eléison. (bis ou ter)

Seigneur, aie pitié (bis ou ter)

O Christ, aie pitié (bis ou ter)

Seigneur, aie pitié (bis ou ter)

Hymne de louange. (Réservé aux dimanches et à certaines fêtes, hors Avent et Carême). Cette hymne commence par le chant des anges la nuit de Noël, puis elle développe une louange à chacune des personnes divines mais particulièrement au Christ, comme l’Agneau de Dieu, le Fils égal du Père.

Célébrant : Gloria in excelsis Deo

Schola : Et in terra pax hominibus bonae voluntatis.

Assemblée : Laudamus te.

Schola : Benedicimus te.

Assemblée : Adoramus te.

Schola : Glorificamus te.

Assemblée : Gratias agimus tibi propter magnam gloriam tuam,

Schola : Domine Deus, Rex caelestis, Deus Pater omnipotens.

Assemblée : Domine Fili unigenite, Iesu Christe.

Schola : Domine Deus, Agnus Dei, Filius Patris,

Assemblée : qui tollis peccata mundi, miserere nobis.

Schola : qui tollis peccata mundi, suscipe deprecationem nostram ;

Assemblée : qui sedes ad dexteram Patris, miserere nobis.

Schola : Quoniam tu solus Sanctus,

Assemblée : tu solus Dominus,

Schola : tu solus Altissimus, Iesu Christe.

Assemblée : Cum Sancto Spiritu : in gloria Dei Patris.

Tous :Amen.

Célébrant : Gloire à Dieu au plus haut des cieux

Schola : Et paix sur la terre aux hommes qui L’aiment.

Assemblée : Nous Te louons.

Schola : Nous Te bénissons.

Assemblée : Nous T’adorons.

Schola : Nous Te glorifions.

Assemblée : Nous Te rendons grâce pour Ton immense gloire,

Schola : Seigneur Dieu, Roi du ciel, Dieu le Père tout puissant

Assemblée : Seigneur, Fils unique, Jésus-Christ.

Schola : Seigneur Dieu, Agneau de Dieu, le Fils du Père,

Assemblée : Toi qui enlèves le péché du monde, aie pitié de nous.

Schola : Toi qui enlèves le péché du monde; reçois notre prière.

Assemblée : Toi qui es assis à la droite du Père, aie pitié de nous.

Schola : Car Toi seule es Saint,

Assemblée : Toi seul es Seigneur,

Schola :Toi seul es le Très-Haut, Jésus-Christ.

Assemblée : Avec le Saint Esprit, dans la gloire de Dieu le Père,

Tous : Amen.

Collecte :
l’assemblée prie en silence quelques instants et le prêtre rassemble (collecte) toutes ces prières personnelles dans une formule inspirée du mystère du jour (texte sur l’encart).

1ère lecture : Elle est proférée par un lecteur, de l’ambon. Elle peut être lue ou préférablement, chantée. A l’issue de la lecture, acclamation :

Verbum Domini. R/. Deo gratias.

Parole du Seigneur. R/. Nous rendons grâces à Dieu.

Psalmodie : Répons graduel ou répons alléluiatique.

Après la lecture, il est de coutume de psalmodier. A la messe chantée, un répons « graduel » (chanté sur les « degrés ») est exécuté par la schola ou quelques chantres. Au temps pascal, c’est un répons alléluiatique. Le répons est repris après le chant du verset, à moins que l’on prévoie de chanter ensuite (ad libitum) un répons alléluiatique, que l’on enchaînera immédiatement.

2ème lecture : Les dimanches et les solennités, elle est proférée par un lecteur, de l’ambon. Elle peut être lue ou préférablement, chantée. A la fin de la lecture, acclamation (c’est cette mélodie qui est utilisée s’il n’ya qu’une seule lecture) :

Verbum Domini. R/. Deo gratias.

Parole du Seigneur. R/. Nous rendons grâces à Dieu.

Psalmodie  Répons alléluiatique ou trait – (séquence). Texte sur l’encart.

