Notre-Dame du Travail

Voici un petit texte trouvé sur un forum connu. Il est désormais possible de trouver une messe dominicale célébrée avec le missel actuel (2002) dans une paroisse parisienne. Une fois par mois. C’est déjà bien….

La polémique sied-elle à notre site web ? Je ne suis pas sûr. Mais néanmoins, il ya des fois où il faut quand même accepter de dire ce que l’on pense….

Nos commentaires sont en rouge. Les mises en gras sont de nous.

Dimanche dernier, en l’église ND du Travail, a eu lieu la première célébration selon la forme ordinaire du rite romain « en latin et chantée en grégorien ». [Exceptionnel. Bravo. En voilà qui ont compris. Bravo à cette paroisse ND du Travail.] Cette célébration a été décidée au mois de septembre dernier par le Père Marsset (Saint Pierre de Montrouge) et le Père Potez (ND du Travail) en réponse à la demande d’application du Motu Proprio sur la paroisse de Saint Pierre de Montrouge : trois dimanches sur quatre, la messe est célébrée selon la forme extra (à 18h30), la messe de Paul VI en latin étant célébrée le quatrième dimanche (à la même heure). [C’est donc une façon intelligente de proposer tout ce que le rite romain dans sa forme ordinaire doit à la forme extraordinaire. Officiellement, le but de ce cycle est de réunir tous les paroissiens autours d’une célébration commune, conformément à l’objectif de réunification fixé par le Saint Père. [Bien vu. Quoi d’autre ?]

Sans revenir sur les différents arguments déjà développés sur ce Forum à propos de la pertinence de ce choix, l’expérience de dimanche dernier renforce les interrogations.

En effet, force est de constater qu’à cause de l’horaire, il n’y avait pas plus de fidèles que lors des trois précédentes messes extra (une centaine). [OK ; plusieurs lectures possibles : ce n’est pas la forme extraordinaire qui attire les gens à cette messe du dimanche soir ? Mais le latin / grégorien…. Puisqu’il n’y avait pas « moins » de monde…] Rares devaient donc être les paroissiens habitués à la forme ordinaire qui ont sauté leur messe du matin pour assister à la messe « oecuménique » du soir. Œcuménique ? Carrément. Ceux qui suivent,  la messe « ordinaire » ne sont donc pas catholiques, puisqu’on fait de l’œcuménisme avec eux ?]

Quant à ceux qui ont tenté l’expérience, ils ont dû être bien incapables de noter les différences qui existent entre la messe Paul VI en latin, chantée en grégorien et célébrée face au Seigneur et la messe traditionnelle : seul un paroissien habitué à la forme extraordinaire a vraiment pu noter les différences qui existent entre les deux formes ainsi célébrées : outre la concélébration, pas de prière au bas de l’autel, une lecture supplémentaire, des prières de l’Offertoire différentes, et l’anamnèse après la consécration. [Encore une fois, autre lecture possible : qu’est-ce qui pousse les tenants de la forme extraordinaire à demander cette forme, puisqu’en fin de compte il n’y a pas de différence avec la forme extraordinaire ?] En outre, les prières du canon ayant été récitées en latin et à voix haute par les concélébrants, les fidèles habitués à la forme ordinaire ont dû trouver que cette messe est encore plus difficile d’accès que la messe traditionnelle. [Ca, c’est quelque chose que nous avons toujours soutenu dans ces pages : concrètement à ce qu’on pourrait croire, la forme ordinaire célébrée comme il faut est plus exigeante que la forme extraordinaire. Ce sont les « tradis » qui le disent. Comme quoi !]

Valait-il vraiment la peine d’imposer cette célébration au lieu de continuer à célébrer la forme extraordinaire ? Etant donné la forme très proche de ces deux célébrations, en quoi la messe de Paul VI en latin est elle plus susceptible de réunir les paroissiens que la messe traditionnelle ? [La réponse est facile : parce que la forme ordinaire, c’est elle la messe du pape. .La messe de toute l’Eglise de rite romain. Le missel de Paul VI, c’est « juste » celui qui est issu de la demande du premier document, la constitution « de Sacra Liturgia ». Et que la différence entre la Messe issue du Concile et la forme extraordinaire est infime…. C’est donc une façon, pour les paroissiens « attachés à la forme extraordinaire », de se réconcilier avec la doctrine de l’Eglise sur la sainte liturgie.]

A la fin de la célébration, le Père Potez a brièvement rappelé l’objectif de réconciliation ainsi poursuivi. Il a en outre expliqué qu’il ne voulait pas seulement répondre à la demande d’application du Motu Proprio mais également mener à bien un projet dans la paroisse dont il a la responsabilité. [Le curé a un projet pastoral pour sa paroisse. Non seulement c’est légitime, mais en plus c’est juste.] Il est donc maintenant clair pour les paroissiens du XIVe que la messe aux 3/4 traditionnelle de ND du Travail n’a qu’un lien très indirect avec le Motu Proprio : il s’agit plus d’une initiative des prêtres du XIVe que d’une réponse donnée à une demande. [Pourquoi tout ce que font les prêtres dans leur paroisse devrait-il toujours être uniquement de l’initiative des paroissiens ? Le Christ a-t-il demandé aux apôtres s’il fallait vraiment qu’il se livre au Jardin des Oliviers ?]

Rien n’empêche donc ceux qui ne peuvent pas se rendre à cette messe du soir de déposer une nouvelle demande dans une autre paroisse de l’arrondissement, afin que le Motu Proprio y soit enfin véritablement appliqué. [Bien sûr… Si votre pasteur ne vous convient, pas élisez-en donc un autre !]

En résumé, au-delà tout ton « onctueux » et semble t’il très légitime de ce texte, il n’en reste pas moins qu’il est truffé de remarques revendicatives… Or, en lisant ces lignes, on est extrêmement mal à l’aise…. Ce n’est rien d’autre que de l’agit-prop. Cela sera probablement repris dans le prochain numéro de « PL ». Nous savons aussi que cela représente la pensée de certains « traditionnalistes », pas de tous, loin s’en faut. Ce discours est d’ailleurs à « usage interne » : de la frange « dure » des « tradis » vers la « frange libérale ». un des « dogmes » de cette « frange dure », c’est justement que la forme ordinaire en latin, ça n’intéresse personne. On nous rebat tellement les oreilles avec ça que tout le monde fini par le croire. Y compris des prêtres qui n’ont rien à voir avec le « milieu ». C’est un peu trop dénoncé pour être vrai. Et on se pose la question suivante : que cherchent vraiment ces fidèles « attachés au Saint Père et tenants de la forme extraordinaire » ? La réconciliation ?

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