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	<title>Schola Saint Maur</title>
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	<description>Chant grégorien, liturgie romaine, spiritualité</description>
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		<title>Mgr Grenesche revient sur le motu proprio</title>
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		<pubDate>Fri, 25 May 2012 07:21:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Apprendre à prier]]></category>

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		<description><![CDATA[Le motu proprio &#8230; Querit semper, bien sûr ! Le site chiesa espresso nous donne le texte de la conférence prononcée par Mgr Juan-Miguel Ferrer Grenesche, sous-secrétaire de la Congrégation du culte divin et à ce titre collaborateur direct du Cardinal préfet. Espagnol comme lui, originaire du diocèse de Tolède où le Cardinal Canizares-Llovera fut &#8230; </p><p><a class="more-link block-button" href="http://www.scholasaintmaur.net/apprendre-a-prier/mgr-grenesche-revient-sur-le-motu-proprio/">Lire la Suite &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.scholasaintmaur.net/wp-content/uploads/2012/05/msgrfg-montligeon.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-994" title="msgrfg-montligeon" src="http://www.scholasaintmaur.net/wp-content/uploads/2012/05/msgrfg-montligeon.jpg" alt="" width="405" height="281" /></a><br />
Le motu proprio &#8230; <strong>Querit semper</strong>, bien sûr !</p>
<p><em>Le site chiesa espresso nous donne le texte de la conférence prononcée par Mgr Juan-Miguel Ferrer Grenesche, sous-secrétaire de la Congrégation du culte divin et à ce titre collaborateur direct du Cardinal préfet. Espagnol comme lui, originaire du diocèse de Tolède où le Cardinal Canizares-Llovera fut archevêque, expert dans le rite mozarabe, il apporte des précisions sur les orientations de la Congrégation du culte divin en ce qui concerne ce que nous aimons nommer le &laquo;&nbsp;nouveau mouvement liturgique&nbsp;&raquo;. Cette conférence a été prononcée à Lecce (Italie) le 19 mai 2012.<br />
</em></p>
<p>LES NOUVELLES MISSIONS DE LA CONGRÉGATION POUR LE CULTE DIVIN<br />
EN MATIÈRE DE PROMOTION DE LA MUSIQUE SACRÉE<br />
APRÈS LE MOTU PROPRIO &laquo;&nbsp;QUÆRIT SEMPER&nbsp;&raquo; DE BENOÎT XVI</p>
<p>par Juan-Miguel Ferrer Grenesche</p>
<p>Chacun sait avec quelle insistance le Saint-Père Benoît XVI a voulu donner, depuis le début de son pontificat, une place centrale à l’application correcte et authentique des enseignements du concile Vatican II. [...]</p>
<p>C’est dans ce contexte qu’il faut comprendre le motu proprio &laquo;&nbsp;Quærit semper&nbsp;&raquo;, publié au mois d’août 2011, par lequel le Saint-Père Benoît XVI a voulu concentrer encore davantage le travail de la congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements sur ses compétences spécifiquement liturgiques. Il affirme dans ce texte :</p>
<p>&laquo;&nbsp;Dans les circonstances présentes, il est apparu approprié que la congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements s’attache principalement à donner une nouvelle impulsion à la promotion de la sainte liturgie dans l’Église, conformément au renouveau voulu par le concile Vatican II, à partir de la constitution &#8216;Sacrosanctum Concilium&#8217;&nbsp;&raquo;. [...]</p>
<p>La première conséquence du motu proprio &laquo;&nbsp;Quærit semper&nbsp;&raquo; a été l’élaboration d’un nouveau règlement interne pour la congrégation afin d’adapter la structure de celle-ci aux priorités indiquées par le Saint-Père, ainsi que le transfert d’une partie de ses compétences en matière de discipline des sacrements – en ce qui concerne le sacrement de l’ordre, il s’agit des cas de nullité de l’ordination et, en ce qui concerne le sacrement du mariage, il s’agit des cas de mariage &laquo;&nbsp;conclu et non consommé&nbsp;&raquo; – au tribunal de la Rote Romaine par création, au sein de celui-ci, d’une &laquo;&nbsp;section administrative&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Notre congrégation, née de la fusion renouvelée de la congrégation pour le culte divin (ou pour la liturgie) avec celle de la discipline des sacrements, était composée de quatre sections ou services :</p>
<p>- le service liturgique I ;<br />
- le service liturgique II ;<br />
- le service matrimonial ;<br />
- le service sacerdotal.</p>
<p>Le nouveau règlement, même s’il est encore en attente de confirmation par la secrétairerie d’état, prévoit le maintien de quatre sections, pour ne pas modifier les effectifs, mais qui seront en principe les suivantes :</p>
<p>- le service liturgique I;<br />
- le service liturgique II;<br />
- le service disciplinaire, dans lequel sont réunies les compétences en matière de discipline liturgique et toutes celles qui concernent les sacramentaux ;<br />
- le service des arts et de la musique liturgiques.</p>
<p>En tout cas, quelle que soit la configuration finale de ce service des arts et de la musique, on prévoit qu’il s’occupera avec une certaine différenciation de compétences des questions de musique et des questions d’architecture, de peinture, de sculpture et de ce que l’on appelle les arts mineurs.</p>
<p>Cela rendra nécessaire la nomination d’une série de collaborateurs externes ou de consulteurs, ayant des compétences spécifiques dans ces domaines.</p>
<p>Dans le domaine spécifique de la musique sacrée, des relations spécifiques seront de nouveau établies au niveau institutionnel avec l’Institut Pontifical de Musique Sacrée, ainsi qu’avec l’Abbaye Saint-Pierre de Solesmes et avec d’autres associations et institutions qui travaillent dans le domaine de la musique liturgique, que ce soit du point de vue scientifique ou du point de vue académique, ou dans la perspective de la création de nouvelles musiques ou bien dans celle de la pastorale.</p>
<p>En ce qui concerne les objectifs ou défis immédiats, je voudrais en signaler quelques-uns qui sont certainement évidents :</p>
<p>a. Actualiser et compléter la série des livres de musique pour la liturgie en latin, que ce soit en ce qui concerne la sainte messe, ou pour l’office divin, les sacrements et les sacramentaux. Une fois que cet objectif aura été atteint, il conviendra probablement de réaliser une édition complète et plus facilement utilisable de beaucoup de ces matériaux, sous la forme d’une sorte de &laquo;&nbsp;liber usualis&nbsp;&raquo;.</p>
<p>b. Il semble également urgent de rassembler et de préciser les diverses normes et les orientations du magistère pontifical le plus récent en matière de musique sacrée, afin d’offrir un texte de base destiné à un guide pour le chant et la musique des célébrations liturgiques qui pourra être utilisé par les diverses conférences épiscopales, auxquelles revient la tâche d’élaborer des guides et des répertoires pour leurs pays respectifs.</p>
<p>Un tel guide, en ce qui concerne le chant grégorien, devra surmonter les oppositions entre les critères purement paléographiques et les critères pastoraux. Il devra également, en relation avec le dicastère compétent, poser les problèmes de l’utilisation du grégorien selon les éditions antérieures à 1962 dans ce que l’on appelle la &laquo;&nbsp;forme extraordinaire&nbsp;&raquo; du rite romain.</p>
