La Liturgie de l’Avent

  La liturgie de l’Avent

C’est une grâce de la vie spirituelle que de savoir « vivre de la liturgie », c’est-à-dire d’éprouver en soi, à force d’y participer activement, les sentiments mêmes de l’Église lorsqu’elle célèbre, de mille façons toujours neuves, les mystères de son Époux.

L’année liturgique est vraiment l’école de la vie chrétienne et c’est pourquoi nous pouvons attendre d’elle, cycle après cycle, qu’elle imprime dans nos âmes les sentiments de l’Église, au point que nous parvenions « à en ressentir physiquement les évolutions »[1].

Au commencement de la nouvelle année liturgique, le temps de l’Avent se propose de nous ramener à l’école de la sainte liturgie, de remettre notre âme au diapason de la prière de l’Église, afin d’avoir en nous les sentiments justes et précis qui sont ceux de l’Épouse à l’égard de son Époux qui doit venir.

Nous allons tâcher de saisir, pour commencer, l’esprit de l’Avent, en observant de quelle manière, à travers le temps, l’Église l’a exprimé (I). Nous observerons ensuite les grandes lignes directrices de la liturgie de l’Avent qui orienteront notre prière et notre vie chrétienne durant ces quatre semaines (II). Enfin, nous verrons de quelle force de persuasion la liturgie va user pour nous pénétrer, dès ce soir, de l’esprit de l’Église s’apprêtant à accueillir le Sauveur (III).

 

I

La naissance de l’Avent

 

On gagne toujours beaucoup à connaître l’histoire des choses. Ainsi, l’histoire de l’Avent nous fait découvrir, dès les premiers siècles, toutes les colorations spirituelles propres à ce temps. Mais avant de remonter l’histoire, il convient de faire une mise au point de vocabulaire.

Passage par l’étymologie

À vrai dire, les religions païennes qui préparèrent le christianisme avaient déjà parlé d’Avent. Chez elles, la theophania, en grec, ou l’adventus, en latin, désignaient la date où, chaque année et à jour fixe, une divinité venait habiter dans son temple et y recevait un culte solennel. L’Avent était en quelque sorte le retour et l’anniversaire de cette divinité. Plus tard, lorsque les romains se mirent à rendre un culte à l’empereur divinisé, l’adventus, ou le Natale, en vint à désigner l’anniversaire de l’avènement de l’empereur.

Cela se poursuivit jusqu’à Constantin (IVe s. après J.-C.), c’est-à-dire jusqu’au moment où Rome, devenant chrétienne, se mit à célébrer l’avènement du seul vrai Roi, la venue solennelle de Dieu dans le temple de la chair, à Noël. L’adventus désigna donc tout naturellement l’anniversaire de la Nativité du Sauveur.

Mais ce terme d’adventus avait été employé déjà de manière chrétienne dans les premiers siècles de l’Église, en un temps où l’on ne célébrait pas encore la naissance du Seigneur, et donc pour désigner autre chose que Noël. Cet « avent » du Seigneur, les chrétiens d’Orient l’appellaient « Parousie » (parousia) ou « Théophanie » (theophania, epiphania), et ils faisaient par là référence à la venue définitive et glorieuse du Ressuscité, au dernier jour. À cette époque, en effet, jusqu’aux années 350, la liturgie était occupée exclusivement à célébrer le mystère de Pâques, non seulement pour le commémorer, mais pour en annoncer aussi la manifestation définitive au dernier Jour.

Ce n’est qu’au moment où l’on commença à célébrer la naissance terrestre du Sauveur, au milieu du IVe siècle, dans le contexte des controverses au sujet de l’humanité et de la divinité du Christ, que s’ébaucha la célébration de l’Avent tel que nous le connaissons aujourd’hui. De quelle manière ?

La préhistoire de l’Avent

Le point de départ se trouve évidemment dans la célébration que fit l’Église, à partir du IVe siècle seulement, des commencements de la vie terrestre du Christ, c’est-à-dire tout à la fois et sans trop de distinction, des mystères de sa naissance, de son épiphanie, de son baptême et de son premier signe à Cana. L’importance de ces fêtes, tant en Orient qu’en Occident, appelait naturellement une préparation.

Dans les églises d’Orient, on se mit à lire, à l’approche de ces fêtes, les deux épisodes de l’Annonciation à Marie et à Zacharie. Dès le départ, donc, les fêtes de la Nativité furent placées sous le double signe de la Vierge Marie et du Précurseur avec, pour thème dominant, celui des « annonciations ». Sans plus.