Après la deuxième lecture, à la messe chantée, l’autre psalmodie est habituellement un répons alléluiatique, ou, en carême un trait. Si la liturgie prévoit une séquence, le cas échéant, à la messe chantée, on ne reprend alors pas le répons mais on enchaîne directement la séquence après le verset alléluiatique.

Evangile. (texte sur l’encart). Chanté ou lu par le diacre ou le prêtre.

Dóminus vobíscum. R/. Et cum spíritu tuo. Lectio sancti Evangélii secúndum N., R/. Glória tibi, Dómine,

Le Seigneur soit avec vous. R/. Et avec votre esprit.

Lecture du saint Évangile selon Mathieu (Marc / Luc / Jean).

R/. Gloire à Toi Seigneur.

 

Parole du Seigneur. R/. Louange à Toi, ô Christ.

Homélie : obligatoire le dimanche et les solennités.

Profession de foi (Credo). Texte sur l’encart.
Chanté le dimanche et certaines grandes fêtes.

Prière universelle
(ad libitum) :
introduite par le célébrant, elle est ordinairement lue ou préférablement chantée à l’ambon par le diacre. Réintroduite à l’occasion de la réforme liturgique issue du concile Vatican II, la prière universelle ou « des fidèles » est de forme litanique reprend une pratique très ancienne de rites orientaux ou occidentaux. La réponse de l’assemblée est ordinairement « Kyrie Eleison ».

Offertoire. Pendant la procession des offrandes le chœur (ou la schola) chante une antienne, parfois accompagnée d’un verset, (textes sur l’encart) pendant que les ministres accomplissent le rite de la praeparatio donorum en silence. A l’invitation du prêtre on se met debout et il conclut le rite par une prière, à laquelle répond le diacre, ou un concélébrant, l’acolyte, (le cas échéant, les mots entre crochets sont ad libitum prononcés à mi-voix) ou encore l’assemblée.

Oráte, fratres: [ut meum ac vestrum sacrifícium acceptábile fiat apud Deum Patrem omnipoténtem.

R/. Suscípiat Dóminus sacrifícium de mánibus tuis ad laudem et glóriam nóminis sui, ad utilitátem quoque nostram totiúsque Ecclésiae suae sanctae.]

Priez mes frères: [ afin que mon Sacrifice, qui est aussi le vôtre, soit agréé par Dieu le Père tout-puissant.

R/. Que le Seigneur reçoive de vos mains un sacrifice à la louange et à la gloire de Son Nom,  pour notre bien et celui de toute Sa sainte Église. ]

Et, après un temps de prière silencieuse.

Prière sur les oblats (oratio super oblata) texte sur l’encart.

La prière eucharistique est l’action de grâces solennelle au cours de laquelle l’Église, par le ministère du prêtre, consacre le pain et le vin, les change en corps et sang du Christ, offerts au Père pour le salut du monde. On peut reconnaître dans cette longue prière trois points forts : le chant de la préface, le récit de la Cène, la doxologie finale. Il y a un grand nombre de préfaces, le célébrant choisit celle qui convient le mieux au mystère liturgique du jour. Leur cadre littéraire est toujours le même : une louange au Père par son Fils Jésus-Christ. Mais on rend grâces particulièrement pour un aspect du mystère du salut. La préface s’ouvre par un dialogue qui assure l’unité d’intention entre le célébrant et l’assemblée, et elle s’épanouit, par un mouvement lyrique, dans le chant du Sanctus, qui évoque la liturgie éternelle devant le trône de Dieu.

Dóminus vobíscum. R/. Et cum spíritu tuo.

Sursum corda. R/. Habémus ad Dóminum.

Grátias agámus Dómino Deo nostro. R/. Dignum et iustum est.

Le Seigneur soit avec vous.
R/: Et avec votre esprit.
Elevons notre cœur.
R/: Nous le tournons vers le Seigneur.
Rendons grâces au Seigneur notre Dieu.
R/. Cela est juste et bon.

