IIèmes Vêpres du Vème dimanche de Carême

Telles que chantées en 2014 et 2015 à la cathédrale Saint Charles Borromée, à l’issue de la Conférence de carême. (En 2015 : Evangelii nuntiandi du Bx pape Paul VI, par l’abbé B . Martin)

Vème dimanche de Carême

Précisions : Avec le cinquième dimanche de Carême commence ce que l’usage du rite romain appelle le « Temps de la Passion », où certains usages liturgiques spécifiques préparent le peuple chrétien à la grande semaine. On peut voiler les images et les croix (Cf. Congr. Cultu Divino : De festis paschalibus num. 57, et Missale romanum 2002 p. 255), que l’on dévoilera ensuite le vendredi saint ; on choisit à compter de ce dimanche certaines pièces à la liturgie des heures chantée qui annoncent la semaine sainte (comme l’hymne Vexilla regis et le répons bref De ore leonis).

Procession :

L’orgue ne joue pas.

En tête : acolyte thuriféraire portant l’encensoir allumé, fumant et la navette deux acolytes portant les cierges allumés, suivi du cérémoniaire, suivis de 4 chantres, suivi du célébrant en chape entouré de deux diacres.

A l’arrivée au sanctuaire, la procession s’aligne face à l’autel sur deux rangs  : en haut des marches, le célébrant entouré des diacres, entourés de part et d’autres des acolytes avec leur cierge allumé. En bas des marches, les quatre chantres (cf. schéma).

tous génuflectent de façon simultanée, y compris les acolytes, portant les cierges. Après quelques secondes de silence, le choeur étant debout et tourné vers l’autel, le président du chœur entonne le Deus in adiutorium. Le diacre de droite lui soulève le pan de la chape. Tous répondent en chantant Domine etc… Immédiatement après, tout en chantant, le célébrant les diacres et les chantres génuflectent en même temps et rejoignent leur place : le célébrant et les diacres au siège de présidence, entourés des acolytes qui auront auparavant déposé leur cierge à la crédence, les chantres du côté droit du chœur.(Cf. Schéma).

Le chœur s’incline profondément, face à face, pour la doxologie.

Ad II Vesperas

Aux IIes Vêpres

V/. Deus, in adiutórium meum inténde.

V/. Dieu, viens à mon aide.

R/. Dómine, ad adiuvándum me festína.

R/. Seigneur, vite à mon secours.

Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sæcula sæculórum. Amen.


Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.

L’hymne est entonnée par le président du chœur. Elle est chantée debout. Les chantres prennent la première strophe qui est altérnée avec le reste du chœur et l’assemblée.

Tous se mettent à genoux pour la strophe O Crux Ave Spes unica.



Les étendards du Roi s’avancent, Mystère éclatant de la croix! Au gibet fut pendue la chair Du Créateur de toute chair.

C’est là qu’Il reçut la blessure D’un coup de lance très cruel, Et fit sourdre le sang et l’eau Pour nous laver de nos péchés .

Arbre dont la beauté rayonne , Paré de la pourpre du Roi, D’un bois si beau qu’il fut choisi Pour toucher ses membres très saints!

Arbre bienheureux, à tes branches La rançon du monde a pendu! Tu devins balance d’un corps Et ravis leur proie aux enfers!

Salut, autel, Salut, victime De la glorieuse passion ! La vie qui supporta la mort Par la mort a rendu la vie!

O croix, salut, espoir unique! En ce temps de la passion Augmente les grâces des pieux, remets les fautes des pécheurs.

Trinité, source salutaire, Que Te célèbre tout esprit! Ceux que Tu sauves par la croix, Protège-les à tout jamais.

La première antienne est entonnée par le président du chœur, préentonnée par les préchantres, qui pour cela lui présentent le livret en haut des marches, face à laprésidence. Le président du choeur s’asseoit immédiatement après. Le choeur ne s’assoit qu’une fois que le président du chœur s’est lui-même assis.

L’antienne est poursuivie fermement par les sous chantres et le chœur, pendant que les préchantres se déplacent. Le premier versets de chaque psaume est entonné par les préchantres, au milieu du chœur, tournés vers l’autel. Le second verset de chaque psaume st enchaîné par le chœur et l’assemblée. A la différence du chœur, les chantres demeurent debout pour les antiennes et les intonations.


AnAnt. 1 Sicut exaltátus est serpens in erémo, ita exaltári opórtet Fílium hóminis.

Ant. 1 Tout comme le serpent fut exalté dans le désert, il importe que le Fils de l’homme soit exalté.

