Mgr Weakland est un prophète

On nous accuse dans une certaine aile de l’Eglise, de faire partie d’un vaste « complot liturgico-restaurationniste », qui rassemblerait les franges les plus conservatrices de l’Eglise.

Nous avons ainsi été « épinglés » et regroupés sous cette étiquette avec des gens aussi recommandables que le P. Michel Gitton, la revue Képhas, l’hebdomadaire France-Catholique, les bénédictins de Solesmes, de Saint Wandrille ou de Flavigny, ou encore la communauté Saint Martin, la Fraternité Saint Thomas Beckett ou même l’Opus Dei (je suis sûr que j’en oublie, tous nos amis me pardonneront de ne pas les citer ici… !). Notre point commun ? Croire qu’il y a une véritable « herméneutique de la continuité », entre la liturgie d’avant le Concile et d’après le Concile, tout en considérant qu’il subsiste (!) dans la forme ordinaire du rite romain l’esprit et le génie de ce rite. Ce qui sous entend ne pas hésiter à utiliser le latin et le chant grégorien dans la liturgie, ne pas exclure certaines formes réputées « classiques » comme l’orientation… Et ne pas considérer que le latin ou le chant grégorien est réservé aux abbayes bénédictines…. Et surtout, chercher à rester autonome par rapport à des coteries ecclésiales regroupées sous la bannière de tel ou tel polémiste – écrivant ou non directement dans un quotidien ayant le sens de la conjugaison – revendiquant un certain « droit » réputé immémorial pour sa « sensibilité  » liturgique. Non pas que nous serions par principe opposés à l’ancienne forme du rite romain, dont l’usage extraordinaire a été récemment concédé par le Souverain Pontife… Mais notre seul souci a toujours été de conformer notre prière à celle de l’Eglise, tout simplement. Et le pape célèbre avec l’ordo de 2002… Donc nous aussi. La langue officielle de la liturgie romaine reste le latin, et que c’est le Concile Vatican II qui a « canonisé » solennellement le chant grégorien comme chant propre de la liturgie romaine. Donc nous l’utilisons, c’est tout simple. Nous nous réclamons donc tout simplement de l’Eglise catholique « tout court », sans aucun ajout… Mais sans aucun retrait. Ce « positionnement » sur l’échiquier liturgique – NB : positionnement qui n’en est pas un parce que c’est tout bêtement l’application de ce qu’il y a écrit dans les livres actuels du rite romain…. – nous vaut d’ailleurs les insultes copieuses de l’un ou de l’autre des « partis » qui sont eux identifiés… Disons la « sensibilité  » traditionaliste très active et très bien organisée et la « sensibilité  » Golias et Témoignage Chrétien. Et nous n’hésitons pas ici à nous féliciter… d’être insultés, ou de déranger, en tout cas…

Tel n’a donc pas été notre surprise de constater qu’il fallait désormais nous classer – que nous le voulions ou non ! – parmi les « restaurationnistes ». Restaurationnistes ? Mais enfin, de quoi parle t’on ? Il n’y a pas plus efficace, pour décrédibiliser une personne ou un groupe de personnes, que de la rattacher à un « courant », un « parti » qu’il sera ensuite facile de « diaboliser » !

Notre étiquette de « restaurationniste » a en fait une origine. Elle nous a surpris, mais nous savons maintenant d’où elle provient : d’outre atlantique ! Mgr Weakland, archevêque émérite de Milwaukee, aux Etats-Unis, soulignait en 2002 dans un article intitulé « la liturgie devenue un champ de bataille : mais que veulent donc les restaurationnistes ? » son inquiétude face à la montée d’un courant (réputé) conservateur en ce qui concerne la liturgie, qui selon lui, allait contre Vatican II. Il prophétisait que ce courant « restaurationniste », guidé spirituellement et doctrinalement par un Cardinal allemand auteur d’un livre d’entretiens avec Vittorio Messori en 1985 « Entretien sur la Foi », allait faire en sorte de promouvoir l’« extension de l’usage du concile de Trente », le tout avec l’appui du nouveau (à l’époque) Préfet de la Congrégation du Culte divin (le Cardinal Arinze). Bref, nous aprenons aujourd’hui que nous sommes instrumentalisés contre Vatican II par un complot « restaurationniste ». Tout va bien, Excellence.

 

Mgr Rembert Weakland, O.S.B.,a été nommé par le Pape Paul VI comme consulteur (1964) puis comme membre votant (1968) du Consilium pour l’Application de la Constitution « De Sacra Liturgia » du Concile Vatican II. Archevêque de Milwaukee, il a présenté sa démission – qui a été acceptée – par Jean-Paul II à la suite d’une grave affaire de mœurs doublée d’un scandale financier.

Ci dessous le texte repris en Français par une agence de presse canadienne (2002), et le texte anglais (2002) original de l’ancien archevêque. Nos commentaires sont en rouge.

Mgr Rembert Weakland, archevêque de Milwaukee, aux États-Unis, dénonce les tentatives d’une « réforme de la réforme » de la liturgie promue par le Concile Vatican II et que semble exprimer les termes du cardinal Ratzinger dans une récente déclaration.

La « réforme de la réforme » de la liturgie, tentée par plusieurs liturgistes avec l’appui de la Congrégation pour le Culte Divin, entend reporter en arrière la situation, à la période qui a précédé le deuxième Concile du Vatican, espérant en une extension de l’usage de la langue latine.

Son analyse, dans un article intitulé « The Liturgy as Battlefield », a été publié en janvier par la revue « Commonweal » et vient d’être repris pour l’Italie, dans le dernier numéro du bimensuel « Le Regno », revue des religieux Dehoniens de Bologne.

