Initiation à la liturgie romaine de Michel Gitton

Un livre de formation à l’usage de tout chrétien s’intéressant à la liturgie catholique. Nous connaissons bien le P. Gitton, recteur de la collégiale Saitn Quiriace de Provins, mentor des "Groupes de recherche théologique"  du Mouvement Résurrection. C’est une pensée fine, nullement emprunte de nostalgie, conforme à une idée éxigeante de la liturgie.

 

Bref, nous aimons nous conseillons …. 

Initiation à la liturgie romaine de Michel Gitton.

Editions Ad solem, novembre 2003, 141 pages. 15 euros. ISBN 2-88482-023-X

Préface de S.E. le Cardinal Ratzinger : « La liturgie nous fait entrer dans un mystère, c’est-à-dire une réalité cachée en Dieu (…) Elle nous fait accéder, à travers les éléments sensibles disposés par l’Église, à la vie du Christ Ressuscité, désormais auprès du Père, entouré des anges et des saints. »

Ces phrases initiales disent ouvertement ce que l’auteur de cette Initiation à la liturgie romaine se propose de faire : il veut introduire le lecteur à ces « éléments sensibles introduits par l’Église » en expliquant dans une première partie les principes qui règlent la liturgie romaine et qu’il faut connaître pour vivre cette liturgie. Ensuite il montre comment les éléments sensibles ont été employés pour en faire la construction de la liturgie romaine actuelle. Le P. Michel Gitton ne s’arrête pas outre mesure sur des explications historiques – intéressantes certes, mais souvent peu utiles pour le catholique moyen – et ne se perd jamais dans des lamentations sur les abus existants, et encore moins dans des polémiques avec ceux auxquels la liturgie actuelle n’est pas assez traditionnelle ou bien, au contraire, encore trop rigide et peu adaptée à « l’homme moderne ou même post-moderne ». Mais il souligne clairement, dès le début de son livre, que « la liturgie n’est pas l’expression gestuelle et chantante d’un groupe ou d’une communauté », mais qu’elle nous fait entrer dans un mystère.

Il me semble que le but de ce livre a été atteint : celui qui lit et étudie cette « Initiation » se retrouve facilement dans la réalité de la liturgie romaine. Naturellement, la liturgie reste « un mystère, une réalité cachée en Dieu » ; pour y accéder il faut avoir avant tout une foi vivante et une grande attention du coeur à la grâce divine, qui, elle seule, peut vraiment introduire dans une réalité cachée en Dieu. La liturgie nous fait « accéder à la vie du Christ Ressuscité » parce que le Christ lui-même, notre vrai Grand-Prêtre, est opérant dans la liturgie, c’est lui qui nous touche par sa grâce et nous fait participer à sa vie divine. Nous entrons donc objectivement dans le mystère du Christ, qui le veut ainsi ; même si nous n’avons pas une connaissance empirique de cette réalité mystique, elle est néanmoins très réelle.

C’est à ce seuil que cette « Initiation » veut porter le lecteur, qui, ensuite doit entrer lui-même, attiré par le Saint-Esprit et porté par sa foi et son amour, dans ce sanctuaire où vit le Christ Ressuscité auprès du Père et entouré des anges et des saints.

Je souhaite à ce livre un bon succès : que beaucoup de catholiques le prennent en mains et le lisent avec toute l’attention qu’il mérite. Le résultat sera bientôt tangible dans bien des communautés paroissiales et religieuses.

Joseph, Cardinal Ratzinger

Le livre du Père Michel Gitton arrive à son heure. Loin de toute polémique, il entend servir le peuple chrétien et plus directement les principaux acteurs de la liturgie, à célébrer le Seigneur comme il convient.

Ce n’est pas un cérémonial minutieux, même si tous les gestes sont expliqués et mis en perspective. Ce n’est pas une oeuvre théologique, même si la théologie éclaire les multiples aspects de la pratique liturgique la plus concrète. C’est, comme le titre l’indique, une initiation à la liturgie romaine restaurée. En ce sens, l’ouvrage est à fortement recommander aux séminaristes, aux membres des équipes liturgiques de nos paroisses, aux prêtres soucieux de toujours mieux comprendre et vivre ce qu’ils célèbrent. Parmi les chapitres du livre, celui sur Les accents mis par Vatican II est particulièrement important pour découvrir le « recentrement sur l’essentiel ».

Puissent ces réflexions nous aider à mieux vivre la réforme liturgique du concile Vatican II, ce qui facilitera quelque peu l’unité à l’intérieur même de l’Église catholique ! Quant au dernier chapitre, Aux sources vives de la Liturgie romaine, il révélera à ceux qui en doutent à quel point la liturgie romaine restaurée s’enracine profondément dans la Tradition de l’Église. Tout lecteur ne pourra que vouloir répondre à l’objectif fixé par l’auteur : « rendre à la liturgie romaine sa beauté et sa cohérence pour la gloire de Dieu et le salut des hommes ».

Paul-Marie Guillaume, Évêque de Saint-Dié

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