Psalmus 109 (110)

Psaume 109 (110)

Messias rex et sacerdos

Le messie, roi et prêtre

Oportet illum regnare, donec ponat omnes inimicos sub pedibus eius (1 Cor 15, 25).

Il faut qu’Il règne, après avoir mis tous Ses ennemis sous Ses pieds (1 Cor 15, 25).

Dixit Dóminus mino meo: * «Sede a dextris meis,

Le Seigneur a dit à mon Seigneur : * « Assieds-Toi à Ma droite,

donec ponam inicos tuos * scabéllum pedum tuórum».

en attendant que Je fasse de Tes ennemis l’escabeau de Tes pieds ».

Virgam poténtiæ tuæ emíttet Dóminus ex Sion: * domináre in médio inimicórum tuórum.

Le Seigneur fera sortir de Sion le sceptre de Ta puissance : * domine au milieu de Tes ennemis.

Tecum principátus in die virtútis tuæ,  in splenribus sanctis, * ex útero ante lucíferum nui te.

Avec Toi est le principe au jour de Ta puissance,  dans les splendeurs des saints : * c’est de Mon sein qu’avant que l’aurore[existât] je T’ai engendré.

Iurávit Dóminus et non pænibit eum: * «Tu es sacérdos in ætérnum secúndum órdinem Melchísedech».

Le Seigneur a juré et Il ne S’en repentira point : * Tu es prêtre pour l’éternité, selon l’ordre de Melchisédech.

Dóminus a dextris tuis, * conquassábit in die iræ suæ reges.

Le Seigneur est à Ta droite : * Il a brisé des rois au jour de Sa colère.

[Iudicábit in natiónibus: cumulántur cavera, * conquassábit cápita in terra spatiósa.]

[Il exercera Ses jugements parmi les nations, en accumulant les cadavres, * Il écrasera sur la terre les têtes d’un grand nombre.]

De torrénte in via bibet, * proptérea exalbit caput.

Il boira du torrent dans le chemin : * c’est pour cela qu’Il lèvera la tête.

On se lève pour la doxologie au demi verset qui la précède. Elle se chante avec une inclination profonde. On se rassoit au demi verset suivant (et in saecula). le président du chœur ainsi que ses assisants reste assis et le cas échéant, se découvrent.

Glória Patri, et lio, * et Spirítui Sancto.

Gloire au Père, * au Fils et au Saint Esprit

Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sæcula sæcurum. Amen.

Comme il était au commencement, maintenant et toujours, * et dans les siècles des siècles. Amen.

Ant. Sicut exaltátus est serpens in erémo, ita exaltári opórtet Fílium hóminis.

Ant. Tout comme le serpent fut exalté dans le désert, il importe que le Fils de l’homme soit exalté.

A la fin de chaque psaume, l’antienne est reprise, le chœur étant assis, mais les chantres debout.

Les antiennes suivantes sont entonnées dans l’ordre de dignité du chœur, c’est-à-dire par les diacres, à moins qu’il y ait des prêtres au choeur. L’intonation n’est pas une question de compétence, mais de primauté d’ordre. NB : Les premeirs mots de l’antienne sont chantés tout bas par le préchantre, celui qui entonne n’a besoin que de répéter, ce qui est excessivement facile. De toutes façons, les préchantres sont justement présents pour rattrapper les éventuelles fautes.

Cas général : A chaque intonation, tout le chœur se met debout.

Exception : si un membre du chœur devait avoir un rang supérieur à celui qui entonne, il reste alors assis.


Ant. 2 Ego qui loquor iustitiam et propugnator sum ad salvandum.

Ant. 2 Moi, je suis celui qui profère la justice, et qui suis le combattant pour le salut.

Psalmus 113 A (114)

Psaume 113 A (114)

Israel ex ægypto liberatur

Israël est libéré d’Egypte

Cognoscite etiam vos exiisse ab ægypto, qui huic sæculo renuntiastis (S. Augustinus).

Sachez que vous êtes aussi sortis d’Égypte, vous qui avez renoncé à ce monde (S. Augustin).

In éxitu Israel de ægypto, * domus Iacob de pópulo bárbaro,

Quand Israël sortit d’Egypte, et la maison de Jacob du milieu d’un peuple barbare,

factus est Iuda sanctuárium eius, * Israel potéstas eius.

La Judée devint son sanctuaire, Israël son domaine.

Mare vidit et fugit, * Iordánis convérsus est retrórsum;

La mer le vit et s’enfuit, le Jourdain remonta vers sa source.

montes saltavérunt ut aetes, * et colles sicut agni óvium.

Les montagnes bondirent comme des béliers, les collines comme des agneaux.

Quid est tibi, mare, quod fusti? * Et tu, Iordánis, quia convérsus es retrórsum?