Vere dignum et iustum est, aequum et salutáre, nos tibi semper et ubíque grátias ágere: Dómine, sancte Pater, omnípotens aetérne Deus: …

Vraiment il est juste et bon, c’est notre devoir et notre salut, de Te rendre grâces toujours et en tout lieu : Seigneur, Père très saint, Dieu éternel et tout-puissant :

… (texte sur l’encart)

Sanctus, Sanctus, Sanctus Dóminus Deus Sábaoth. Pleni sunt caeli et terra glória tua. Hosánna in excélsis. Benedíctus qui venit in nómine Dómini. Hosánna in excélsis.

Saint, Saint, Saint, le Seigneur, Dieu de l’univers. Le ciel et la terre sont remplis de Ta Gloire. Béni soit celui qui vient au Nom du Seigneur. Hosanna au plus haut des cieux. 

On se met à genoux, jusqu’au Per ipsum (Cf. IGMR 2002,43). La prière eucharistique I ou Canon romain s’ouvre sur une prière pour l’unité de l’Église, autour du pape et de l’évêque du diocèse. La messe en effet n’est pas l’action privée de tel prêtre, mais la liturgie de l’Église entière par le ministère du prêtre, son représentant. Celui-ci doit donc faire mention explicite de son union avec la hiérarchie.

TE ígitur, clementíssime Pater, per Iesum Christum, Fílium tuum, Dóminum nostrum, súpplices rogámus ac pétimus, uti accépta hábeas signat semel super panem et calicem simul, dicens: et benedícas + haec dona, haec múnera, haec sancta sacrifícia illibáta, in primis, quae tibi offérimus pro Ecclésia tua sancta cathólica: quam pacificáre, custodíre, adunáre et régere dignéris toto orbe terrárum: una cum fámulo tuo Papa nostro N. et Antístite nostro N. et ómnibus orthodóxis atque cathólicae et apostólicae fídei cultóribus.

Père très clément, Toi vers qui montent nos louanges, nous Te prions humblement et nous Te supplions, par Jésus Christ, Ton Fils, notre Seigneur, d’accepter et de bénir + ces dons, ces présents, ces offrandes saintes et sans taches . Nous Te les présentons avant tout, pour Ta sainte Église catholique : daigne lui donner la paix, la protéger, la rassembler dans l’unité et la gouverner par toute la terre en communion avec Ton serviteur notre Pape N. , notre Évêque N. , l’ensemble des évêques, des prêtres et tous ceux qui veillent fidèlement sur la foi catholique et apostolique.

Chaque prêtre (qui célèbre ou concélèbre) présente au memento des fidèles les vivants qui lui ont été recommandés.

MEMENTO, Dómine, famulórum famularúmque tuárum N. et N. et ómnium circumstántium, quorum tibi fides cógnita est et nota devótio, pro quibus tibi offérimus: vel qui tibi ófferunt hoc sacrifícium laudis, pro se suísque ómnibus: pro redemptióne animárum suárum, pro spe salútis et incolumitátis suae: tibíque reddunt vota sua aetérno Deo, vivo et vero.

Souviens-Toi, Seigneur, de Tes serviteurs et de Tes servantes N. et N. et de tous ceux ici assemblés, dont tu connais la foi et la dévotion. Pour eux nous T’offrons ou ils T’offrent  eux-mêmes ce Sacrifice de louange, pour eux et pour les leurs, pour la rédemption de leur âme, dans l’espérance du salut et de leur conservation ; et ils Te rendent cet hommage, à Toi, Dieu éternel, vivant et vrai .  

L’Église du ciel, avec ses saints, est toujours présente à la Messe. Les saints ici nommés sont ceux que l’Église romaine honore particulièrement. Nous demandons leur intercession. Pour les grandes fêtes et certaines occasions, il existes des Communicantes propres (le cas échéant, texte sur l’encart).

COMMUNICANTES, et memóriam venerántes, in primis gloriósae semper Vírginis Maríae, Genetrícis Dei et Dómini nostri Iesu Christi: + sed et beáti Ioseph, eiúsdem Vírginis Sponsi, et beatórum Apostolórum ac Mártyrum tuórum, Petri et Pauli, Andréae, (Iacóbi, Ioánnis, Thomae, Iacóbi, Philíppi, Bartholomaei, Matthaei, Simónis et Thaddaei: Lini, Cleti, Cleméntis, Xysti, Cornélii, Cypriáni, Lauréntii, Chrysógoni, Ioánnis et Pauli, Cosmae et Damiáni) et ómnium Sanctórum tuórum; quorum méritis precibúsque concédas, ut in ómnibus protectiónis tuae muniámur auxílio. (Per Christum Dóminum nostrum. Amen.)