Dans son long texte, Mgr Weakland s’arrête à l’illustration de la signification des tentatives de « réformer la réforme » de la liturgie promue par le Concile Vatican II. Le point de départ s’identifie à la pensée du cardinal Ratzinger, telle qu’elle a été exprimée lors de l’interview de Vittorio Messori en 1985, d’après lequel la « restauration » est nécessaire s’il s’agit de la « recherche d’un nouvel équilibre » après une époque « d’ouverture aveugle au monde ».

Dans le domaine liturgique, la « restauration » s’exprime à travers l’appui à la langue latine [il est absolument certain que si le latin est plus largement employé, en effet, il sera beaucoup plus difficile pour le célébrant de faire une improvisation sur un thème à la place de la prière eucharistique…], en soulignant le rôle de premier plan du prêtre, en reléguant le peuple de Dieu, donc la communauté célébrante, à une position « subordonnée », [mais c’est le prêtre qui agit in persona Christi Capitis, pas l’assemblée ! Cela n’a pas changé depuis Vatican II… !] en refusant l’art moderne dans les églises, [l’art moderne, oui, pas la contre culture…] en restaurant les chants liturgiques selon les schémas et les rythmes du chant grégorien et de la musique classique [c’est pourtant ce que demande explicitement le concile et le missel romain…. Actuel ! Aucune « innovation » ou complot là dedans. C’est bizarre cette tendance à rejeter notre culture musicale multiséculaire pour un musicologue tel que vous, Excellence…].

Il s’agit, en général, d’une vision des choses qui juge négativement la culture moderne et veut ainsi éliminer ce que l’on considère comme les influences de l’Illuminisme [sic : le traducteur aurait du écrire « de la philosophie des Lumières »] même au sein de l’Église. « La question urgente est la suivante, se demande Mgr Weakland : la Curie et plus particulièrement la Congrégation pour le Culte, ont-elles appréhendé la façon dont le mouvement de la restauration prend position sur la liturgie?

La stratégie de cette restauration viserait à une « extension de l’usage du concile de Trente », [c’est là où l’on constate réellement le caractère « prophétique » de Mgr Weakland !] « espérant que, lorsque le moment sera venu, toute l’Église latine prenne une direction plus conservatrice [si c’est être conservateur que de lutter contre le relativisme et de militer pour l’ars celebrandi et le sens liturgique, alors d’accord…], préconciliaire [alors là, on ne voit pas : la beauté et le sens des choses n’est pas d’une époque, mais espérons de toutes et si possible de la nôtre !], en l’aidant progressivement mais fermement à travers des documents toujours plus restrictifs [mais, Excellence, la liturgie, ce n’est pas le lieu de la créativité : par définition, un rituel, c’est quelque chose qui est prévu par avance… Alors appeler ça « restrictif »…]« .

Toutefois, s’il veut avoir plus de succès, « le mouvement de la restauration devra bien vite élaborer une théologie plus claire » et « il ne peut rester inactif devant le refus négatif des réformes liturgiques postconciliaires » [le refus négatif… Intéressante double négation, qui, il est vrai est tout à fait « en cours » dans les documents réglementant la liturgie et provenant de Rome. Toutefois, on ne voit pas très bien de quoi on parle : il y a donc un « refus positif » ? C’est sans doute celui dont vous faites usage en « refusant » par exemple la directive du Concile qui rappelle que « l’usage de la langue latine sera conservé dans les rites latins »], car dans ce cas, « il est condamné à ne promouvoir que des liturgies subjectives et fortement sélectives« [Subjectives et sélectives ? En utilisant justement une langue qui met en communion tant de façon horizontale – internationale – que de façon verticale – c’est la langue de la liturgie depuis le IV° siècle avec toute l’Eglise catholique  de rite romain, soit 700.000.000 de personnes ? Babylone, quand tu nous tiens…].

Mgr Weakland conclut en soulignant que la Congrégation pour le Culte « pourrait en revanche tenter de parvenir à un consensus au sein de l’Église sur ce qui a été réellement bénéfique dans le renouvellement et sur ce qu’il y a de fondé et de motivé parmi les critiques formulées à son encontre. Cette approche semble plus en harmonie avec celle qui a été exprimée par le Pape Jean Paul II ». [Habituel retournement dialectique… « J’ai raison ! D’ailleurs, le pape pense comme moi ». Bizarre comme les chrétiens et prélats de toute tendance cherchent toujours à se justifier en invoquant à leur secours la pensée du Souverain Pontife. Mais enfin, Mgr Weakland, ne savez vous pas qu’il est arrivé très régulièrement à Jean-Paul II de célébrer en latin et aargh même dos au peuple pendant tout son pontificat… ?]

The Liturgy as Battlefield:
What do « restorationists » want?

by Rembert Weakland, O.S.B., Archbishop of Milwaukee

Complaining about the liturgy is a favorite—and probably healthy—pastime of Catholics, lay and clerical alike. Few dispute the fact that the liturgical reforms of Vatican II have been implemented with mixed results. [C’est vous qui le dites ; venez plus souvent sur http://www.scholasaintmaur.net/] There is a widespread sense that the liturgy can be improved and that the quality of liturgical practice is crucial to the life of the church as a whole. [Et comment !] What many lay Catholics may not realize is that the welcome desire for better liturgy has, in some quarters, taken a highly polemical and potentially divisive turn. Some proponents of this new wave of criticism like to describe their plan as a « reform of the reform, » or more accurately, a restoration, a return to the Vatican II documents and a new start at implementation. I fear, however, that the liturgical restoration envisioned by these proponents threatens the unity of the church as well as the coherence of our common worship. [Vous savez, Mgr, un rituel n’est pas un dogme. Et c’est justement la critique de l’édition dite “tridentine” des livres du rite romain qui a permis le mouvement liturgique et l’instauratio demandée par le Concile Vatican II. Il serait donc autorisé de critiquer le missel de 1962, mais pas celui de 2002 ? Bizarre] Some of their thinking, however, is now pervading Roman liturgical documents.