C’est en Occident que la célébration de Noël va s’élargir à plusieurs semaines. Peut-être voulait on préparer, par un temps de recueillement plus prononcé, les baptêmes qu’il était de coutume de célébrer à l’Épiphanie. Ainsi un concile de 380, le concile de Saragosse, va-t-il prescrire aux fidèles d’être assidus à l’église du 17 décembre à l’Épiphanie. Nous verrons l’importance de cette date du 17 décembre pour notre manière actuelle de célébrer l’Avent.

À ce moment-là, une telle préparation à Noël est encore absente de la liturgie qu’on célèbre à Rome. Elle se répand surtout en Gaule, où elle va acquérir une plus grande ampleur et une plus forte connotation ascétique, suivant-là une manière caractéristique de la piété gauloise, toujours encline à en rajouter !

On assiste alors, à la fin du Ve siècle, à l’instigation de l’évêque Perpet de Tours, à la naissance de ce que l’on a appelé le « carême de saint Martin », soit quarante jours de jeûne (trois fois par semaine) allant du 11 novembre au 25 décembre.

L’Avent de la liturgie romaine

Ce n’est qu’un peu plus tard, vers le milieu du VIe siècle, que l’Avent apparaît à Rome, et qu’il se réduit finalement de six à quatre semaines sous le pape saint Grégoire le Grand, à la fin du même siècle.

À Rome, l’Avent connaît d’une certaine façon un changement d’état d’esprit. Tandis qu’il apparaissait, en Gaule, comme une pratique disciplinaire (jeûne, assiduité plus grande à la prière, préparation au baptême), l’Avent se présente, à Rome, comme un acte liturgique, à savoir la célébration cultuelle et festive de l’attente du Messie.

En outre, parce que Rome est encore sous la double influence de l’Occident et de l’Orient, sa liturgie met en scène les deux modalités de cette attente : à la fois l’attente historique de l’Incarnation au jour de Noël, sur laquelle s’était fixée la piété occidentale, et aussi l’attente eschatologique du dernier Avènement du Seigneur, suivant la manière de l’antiquité et de l’Orient.

La réforme de la liturgie après le Concile Vatican II a souhaité rendre à l’Avent cette coloration proprement romaine, en demandant explicitement que cette période « ne soit plus considérée dorénavant comme une saison pénitentielle »[2], mais qu’elle soit vécue comme « à la fois un temps de préparation aux solennités de Noël où l’on commémore le premier avènement du Fils de Dieu parmi les hommes, et un temps où, par ce souvenir, les âmes sont tournées vers l’attente du second avènement du Christ à la fin des temps. Le temps de l’Avent se présente donc, pour ces deux raisons, comme un temps de pieuse et joyeuse attente (tempus devotæ ac iucundæ exspectationis) ».[3]

 

II

La liturgie de l’Avent

 

Concrètement, la liturgie de l’Avent est tissée, dans cette atmosphère de joie et de ferveur, suivant le double motif des deux attentes : l’attente de l’Incarnation et l’attente de la Parousie.

Les deux moments de l’Avent

Dès les origines, nous l’avons vu, l’Église a soigné particulièrement les jours précédant immédiatement la Nativité, à partir du 17 décembre. Cette date garde aujourd’hui encore toute son importance car elle divise l’Avent en deux parties.

Dans un premier temps, du 1er dimanche de l’Avent au 16 décembre, la liturgie contemple principalement le second avènement du Christ, au dernier jour, dans la gloire. Ainsi, les évangiles du 1er dimanche de l’Avent des années A, B et C rapportent tous les trois les paroles de Jésus relatives à « l’Avènement (parousia, adventus) du Fils de l’homme »[4], invitant à la vigilance eschatologique[5].

Dans un second temps, du 17 au 24 décembre, la liturgie revient sur le premier avènement du Christ : sa venue dans la chair dans la nuit de Noël. On retrouve l’idée orientale des « annonciations », des préparations humaines à la venue du Messie. Ainsi entend-on, à l’Évangile de la Messe, la généalogie de Jésus, le récit de l’annonce faite à Joseph, puis à Zacharie, les évangiles de l’Annonciation et ceux de la Visitation et du Magnificat, qui viennent à sa suite, et enfin la naissance de Jean Baptiste, suivie du cantique de Zacharie, le Benedictus, qui achève en quelque sorte toute l’attente de l’Ancien Testament.