Unis dans une même communion, nous voulons vénérer en premier lieu la mémoire de la Glorieuse Marie toujours Vierge, Mère de notre Dieu et Seigneur Jésus Christ et ensuite de Saint Joseph, son très chaste Époux, de Tes Saints Apôtres et Martyrs, Pierre et Paul, André, (Jacques, Jean, Thomas, Jacques, Philippe, Barthélémy, Matthieu, Simon et Jude, Lin, Clet, Clément, Xyste, Corneille, Cyprien, Laurent, Chrysogone, Jean et Paul, Côme et Damien) et de tous Tes Saints . Accorde-nous, par leurs mérites et leurs prières d’être, toujours et partout, munis du secours de Ta protection . (Par le Christ notre Seigneur . Amen.)

Avant de prononcer les paroles de la consécration, l’Église demande que ce sacrifice assure notre salut intégral, nous donnant en ce monde troublé un gage de la paix de Dieu, et, pour le monde à venir, une espérance de gloire.

HANC ígitur oblatiónem servitútis nostrae, sed et cunctae famíliae tuae, quaesumus, Dómine, ut placátus accípias: diésque nostros in tua pace dispónas, atque ab aetérna damnatióne nos éripi et in electórum tuórum iúbeas grege numerári. (Per Christum Dóminum nostrum. Amen.)

Voici donc l’Offrande que nous Te présentons, nous Tes serviteurs et Ta famille entière : nous Te supplions de l’accepter avec bienveillance, de disposer nos jours dans la paix, de nous arracher à la damnation éternelle et de nous recevoir au nombre de Tes élus .(Par le Christ notre Seigneur . Amen.)

Toute sanctification ou consécration est l’œuvre particulière de l’Esprit Saint : c’est lui qui donne la vie. L’Église supplie Dieu d’intervenir pour la consécration, qui change le pain et le vin au corps et au sang du Christ.

QUAM oblatiónem tu, Deus, in ómnibus, quaesumus, benedíctam, adscríptam, ratam, rationábilem, acceptabilémque fácere dignéris: ut nobis Corpus et Sanguis fiat dilectíssimi Fílii tui, Dómini nostri Iesu Christi.

Cette Oblation, Dieu, nous T’en prions, daigne la bénir, l’agréer, l’approuver pleinement, la rendre parfaite et digne de Te plaire afin qu’elle devienne pour nous le Corps et le Sang de Ton Fils bien-aimé Jésus Christ, notre Seigneur.

Le prêtre redit, parlant en son nom, les paroles de Jésus consacrant et changeant le pain en Son corps et le vin en Son sang. Dès que les paroles de consécration sont dites, le Seigneur est réellement présent sous les apparences du pain et du vin. L’assemblée adore le Corps et le Sang du Christ lorsque le prêtre lui montre le calice et l’hostie.

QUI, prídie quam paterétur, accépit panem in sanctas ac venerábiles manus suas, et elevátis óculis in caelum ad te Deum Patrem suum omnipoténtem, tibi grátias agens benedíxit, fregit, dedítque discípulis suis, dicens: ACCÍPITE ET MANDUCÁTE EX HOC OMNES: HOC EST ENIM CORPUS MEUM, QUOD PRO VOBIS TRADÉTUR.

La veille de Sa Passion, Il prit le pain dans Ses mains saintes et vénérables, et, les yeux élevés au ciel, vers Toi, Dieu Son Père tout-puissant, Te rendant grâces, Il le bénit, le rompit, et le donna à Ses disciples en disant : PRENEZ ET MANGEZ EN TOUS : CECI EST MON CORPS, LIVRE POUR VOUS.