Recent documents and decisions of the Congregation for Worship and the Discipline of the Sacraments call for a new reflection on the restorationist movement in liturgy. [Aargh ! Le cancer a atteint la tête même de l’Eglise.. ! Allez nous nous apprendre dans quelques instants que Rome n’est plus dans Rome ? Ce vocabulaire m’en rappelle un autre…] Many of the current controversies concerning the translation of liturgical texts center around the instruction Liturgiam authenticam (March 2001) from the Congregation for Worship. It is a clear rejection of Comme le prévoit, the instruction on translations of liturgical texts published in 1969 by the Consilium for the Implementation of the Liturgy. [Ca y’est, on a les preuves. C’est donc Liturgiam authenticam qu’il faut abattre. C’est donc pour cela que nous n’avons pas de version officielle en langue vernaculairede la troisième edition typique du missel romain post conciliaire… Tout s’explique.] Hand in hand with this change has come a reorganization of the « mixed commissions » which were set up in 1969 so that nations speaking the same language would use the same translation of liturgical texts. This reorganization has been seen as a criticism, if not a repudiation, of the work of ICEL (International Commission for English in the Liturgy). Although criticisms of ICEL’s work have not been lacking through the years, most of these dealt with the lack of a poetic and elevated style in the translations. [Ce n’est pas de l’ICEL que sont justement venues les critiques de la nouvelle traduction de “pro multis” don’t Rome a demandé qu’elle devienne « for many » et non plus « for all » ?] Now the criticism involves a thrust toward more literalism and a concern for orthodoxy. In March 2000 a new version of Institutio Generalis Missalis Romani (General Instruction of the Roman Missal) appeared, supplanting that of 1975 [Vous n’êtes donc pas d’accord avec tous ceux qui prétendent que l’IGMR de 2002 n’est pas applicable tant que sa traduction officielle ne sera pas approuvée. C’est vrai que vous n’êtes pas amateur des « anciennes formes du rite romain » !]. The controversies here center around more restrictive positions concerning the placement of the tabernacle, the gestures of the faithful, the involvement of the laity in the distribution of Holy Communion, the nature of the sanctuary (now called in these texts the « presbyterium »), and so on [Très intéressant de voir les critiques de l’aile “libérale” voire “moderniste” sur le missel actuel – très différentes de celles de l’aile “traditionnaliste” !].

The congregation is now evidently operating on a different model from the one we have been using since Vatican II [Depuis Liturgiam authenticam, Il n’ya donc plus “d’hermeneutique de la continuité avec Vatican II”, si l’on vous suit bien…?]. Liturgiam authenticam states it without equivocation: « This instruction therefore envisions and seeks to prepare for a new era of liturgical renewal, which is consonant with the qualities and the traditions of the particular churches, but which safeguards also the faith and the unity of the whole Church of God » (7). The church is said to be starting a second phase of renewal after the council, [pourquoi une “seconde phase”… Croyez vous qu’on a seulement commencé la première ?] but it is not yet evident what the underlying theology of this second « reform » entails. [L’argument théologique : il est dans Mediator Dei (juste avant le Concile), Sacrosanctum Concilium, Musicam Sacram, Ecclesia de Eucharisitia vivit, Redemptionis Sacramentum, et Sacramentum Caritatis… Je pense que ca n’est pas trop mal, quand même…]

The restorationist movement
How is the restorationist movement affecting liturgical renewal? Cardinal Joseph Ratzinger offers the key to understanding the direction this pontificate has taken over the last two decades with respect to Vatican II in general and liturgical renewal in particular (see especially his book-length interview with Vittorio Messori, The Ratzinger Report, Ignatius Press, 1985). The cardinal does not like the word « restoration » and yet his own words seem to justify the term as a label for this new development. He responds to Messori’s question on whether a restoration is in motion in the church by saying: « If by ‘restoration’ is meant a turning back, no restoration of such a kind is possible … But if by restoration we understand the search for a new balance after the exaggerations of an indiscriminate opening to the world, after the overly positive interpretations of an agnostic and atheistic world, well, then a restoration understood in this sense (a newly found balance of orientations and values within the Catholic totality) is altogether desirable and, for that matter, is already in operation in the Church. In this sense it can be said that the first phase after Vatican II has come to a close. »

Ratzinger implies that the restorationist movement rejects not the documents of Vatican II [Merci de le préciser, ce n’était pas très clair jusqu’ici…] but only the optimistic interpretation of the period when they were implemented [vous parlez du fameux “esprit du Concile ?”]. The bark of Peter—now better described as the « ocean liner »—somehow got off course because of this « positive » interpretation [Elle prend d’ailleurs “l’eau de toute part”…]. A restoration involves a shifting of its ecclesiastical rudder to set the Church again on the right course intended by the council.

This restorationist movement should be distinguished from the ongoing search for liturgical renewal according to the norms already established [Les normes liturgiques établies en 1970 seraient-elles intangibles ? Vous êtes à la limite du traditionnalisme, là !]. Liturgists who were involved in the first liturgical reforms after the council consider that the renewal was halted in midstream and agree that many valid criticisms of the present state of affairs are in order. For example, in citing the low quality of some translations, they call for a more elevated and poetic style. They seek a closer examination of the selection of texts for the lectionary cycles and a broader debate about the way passages, in particular from the Old Testament, have been selected.