<p>c. Avec l’aide des institutions académiques et pastorales compétentes, il sera nécessaire de promouvoir, au moins dans les langues modernes les plus importantes ou les plus répandues, en harmonie avec les critères présentés dans un guide adapté, des modèles de nouvelles compositions qui aident à vérifier les propositions théoriques et à les discerner au niveau local.</p>
<p>Un doute subsiste quant à la meilleure stratégie à adopter pour parvenir à un tel résultat. Pour le moment, on attend que les nouveaux organismes institués au sein de la congrégation, les membres et les consulteurs, confrontent leurs points de vue à ce sujet, depuis l’édition de répertoires destinés aux célébrations internationales jusqu’à l’organisation de prix ou de concours internationaux de composition, à des cours pour compositeurs, chefs d’orchestre et interprètes, et à beaucoup d’autres propositions concrètes qu’il faut évaluer.<br />
<div id="attachment_1001" class="wp-caption aligncenter" style="width: 651px"><a href="http://www.scholasaintmaur.net/wp-content/uploads/2012/05/cardcanizares-mgrrey-msgrferrer.jpg"><img src="http://www.scholasaintmaur.net/wp-content/uploads/2012/05/cardcanizares-mgrrey-msgrferrer.jpg" alt="" title="cardcanizares-mgrrey-msgrferrer" width="641" height="444" class="size-full wp-image-1001" /></a><p class="wp-caption-text">Le Cardinal Canizares, don Bruno Attuyt Mgr Rey et Mgr Ferrer à Saint Raphaël pour le congrès &quot;Europe Basilique&quot;</p></div><br />
Pour récapituler, il est évident que, pour reconsidérer la question de la musique dans les célébrations liturgiques, la congrégation doit, en faisant siens les enseignements du pape Benoît XVI et de ses prédécesseurs immédiats en la matière, garantir :</p>
<p>1. la préparation d’outils actualisés et officiels pour pouvoir célébrer en chantant la liturgie romaine en latin ;</p>
<p>2. la clarté et la facilité pour la célébration du rite romain selon la forme ordinaire en langue vernaculaire, en chantant tout ou partie de l’ordinaire et/ou du propre de la messe ou de l’office divin sur des mélodies grégoriennes ou polyphoniques fondées sur le texte liturgique en latin ;</p>
<p>3. l’existence de critères actualisés permettant d’appliquer les principes de progression définis dans &laquo;&nbsp;Musicam sacram&nbsp;&raquo;, aussi bien pour la célébration en latin que pour la célébration en langue vernaculaire (guide) ;</p>
<p>4. l’existence d’un cadre normatif sûr et répondant à l’objectif de créer des répertoires nationaux adaptés, destinés à prendre progressivement une valeur officielle, de telle sorte que l’emploi d’autres chants nécessite une autorisation &laquo;&nbsp;ad casum&nbsp;&raquo; à obtenir auprès de l’ordinaire concerné : cela faisant également partie du futur guide.</p>
<p>Avec cela  [...] j’espère que l’application du motu proprio &laquo;&nbsp;Quærit semper&nbsp;&raquo; représentera pour la musique sacrée une nouvelle étape de splendeur et de beauté : sans elle, la liturgie se verrait privée de l’un de ses éléments d’expression les plus éloquents et les plus substantiels.<br />
<div id="attachment_1000" class="wp-caption aligncenter" style="width: 237px"><a href="http://www.scholasaintmaur.net/wp-content/uploads/2012/05/don_bruno_cardcanizares_msgrferrer.jpg"><img src="http://www.scholasaintmaur.net/wp-content/uploads/2012/05/don_bruno_cardcanizares_msgrferrer.jpg" alt="" title="don_bruno_cardcanizares_msgrferrer" width="227" height="327" class="size-full wp-image-1000" /></a><p class="wp-caption-text">Mgr Ferrer salue don Bruno Attuyt, curé de Saint Raphaël (Var). Le Cardinal Canizares-Lovera, préfét de la congrégation du culte divin est au premier plan.</p></div></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Ascension 2012 : les 30 ans de sacerdoce de Mgr Bruno Martin</title>
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		<pubDate>Fri, 18 May 2012 07:20:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Apprendre à prier]]></category>

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		<description><![CDATA[Nous avons fêté dignement les 30 ans de sacerdoce de Mgr Bruno Martin, curé archiprêtre de la cathédrale Saint Charles Borromée de Saint-Etienne et prélat de l&#8217;ordre de Malte, avec la messe et les vêpres suivies du salut au TS. Sacrement. Les paroissiens et la schola lui ont même fait un cadeau après la messe : &#8230; </p><p><a class="more-link block-button" href="http://www.scholasaintmaur.net/apprendre-a-prier/ascension-2012-les-30-ans-de-sacerdoce-de-mgr-bruno-martin/">Lire la Suite &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Nous avons fêté dignement les 30 ans de sacerdoce de Mgr Bruno Martin, curé archiprêtre de la cathédrale Saint Charles Borromée de Saint-Etienne et prélat de l&#8217;ordre de Malte, avec la messe et les vêpres suivies du salut au TS. Sacrement.</p>
<p>Les paroissiens et la schola lui ont même fait un cadeau après la messe : les fameuses &laquo;&nbsp;heures grégoriennes&nbsp;&raquo;, dans sa version relié cuir tranche dorée&#8230; Ce sont effectivement trois magnifiques volumes, qui ont été mis en oeuvre de façon immédiate pour les vêpres de l&#8217;Ascension, chantées solennellement à 17.00.</p>
<p><a href="http://www.scholasaintmaur.net/wp-content/uploads/2012/05/HG1.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-953" title="HG" src="http://www.scholasaintmaur.net/wp-content/uploads/2012/05/HG1-e1337325541286-764x1024.jpg" alt="" width="590" height="790" /></a></p>
<p>Après le salut au TS Sacrement, la célébration s&#8217;est achevée par le chant du Te Deum au ton romain solennel, en action de grâces pour ces 30 années de minstère presbytéral, dont 24 ans au centre-ville de Saint-Etienne. Comme il le soulignait lui même lors de son allocution sur le parvis de la cathédrale et de sa magnifique homélie sur l&#8217;ascension et le prêtre selon le bienheureux Cardinal Newman, nous avons bien senti que sa vocation de prêtre et sa charge de pasteur se renforcent et portent du fruit grâce à cette stabilité &laquo;&nbsp;géographique&nbsp;&raquo;.</p>
<p><a href="http://www.scholasaintmaur.net/wp-content/uploads/2012/05/avantloffice3.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-951" title="avantloffice" src="http://www.scholasaintmaur.net/wp-content/uploads/2012/05/avantloffice3-e1337325424323-764x1024.jpg" alt="" width="590" height="790" /></a></p>
<p>Prions bien pour qu&#8217;on nous conserve ce curé exceptionnel encore 30 autres années ! Ce qui est certain, en tout cas, c&#8217;est que le pli est pris : nous chanterons de nouveau solennellement les vêpres pour la Pentecôte à la cathédrale Saint Charles Borromée, ainsi que le lendemain, la messe votive de Saint Esprit du lundi de Pentecôte (avec tout le propre grégorien de la veille).</p>
<p>Ad multos annos !</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Passation de pouvoir, Jules Ferry, décrets de 1880, vie contemplative et liturgie.</title>