Qu’avais-tu, mer à t’enfuir ? Et toi, Jourdain, à remonter vers ta source ?

Montes, quod saltástis sicut aetes, * et colles, sicut agni óvium?

Et vous, montagnes, à bondir comme des béliers ? Et vous collines, comme des agneaux ?

A fácie Dómini contremísce, terra, * a fácie Dei Iacob,

La terre a tremblé à l’aspect du Seigneur, à l’aspect du Dieu de Jacob.

qui convértit petram in stagna aquárum * et sílicem in fontes aquárum.

Qui change le rocher en étang et fait du roc une source

Glória Patri, et lio, * et Spirítui Sancto.

Gloire au Père, * au Fils et au Saint Esprit

Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sæcula sæcurum. Amen.

Comme il était au commencement, maintenant et toujours, * et dans les siècles des siècles. Amen.

Ant. Ego qui loquor iustitiam et propugnator sum ad salvandum.

Ant. Moi, je suis celui qui profère la justice, et qui suis le combattant pour le salut.

Ant. 3 Vulnerátus est propter iniquitátes nostras, attrítus est propter scélera nostra, et livóre eius sanáti sumus.

Ant. 3 Il a été transpercé à cause de nos péchés, broyé à cause de nos iniquités, et c’est par Ses meurtrissures que nous sommes guéris.

Canticum 1 Petr 2, 21-24

Cantique 1 Pierre 2,21-24 NT8

De passione voluntaria servi Dei, Christi

La passion volontaire du serviteur de Dieu, le Christ

Christus passus est pro vobis vobis relínquens exémplum, * ut sequámini vesgia eius:

Le Christ a souffert pour nous, vous laissant un exemple, afin que vous suiviez Ses traces:

qui peccátum non fecit, * nec invéntus est dolus in ore ipus;

Lui qui n’a pas commis de péché, et dans la bouche duquel ne s’est pas trouvée de fraude;

qui cum maledicerétur, non remaledicébat, + cum paterétur, non comminatur, * commendábat autem iuste iudicánti;

Lui qui, injurié, ne rendait point d’injures, et, maltraité, ne faisait point de menaces, mais Se livrait à celui qui Le jugeait injustement;

qui peccáta nostra ipse pértulit * in córpore suo super lignum,

Lui qui a porté Lui-même nos péchés dans Son corps sur le bois,

ut peccátis mórtui iustítiæ vivemus; * cuius livóre sati estis.

afin qu’étant morts au péché, nous vivions à la justice; Lui par les meurtrissures duquel vous avez été guéris.

Glória Patri, et lio, * et Spitui Sancto.

Gloire au Père, * au Fils et au Saint Esprit

Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sæcula sæcurum. Amen.

Comme il était au commencement, maintenant et toujours, * et dans les siècles des siècles. Amen.

Ant. Ipse vulnerátus est propter iniquitátes nostras, attrítus est propter scélera nostra, et livóre eius sanáti sumus.

Ant. Il a été transpercé à cause de nos péchés, broyé à cause de nos iniquités, et c’est par Ses meurtrissures que nous sommes guéris.

La leçon brève s’écoute assis. Elle est chantée à l’ambon, idéalement par un lecteur / acolyte institué, les mains posées sur l’ambon (et non pas jointes). On n’annonce pas la référence biblique. On ne répond pas Deo gratias.

Lectio brevis (Act 13, 26-30a)

Lecture brève (Act 13,26-30a)

Viri fratres, nobis verbum salútis huius missum est. Qui habitábant Ierúsalem et príncipes eórum, Iesum ignorántes et voces Prophetárum, quæ per omne sábbatum legúntur, iudicántes implevérunt, et nullam causam mortis inveniéntes petiérunt a Piláto, ut interficerétur; cumque consummássent ómnia, quæ de eo scripta erant, deponéntes eum de ligno posuérunt in monuménto. Deus vero suscitávit eum a mórtuis.

Mes frères, c’est à nous que cette parole de salut a été envoyée. Car les habitants de Jérusalem et leurs princes, L’ayant méconnu, ont accompli, en Le condamnant, les paroles des prophètes qui sont lues chaque sabbat; et ne trouvant rien en Lui qui fût digne de mort, ils demandèrent à Pilate de Le faire mourir. Et lorsqu’ils eurent consommé tout ce qui avait été écrit de Lui, il Le descendirent du bois et Le déposèrent dans un tombeau. Mais Dieu L’a ressuscité des morts.

Après quelques instants de silence, tous se lèvent pour le répons bref.