The use in the liturgy of many biblical texts in a transferred meaning that goes back to patristic times must also be clarified. Studies still abound about the placement of the Kiss of Peace, the redundancy of the opening rites, and other structural issues in the Mass. Above all else, the quality of the music used in the liturgy has come under the sharpest criticism [Pourquoi dites-vous ça ? Vous avez déjà écouté Jo ?]. But these and many other observations are seen as refinements of the first directions given in the postconciliar years and should not involve a total change of direction that would cancel out the earlier documents. The restorationist movement talks instead about a new beginning [Il faut tout de meme se poser la question de la pertinence d’un “recommencement”. C’est tout de même un petit peu ce principe qui avait guide les travaux du Consilium dont vous avez fait partie… Alors, pas d’exclusive !].

Messori devotes a whole chapter of his interview with Cardinal Ratzinger to the theme of liturgical renewal. He writes that in Ratzinger’s view it is precisely the area of liturgy where one finds « one of the clearest examples of the contrast between what the authentic text of Vatican II says and the way in which it has been understood and applied. » In 1996 the cardinal took up this theme again in The Spirit of the Liturgy (Ignatius Press) [Un excellent livre, qui devrait avoir été lu par tous ceux qui s’intéressent de façon sérieuse à la liturgie…]. To understand what lies underneath this « second phase » or « reform of the reform, » I have turned to this book and to Aidan Nichols’ Looking at the Liturgy: A Critical View of Its Contemporary Form (Ignatius Press, 1996) [Même remarque.]. These two carry a certain weight because of the intellectual acumen of their authors. Other writings on the liturgical restoration seem derivative. I will refer also to Eamon Duffy’s thoughtful lecture « Tradition, Reaction, and the Liturgy in Catholicism and Its Past » (The Albert Cardinal Meyer Lectures, Mundelein, Illinois, 2000). [Qui l’a lu ?] Select passages in Duffy’s work might seem to lend support to some aspects of the restorationist cause, but Duffy explicitly distances himself from the restorationist movement, which as he says, is « doomed to eccentricity. » [Et vous partagez son opinion, non ?]

Continuity or organic growth?
The first theme or norm that emerges from restorationist authors is « continuity. » The Church, in this view, moves not by leaps but through a natural growth where essential elements are not discarded but clarified [C’est la pensée de … Newman, c’est à dire pas exactement un “second couteau” théologique, il me semble.]. The restorationists assert that the liturgical implementation after Vatican II was not in continuity with the tradition that preceded it. [Ca y’est l’accusation jusqu’ici larvée de complot est maintenant très claire : les “restaurationnistes”, dont nous faisons partie – malgré nous ! – sont en fait des cryptotraditionnalistes lefebvriens. C’est rigolo, par ce que justement les « tradis » nous accusent d’être les “alliés objectifs du modernisme liturgique”. Allons, allons, restez calme…] Ratzinger says clearly: « There are no leaps in this history, there are no fractures, and there is no break in continuity. »

In The Spirit of the Liturgy this principle is developed at great length. Sacrosanctum concilium of Vatican II is cited as the source for this concept: « Care must be taken that any new forms adopted should in some way grow organically from forms already existing » (23). Those involved in the reform after Vatican II would have seen themselves preserving the basic core of the Roman rite, as they pruned back some of the historical accretions that kept that core from shining through.

This postconciliar renewal is criticized by the restorationists for having depended on « archeologisms » [“l’archéologisme” de la forme ordinaire du rite romain, c’est une critique de la FSSPX, avec l’argument de la “tabula rasa”… Nous sommes donc clairement “amalgamés”] that did not grow organically out of more immediate pre-Vatican II forms. Most restorationists, thus, have tried to recover much from the medieval, baroque, and Romantic periods. [Ca, c’était aussi l’accusation qu’on faisait à dom Guéranger] The major question that must be posed to the restorationists about the history of liturgy is: What are the precise criteria by which one can judge which elements of the past must be retained and their growth fostered? [Et bien c’est facile : le critère, c’est le désir du Siège apostolique. Cf. les textes qui paraissent actuellement…] Without such criteria, continuity becomes a vague and subjective process. Moreover, there have also been periods of discontinuity in the history of the liturgy—from synagogue to Christian assembly with the moving of the day of worship from Saturday to Sunday, from home Eucharists to Constantinian basilicas, from local diversity to Carolingian uniformity, from Renaissance polyphony to Baroque monody, and so on.

Even Cardinal Ratzinger, after making a strong and forceful plea that the church must go back to facing East in the celebration of Mass, concedes that this would be too jolting a change now and not in continuity with the immediate past.[A nouveau : procédé dialectique : « j’ai raison, regardez, même le PanzerKardinal pense comme moi ! ». Vous ne pouvez pas à la fois le critiquer let vous réclamer de sa pensée…] Thus, to the dismay of his disciples, he settles for everyone just looking at the crucifix.