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		<pubDate>Wed, 16 May 2012 13:41:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Apprendre à prier]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;histoire de France a eu des étapes, notamment en ce qui concerne la question de la place de la vie contemplative et de la liturgie au coeur de la société. A l&#8217;heure où tous les médias rappellent les apports de la politique de Jules Ferry en ce qui concenre l&#8217;instruction laïque, gratuite et obligatoire, il &#8230; </p><p><a class="more-link block-button" href="http://www.scholasaintmaur.net/apprendre-a-prier/passation-de-pouvoir-jules-ferry-decrets-de-1880-vie-contemplative-et-liturgie/">Lire la Suite &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L&#8217;histoire de France a eu des étapes, notamment en ce qui concerne la question de la place de la vie contemplative et de la liturgie au coeur de la société. A l&#8217;heure où tous les médias rappellent les apports de la politique de Jules Ferry en ce qui concenre l&#8217;instruction laïque, gratuite et obligatoire, il n&#8217;est pas inutile de se souvenir des conséquences directes qu&#8217;ont pu avoir sur la vie des communautés contemplatives les décret de 1880, qui aboutirent ensuite à la loi de 1901.</strong></p>
<p>Isabelle de Gaulmyn, <a href="http://religion-gaulmyn.blogs.la-croix.com/la-laicite-sereine-de-jules-ferry/2012/05/14/" target="_blank">sur son blog  &nbsp;&raquo;La Croix&nbsp;&raquo;</a>, le 14 mai, nous apprend ainsi que la laïcité de Jules Ferry était une &laquo;&nbsp;laïcité sereine&nbsp;&raquo;.</p>
<blockquote><p>La neutralité de l’État selon Jules Ferry, était une neutralité « sereine » pour reprendre ses propres termes. C’est d’ailleurs cette même conception libérale que les juges du Conseil d’État, tout au long du XXe siècle, ont voulu privilégier, dans l’application très souple qu’ils ont donnée à la loi de 1905 et aux rapports entre État et Églises. Conception qui a amené le même Jules Ferry à mettre en garde les instituteurs, dans son instruction de 1883, contre toute tentation d’intolérance : « le maître devra éviter comme une mauvaise action tout ce qui dans son langage ou dans son attitude blesserait les croyances religieuses des enfants confiés à ses soins, tout ce qui porterait le trouble dans leur esprit, tout ce qui trahirait de sa part envers une opinion quelconque un manque de respect ou de réserve ». Une laïcité sereine, que l’on pourrait presque qualifier de positive…</p></blockquote>
<p>Quant à nous, espérons simplement que l&#8217;historie de bégaye pas&#8230; Car ces décrets de 1880 furent pour de nombreux religieux contemplatifs, et en particulier pour les moines de l&#8217;abbaye S. Pierre de Solesmes,  le coup d&#8217;envoi d&#8217;un exil de 40 années presque sans interruption en dehors des murs de leur propre monastère&#8230; On a du mal à l&#8217;imaginer aujourd&#8217;hui, mais c&#8217;est historique.</p>
<p><a href="http://www.scholasaintmaur.net/wp-content/uploads/2012/05/solesmes.jpg"><img title="solesmes" src="http://www.scholasaintmaur.net/wp-content/uploads/2012/05/solesmes.jpg" alt="" width="509" height="382" /></a></p>
<p><em><strong>Les moines de Solesmes hors de leur monastère</strong></em></p>
<p><em>(à l&#8217;occasion du millénaire de leur fondation&#8230;)</em></p>
<p>Source : <a href="http://www.infobretagne.com/abbaye-solesmes-delatte.htm">http://www.infobretagne.com/abbaye-solesmes-delatte.htm</a></p>
<p>Le 6 novembre 1880, la communauté de Saint-Pierre était expulsée du monastère par la force brutale ; le Père abbé et les religieux qui, tous, opposèrent une résistance passive, durent être portés en dehors de l&#8217;église et de la clôture manu militari. Peu de temps après, ils rentraient et reprenaient peu à peu possession du monastère ; mais, le 22 mars 1882, ils étaient derechef jetés dehors par un nouveau coup de force et les gendarmes prenaient possession de l&#8217;abbaye où ils devaient se maintenir jusqu&#8217;en 1896. Lors de la première expulsion, les moines acceptèrent l&#8217;hospitalité qui leur fut généreusement offerte dans les châteaux du voisinage, à Pincé, à Bouère, aux Chesnais, à Juigné et à la Lortière. En 1882, désireux de demeurer plus étroitement groupés, ils restèrent dans Solesmes et s&#8217;installèrent çà et là dans un provisoire qui devait durer quatorze ans. L&#8217;office divin se célébrait à l&#8217;église paroissiale, sauf à certains jours de grande fête où la fonction avait lieu à Sainte-Cécile. On arrivait, en se serrant dans le grenier de la maison abbatiale, à entendre en commun les conférences spirituelles de Dom Couturier, mais il y eut pendant longtemps trois réfectoires, parce qu&#8217;aucune salle ne pouvait contenir toute la communauté ; la bibliothèque était coupée en cinq tronçons ; il fallait courir le village pour aller du Droit Canon à la Liturgie, sortir pour aller au choeur, sortir pour aller chez l&#8217;abbé, sortir pour aller au réfectoire. Les récréations se prenaient sur la route. Quelle épreuve pour l&#8217;abbé et pour les moines que de devoir mener cette vie errante aux portes même de l&#8217;abbaye fermée et gardée militairement ! Dom Couturier, par sa bonté et sa prudence, arriva à surmonter les difficultés d&#8217;une situation aussi anormale et les années s&#8217;écoulèrent sans que rien se produisît qui pût diminuer dans l&#8217;esprit de la population du bourg, témoin de la vie quotidienne des moines, l&#8217;estime et le respect qu&#8217;elle avait pour eux.</p>
<p><a href="http://www.scholasaintmaur.net/wp-content/uploads/2012/05/expulsions3.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-938" title="expulsions3" src="http://www.scholasaintmaur.net/wp-content/uploads/2012/05/expulsions3.jpg" alt="" width="1024" height="768" /></a></p>
<p>Des circonstances aussi défavorables s&#8217;opposaient, on le conçoit, au développement normal de la Congrégation ; néanmoins les novices ne firent jamais défaut, et, en 1889, Solesmes put fonder à Wisques, dans le Pas-de-Calais, un prieuré devenu depuis lors une abbaye. Au moment même des expulsions, en 1880, Ligugé et Solesmes avaient restauré en Espagne l&#8217;abbaye de Silos, aujourd&#8217;hui florissante et entièrement peuplée de moines espagnols.</p>
<p>En 1887, une amélioration notable fut apportée à la situation de la communauté de Saint-Pierre par la reprise de possession, non de l&#8217;abbaye, mais de hangars qui bordaient le jardin : on y établit un chapitre, une cuisine et un réfectoire où tous les moines pouvaient prendre place.</p>
<p><a href="http://www.scholasaintmaur.net/wp-content/uploads/2012/05/expulsions2.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-939" title="expulsions2" src="http://www.scholasaintmaur.net/wp-content/uploads/2012/05/expulsions2.jpg" alt="" width="1024" height="768" /></a></p>
<p>Vers la même époque on assistait au développement d&#8217;une des institutions qui, dans l&#8217;avenir, feront le plus d&#8217;honneur à l&#8217;abbaye. L&#8217;imprimerie avait commencé modestement quelques mois avant expulsion de 1880 dans la cellule de Dom Schmitt ; elle émigra d&#8217;abord aux Chesnais, puis revint à Solesmes à la fin de 1882 et fut établie dans l&#8217;ancien atelier d&#8217;un forgeron. Au cours de sa brève existence, de 1880 à 1901, elle a produit toute une série<strong> d&#8217;<a href="http://archive.org/stream/palographiemus1889gaja#page/n7/mode/2up" target="_blank">oeuvres remarquables</a>, telles que la <a href="http://www.solesmes.eu/FR/editions/livres.php?c2M9MjY=" target="_blank">Paléographie musicale</a>, le Nomasticon Cisterciense, le volume sur les Sculptures de Solesmes, et surtout les magnifiques éditions de chant grégorien, qui ont répandu par le monde les mélodies restituées par l&#8217;école de Solesmes et préparé la voie aux réformes de Pie X en matière de musique sacrée.</strong></p>