Responsorium Breve

Répons bref

Le répons bref est chanté par un chantre. le chœur se met debout et se tourne vers l’autel. Le chantre prend une fois le répons, répété par tous, puis le verset, la réclame du répons étant reprise par tous. Il n’ya pas de doxologie, donc le chantre reprend seul la première partie du répons jusqu’à l’étoile alors que tous répètent la réclame.

R/. De ore leonis, * Libera me Domine. De ore.

V/. Et a cornibus unicornium humilitatem meam. V/. Libera me. R/. De ore.

R/. De la gueule du lion, libère moi, Seigneur. De la bouche. V/. Et des cornes des rhinocéros sauve ma faiblesse. R/. De la bouche.

L’antienne du Magnificat est entonnée par le président du chœur, après préintonation par les deux préchantres.

Immédiatement après l’intonation, (à l’étoile) le président se rasseoit et impose l’encens dans l’ensensoir que le thuriféraire lui présente, agenouillé devant le siège de présidence.

Pendant le magnificat, le président du chœur encense, assisté par un diacre qui lui tient le côté de la chape. Après que le célébrant ait encensé l’autel, le diacre encense le célébrant, puis donne l’encensoir au cérémoniaire qui encense le clergé, puis le chœur puis l’assemblée.

Si tout cela prend du temps, il pourra être opportun de « triompher le magnificat », c’est-à-dire de reprendre autant que fois que possible l’antienne du magnificat, notamment avant la doxologie, ou même si nécessaire, après cordis sui.

Après la doxologie, le président du chœur se rasseoit, et donc tous s’assoient sauf les quatre chantres qui demeurent debout pour la reprise de l’antienne.



Ant. Clamabat Dominus Iesus * ad monumentum Lazari, voce magna cum lacrimis dicens : Lazare, veni foras. Qui statim surrexit ; et iussit eum solvere.

Ant. Le Seigneur Jésus cria d’une voix forte: avec des larmes : Lazare, viens dehors. Et aussitôt il se leva, et on le délia [de ses bandes].

Le premier verset est entonné par un chantre. Tous sont debout pour le cantique de l’Évangile qui le dimanche est chanté avec médiante ornée.



Les supplications litaniques sont chantées à l’ambon, mains jointes, idéalement par un diacre. Les prières litaniques sotn enffet un ministère expressément diaconal. Tous chantent la réponse. La litanie est introduite par le président du chœur, rectot tono (sur LA). Après l’invite du président du chœur, tous se tournent vers l’autel.

Preces

Supplications litaniques

Laus Deo Patri, qui pópulum electiónis e sémine incorruptíbili renásci vóluit per Verbum suum, quod manet in ætérnum. Ei pie supplicémus: Te Rogamus audi nos. R/. Te Rogamus audi nos

Louange à Dieu le Père, qui a voulu que Son peuple d’élection renaisse d’une semence impérissable par Son Verbe, Lui qui demeure dans l’éternité. Supplions-Le pieusement . R/. Nous Te le demandons, écoute-nous.

Audi, miséricors Deus, supplicatiónes, quas pro cuncto pópulo tuo deférimus,

Ecoute, Dieu miséricordieux, les supplications que nous T’adressons pour tout Ton peuple,

 ut desíderet se tuo pótius verbo quam cibo satiáre corpóreo. Dominum deprecemur.

 qu’il désire se rassasier de la boisson du verbe et de la nourriture de Ton corps. Supplions le Seigneur.

R/. Te Rogamus audi nos

R/. Nous Te le demandons, écoute-nous.

Doce nos gentem nostram et cunctos hómines sine discrímine vere et efficáciter amáre,

Instruis notre nation et tous les hommes sans exception comment aimer vraiment et efficacement .

 eósque in pace et bono semper ædificáre. Dominum deprecemur.

 pour qu’ils construisent toujours dans la paix et la bonté. Supplions le Seigneur.

R/. Te Rogamus audi nos

R/. Nous Te le demandons, écoute-nous.

Réspice omnes per baptísmum regenerándos,

Regarde tous ceux qui son régénérés par le baptême,

 ut domum spiritálem, tamquam lápides vivi, tibi constítuant. Dominum deprecemur.

 pour qu’ils fassent partie de la maison spirituelle, comme des pierres vivantes. Supplions le Seigneur.

R/. Te Rogamus audi nos

R/. Nous Te le demandons, écoute-nous.

Qui, per Ionam prædicántem, Ninivítas ad pæniténtiam excitásti,

Toi qui par la prédication de Jonas à Ninive, a encouragé à la pénitence,

 verbo tuo peccatórum corda convérte propítius. Dominum deprecemur.

 que Ta parole amène le cœur des pêcheurs à la conversion . Supplions le Seigneur.