Enlightenment thinking
The lack of continuity can be blamed, the restorationists claim, on the influence of Enlightenment thinking, that is, on rationalism. Restorationists point to those passages in Sacrosanctum concilium that talk of intelligibility as examples of influence from the Enlightenment. For example: « The Christian people, as far as it is possible, should be able to understand them [texts and rites] easily and take part in them in a celebration which is full, active, and the community’s own » (21). « The rites should radiate a noble simplicity. They should be short, clear, and free from useless repetitions. They should be within the people’s power of comprehension, and normally should not require much explanation » (34). Nichols and Duffy expound at length about these influences from the Enlightenment. [Que la philosophie des Lumières soit allée contre le Christianisme, ce n’est tout de même pas une invention de Nichols. Voltaire souhaitait tout de même « écraser l’infâme » – l’infâme étant évidemment l’Eglise. Il reste à prouver que le courant (s’il existe seulement !) que vous baptisez « restaurationniste » soit contre la participatio actuosa (!) à cause des son opposition aux Lumières (!!) . Rappel : le concept de participatio actuosa n’est pas une « invention » de Vatican II ; il doit sa paternité à… Saint Pie X !  Tout le développement suivant est nul et non avenu parce que justement, le syllogisme utilisé ici ne démontre rien.]

One cannot deny that our present culture has been affected, both positively and negatively, by the Enlightenment, but not all influence has been bad. Concerning the liturgy, however, the position taken by Abbot Boniface Luykx in « The Liturgical Movement and the Enlightenment? » (Antiphon 3:1, 1998) is correct: « But this whole thesis of a relationship with the Enlightenment is, in my opinion, without foundation. The truth is rather the opposite … If ever there was a movement in the church the radical opposite of the Enlightenment, it was the liturgical movement. » [Donc… Qui a raison ? Impasse du raisonnement.]

The origin of the passages cited in Sacrosanctum concilium had nothing to do with Enlightenment rationalism. These passages were based on the thesis of Edmund Bishop, renowned English liturgical scholar working at the turn of the twentieth century, whose essay on the nature of the Roman rite was much discussed at the time and became very influential in the thinking of subsequent liturgical scholars such as Josef Jungmann. Bishop’s lecture, titled « The Genius of the Roman Rite » and first presented in 1899, was reprinted many times after and can be found in his complete works, Liturgica Historica (Oxford, 1918). In the much-quoted lecture Bishop attempted to articulate what he called « the native spirit animating and penetrating » the Roman rite and what differentiated it from others, « Gallican or Gothic, Greek or Oriental. » He wrote: « The genius of the native Roman rite is marked by simplicity, practicality, a great sobriety and self-control, gravity and dignity. » Or again: « If I had to indicate in two or three words only the main characteristics which go to make up the genius of the Roman rite, I should say that those characteristics were essentially soberness and sense. »[Ah bon, il n’ya pas de danses, de chants swingants, de jumbé ou de guitares, alors, dans le rite romain ?] I can personally attest to the fact that these ideas as expressed by Bishop found their way into the thinking of those who wrote the liturgical document of Vatican II [Le problème, c’est justement que nous sommes évidemment entièrement d’accord, sur cette question, mais vous sous-entendez que non. Nous protestons] and who were involved in its early implementation.

Moreover, this principle of « rationalism » or Enlightenment thinking presents a special problem for the restorationists since they claim this rationalism can be found in Sacrosanctum concilium itself. Thus they must reject that conciliar document and not just its implementation. This rejection puts them at odds with the definition of restorationism outlined by Cardinal Ratzinger. [Mais enfin, même Mgr Lefebvre l’a signé, ce document. Pourquoi voulez vous absoluement qu’il y ait tant de gens qui critiquent Sacrosanctum Concilium ? Quand on veut noyer son chien, on l’accuse de la rage.] In this case they accept that the church went wrong, not just in the implementation of the council, but in one of its very documents. [Bien sûr que non…!]

Rejection of modern culture and art
One of the characteristics of the « reform of the reform » or the restoration is its rejection of anything modern. This rejection is based on the conviction that modern culture [mais non, pas de rejet de la culture moderne, mais un rejet de l’anti-culture !] is incapable of bearing the transcendent. Modern architecture, modern literature, modern music are seen as secular, atheistic, and lacking those elements that make possible the symbolizing of the transcendent and the holy. Such a rejection then forces the restorationists in the field of liturgical renewal to look for past expressions of the transcendent while eschewing the modern or the contemporary. No one would deny the transcendent beauty of Gregorian chant, the majesty of Gothic cathedrals, the classical clarity of Mozart and Haydn Masses. [Même pas vous ?]

But even here restorationists seem to be selective. Seldom do they speak of Renaissance religious paintings or saccharine devotional compositions of the French Romantics. The influence of the Enlightenment on such composers as Mozart is also forgotten. The main thesis, however, postulates the inadequacy of modern art, [parlons d’art, oui, pas d’informe. N’importe quel amas de matière n’est pas une sculpture, tout comme n’importe quelle masse de couleurs n’est pas un tableau de maître. Il y a de l’art moderne intéressant et conforme à l’art liturgique et sacré. Mais pas n’importe quoi. Ce propos est réellement caricatural. Mais il est proféré dans un but bien précis. Attendons de voir lequel.] because of its intrinsic secular nature, to carry the liturgically transcendent symbols.

My own position is more positive and asserts that the modern can indeed bear the weight of the transcendent. There are examples to prove this in every field. The problem is not with the material used but with the alienation of the artists from the church. Gregory Wolfe, in « Art, Faith, and the Stewardship of Culture » (Image, Winter 1999–2000), [Qui l’ a lu ?] put his finger precisely on the difficulty: « It is my conviction that the Christian community, despite its many laudable efforts to preserve traditional morality and the social fabric, has abdicated its stewardship of culture and, more importantly, has frequently chosen ideology rather than imagination when approaching the challenges of the present. » He also lists many of the authors, artists, and musicians of our times who have indeed been able to show how the transcendent can be carried in religious works of our day. He cites in music, for example, composers like Arvo Pärt, John Tavener, and Henryk Gorecki. [Qui les connaît ?] One could add many more.