Símili modo, postquam cenátum est, accípiens et hunc praeclárum cálicem in sanctas ac venerábiles manus suas, item tibi grátias agens benedíxit, dedítque discípulis suis, dicens: ACCÍPITE ET BÍBITE EX EO OMNES: HIC EST ENIM CALIX SÁNGUINIS MEI NOVI ET AETÉRNI TESTAMÉNTI, QUI PRO VOBIS ET PRO MULTIS EFFUNDÉTUR IN REMISSIÓNEM PECCATÓRUM. HOC FÁCITE IN MEAM COMMEMORATIÓNEM. Mystérium fídei.

De même, après le repas, prenant aussi ce précieux Calice dans Ses mains saintes et vénérables, Te rendant grâces de nouveau, Il le bénit, et le donna à Ses disciples en disant : PRENEZ ET BUVEZ EN TOUS : CECI EST LE CALICE DE MON SANG,  LE SANG DE L’ALLIANCE NOUVELLE ET ETERNELLE, QUI SERA VERSE POUR VOUS ET POUR UNE MULTITUDE EN REMISSION DES PECHES. FAITES CECI EN MEMOIRE DE MOI. Mystère de foi.

R/. Mortem tuam annuntiámus, Dómine, et tuam resurrectiónem confitémur, donec vénias.

R/. Nous annonçons Ta mort, Seigneur, nous célébrons Ta résurrection, jusqu’à ce que tu viennes.

L’Eucharistie est le mémorial de tout le « mystère pascal » ; aussi, après le récit de la Cène et l’évocation de la Passion, fait-on mémoire de la phase glorieuse du mystère, la Résurrection et l’Ascension. Celui qui est ici présent, c’est le Christ vainqueur de la mort, le Vivant, et il se donne à nous comme l’aliment de la vie éternelle : « Je suis le Pain vivant ».

UNDE et mémores, Dómine, nos servi tui, sed et plebs tua sancta, eiúsdem Christi, Fílii tui, Dómini nostri, tam beátae passiónis, necnon et ab ínferis resurrectiónis, sed et in caelos gloriósae ascensiónis: offérimus praeclárae maiestáti tuae de tuis donis ac datis hóstiam puram, hóstiam sanctam, hóstiam immaculátam, Panem sanctum vitae aetérnae et Cálicem salútis perpétuae.

C’est pourquoi, Seigneur, nous Tes serviteurs et Ton peuple saint avec nous, faisant mémoire de la Passion bienheureuse de Ton Fils, Jésus Christ notre Seigneur, de Sa Résurrection du séjour des morts et de Sa Glorieuse Ascension dans les cieux, nous Te présentons, Dieu de gloire et de majesté, cette Offrande choisie parmi les biens que Tu donnes, l’Hostie pure, l’Hostie sainte, l’Hostie immaculée, le Pain sacré de la vie éternelle et le Calice de l’éternel salut

Abel présenta à Dieu les prémices de son troupeau ; Abraham, ce qu’il eut de plus cher, son fils Isaac ; Melchisédech, roi et prêtre mystérieux, offrit lui aussi le pain et le vin. L’Église offre à Dieu le sacrifice unique et définitif du Christ Jésus, dont tous les autres sacrifices n’étaient que des figures.

SUPRA quae propítio ac seréno vultu respícere dignéris: et accépta habére, sícuti accépta habére dignátus es múnera púeri tui iusti Abel, et sacrifícium Patriárchae nostri Abrahae, et quod tibi óbtulit summus sacérdos tuus Melchísedech, sanctum sacrifícium, immaculátam hóstiam.

Sur ces offrandes daigne jeter un regard favorable et accueillir dans Ta bienveillance ce Sacrifice Saint, cette Hostie immaculée, comme il Te plut d’accueillir les présents de Ton serviteur Abel le Juste, le Sacrifice de notre père Abraham, et celui que T’offrit Ton grand-prêtre Melchisedech.

Le Christ est l’unique médiateur entre Dieu et les hommes. Tandis que monte vers Dieu le sacrifice du Christ et de l’Église, la grâce, la bienveillance du Père va redescendre sur tous ceux qui participent à ce mystère de salut dans les dispositions voulues.