R/. Te Rogamus audi nos

R/. Nous Te le demandons, écoute-nous.

Tríbue moriéntibus in spe Christo iúdici occúrrere,

Procure aux mourants l’espérance de voir le jugement du Christ,

 tuíque aspéctu in ætérnum gaudére. Dominum deprecemur.

 pour qu’en Ta présence, ils se réjouissent dans l’éternité. Supplions le Seigneur.

R/. Te Rogamus audi nos.

R/. Nous Te le demandons, écoute-nous.

Tous chantent le Pater au ton du dimanche, entonné par le président du chœur, comme conclusion des supplications litaniques.

Pater noster, qui es in cælis:

Notre Père, qui es aux cieux :

sanctificétur nomen tuum;

que Ton nom soit sanctifié ;

advéniat regnum tuum;

qu’advienne Ton règne ;

fiat volúntas tua, sicut in cælo et in terra.

que Ta volonté soit faite, comme au ciel sur la terre.

Panem nostrum cotidiánum da nobis hódie;

Donne-nous aujourd’hui notre pain quotidien ;

et dimítte nobis débita nostra,

et remets-nous nos dettes,

sicut et nos dimíttimus debitóribus nostris;

comme nous remettons à nos débiteurs ;

et ne nos indúcas in tentatiónem;

et garde-nous de consentir à la tentation ;

sed líbera nos a malo.

mais libère nous du malin.

Un acolyte présente au célébrant le livre ouvert (si possible les HG, tranche dorée), se présentant dos à l’autel, à la page de la collecte. Sans Dominus vobiscum ni Oremus, le président du chœur, tourné vers l’autel, mains ouvertes, chante la collecte finale. Cf. Schéma.

Oratio

Oraison

Quæsumus, Dómine Deus noster, ut in illa caritáte, qua Fílius tuus díligens mundum morti se trádidit, inveniámur ipsi, te opitulánte, alácriter ambulántes. Per Dóminum nostrum Iesum Christum, Fílium tuum, qui tecum vivit et regnat in unitáte Spíritus Sancti, Deus, per ómnia sæcula sæculórum. R/. Amen.

Accorde-nous, Seigneur notre Dieu, de marcher nous aussi allègrement dans cette charité qui a poussé Ton Fils à se livrer à la mort par amour pour le monde. Par notre Seigneur Jésus Christ, Ton Fils, qui vit et règne avec Toi dans l’Unité du Saint Esprit, Dieu, sans tous les siècles des siècles. R/. Amen.

Dóminus vobíscum.

Le Seigneur soit avec vous.

R/. Et cum spíritu tuo.

R/. Et avec votre esprit.

On s’incline profondément pour la bénédiction.

Benedícat vos omnípotens Deus, Pater, et Fílius, et Spíritus Sanctus.

Que vous bénisse Dieu tout puissant, le Père, le Fils et le Saint Esprit.

R/. Amen.

R/. Amen.

Vel alia formula benedictionis, sicut in Missa.

Ou une autre formule de bénédiction, comme à la Messe.

Et, si fit dimissio, sequitur invitatio:

Et si l’on fait un renvoi, on poursuit par l’invitation:

Juste après la bénédiction tous se replacent dans la même configuration qu’à l’aller :

  • en haut des marches sur une ligne : le célébrant, entouré des diacres et des acolytes cierge en main,
  • en bas des marches, les quatres chantres sur une autre ligne.

Le Benedicamus est chanté par les chantres. Tous répondent Deo gratias.

Benedicamus Domino.

Bénissons le Seigneur.

R/. Deo grátias.

R/. Rendons grâces à Dieu.

L’usage du rite romain autorise à la fin de chaque office la mémoire des défunts (président du chœur) :

Fidelium animae per misericordiam Dei requiescant in pace.

R/. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles reposent en paix.

R/. Amen.

Immédiatement après la mémoire des défunts tous génuflectent simultanément au signal du cérémoniaire. Les acolytes commencent à descendre les marches, ils passent devant les chantres qui se retournent alors et leur emboîtent le pas. Le reste du clergé suit jusqu’à la sacristie.

L’orgue ne joue pas.

Remarques de cérémonial :

1 – en l’absence de diacres, les antiennes sont entonnées par les acolytes.

2 – En l’absence de cérémoniaire, ce sont les acolytes qui veilleent au bon déroulement du cérémonial.

3 – En l’absence de thuriféraire, on ne met pas d’encens à l’entrée. Par contre, l’ensensoir est allumé et le cérémoniaire ou à défaut, un des acolytes assume cette tâche à partir du magnificat.

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