The strong and uncompromising negative evaluation of our culture on the part of the restorationists [effectivement, nous sommes tous des gens négatifs – nous “refusons négativement”. Aargh. Mon père, je m’accuse d’être un restaurationiste. C’est un péché grave ?] is shared by many outside the field of liturgy and has become one of the clearest marks of a current tension among Catholics today. This difference in evaluating modern culture is perhaps more central to the divisions in Catholicism here in the United States than most would want to admit. It certainly is influencing the reform of the liturgy.

Nature of the assembly
In the implementation of Sacrosanctum concilium special attention was placed on the nature of the worshiping community [ou “communauté célébrante”. Cherchez bien dans Vatican II où ce terme est mentionné. Cherchez bien. Et longtemps, même. Et appelez moi ensuite. Citons tout de suite Redemptionis Sacramentum :

« On ne peut donc pas considérer le Sacrifice eucharistique dans le sens univoque de «concélébration» du prêtre avec le peuple qui est présent. Au contraire, l’Eucharistie célébrée par les prêtres est un don «qui dépasse radicalement le pouvoir de l’assemblée [ … ]. Pour être véritablement une assemblée eucharistique, la communauté qui se réunit pour la célébration de l’Eucharistie a absolument besoin d’un prêtre ordonné qui la préside. D’autre part, la communauté n’est pas en mesure de se donner à elle-même son ministre ordonné». Il est nécessaire et urgent de tout mettre en œuvre pour écarter toute ambiguïté dans ce domaine, et apporter un remède aux difficultés qui ont surgi ces dernières années. Ainsi, il ne faut employer qu’avec prudence des expressions telles que «communauté célébrante» ou «assemblée célébrante», qui sont traduites dans d’autres langues modernes par «celebrating assembly», «asamblea celebrante», «assemblea celebrante», et d’autres de ce genre. » – Fin de citation.

]. « It must be emphasized that rites which are meant to be celebrated in common, with the faithful present and actively participating, should, as far as possible, be celebrated in that way rather than by an individual and quasi-privately. This applies with special force to the celebration of Mass [even though every Mass has of itself a public and social character] and to the administration of the sacraments » (27). Pope John Paul II on several occasions developed the theme that the document on liturgy anticipated the dogmatic constitution on the Church, Lumen gentium, seeing a close connection between the two.

One of the striking aspects of the restoration is the total absence of any theological discussion of the role of the assembly. Cardinal Ratzinger does not deal with it at all, even when he cites the writings of Romano Guardini that are so explicit about the nature of the worshiping community. [On n’a pas lu le même bouquin alors : il y a un chapitre entire sur liturgie et cosmos, par exemple. Et puis de toutes façons il ne faut pas se tromper : le but de la liturgie n’a jamais été la sanctification de l’assemblée. Etonnant, non ?] Nichols as well omits any mention of this theology of the role of the assembly. Since this aspect of the liturgical renewal is countercultural, one would expect that it would be eagerly embraced by the restorationists.

This absence may be due to a fear that the accent on the role of the assembly came from the Enlightenment and its emphasis on reason, the personal subject, and the democratic principle of the sovereignty of the will of the people. Moreover, the restorationists hold to the position that the origins of the liturgical movement are to be found in Germany in the 1930s, thereby diminishing the importance of the work of scholars in other countries like Belgium, England, France, or the United States itself. Perhaps they see then in the liturgical movement and its emphasis on the prominent role of the laity a reference to the Volksideologie of the Third Reich. (James Carroll in Constantine’s Sword, borrowing from these restorationist sources, makes this explicit connection, even going so far as to relate—in an extremely bizarre way—this Nazi Volksideologie to the American « folk Masses » after Vatican II!) [alors là, carton jaune : on est tout de même à la limite du point Godwin…]

Whatever the source of the omission of any clear theology of the People of God in the liturgy, the restorationists are allergic to it. They freely accentuate the hierarchical nature of the liturgy as a mirror of the hierarchical nature of the church itself but subordinate the role of the people to their pre-Vatican II liturgical position. This way of de-emphasizing the role of the People of God assembled spills over into architecture as well. The Institutio Generalis Missalis Romani–2000 rightly tries to bring these two aspects, hierarchical and communal, together: « The people of God assembled at Mass possess an organic and hierarchical structure … The general plan of the sacred building should be such that in some way it conveys the image of the gathered assembly » (294). After speaking of the role of the priest celebrant, the deacon, and the other ministers, the document adds: « Even though all these elements must express a hierarchical arrangement and the diversity of functions, they should at the same time form a deep and organic unity, clearly expressive of the unity of the entire holy people » (294). The omission of a theology of the assembly gives the impression that the restorationists, in the area of liturgy, are simply accommodating to one of the worst aspects of modern culture, namely, its deep-seated individualism. [et oui, en fait qui fait l’ange fait la bête… Nous avons notre réponse : les restaurationnistes en fait, sont des purs produits du monde moderne individualiste. CQFD]

By their fruits …
Liturgical restoration is also animated by the felt need to correct certain tendencies toward doctrinal error which, it is asserted, have crept into the Church since the council through new liturgical practices. Concern about these errors is one of the driving forces of the reform. Because there is a close relationship between prayer and doctrine, more vigilance, it is felt, is needed on how the postconciliar liturgical reforms have led to, or at least tolerated, false or « fuzzy » doctrine. Of all the concerns one could list, two major examples suffice: belief in the Real Presence and the blurring of priestly identity.