Ce découpage de l’Avent en deux parties, en deux attentes, est manifeste dans les deux préfaces de l’Avent. La première, qui se chante jusqu’au 17 décembre, proclame que le Christ, qui est déjà venu dans la condition des hommes, « viendra de nouveau, revêtu de sa gloire, afin que nous possédions (…) les biens que nous attendons dans la foi ». La seconde, que l’on chante du 17 au 24 décembre, annonce quant à elle « celui que les prophètes avaient chanté, que la Vierge attendait avec amour, celui dont saint Jean-Baptiste a proclamé la venue (…). C’est lui, ajoute-t-elle, qui nous donne la joie d’entrer déjà dans le mystère de Noël ».

Une lecture plus détaillée de ces préfaces, comme des innombrables textes, oraisons et chants de la liturgie, nous révélerait la présence entrecroisée de ces deux attentes, avec plus ou moins d’insistance, tout au long de l’Avent.

Les deux grandes figures de l’Avent

La liturgie de l’Avent joue encore sur deux tableaux lorsqu’elle met en scène les deux figures majeures de la Vierge Marie et de saint Jean-Baptiste. Ici, il ne s’agit plus tant de souligner les deux attentes que de nous faire sentir le double état d’esprit qui doit nous animer.

Ce climat intérieur, cet ethos de l’Avent, c’est l’état d’esprit de l’Église-Épouse s’apprêtant à accueillir Son Époux. Or les sentiments de l’Église sont doubles à ce moment, composés à la fois par la joie et la vigilance, dont Marie et Jean-Baptiste sont les modèles accomplis.

Marie

Plus que tout autre temps liturgique, l’Avent met en relief la coopération de Marie au mystère du salut, particulièrement dans la célébration de son Immaculée Conception. Cela n’est pas le fait d’un ajout dévotionnel, mais provient de l’essence même du mystère, puisque sans Marie, le salut ne serait pas advenu.

Or la présence quotidienne de Marie dans la liturgie de l’Avent, qui s’accomplira dans le temps de Noël avec la grande solennité de la Mère de Dieu, le 1er janvier, irradie ces semaines d’une profonde joie intérieure, qui n’est pas autre chose que la joie de la maternité. Marie diffuse dans toute l’Église sa joie d’être mère. Cette joie mariale est peut-être la raison la plus intérieure de la joie de Noël, et ce qui empêche de considérer l’Avent comme un temps de pénitence. L’Église pratiquera seulement l’ascèse à laquelle une future mère consent joyeusement, pour le bien de l’enfant qu’elle porte.

Mère qui porte le Sauveur, Marie est aussi l’image parfaite de la fiancée et, partant, de l’Église qui doit accueillir le Christ. La pureté de son amour indique la qualité que notre cœur doit avoir pour accueillir l’Époux qui vient s’unir à notre humanité.

Ce thème de l’épouse qui se réjouit de la venue imminente de son nouvel époux, d’une joie d’autant plus parfaite que son âme est pure, apparaît tout spécialement dans la solennité de l’Immaculée-Conception.

En effet, Marie est la toute belle – tota pulchra es –, parce qu’il fallait une telle beauté, une telle pureté d’âme, pour s’unir à Dieu au point de donner la vie au Fils de Dieu. Et Marie est aussi la toute pure, parce qu’elle préfigure « l’Église, la fiancée sans ride, ni tache, resplendissante de beauté » à qui le Christ se livrera en mourant d’amour sur la croix, suivant les termes de saint Paul aux Éphésiens repris par la préface du 8 décembre[6].

Au fond, le mystère de Marie nous donne l’idée la plus juste de l’esprit de l’Avent : une attente pleine de joie et de délicatesse de cœur, avec les petits renoncements consentis par amour qui sont ceux d’une mère sur le point d’enfanter ou d’une fiancée à l’approche de ses noces.

Jean-Baptiste

La prédication de Jean-Baptiste au cours de l’Avent n’est pas exactement celle du Carême, même si elle conserve sa tonalité ascétique. Jean joue ici son rôle de Précurseur, c’est-à-dire d’avant-garde de « Celui qui doit venir ». Il est le grand prophète, comparable à Élie, dont la « voix » précède immédiatement la « Parole » de Dieu qui va s’incarner en Jésus-Christ. En cela, Jean-Baptiste récapitule tout le prophétisme de l’Ancien Testament car, mieux qu’aucun autre prophète, il va révéler l’intervention définitive de Dieu en faveur de son peuple, par l’alliance nouvelle et éternelle de l’Incarnation.

