L’année de l’Eucharistie : une année de la liturgie ; « Mane nobiscum Domine ».

Nous annoncions lors d’un de nos précédents éditoriaux le lien indéfectible entre la notion d’Eucharistie et la notion de liturgie. C’est ainsi qu’il faut comprendre les attentes de notre pape à l’occasion de l’année eucharistique.

Le Saint Père et les cardinaux le rappellent eux même par la publication de la lettre "Mane nobiscum Domine".

"Reste avec nous, Seigneur" : c’est ainsi que les disciples d’Emmaüs demandent au Christ de rester avec eux pour la nuit, et qu’il se fait reconnaître d’eux par la célébration eucharistique.

Passer des signes aux mystères

Dans ce passage important de la toute dernière lettre apostolique du S. Père, voici ce qu’il nous propose :

« Au cours de cette Année de l’Eucharistie, dans chaque communauté paroissiale, un engagement concret pourrait consister à étudier de manière approfondie la Présentation générale du Missel romain. Enfin, la voie privilégiée pour entrer dans le mystère du salut, rendu présent à travers les signes « sacrés », reste la voie qui consiste à suivre avec fidélité le déroulement de l’Année liturgique. Que les Pasteurs aient à cœur de développer une catéchèse « mystagogique », si chère aux Pères de l’Église, car elle permet de découvrir la signification des gestes et des paroles de la Liturgie, aidant ainsi les fidèles à passer des signes au mystère et à enraciner en lui leur existence tout entière ! »

Et bien c’est exactement ce que nous proposons lors de notre demi-journée du dimanche 28 novembre 2004 à l’abbaye Sainte Marie de Paris (La Source).

Une catéchèse mystagogique.

Comprendre et aimer les mystère exprimés par les signes liturgiques ; voici le mot d’ordre donné dans "Mane nobiscum Domine". C’est une fois de plus un acte magistériel "liturgique", dans la lignée de l’encyclique "Ecclesia de Eucharistia vivit" et de "Redemptionis sacramentum". C’est évident pour tout, le texte ayant été présenté hier par le Cardinal nigérian Francis Arinze, le préfet de la congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements.

Mgr Marini, Maître des célébrations liturgiques pontificales, ajoute : « Il n’échappe à personne, que l’année de l’eucharistie et l’année liturgique sont la même réalité de grâce considérée sous deux angles différents. Plus encore, la célébration des événements du salut dont l’eucharistie est le mémorial – l’incarnation du Verbe, et la naissance de Jésus Sauveur, la passion, la mort et la résurrection du Christ, avec l’Ascension et la Pentecôte, et l’attente de la Parousie – a peu à peu donné lieu, non sans l’intervention du Saint-Esprit, à la formation de l’Année liturgique sans sa fascinante variété et beauté ».

C’est également dans cet esprit que nous proposons aux membres et internautes une réflexion historique, théologique et spirituelle sur la liturgie dans une rubrique spécifique de ce site.

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