Many restorationists believe that there is today among the faithful a significant loss of belief in the Real Presence of Christ in the Eucharist and they put the blame on the implementation of the liturgical documents after Vatican II [Donc Jean-Paul II, en “commettant” Ecclesia de Eucharistia vivit, est un affreux restaurationniste…]. Attempts to dispel or at least reduce this blame by pointing out other possible causes have not been successful. For example, it can be shown that the first surveys done in 1992 and 1994 were not accurately worded. Moreover, there are no statistics from the pre-Vatican II period about the beliefs of the faithful to which recent surveys can be compared. That other factors may also have been at work is disregarded.

Consider, for example, poor catechesis during this postconciliar period or special difficulties contemporary people, especially youth, encounter with traditional explanations because of the way some words and concepts are used differently in modern physics [Evidemment, vous êtes pour Pierres Vivantes…?]. But even if all this would be accepted, the « reform of the reform » in liturgy would still be highly influenced in its rhetoric and practice by the desire to emphasize the Real Presence and the reverence it is due. The placement of the tabernacle, the gestures of adoration (especially kneeling during the whole Eucharistic prayer) [c’est sûr que c’est affreux, ce qui est explicitement mentionné dans le missel romain de 2002 ! Je vais vous présenter mes amis de “l’autre bord”, vous allez de façon surprenante tomber d’accord sur plein de choses…], and the renewal of perpetual adoration are all based on the desire to reinforce belief in the Real Presence.

The problem, from a pastoral point of view, may indeed be a real one, but the inner laws of liturgy should not be altered for contemporary catechetical purposes. One fears that we are substituting adoration of the species for participation in the Eucharist as the prime liturgical role of the faithful.

The blurring of the role of the priest is also a concern. Among the restorationists there is an attempt to downplay the priesthood of the faithful and to emphasize the role of the priest as acting in the person of Christ the head [C’est sûr que cette doctrine a été entièrement inventée lors des dix dernières années par le complot restaurationniste. Non ?]. Documents treating lay distributors of Communion that restrict the now customary postconciliar role of the laity have their origin in these concerns [Le concile et tous les documents romains demandent que de façon systématique la communion soit distribuée par des laïcs dont c’est désormais le role liturgique ? Cherchez bien ces textes, parce qu’on ne me les a encore jamais fournis. Ce sous entendu est proprement scandaleux et lamentable. On voit très bien ici l’idéologie qui préside à ce type de réflexion]. A clearer delineation of the sanctuary as the reserve of the clergy is also a part of this renewal of the renewal. It is felt that vocations will continue to dry up if the unique role of the priest is not emphasized and if a greater distinction between that role and the role of the laity is not accentuated. (One would hope that we would not return to putting priests again on pedestals, treating them as a superior caste, and hoping in this way to attract a larger number of vocations.) [C’est sûr que c’est en réduisant le prêtre à un président d’association à but non lucratif, qu’on va énormément intéresser les jeunes…]

Other concerns raised by restorationists include the observation that the eschatological dimension of the liturgy is not given its proper place in contemporary liturgical catechesis. [Vous ne trouvez pas ? Vous faites souvent des homélies sur la résurrection de la chair ?] This cultural phenomenon is indeed evident in contemporary liturgy where the emphasis is often placed only on the worshiping community in the here and now and not its connection to the heavenly liturgy that it mirrors. Here it is not so much a question of reform as it is of catechesis.

The desire for more inspiring and uplifting liturgical music and for a better understanding of the role of beauty in its relationship to liturgical prayer is another concern that many, even those not advocates of the restoration, feel is valid. The desire to rid the liturgy of the banal and the trite is a common quest. Here the differences center on how this can be done. As mentioned, the restorationists most frequently hold to the position that this can be accomplished only by reverting to former liturgical and artistic sources, especially musical and architectural. Others want to seek such expressions also in contemporary idioms.

The ‘reform of the reform’
What is the position of Pope John Paul II? On the twenty-fifth anniversary of Sacrosanctum concilium in 1988 he sent a letter to the bishops and priests of the world on liturgical renewal. There he outlined the good things that have come about because of this conciliar document and the problems yet ahead. Although he does not minimize the difficulties encountered and the abuses that arose, he is most positive. He sees the postconciliar implementation as fulfilling the wishes of the council, that it « was undertaken in accordance with the conciliar principles of fidelity to tradition and openness to legitimate development, and so it is possible to say that the reform of the liturgy is strictly traditional and in accordance with the ‘ancient usage of the holy fathers.' » Yet we know that the pope opened the door to the Tridentine usage, sending an ambiguous signal to the whole church. Its promoters now seek to enlarge that usage, hoping it will again dominate in the church. [Déjà dit, mais Mgr prophétise…]

Although it is now time to examine objectively and scientifically the implementation and the renewal started at Vatican II, the restorationists are not interested in such an examination or in perfecting what was begun. Nichols, for example, is unequivocal: « Our first task is, I am afraid, a negative one, namely, to prevent the further erosion of the liturgical patrimony of Western Catholicism, to forestall, that is, any further dose of reform in the same direction as that of the postconciliar one, though this be the medicine that some highly placed liturgists are determined to administer to us. »

What is most unexpected about the restorationist movement in liturgy, however, is the conclusion that these scholars have reached. Cardinal Ratzinger is the most cautious about more change, hesitant to create another rupture with the immediate past. Others are considerably more bold. Eamon Duffy puts it this way: « Conservative liturgical discussion is increasingly characterized by advocacy of a necessary pluralism. » This concession to modernity seems to fly in the face of all that was just said about the restorationists and contemporary culture, but it is the only way in which they can attempt to return to pre-Vatican II and Vatican II sources without at the same time repudiating totally the council and the papally controlled implementation that followed it or declaring both to be aberrations.

