Les grandes antiennes O

Le site des Dominicains de la Province de France (wwww.dominicains.fr) nous proposent une intéressante réflexion sur les antiennes O des derniers jours de l’Avent.

À partir du 17 décembre, la tonalité de la liturgie du temps de l’Avent s’oriente plus directement vers la fête de la Nativité. Pour manifester solennellement cette proximité de Noël, des antiennes spéciales au Magnificat ont été introduites pendant l’office des vêpres. Ce sont les célèbres antiennes « O ». Elles sont ici chantées par les frères étudiants de la Province dominicaine d’Angleterre.


O Sapientia

La première partie des Antiennes est tirée de l’Écriture, non pas toujours textuellement, mais en des termes qui en font bien reconnaître l’origine : O Sagesse (Ecclésiastique, XXIV et Sag., VIII) ; O Adonaï et Chef de la maison d’Israël ; O Rejeton de Jessé (Isaïe ) ; O Clef de la maison de David (Isaïe ) ; O Orient (Luc ) ; O Roi des nations (Jérémie ) ; O Emmanuel (Isaïe ). Ces titres sont repris (parfois cependant dans un ordre différent) comme antienne évangélique à la messe du jour. Dans la seconde partie, on répète, comme dans une litanie, le même appel : « Veni, viens », suivi d’une invocation qui varie avec chaque strophe et qui reprend plus ou moins le thème de la 1° partie.

« Avant la venue du Fils de Dieu en sa chair, commente Jacques de Voragine en s’inspirant de Saint Augustin, nous étions ignorants (1ère antienne) ou aveugles, passibles de peines éternelles (2e antienne), esclaves du diable (3e antienne), liés par la mauvaise coutume du péché (4e antienne), enveloppés de ténèbres (5e antienne) et exilés de la patrie pour en avoir été chassés (6e antienne). C’est pourquoi nous avons besoin d’un docteur (1ère), d’un rédempteur (2e antienne), d’un libérateur (3e antienne), d’un guide (4e antienne), d’un éclaireur (5e antienne), et d’un sauveur (6e et 7 eantienne) »

La légende dorée, Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, Paris, 2004, pp.6-7

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