SUPPLICES te rogámus, omnípotens Deus: iube haec perférri per manus sancti Angeli tui in sublíme altáre tuum, in conspéctu divínae maiestátis tuae; ut, quotquot ex hac altáris participatióne sacrosánctum Fílii tui Corpus et Sánguinem sumpsérimus, omni benedictióne caelésti et grátia repleámur. (Per Christum Dóminum nostrum. Amen.)

Nous T’en supplions, Dieu tout-puissant, fais porter ces Offrandes par Ton Saint Ange sur Ton autel céleste en présence de Ta divine majesté, afin qu’en recevant ici, par notre communion à l’autel, le Corps et le Sang sacrés de Ton Fils, nous puissions être comblés de Ta grâce et de toute bénédiction céleste . (Par le Christ notre Seigneur . Amen.)

Comme il l’a fait pour les vivants, chaque prêtre (célébrant ou concélébrant) prie maintenant pour les défunts qui lui ont été recommandés.

MEMENTO étiam, Dómine, famulórum famularúmque tuárum N. et N., qui nos praecessérunt cum signo fídei, et dórmiunt in somno pacis. Ipsis, Dómine, et ómnibus in Christo quiescéntibus, locum refrigérii, lucis et pacis, ut indúlgeas, deprecámur. (Per Christum Dóminum nostrum. Amen.)

Souviens-Toi aussi, Seigneur, de Tes serviteurs et de Tes servantes N. et N.  qui nous ont précédé,  marqués du signe de la foi, et qui dorment du sommeil de la paix. Pour ceux-là, Seigneur, et pour tous ceux qui reposent dans le Christ : qu’ils entrent, nous implorons Ta bonté, dans le séjour de la fraîcheur, de la lumière et de la paix,. (Par le Christ notre Seigneur . Amen.)

On achève ici la liste des saints protecteurs de l’Église de Rome.

NOBIS quoque peccatóribus fámulis tuis, de multitúdine miseratiónum tuárum sperántibus, partem áliquam et societátem donáre dignéris cum tuis sanctis Apóstolis et Martyribus: cum Ioánne, Stéphano, Matthía, Bárnaba, (Ignátio, Alexándro, Marcellíno, Petro, Felicitáte, Perpétua, Agatha, Lúcia, Agnéte, Caecília, Anastásia) et ómnibus Sanctis tuis: intra quorum nos consórtium, non aestimátor mériti, sed véniae, quaesumus, largítor admítte. Per Christum Dóminum nostrum.

Et à nous aussi pécheurs, Tes serviteurs, qui mettons notre espérance en Ta miséricorde infinie, daigne nous accorder une place dans la communauté de Tes Saints Apôtres et Martyrs, de Jean, Etienne, Matthias, Barnabé, (Ignace, Alexandre, Marcellin, Pierre, Félicité, Perpétue, Agathe, Lucie, Agnès, Cécile, Anastasie) et de tous Tes Saints ; admets-nous en leur compagnie, nous T’en supplions, sans considérer nos mérites mais Ta miséricorde. Par le Christ notre Seigneur.

Le sacrifice du Christ a une valeur et une efficacité tellement uniques que se résume et s’accomplit en lui tout ce qui a valeur devant Dieu. Fils de Dieu et tête de toute l’humanité nouvelle, Jésus nous entraîne ainsi dans le mouvement trinitaire de louange et de gloire au Père dans l’unité de l’Esprit d’Amour.

Per quem haec ómnia, Dómine, semper bona creas, sanctíficas, vivíficas, benedícis, et praestas nobis.

Par Lui, Seigneur, Tu ne cesses de créer tous ces biens et Tu les sanctifies, Tu les vivifies et Tu les bénis pour nous en faire don.

PER ipsum, et cum ipso, et in ipso, est tibi Deo Patri omnipoténti, in unitáte Spíritus Sancti, omnis honor et glória per ómnia saecula saeculórum.

R/. AMEN.

Par lui, avec lui et en lui, T’es donné, Dieu, père tout puissant, dans l’unité du Saint Esprit, tout honneur et toute gloire, dans tous les siècles des siècles.