Nichols is bold and provocative. He would at once permit any priest and congregation to face East during the Eucharistic prayer if they so wished [Mais le missel actuel le prévoit explicitement. Il y a même de plus en plus de prêtres qui le font…]. He would advocate a return to the 1962 Roman Missal but with the possibility of accepting an updated Sanctorale and new prefaces [7 juillet 2007… Prophétie !]. The readings would be left in the vernacular [idem] but the present cycles would be altered to obtain more continuity. The Novus ordo of Pope Paul VI would be not abolished but permitted in three cases: (1) as the source for the development of new ritual families in some parts of the Church with a « higher culture » (his phrase); (2) for those Anglican and Lutheran groups that would seek unity with the Catholic Church in some corporate way; and (3) « in those parishes and religious communities of the Latin church that do not wish to recover the historical and spiritual patrimony of the Latin rite in a fuller form. » Nichols adds the following caustic sentence: « The mistake to which poor advice led Paul VI of depriving many of the faithful of a hitherto canonical, indeed mandatory, rite to which they were attached must not be made again. » [Bon, il est évident que cette partie du bouquin de Nichols est la moins convaincante. On aurait aimé d’autres citations plus intéressantes….]

This pluralism, of course, is contrary to the clear policy of Pope Paul VI who saw the Novus ordo as a renewal of the Roman rite in its totality and not the creation of a new rite. He feared that diversity of usages within the Roman rite would lead to divisions [C’est faux, et c’est un cliché qui est utilisé tant par les “progressistes” que par les “traditionnalistes”. Cette phrase de  Paul VI à Jean Guitton est bien connue (Interview dans l’Express, 11-17 juillet 1977, p. 70.) « Je serais tout prêt à autoriser la messe de Pie V: je l’ai célébrée toute ma vie. Mais ce rite est devenu un symbole, comme le drapeau blanc des monarchistes légitimistes: le symbole d’une opposition au Concile. Mon devoir de pape est d’appliquer le Concile . » La volonté de Paul VI a été guidée par un souçi pastoral de voir le Concile appliqué. Le battage des traditionnalistes autour de la soit disant « messe de toujours » a certainement fait beaucoup contre l’autorisation plus large et plus tôt de l’utilisation de ce qui est considéré aujourd’hui comme la forme extraordinaire du rite romain]. This concern does not surface among the restorationists. The pluralism they are now forced to espouse is seen as the burden to be tolerated, the concession they must make to modernity, if they are to be able to return to the modified Tridentine usage they aspire to [c’est vous qui le dites : ou plutôt vous prenez vos desirs pour la réalité. Votre chien n’a pas la rage. Ne cherchez pas à le noyer].

The urgent question is: Has the curia, specifically the Congregation for Worship, bought into the restorationist movement as it affects liturgy? If one looks at Liturgiam authenticam with its talk about a « new era of liturgical renewal, » the answer is a clear yes. [Nous sommes donc d’accord : il n’y a pas de complot restaurationniste. Il y a la volonté du Pontife romain d’appliquer les textes et de faire de la période post conciliaire tout simplement un héritage du rite romain multiséculaire…] Moreover, it never mentions—not even once—Comme le prévoit of 1969, which it sets out to replace. Instead, it cites ten times Varietates legitimae, a document on enculturation from 1994. But has the same congregation accepted this solution of pluralism? My answer is that it has not [Mais c’est votre opinion. Elle vaut… ce qu’elle vaut.]. The centralizing forces so characteristic of our current-day Roman scene would make the acceptance of such a pluralism impossible.[La preuve. 7 juillet 2007]

But it is not clear how the Congregation for Worship will go about accomplishing its objectives [Ou plutôt que le Cardinal Arinze, en conformité avec le désir profond du Siège apostolique, fera tout ce qu’il faut pour travailler à une meilleure expression du rite romain multiséculaire]. Perhaps its members, convinced only that a change of direction is needed, are perplexed about the direction the « reform of the reform » should take and how fast it should be implemented. They may not want to create a visible and abrupt rupture from the changes put into motion by the council and Pope Paul VI. [rupture qui n’existe que dans votre imagination] My guess would be that they would foster an enlargement of the Tridentine usage [prophétie] with a judicious introduction into that usage of the elements Nichols mentioned and then hope that, in time, the whole Latin church would swing to a more conservative, pre-Vatican II direction, being ever so gradually but firmly nudged by more and more restrictive documents. [déjà commenté plus haut… ] In this way the rudder would be altered and the whole ship more slowly moved into a new position. In this regard, we can only wait for clearer signs of their intentions. One thing is certain: the restorationist movement will soon have to articulate a clearer theology if it is to be successful. [idem, déjà commenté. Il n’y a pas de mouvement restaurationniste. Il y a simplement l’emergence d’un nouveau movement liturgique…] It cannot remain just a negative rejection of the postconciliar liturgical reforms [et c’est donc pour ça que c’est « menaçant » pour vous, non ?]. Otherwise it is doomed to foster only subjective pick-and-choose liturgies. As Eamon Duffy has so clearly put it: « Too much water has flowed under the bridges of the Tiber for calls to reverse the liturgical flow to be realistic, even if they were considered desirable, and the cultural moment which would allow the reimposition of a unitary and overarching liturgical culture of the whole Catholica has passed. »

Instead of fomenting acrimonious controversies over « renewal » versus « restoration » with the heightened and unfortunate rhetoric that has accompanied these disputes, the Congregation for Worship might instead attempt to arrive now at a consensus in the church on what has been truly beneficial about the renewal and what is valid about the criticisms leveled against it. This approach seems more in keeping with that articulated by Pope John Paul II. [Toujours pareil : commenté plus haut. Procédé dialectique]

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