<p>Dom Couturier mourut le 29 octobre 1890 ; la communauté et les supérieurs réunis des autres monastères de la Congrégation lui donnèrent pour successeur, le 9 novembre, le prieur qu&#8217;il s&#8217;était lui-même choisi, le Rme Père Dom Delatte, dont la bénédiction solennelle eut lieu le 8 décembre suivant.<br />
L&#8217;abbatiat de Dom Delatte, qui a duré trente-deux ans, a été pour l&#8217;abbaye une période de vie intense et féconde. Ses débuts furent marqués par des difficultés intérieures : le long séjour des moines en dehors du monastère n&#8217;avait pas été, en effet, sans amener quelques inconvénients qui se firent jour après la mort de Dom Couturier. Heureusement une détente dans les rapports avec le pouvoir civil permit bientôt de reprendre progressivement possession du monastère et, peu à peu aussi, le ferme gouvernement de l&#8217;abbé rétablit sur tous les points la discipline, la splendeur de l&#8217;office divin et cette belle observance qui a attiré à Solesmes tant d&#8217;âmes éprises de perfection.</p>
<p>La communauté était rentrée dans l&#8217;église abbatiale dès 1894, mais seulement par intermittence. Le 16 janvier 1895 on occupa quelques cellules ; le 23 août, pour la première fois après tant d&#8217;années de silence, les cloches du monastère osèrent se faire entendre ; à la fin de l&#8217;année les terrassiers se mettaient à l&#8217;oeuvre pour préparer, sous la direction de l&#8217;architecte Dom Mellet et sous l&#8217;oeil bienveillant des gendarmes toujours cantonnés dans l&#8217;abbaye, la construction du nouveau monastère qui s&#8217;élève aujourd&#8217;hui le long de la Sarthe. La première pierre en fut bénite le 21 mars 1896 et les travaux furent menés si rapidement que, deux ans après, le 10 avril 1898, la communauté pouvait prendre le repas du jour de Pâques dans le nouveau réfectoire.<br />
L&#8217;expansion au dehors n&#8217;était pas moins remarquable. Dès 1890, Solesmes avait restauré l&#8217;antique monastère de Saint-Maur-sur-Loire. En 1895, sur l&#8217;invitation de l&#8217;impératrice Eugénie, une colonie de moines allait prendre possession de l&#8217;église de Farnborough, en Angleterre, et y établissait un prieuré bientôt transformé en abbaye, comme Saint-Maur. Enfin, en 1897, c&#8217;était vers la Bretagne qu&#8217;un nouvel essaim se dirigeait pour fonder Sainte-Anne de Kergonan, près de Plouharnel, prieuré devenu lui aussi une abbaye. Concurremment Ligugé fondait un nouveau prieuré à Paris, en 1893, et l&#8217;abbaye de Saint-Wandrille, en 1894. Ainsi le nombre des monastères de la Congrégation était porté à dix et celui des religieux qui, en 1880, était de cent vingt-cinq, atteignit en 1910 le chiffre de quatre cent cinquante-cinq : il n&#8217;a fait qu&#8217;augmenter depuis lors, malgré la persécution et l&#8217;exil.</p>
<p>Car la rentrée de 1896 ne fut qu&#8217;une trêve et il fallut bientôt abandonner non plus seulement l&#8217;abbaye, mais la France elle-même. On commençait à bâtir la future bibliothèque, en 1901, lorsque la loi du 1er juillet sur les Associations vint mettre les religieux dans l&#8217;alternative d&#8217;une demande d&#8217;autorisation ou de la liquidation judiciaire. Tout le monde connaît l&#8217;esprit dans lequel cette loi fut votée et les considérants injurieux pour les voeux de religion développés par ses auteurs eux-mêmes au cours de la discussion. Dom Delatte, soutenu par sa communauté, exposa dans l&#8217;<em><strong>Examen de conscience d&#8217;un religieux</strong></em> les motifs pour lesquels il ne demanderait pas l&#8217;autorisation et l&#8217;exode commença. <strong>L&#8217;abbaye tombée entre les mains du liquidateur fut mise en vente et acquise par un ami des moines, M. le marquis de Juigné. Durant la guerre elle servit d&#8217;hôpital pour grands malades. Toutes les autres maisons de la Congrégation, ainsi que les trois monastères de moniales régis par les Constitutions de Dom Guéranger, Sainte-Cécile de Solesmes, Notre-Dame de Wisques et Saint-Michel de Kergonan suivirent la même ligne de conduite. Les moines de Marseille se réfugièrent en Italie ; Ligugé, Saint-Maur de Glanfeuil, Saint-Wandrille et Sainte-Anne de Kergonan émigrèrent en Belgique ; Saint-Paul et Notre-Dame de Wisques s&#8217;établirent en Hollande ; les religieux du Prieuré de Paris se joignirent aux communautés de Ligugé et de Saint-Maur ; les moniales de Sainte-Cécile et de Saint-Michel, enfin, ainsi que Solesmes passèrent en Angleterre.</strong></p>
<p>C&#8217;est le 20 septembre 1901 que la communauté de Saint-Pierre quitta Solesmes au milieu des témoignages de sympathie de toute la région. Le lieu choisi comme refuge était Appuldurcombe-House, près de Ventnor, dans l&#8217;île anglaise de Wight. Appuldurcombe avait été au moyen âge un prieuré dépendant de l&#8217;abbaye de Montebourg, mais il n&#8217;y restait pas trace de cette ancienne destination religieuse ; dans son état actuel, la maison remontait au célèbre diplomate et historien sir Richard Worsley, dont elle abrita les précieuses collections de statues, bas-reliefs, camées et pierres précieuses antiques. A l&#8217;époque où les moines s&#8217;y établirent elle avait beaucoup perdu de sa splendeur passée, mais le parc dont elle est entourée gardait toute sa beauté avec ses magnifiques pelouses, ses cèdres centenaires et ses massifs de rhododendrons géants. Une colline l&#8217;abrite : la récréation des religieux exilés consistait le plus souvent à en atteindre le sommet et à y jouir du merveilleux spectacle de la grande mer au delà de laquelle on savait la patrie si proche qu&#8217;en certaines nuits très claires on apercevrait, dit-on, les lumières de ses phares les plus avancés.<br />
L&#8217;accueil de l&#8217;Angleterre pour les moines et les moniales réfugiés dans l&#8217;île de Wight fut non seulement plein de correction, mais véritablement sympathique. Les moines, objets d&#8217;une curiosité bienveillante, purent conserver leur habit dans toutes leurs promenades ; les religieuses de Sainte-Cécile à peine installées à Ryde eurent à deux reprises le grand honneur d&#8217;une visite de la reine Alexandra d&#8217;abord, puis du roi Edouard VII et de la reine ensuite : les souverains anglais avaient tenu à saluer personnellement dame Adélaïde de Bragance, veuve du roi de Portugal qui, après la mort de son mari, avait pris le voile à Sainte-Cécile.</p>
<p>L&#8217;art de Dom Mellet trouva à Appuldurcombe l&#8217;occasion de se révéler sous une forme nouvelle : il s&#8217;agissait de donner à une église provisoire en bois et en tôle ondulée un caractère supportable : il en fit un sanctuaire muni de nombreux autels, avec un vaste choeur à deux rangs de stalles, où la lumière pénétrait largement et dans lequel les lignes et les couleurs se mariaient si agréablement qu&#8217;on avait plaisir à s&#8217;y retrouver pour les fonctions liturgiques les plus diverses qui, toutes, y trouvaient un cadre parfaitement approprié. L&#8217;extérieur rappelait les anciennes basiliques de style lombard.</p>