Toute l’assemblée donne son adhésion à la prière eucharistique :

R/. AMEN

Avant de communier au pain de vie, l’assemblée chante de Pater, la prière que Jésus lui-même enseigna à ses disciples (Mt 6,9). Nous y demandons notre pain quotidien. Au-delà de la nourriture du corps, il s’agit là d’abord, selon une tradition très ancienne, de l’Eucharistie, le pain « supersubstantiel ». Le Pater contient une demande de pardon, demande essentielle avant d’approcher la table du Seigneur. Seul les prêtres célébrants étendent les mains.

Praecéptis salutáribus móniti, et divína institutióne formáti, audémus dícere:

Avertis par de salutaires préceptes, et instruits par la leçon divine, nous osons dire :

Pater noster, qui es in caelis: sanctificétur nomen tuum; advéniat regnum tuum; fiat volúntas tua, sicut in caelo, et in terra. Panem nostrum cotidiánum da nobis hódie; et dimítte nobis débita nostra, sicut et nos dimíttimus debitóribus nostris; et ne nos indúcas in tentatiónem; sed líbera nos a malo.

Notre Père, qui es aux cieux, que Ton nom soit sanctifié; que Ton règne arrive; que Ta volonté soit faite comme ciel sur la terre. Donne-nous aujourd’hui notre pain quotidien, et remets-nous nos dettes, comme nous les remettons nous-mêmes à nos débiteurs et ne nous abandonne pas dans l’épreuve, mais délivre-nous du malin.

Líbera nos, quaesumus, Dómine, ab ómnibus malis, da propítius pacem in diébus nostris, ut, ope misericórdiae tuae adiúti, et a peccáto simus semper líberi et ab omni perturbatióne secúri: exspectántes beátam spem et advéntum Salvatóris nostri Iesu Christi.

Libère-nous, Seigneur, nous T’en supplions, de tout mal, donne la paix à nos jours, et, par le secours de l’œuvre de Ta miséricorde, fais que nous soyons toujours libérés du péché, et établis loin des perturbations : dans l’attente de la bienheureuse espérance de l’avènement de notre Sauveur Jésus-Christ.

Quia tuum est regnum, et potéstas, et glória in saecula.

R/. Car à Toi appartient le règne, la puissance et la gloire, dans les siècles.

Dómine Iesu Christe, qui dixísti Apóstolis tuis: Pacem relínquo vobis, pacem meam do vobis: ne respícias peccáta nostra, sed fidem Ecclésiae tuae; eámque secúndum voluntátem tuam pacificáre et coadunáre dignéris. Qui vivis et regnas in saecula saeculórum. R/. Amen.

Seigneur Jésus-Christ, qui a dit à Tes Apôtres : Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix : ne regarde pas nos péchés, mais la foi de Ton Eglise, et pour que ta volonté s’accomplisse, donne-lui toujours cette paix, et conduis-la vers l’unité parfaite, toi qui règnes pour les siècles des siècles.

R/ Amen.

Pax Dómini sit semper vobíscum. R/. Et cum spíritu tuo.

Que la paix du Seigneur soit toujours avec vous.

R/. Et avec votre esprit.

Après cela, si c’est opportun, le diacre ou le prêtre dit (ou chante) : Offérte vobis pacem. (offrez vous la paix) Et tous à leur place, s’échangent un en silence signe de paix (seuls les ministres ordonnés disent : Pax tecum R/. Et cum spiritu tuo.). La tradition de l’osculum pacis avant la communion est très ancienne (Mt 5,24), elle date probablement de l’époque apostolique. Elle ne doit être l’occasion d’aucune effusion.

Agnus Dei, qui tollis peccáta mundi: miserére nobis. Agnus Dei, qui tollis peccáta mundi: miserére nobis. Agnus Dei, qui tollis peccáta mundi: dona nobis pacem. Quod etiam pluries repeti potest, si fractio panis protrahitur. Ultima tamen vice dicitur: dona nobis pacem.

Agneau de Dieu, qui enlèves les péchés du monde : aie pitié de nous. 

