Le sommet de la messe … De la vie chrétienne … De la vie de l’Église ?

L’Eucharistie, comme la liturgie sont « source et le sommet ». Oui, d’accord. L’appellation « eucharistie » elle-même reste cependant imprécise parce qu’elle désigne à la fois dans le langage courant, le sacrement, la célébration du sacrement, et la consommation des espèces par le prêtre et par les fidèles. Bref, c’est la confusion. Ayons malgré tout quelques idées complémentaires…

La communion du prêtre est le sommet de la messe : le sacrifice eucharistique est accompli non pas à la consécration mais ensuite, lorsque le prêtre consomme les espèces eucharistiques du pain et du vin qu’il vient de transsubstantier ; c’est même une condition de validité. Extérieurement pourtant, à cet instant, il ne se passe rien : le prêtre semble s’isoler dans un silence parfois oppressant, souvent comblé par des indications au micro pour la communion, comme si la liturgie, pour pouvoir se conclure, avait encore besoin de régler quelques questions logistiques…

Le missel romain dans les rites de communion, propose cependant une catéchèse méconnue : à l’instant précis où le prêtre se communie, on entonne le chant : le rite romain choisit une antienne tirée de l’Évangile du jour qui de cette manière souligne l’unité entre la liturgie de l’Eucharistie et la liturgie de la Parole. Le chant se prolonge pendant que le célébrant communie les fidèles, et exprime la hiérarchie mais aussi l’union intime du sacerdoce ministériel du prêtre et du sacerdoce commun.

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