<p>Un des événements les plus notables qui marquèrent le séjour à Appuldurcombe fut la réunion de la <strong>Commission Pontificale pour la restauration de la musique sacrée qui s&#8217;y tint. Ce fut un hommage rendu au rôle prépondérant joué par Solesmes et la Congrégation de France dans cette restauration même. Certes, nombre de savants estimables y ont travaillé, mais aucun d&#8217;eux n&#8217;a eu une influence comparable à celle de Dom Pothier et de Dom Mocquereau.</strong> <strong>Il faut bien le dire, d&#8217;ailleurs, il n&#8217;est pas de travail scientifique qui ait jamais tenu dans Solesmes une place aussi importante que celle occupée par les recherches sur le chant grégorien. Le magnifique atelier de la Paléographie musicale a son corps discipliné de travailleurs, sa bibliothèque riche en ouvrages spéciaux, ses centaines de manuscrits reproduits par la photographie et qui forment une collection unique de documents de première main ; il en sort chaque année une production musicale considérable et son influence s&#8217;exerce dans l&#8217;Eglise entière. Les séances de la Commission Pontificale eurent lieu du 6 au 9 septembre 1904 ; elles permirent aux Consulteurs de profiter des nombreux documents mis à leur disposition et de juger des méthodes de travail suivies par les collaborateurs de Dom Mocquereau dans la préparation de leurs éditions.</strong><br />
Cependant les années d&#8217;exil s&#8217;ajoutaient les unes aux autres et rien ne faisait prévoir un retour prochain en France. Si la situation d&#8217;Appuldurcombe était agréable, la maison elle-même ne se prêtait pas à un séjour prolongé. En juin 1908, le Père abbé Dom Delatte transporta sa communauté du sud au nord de l&#8217;île de Wight, dans le domaine de Quarr qu&#8217;il avait acquis. Là aussi on retrouvait des souvenirs bénédictins. L&#8217;abbaye de Quarr, dont il reste encore quelques ruines, avait été fondée en 1132 et appartenait à la Congrégation de Savigny qui, en 1147, fut incorporée à l&#8217;ordre de Cîteaux. Elle avait subi au XVIème siècle le sort commun des monastères anglais, supprimée d&#8217;abord, détruite ensuite et remplacée par un manoir assez vaste. C&#8217;est dans celui-ci que la communauté de Solesmes s&#8217;installa en attendant que la nouvelle abbaye fût prête.<br />
On avait, en effet, résolu de sortir du provisoire et de bâtir. Dom Mellet avait vieilli, mais un autre moine plus jeune, Dom Paul Bellot, avait pris sa place et l&#8217;occupait dignement. Le monastère et surtout l&#8217;église qu&#8217;il a élevés à Quarr sont des oeuvres originales, hautement appréciées et qui marqueront une date. La matière employée est une brique rose, la ligne la plus caractéristique est celle de l&#8217;arc ogival élargi et surbaissé ; l&#8217;ensemble est d&#8217;un effet tout à fait nouveau et sans doute, parmi tant d&#8217;essais modernes pour sortir des chemins battus, celui-ci est-il un des plus heureux. Ce n&#8217;est pas seulement à Quarr-Abbey, d&#8217;ailleurs, que le moine architecte a exercé son art ; il a également fait les plans et dirigé la construction de la nouvelle abbaye élevée en Hollande, à Oosterhout, par les religieux de Saint-Paul de Wisques. Dans le même temps la générosité de monsieur le vicomte Maurice du Coetlosquet et de sa famille édifiait à Clervaux, dans le grand-duché de Luxembourg, une grande et magnifique abbaye pour la communauté de Saint-Maur de Glanfeuil. Ainsi l&#8217;exil, comme il arrive d&#8217;ordinaire pour les moines, avait été agent d&#8217;expansion : Quarr-Abbey, Clervaux, Oosterhout sont aujourd&#8217;hui trois centres de plus pour la vie monastique et ils resteront.</p>
<p><a href="http://www.scholasaintmaur.net/wp-content/uploads/2012/05/QuarAbbey.jpg"><img title="QuarAbbey" src="http://www.scholasaintmaur.net/wp-content/uploads/2012/05/QuarAbbey.jpg" alt="" width="307" height="198" /></a></p>
<p>L&#8217;église de Quarr-Abbey, placée sous le vocable de la Nativité de Notre-Dame, fut solennellement consacrée par Mgr. Cotter, évêque de Porstmouth, le 12 octobre 1912. On était alors plus près qu&#8217;on ne le croyait de la fin de l&#8217;exil.</p>
<p>L&#8217;événement imprévu qui devait permettre aux religieux de rentrer en France fut la grande guerre au cours de laquelle seize moines de la Congrégation de France tombèrent sur le champ de bataille ou moururent des suites de leurs blessures : trois d&#8217;entre eux appartenaient à l&#8217;abbaye de Solesmes. Avant toutefois que la rentrée s&#8217;effectuât, les infirmités croissantes qui accablaient le Rme Père Dom Delatte et lui interdisaient complètement la marche lui firent donner sa démission d&#8217;abbé de Solesmes et de supérieur général de la Congrégation ; il continua à vivre dans le monastère, comme un patriarche, entouré du respect et de l&#8217;affection de tous, et ses loisirs forcés lui ont permis de mettre la dernière main à des ouvrages depuis longtemps commencés et attendus.</p>
<p>Le successeur donné par le chapitre des moines de Solesmes et des supérieurs de la Congrégation au Rme Père Dom Delatte a été son prieur, le Rme Père Dom Germain Cozien dont l&#8217;élection a eu lieu le 22 avril 1921 et la bénédiction solennelle le 14 juillet de la même année.</p>
<p>C&#8217;est par le Rme Père Dom Cozien que la communauté de Saint-Pierre a été ramenée, en 1922, dans son berceau, à Solesmes.</p>
<p><a href="http://www.scholasaintmaur.net/wp-content/uploads/2012/05/510562688.jpg"><img title="510562688" src="http://www.scholasaintmaur.net/wp-content/uploads/2012/05/510562688.jpg" alt="" width="470" height="313" /></a></p>
<p><strong><em>Et depuis, la vie monastique et liturgique a repris à Solesmes&#8230;. Et continue&#8230;.</em></strong></p>
<p>Pour plus de détails, on consultera avec profit deux ouvrages récemment parus :</p>
<p><a href="http://www.scholasaintmaur.net/wp-content/uploads/2012/05/2125.jpg"><img title="2125" src="http://www.scholasaintmaur.net/wp-content/uploads/2012/05/2125.jpg" alt="" width="215" height="318" /></a><strong>Dom Louis Soltner : <em>Solesmes au temps des expulsions</em></strong></p>
<p><strong><em>Le centenaire de la Séparation de l’Église et de l’État (1905-2005) a ramené l’attention des français sur la période de politique anticléricale du gouvernement de la troisième République avant 1914. Déjà en 1980, Solesmes avait commémoré un événement douloureux de son histoire : l’expulsion des moines par la force publique, pour insoumission aux décrets du 29 mars 1880. La plupart de nos visiteurs sont surpris quand on leur apprend que les bénédictins de l’abbaye Saint-Pierre ont été chassés de chez eux en novembre 1880 et en mars 1882. Ils apprennent ensuite que les moines ont vécu durant une quinzaine d’années dans les maisons du village, hors de leur cloître, aux portes de leur monastère qui leur était interdit ; puis qu’ils y sont rentrés en 1895, à la faveur d’une accalmie, le temps de construire un bâtiment grandiose le long de la Sarthe, et qu’à peine celui-ci terminé, ils ont dû s’exiler en Angleterre en 1901…</em></strong><br />
<strong><em>Si nous ranimons ces souvenirs, ce n’est point dans l’intention de réveiller chez quiconque un esprit d’animosité. La conjoncture est différente aujourd’hui. Mais les faits passés sont du domaine de l’histoire, et il n’est pas sans intérêt d’expliquer quels en furent la genèse et le déroulement</em></strong></p>