Mais Jean-Baptiste nous invite aussi à « préparer les voies du Seigneur et à rendre droits ses chemins »[7]. En cela, il assume la part de préparation ascétique à la venue du Christ, dans l’esprit de l’Avent gaulois et franc, mais une part ascétique dans laquelle, si l’on ose dire, à l’inverse du carême, le miel est préféré aux sauterelles grillées ! S’il est question d’ascèse, il n’est certainement pas question de pénitence.

En effet, la conversion prêchée par Jean-Baptiste durant l’Avent consiste surtout à préparer nos cœurs à « revêtir le Seigneur Jésus-Christ »[8], ainsi que nous y invite l’Épître du 1er dimanche, c’est-à-dire à faire grandir en nous les deux vertus du Royaume qui sera instauré à Noël : la justice et la paix.

 

Ainsi, quatre semaines durant, La Vierge Marie et saint Jean-Baptiste vont nous aider à « diriger notre joie vers la joie d’un si grand mystère, afin que nous fêtions notre salut avec un cœur vraiment nouveau. »[9]

 

III

La force de persuasion de la liturgie

Pour parvenir à cette fin, la liturgie va user, jour après jour, de persuasion, et c’est de cette manière-là, comme goutte à goutte, qu’elle instillera en nous l’esprit de l’Église.

Un jeûne qui crée le désir

La liturgie va commencer par créer une sorte de vide que toutes les semaines suivantes, jusqu’à Noël, vont s’employer à combler. Ce sera le vide du sanctuaire, plus dépouillé, sans fleurs ni décors trop riches ; le vide de la musique, qui va se faire plus discrète et susciter, par là, le vide apparent du silence ; le vide du Gloria, qui ne sera plus chanté « afin de le faire résonner avec une certaine fraîcheur le jour de Noël »[10] ; le vide, ou en tout cas le manque de clarté, des ornements violets. Tout cela, de manière sensible, va provoquer un désir intérieur : désir de joie et de beauté, désir de musique et de chant, désir d’allégresse et de lumière. Tel est le jeûne liturgique de l’Avent : une privation d’ordre sensible, destinée à renouveler notre désir intérieur.

 Formés par la Parole de Dieu

L’Avent est aussi le temps par excellence de la Parole persuasive de Dieu : le temps où la Parole se fait insistante par la voix des prophètes, d’une insistance telle qu’elle prend chair : en Marie, physiquement, et en nous, par la grâce.

L’Avent nous rappelle que l’écoute de la Parole forme en nous la Parole. Autrement dit, le Christ ne se forme en nous que pour autant que nous écoutions, méditions, mangions et assimilions ses paroles. La liturgie, la Messe quotidienne et la prière de l’office, nous administrent chaque jour notre « ration » de Parole de Dieu, nourriture sans laquelle le Christ ne peut pas grandir en nous.

C’est en particulier le prophète Isaïe qui va nous être servi, ainsi que les prophètes qui ont complété son enseignement : Baruch, Sophonie, Michée. Ces prophéties culmineront le 4e dimanche de l’Avent, avec l’annonce qu’une femme enfantera un descendant de David, l’Emmanuel.[11] Surtout, elles vont inscrire dans notre esprit des paroles qui seront répétées de manière lancinante par la liturgie, tel ce Rorate cœli d’Isaïe : « Cieux, répandez votre rosée et que les nuées fassent pleuvoir le Juste »[12], ou ces mots de Zacharie : « Voici que le Seigneur va venir, et il y aura en ce jour-là une grande lumière ».[13]

Les psaumes vont contribuer de la même façon à notre formation intérieure, en peuplant notre mémoire, par répétition, des plus vibrants appels de confiance de toute la Bible.

En particulier, nous chanterons sous toutes leurs formes les psaumes 24, 79 et 84 qui imprégneront nos esprits de ces grand appels : « Vers Toi, j’élève mon âme ; mon Dieu, j’ai confiance en Toi, je ne serai pas confondu »[14] ; « réveille ta puissance et viens nous sauver »[15] ; « Montre-nous, Seigneur, ta miséricorde, et donne-nous ton salut »[16].