Agneau de Dieu, qui enlèves les péchés du monde : aie pitié de nous.  

Agneau de Dieu, qui enlèves les péchés du monde : donne-nous la paix. 

Sur les bords du Jourdain, Jean-Baptiste avait désigné Jésus comme l’Agneau de Dieu, celui qui enlève les péchés du monde (Jn, 1,36). Tous ajoutent la prière de l’humble centurion rapportée dans l’Évangile (Mt 8,5) : « Seigneur, je ne suis pas digne ». On se met à genoux (Cf. IGMR 2002,43)

Ecce Agnus Dei, ecce qui tollit peccáta mundi. Beáti qui ad cenam Agni vocáti sunt. R/. Dómine, non sum dignus, ut intres sub téctum meum, sed tantum dic verbo, et sanábitur ánima mea.

Voici l’Agneau de Dieu, voici Celui qui enlève les péchés du monde.

R/. Seigneur, je ne suis pas digne que Tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole, et mon âme sera guérie.

Au moment même où le célébrant communie, le chœur (ou la schola) entonne l’antienne de communion (texte sur l’encart). En distribuant la communion, le prêtre rappelle à chacun qu’il s’agit du Corps du Christ : pensons à répondre « Amen », affirmant ainsi notre foi en la présence réelle de Jésus dans l’hostie. La communion est ordinairement reçue dans la bouche. Si on ne se met pas à genoux pour communier, on aura soin de génuflecter avant de recevoir le sacrement.

Corpus Christi. R/. Amen.

Le Corps du Christ. R/. Amen

Prière après la communion (texte sur l’encart)

Bénédiction. Si la bénédiction est solennelle (avec invocations, aux grandes fêtes) ou pontificale, on la reçoit à genoux.

Dóminus vobíscum. R/. Et cum spíritu tuo.

 

[Sit nomen Domini benedictum.

R/. Ex hoc nunc et usque in sæculum.

Adiutorium nostrum in nomine Domini.

R/. Qui fecit cælum et terram.]

Benedícat vos omnípotens Deus, Pater, et Fílius, + et Spíritus Sanctus.

Le Seigneur soit avec vous .   

R/. Et avec votre esprit .

A la bénédiction par un évêque :

[Que le nom du Seigneur soit béni. R/. Maintenant et toujours.

Notre secours est dans le nom du Seigneur R/. Qui a fait le ciel et la terre.]

Que Dieu tout-puissant vous bénisse, le Père, le Fils et le Saint Esprit.

R/. Amen. 

Ensuite, le diacre, ou le prêtre, chante, avec une mélodie identique au Kyrie, ou ad libitum, sur la mélodie simple :

Ite, missa est. R/. Deo grátias.

Allez la Messe est dite. R/. Rendons grâces à Dieu.

COMMENTS

  • Alice Duplessis

    Bonjour monsieur,
    Merci pour ce feuillet bien pratique. Serait-il possible pour vous d’y ajouter aussi les partitions du kyrie, du gloria, du sanctus et de l’agnus? (Je pense à la messe XI, à la VIII et à la XVIII). Comme cela l’assemblée pourrait chanter aussi avec la partition.
    Je vous remercie,
    Cordialement,
    Alice

  • Bonjour,
    Avez vous une version plus complète, comprenant notamment les paroles que prononce le prêtre pendant l’Offertoire ? J’aimerais lire ces textes dans leur version latine d’origine plutôt que me contenter simplement la traduction française actuelle, appelée à évoluer à court terme !

  • Marc William Tatou

    J’apprécie particulièrement la traduction francaise dans une version qui suit de près le texte latin. Elle me permet de comprendre celui-ci jusque dans les détails des tournures sans avoir à « retourner » mon dictionnaire indéfiniment. Je viens d’ailleurs de célébrer la messe en latin comme cela m’arrive souvent si je dois célébrer tout seul (sans aucun fidèle ni prêtre concélébrant). Votre traduction m’est précieuse. Je la copie tout de suite pour la déguster calmement; elle va m’aider à parfaire mon latin et à être plus profondément investi dans la messe.

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