<blockquote><p>4 avril 1894, Monsieur le Préfet, j&#8217;ai l&#8217;honneur de vous faire savoir que la fête nationale des Bénédictins s&#8217;est bien passée. Jusqu&#8217;ici ils sont assez raisonnables ; sauf un civil à tête pointue qui s&#8217;est faufilé dans l&#8217;église mais que nous avons tenu sous l&#8217;œil pendant toute la cérémonie. N&#8217;a pas bronché !. Pour ce qui regarde les moines, trois choses à signaler : le père Legeay, ayant voulu repincer de sa guitare abandonnée, a dû expulser des tuyaux plusieurs oiseaux de mauvaise mine qui avaient domicile sans que nous sachions quand ni comment. Le père Nouel a trouvé un chapeau si, si léger que l&#8217;esprit nouveau, en soufflant sur le pays, l&#8217;a emporté sur la tour de l&#8217;église. Il y brille d&#8217;un éclat compromettant. Mais comme il est lumineux même dans l&#8217;obscurité , les ouvriers vont avancer leur travail.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.scholasaintmaur.net/wp-content/uploads/2012/05/domcouturier.jpg"><img title="domcouturier" src="http://www.scholasaintmaur.net/wp-content/uploads/2012/05/domcouturier.jpg" alt="" width="220" height="315" /></a></p>
<p><strong>Dom Guy FRÉNOD</strong><br />
<strong><em>Dom Charles Couturier (1817-1890)</em></strong><br />
<strong></strong></p>
<p>Cet ouvrage aidera à découvrir le « bon père abbé » au sein de la vie de famille de son abbaye, dispersée durant de longues années à cause des circonstances politiques, mais bien unie à son pasteur.</p>
<p>Dans le regard du Père Abbé dom Couturier, quelque reflet de la tendresse du Père céleste nous attire. Nous découvrons ici les qualités, souvent méconnues, de dom Couturier comme père affectueux de sa communauté, organisateur perspicace de la Congrégation, initiateur prudent de modalités pratiques, mais aussi ardent défenseur des valeurs chrétiennes et monastiques ».<br />
(Extrait de la Préface de dom Philippe Dupont, abbé de Solesmes).</p>
<p><em><strong>Effacé entre les deux grandes figures lumineuses que sont dom Guéranger et dom Delatte, dom Couturier n’en demeure pas moins un maillon indispensable de la chaîne qui forme la vie de Solesmes.</strong></em></p>
<blockquote><p>« Prêtre diocésain, moine, abbé, dom Charles Couturier (1817-1890) a vécu caché “sous le regard de Celui qui nous voit d’en-haut”. Cette vie cachée s’est pourtant montrée très féconde, comme le témoignage vivant de la vitalité de la vocation monastique.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Les moines cisterciens furent en 1901 plus chanceux que leur frères moines &laquo;&nbsp;noirs&nbsp;&raquo;, grâce à l&#8217;énergique défense de dom Chautard, reçu par Clemenceau à la suite de la loi de 1901. (source - <a href="http://www.abbaye-montdescats.fr/?page_id=328" target="_blank">abbaye du Mont des Cats</a>) :</strong></p>
<p><a href="http://www.scholasaintmaur.net/wp-content/uploads/2012/05/domchautard.jpg"><img title="domchautard" src="http://www.scholasaintmaur.net/wp-content/uploads/2012/05/domchautard.jpg" alt="" width="257" height="340" /></a></p>
<p><strong>Extrait d’une conférence donnée par Dom Chautard lui-même en 1931, relatant ses souvenirs de cette rencontre :</strong></p>
<p>Dom Chautard se rend Rue Franklin. Introduit devant Clemenceau, il ne bronche pas sous le regard autoritaire, ironique, enfoncé dans l’arcade, qui le fouille de la tête aux pieds. Il est porteur d’un mémoire et, dès la première prise de contact, exprime le désir de comparaître à la barre des juges.</p>
<p>» Ne l’espérez pas, riposte Clemenceau. Ce n’est pas l’usage !</p>
<p>- Comment ! Vous prétendez nous condamner sans nous entendre ? Je puis vous prouver que, devant l’Inquisition, les accusés ont toujours eu le droit de se défendre.</p>
<p>- Eh bien, soit ! vous serez entendu. Je ne veux pas être pire que Torquemada.</p>
<p>- Ce n’est pas tout. Je vous demande de m’indiquer, après avoir lu ce court mémoire, sur quels points vous m’attaquerez devant la commission. Je ne me sens pas de taille à répondre à l’improviste à un homme tel que vous.</p>
<p>- Soit ! Revenez dans trois jours. »</p>
<p>Trois jours après, je reviens.</p>
<p>» Refaites votre mémoire. Citez bien haut les services que vous avez rendus comme agronomes, surtout en pays de mission et en Algérie ; mais supprimez cette première partie où vous étalez fièrement que vous êtes des moines : c’est inutile et imprudent.</p>
<p>- Pardon Monsieur le Président, je ne puis accepter de cacher notre drapeau, ce serait déloyal. Nous ne sommes que secondairement des agriculteurs et des missionnaires : avant tout nous sommes des moines. Si on veut nous autoriser, il faut que ce soit sans abstraction de notre caractère de moines. »</p>
<p>Alors commence un persiflage en règle. Dans ce genre, qui aurait pu lutter avec Clemenceau ? Il tourne en ridicule et la vie contemplative, et ces moines célébrant leurs offices auxquels personne n’assiste ou poursuivant leurs études sans vue d’apostolat. La diatribe, violente et spirituelle à la fois, est hachée par des apostrophes personnelles :</p>
<p>» Pourquoi donc vous êtes-vous fait moine et non pas missionnaire ? Je l’aurais compris. Mais moine ! moine ! moine ! » Et l’attaque passionnée reprend…</p>
<p>Je rongeais mon frein, plus fier que jamais d’être moine, en voyant que, sous ces flots de critiques, il n’y avait que préjugés et ignorance de ce qu’est un vrai moine.</p>
<p>Il me lance soudain un phrase tellement blessante que je me lève :</p>
<p>» Monsieur, c’est vous qui m’avez invité à revenir aujourd’hui. Si j’avais pu prévoir que vous violeriez ainsi les lois de l’hospitalité en manquant à la courtoisie, je ne serais pas venu. Je me retire déçu et attristé. Faites ce que vous voudrez contre nous. Mais rien de ce que vous venez de me dire ne me fait regretter d’avoir choisi la vie monastique. Rien : Au contraire.</p>
<p>- Au contraire ?</p>
<p>- Oui, au contraire. »</p>
<p>Il me força à me rasseoir. Puis d’un ton calme et poli :</p>
<p>» Je vous demande, dit-il, de m’expliquer cet au contraire. Dites-moi pourquoi vous êtes si satisfait d’être trappiste. Qu’est-ce qu’un trappiste ? »</p>
<p>Après une brève prière pour être assisté de l’Esprit Saint, Dom Chautard enchaîne la défense improvisée aux derniers mots de l’attaque.</p>
<p>» Toutes les objections que vous venez de faire, je les connaissais. Les lazzis que vous m’avez décochés ne valent pas une preuve. Vous-même, j’en suis persuadé, vous n’en êtes pas dupe. Ma conviction, au lieu d’être ébranlée, n’en est donc que fortifiée. Mon idéal m’est plus cher que jamais. »</p>
<p>L’illustre duelliste avait promis de ne pas intervenir. Il tint parole. Pendant une demi-heure Dom Chautard présenta sommairement la vie monastique cistercienne.</p>
<p>» Une religion qui a pour base l’Eucharistie doit avoir des moines voués à l’adoration et à la pénitence » : voilà de quoi conclure à la raison d’être des cisterciens.</p>
<p>Quand j’eus fini, j’étais haletant, tellement j’avais mis de coeur à défendre notre idéal. Jamais sans doute, je ne fus aussi ardent, aussi pressant, aussi persuasif… Le Président était visiblement ému. Il se leva, et me secouant vigoureusement le poignet :</p>
<p>» Dites cela devant la Commission. J’ai compris l’idéal d’un moine. Je ne suis pas chrétien ; mais je comprends, lorsqu’on l’est profondément, qu’on puisse être fier d’être moine. Un Parlement français n’a pas le droit de mettre à la porte de vrais moines qui, dans leurs cloîtres, restent étrangers à la politique. A partir d’aujourd’hui, considérez-moi comme votre ami ! »</p>