La voix de l’Épouse

Enfin, ce sont aussi les paroles de l’épouse, c’est-à-dire de l’Église, que la liturgie va placer sur nos lèvres : des paroles de foi et d’amour soufflées par l’Esprit Saint à l’Église, en particulier lorsqu’elle se rassemble pour prier.

Mieux que jamais, la liturgie de l’Avent nous fait entendre la voix, le chant propre de l’Épouse, et elle nous prête ainsi les paroles vraiment agréables au Christ qui doit venir.

Parmi ces nombreux chants de l’Avent composés par l’Église depuis l’antiquité, nous ne retiendrons, pour terminer, que les plus frappants : ces antiennes du Magnificat, chantées le soir du 17 au 23 décembre, que l’on appelle « les grandes O », et qui étaient chantées déjà au temps de Charlemagne !

Ces antiennes sont construites sur le même modèle, en deux parties : d’abord, un titre messianique du Christ, précédé du vocatif « » et suivi d’une description biblique de ce titre : « Ô Sagesse ; Ô Adonaï ; Ô Tige de Jessé ; Ô Clef de David ; Ô Astre du matin ; Ô Roi des nations ; Ô Emmanuel » ; puis, à chaque fois, l’impératif « Veni » : « viens ! », qui est le cri de l’Épouse, suivi d’une prière pleine d’espérance adressée à l’Époux : « Viens nous enseigner le chemin ; viens nous racheter ; viens nous libérer, nous sortir de prison, nous illuminer ; viens et sauve l’homme ; viens nous sauver. »

Dans ces grandes antiennes à la mélodie identique, avec leurs exclamations répétées sept jours de suite et l’insistance de leur appel – Veni ! – la liturgie révèle toute sa puissance de persuasion et sa capacité étonnante à marquer notre mémoire et notre cœur du juste sentiment de la foi.

 

En conclusion, ce juste sentiment de la foi, qui est exactement celui de l’Église en prière et donc celui d’une piété vraiment catholique, nous suggère, dans le temps de l’Avent, de mettre tout notre amour et tous nos efforts à désirer le Christ – « le Désiré de toutes les nations »[17]–, et à l’appeler avec foi jusqu’à ce qu’il vienne, au moyen des paroles mêmes qui achèvent toute la Sainte Écriture : « Amen. Viens, Seigneur Jésus ! »[18]

 

Thomas Diradourian, prêtre

27 novembre 2010


[1] Dom P. Guéranger, Introduction à l’année liturgique, Préface, Dominique Martin Morin, 1995, p. 17.

[2] Commentaire accompagnant le motu proprio Mysterii paschalis, du pape Paul VI (14 février 1969) portant approbation du nouveau calendrier romain général.

[3] Missel romain, Norme universelles de l’année liturgique, n. 39.

[4] Mt 24, 37 : Évangile du 1er dimanche de l’Avent de l’année A (cf. aussi, pour l’année C, Lc 21, 25…36).

[5] Mc 13, 35. 37 : Évangile du 1er dimanche de l’Avent de l’année B.

[6] Cf. Ep 5, 27.

[7] Mt 3, 3 : Évangile du 2e dimanche de l’Avent, année A.

[8] Cf. Rm 13, 14 : Épître du 1er dimanche de l’Avent, année A.

[9] Missel Romain, collecte du 3e dimanche de l’Avent (traduction française).

[10] Commentaire accompagnant le motu proprio Mysterii paschalis,…

[11] Is 7, 10-16 (année A) ; 2 Sm 7, 1…16 (année B) ; Mi 5, 1-4 (année C).

[12] Is 45, 8 : ant. d’introït du 4e dimanche de l’Avent, et alibi.

[13] Za 14, 5.7 : ant. de communion du lundi après le 17 décembre, et alibi.

[14] Ps 24, 1-2 : ant. d’introït et d’offertoire du 1er dimanche de l’Avent, et alibi.

[15] Ps 79, 3 : graduel et alléluia du 3e dimanche de l’Avent, et alibi.

[16] Ps 84, 8 : alléluia du 1er dimanche de l’Avent, et alibi.

[17] Cf. Antiphonale Romanum, vol. I, Ant. O Rex gentium du 22 décembre, aux vêpres.

[18] Ap 22, 20.

Laisser un commentaire