<p>La rencontre avec la commission eut effectivement lieu, mais Dom Chautard n’avait plus la même verve. Clemenceau le lui dit après : » Vous nous avez certainement intéressés. Mais non ! ce n’était plus cela. »</p>
<p>Le résultat n’en fut pas moins acquis.</p>
<p><strong><br />
</strong></p>
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		<title>Mère Geneviève Gallois : le génie et le voile (Documentaire KTO)</title>
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		<pubDate>Wed, 16 May 2012 06:16:51 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Apprendre à prier]]></category>

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		<description><![CDATA[Un excellent documentaire qui montre les oeuvres (dessins, ornements liturgiques, vitraux) de Mère Geneviève Gallois, dont nous avions déjà parlé sur notre site web : http://www.scholasaintmaur.net/apprendre-a-prier/mere-genevieve-gallois-visions-du-cloitre-au-xxeme-siecle/ Mère Geneviève est une moniale de Limon (région parisienne) décédée dans les années 1960, et qui est notamment l&#8217;auteur du fameux &#171;&#160;Vie du petit Saint Placide&#160;&#187;) mais aussi de nombreux autres dessins et &#8230; </p><p><a class="more-link block-button" href="http://www.scholasaintmaur.net/apprendre-a-prier/mere-genevieve-gallois-le-genie-et-le-voile-documentaire-kto/">Lire la Suite &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><iframe src="http://www.youtube.com/embed/7V9ndIHfpec" frameborder="0" width="560" height="315"></iframe></p>
<p>Un excellent documentaire qui montre les oeuvres (dessins, ornements liturgiques, vitraux) de Mère Geneviève Gallois, dont nous avions déjà parlé sur notre site web :</p>
<p><a href="http://www.scholasaintmaur.net/apprendre-a-prier/mere-genevieve-gallois-visions-du-cloitre-au-xxeme-siecle/">http://www.scholasaintmaur.net/apprendre-a-prier/mere-genevieve-gallois-visions-du-cloitre-au-xxeme-siecle/</a></p>
<p>Mère Geneviève est une moniale de Limon (région parisienne) décédée dans les années 1960, et qui est notamment l&#8217;auteur du fameux &laquo;&nbsp;Vie du petit Saint Placide&nbsp;&raquo;) mais aussi de nombreux autres dessins et gravures sur la vie chrétienne, la vie monastique. Le documentaire donne naturellement une grande place aux illustrations sonores en chant grégorien&#8230; A ne pas manquer.</p>
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		<title>La liturgie de l&#8217;Esprit</title>
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		<pubDate>Fri, 04 May 2012 06:10:46 +0000</pubDate>
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			<content:encoded><![CDATA[<p>On consultera avec intérêt l&#8217;interview / débat entre Mgr Aillet et le RP Gouzes, sur KTO :</p>
<p>C&#8217;est ici :</p>
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		<title>Dédicace de l&#8217;abbatiale Saint Michel de Kergonan</title>
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		<pubDate>Wed, 25 Apr 2012 08:53:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Apprendre à prier]]></category>

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		<description><![CDATA[Nous en avons beaucoup parlé sur notre site web ; il y a 5 ans l&#8217;abbaye saint Michel de Kergonan prenait feu, l&#8217;incendie ravageant l&#8217;église abbatiale et une grande partie du cloître. Abbaye Saint Michel de Kergonan L&#8217;émission sur KTO Kergonan, l&#8217;abbaye incendiée Kergonan : intention de prière spéciale. 5 années après, l&#8217;église est reconstruite, &#8230; </p><p><a class="more-link block-button" href="http://www.scholasaintmaur.net/apprendre-a-prier/dedicace-de-labbatiale-saint-michel-de-kergonan/">Lire la Suite &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Nous en avons beaucoup parlé sur notre site web ; il y a 5 ans l&#8217;abbaye saint Michel de Kergonan prenait feu, l&#8217;incendie ravageant l&#8217;église abbatiale et une grande partie du cloître.</p>
<p><a href="http://www.scholasaintmaur.net/apprendre-a-prier/saint-michel-de-kergonan/" target="_blank">Abbaye Saint Michel de Kergonan</a></p>
<p><a href="http://www.scholasaintmaur.net/apprendre-a-prier/kergonan-lemission-sur-kto/" target="_blank">L&#8217;émission sur KTO</a></p>
<p><a href="http://www.scholasaintmaur.net/apprendre-a-prier/ne-manquez-pas-ce-soir-sur-kto-kergonan-labbaye-incendiee/" target="_blank">Kergonan, l&#8217;abbaye incendiée</a></p>
<p><a href="http://www.scholasaintmaur.net/apprendre-a-prier/note-express-intentions-de-prieres-speciales/" target="_blank">Kergonan : intention de prière spéciale</a>.</p>
<p>5 années après, l&#8217;église est reconstruite, et la liturgie de sa consécration, qu&#8217;on appelle la dédicace sera célébrée dimanche matin par Mgr Centène :</p>
<p>En direct sur Radio Espérance, vous pourrez suivre l&#8217;intégralité de la fonction de la dédicace&#8230;<br />
Petite liturgie qui durera de 09:15 à 13:30&#8230;. !</p>
<p><a href="http://www.radio-esperance.fr/?date=20120429">http://www.radio-esperance.fr/?date=20120429</a></p>
<p>Ça peut être suivi en FM <a href="http://www.radio-esperance.fr/nous-ecouter/frequences-fm/">http://www.radio-esperance.fr/nous-ecou &#8230; uences-fm/</a> et par internet, au travers du player.  <a href="http://player.radio-esperance.fr/?radio=antenne-principale&amp;media=audio">http://player.radio-esperance.fr/?radio &#8230; edia=audio</a></p>
<p>Notez que Radio Espérance diffuse également chaque jour <a href="http://player.radio-esperance.fr/?radio=chant-gregorien&amp;media=audio" target="_blank">l&#8217;office de Sexte et l&#8217;office des Vigiles en direct de Saint Michel  Kergonan</a>, et donc à partir de dimanche, depuis la nouvelle église abbatiale.</p>
<p>L&#8217;ensemble de la liturgie sera commentée pour que tous les auditeurs puissent suivre cette célébration à la fois très rare et très complexe, entièrement chantée en grégorien par les moniales bien sûr mais aussi avec le concours du chœur des moines de Sainte Anne de Kergonan, l&#8217;abbaye d&#8217;hommes qui est &laquo;&nbsp;en face&nbsp;&raquo;, ainsi que les dominicaines de Pontcallec.</p>
<p><strong>Voici la prière de consécration qui sera chantée par l&#8217;évêque :</strong></p>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0">
<tbody>
<tr>
<td valign="top" width="292">Deus, Ecclésiæ tuæ sanctificátor et rector, nomen tuum nos decet festívo celebráre præcónio, quia hódie fidélium plebs hanc oratiónis domum, ubi te pie venerátur, verbo erudítur, álitur sacraméntis, sollémni ritu cupit in perpétuum tibi dicáre.</td>
<td valign="top" width="351">Ô Dieu, qui sanctifies et gouvernes ton Église, il convient que nous chantions la louange de ton nom dans l’allégresse ; car aujourd’hui le peuple des fidèles désire te consacrer à jamais par un rite solennel cette maison de prière, où il viendra t’adorer, s’instruire par ta parole, se nourrir de tes sacrements.</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="292">Hæc ædes mystérium adúmbrat Ecclésiæ, quam Christus suo sanctificávit cruóre ut Sponsam sibi exhibéret gloriósam, Vírginem fídei integritáte conspícuam, Matrem Spíritus virtúte fecúndam.</td>
<td valign="top" width="351">Ce temple est la figure du mystère de l’Église, que le Christ a sanctifiée par son sang, pour se la présenter à lui-même comme une épouse glorieuse, une vierge brillant par l’intégrité de sa foi, une mère féconde par la puissance de l’Esprit Saint.</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="292">Ecclésia sancta, elécta vínea Dómini, cuius palmítibus mundus omnis implétur, quæ propágines suas, ligno baiulánte, suspénsas érigit ad regna cælórum.</td>
<td valign="top" width="351">Église sainte, elle est la vigne choisie par le Seigneur, elle dont les sarments s’étendent sur le monde entier ; elle élève ses enfants, soutenus par le bois de la croix, jusqu’au royaume des cieux.</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="292">Ecclésia felix, tabernáculum Dei cum hóminibus, templum sanctum, quod lapídibus vivis exstrúitur, Apostolórum funda-méntis consístens, Christo Iesu summo lápide angulári.</td>
<td valign="top" width="351">Église bienheureuse, elle est le tabernacle de Dieu avec les hommes, le temple saint, bâti de pierres vivantes, appuyé sur le fondement des Apôtres, et elle a le Christ Jésus comme pierre angulaire.</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="292">Ecclésia sublímis, Cívitas iugo montis erécta, perspícua cunctis, et ómnibus clara, ubi Agni lucérna fulget perénnis, et gratum resónat cánticum beatórum.</td>
<td valign="top" width="351">Église sublime, elle est la cité élevée au sommet de la montagne, dont la clarté attire tous les regards ; la lumière de l’Agneau y resplendit sans cesse, et le chant mélodieux des bienheureux y retentit.</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="292">Súpplices ergo te, Dómine, adprecámur : dignáre hanc ecclésiam et hoc altáre cælésti sanctificatióne perfúndere, ut locus sanctus semper exsístat, et mensa fiat in perpétuum Christo sacrifício paráta.</td>
<td valign="top" width="351">Nous t’en supplions donc humblement, Seigneur : daigne répandre en abondance ta sanctification céleste sur cette église et cet autel, afin que ce lieu soit toujours saint, et que cette table soit toujours prête pour le sacrifice du Christ.</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="292">Hic unda divínæ grátiæ hóminum óbruat delícta, ut fílii tui, Pater, peccáto mórtui, vitæ renascántur supérnæ.</td>
<td valign="top" width="351">Qu’ici, ô Père, l’onde de la grâce divine engloutisse les péchés des hommes afin que tes enfants, morts au péché, renaissent à la vie céleste.</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="292">Hic fidéles tui, altáris mensam circumstántes, memoriále Páschatis célebrent et verbi Christi eiúsque córporis reficiántur convívio.</td>
<td valign="top" width="351">Qu’ici tes fidèles, entourant la table de l’autel, célèbrent le mémorial de la Pâque, et qu’ils refassent leurs forces au festin de la parole du Christ et de son corps.</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="292">Hic laudis oblátio iucúnda resúltet, Angelórum concéntibus vox hóminum sociáta, ac pro mundi salúte iugis ad te ascéndat orátio.</td>
<td valign="top" width="351">Qu’ici retentisse un joyeux sacrifice de louange, la voix des hommes associée aux chœurs des anges, et que sans cesse la prière monte vers toi pour le salut du monde.</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="292">Hic páuperes misericórdiam invéniant, oppréssi veram consequántur libertátem, cunctíque hómines filiórum tuórum índuant dignitátem, donec ad illam, quæ sursum est Ierúsalem, exsultántes pervéniant.</td>
<td valign="top" width="351">Qu’ici les pauvres trouvent la miséricorde, les opprimés, la vraie liberté, et que tous les hommes revêtent la dignité d’enfants de Dieu, en attendant de parvenir, dans l’exultation, à la Jérusalem d’en haut.</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="292">Per Dóminum nostrum Iesum Christum Fílium tuum, qui tecum vivit et regnat in unitáte Spíritus Sancti Deus, per ómnia sǽcula sæculórum.</td>
<td valign="top" width="351">Par Notre Seigneur….</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p><strong>Tous : Amen.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ici vous trouverez le traitement de l&#8217;évènement par le journal La Croix :</p>
<p>http://www.la-croix.com/Religion/S-informer/Actualite/L-abbatiale-de-Saint-Michel-de-Kergonan-renait-de-ses-cendres-_NP_-2012-04-24-798531<a href="http://www.scholasaintmaur.net/wp-content/uploads/2012/04/kergonan-new.jpg"><img class="wp-image-871 aligncenter" title="kergonan-new" src="http://www.scholasaintmaur.net/wp-content/uploads/2012/04/kergonan-new-1024x682.jpg" alt="" width="590" height="392" /></a></p>
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		<item>
		<title>Le Seigneur est vraiment ressuscité, alléluia. Et il est apparu à Simon Pierre, alléluia</title>
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		<pubDate>Tue, 10 Apr 2012 13:21:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Apprendre à prier]]></category>

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		<description><![CDATA[Alors que nous fêtons Pâques, proposons une réflexion sur le répons du temps pascal : Surrexit Dominus vere, * alleluia, alleluia. Et apparuit Simoni, alleluia alleluia. C&#8217;est ce que proclame l&#8217;Eglise romaine pendant 50 jours. Surrexit Dominus vere, c&#8217;est le premier acte du magistère infaillible du premier pape, et cet enseignement solennel est donné, publiquement, &#8230; </p><p><a class="more-link block-button" href="http://www.scholasaintmaur.net/apprendre-a-prier/le-seigneur-est-vraiment-ressuscite-alleluia-et-il-est-apparu-a-simon-pierre-alleluia/">Lire la Suite &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Alors que nous fêtons Pâques, proposons une réflexion sur le répons du temps pascal :</p>
<p><strong>Surrexit Dominus vere, * alleluia, alleluia. Et apparuit Simoni, alleluia alleluia.</strong></p>
<p>C&#8217;est ce que proclame l&#8217;Eglise romaine pendant 50 jours. <strong>Surrexit Dominus vere</strong>, c&#8217;est le premier acte du magistère infaillible du premier pape, et cet enseignement solennel est donné, publiquement,  dans Lc 24,35, à ceux qu&#8217;on a appelé ensuite les disciples d&#8217;Emmaüs mais aussi à tout l&#8217;univers. C&#8217;est le dogme fondamental de la Foi chrétienne. Pour croire que le Christ est mort crucifié, personne n&#8217;a besoin de la Foi. Plusieurs sources contemporaines à cette évènement historique le mentionnent : la crucifixion n&#8217;est niée que par certaines idéologies qui refusent de s&#8217;appuyer sur les sources historiques recoupées. Même l&#8217;absence du corps de Jésus au tombeau au matin de Pâques, ne suffit pas à établir la foi de l&#8217;Eglise, ni d&#8217;ailleurs le témoignage de Marie-Madeleine (Lc 24,22-24):</p>
<blockquote><p>Sed et mulíeres quaedam ex nostris terruérunt nos, quae ante lucem fuérunt ad monuméntum et, non invénto córpore eíus, venérunt dicéntes se étiam visiónem angelórum vidísse, qui dicunt eum vívere. Et abiérunt quidam ex nostris ad monuméntum et ita invenérunt, sicut mulíeres dixérunt, ipsum vero non vidérunt.</p></blockquote>
<p><strong>Stulti et tardi corde ad credentium</strong> ! Comme nous sommes et restons lents à croire ! Car la résurrection est un dogme de Foi : nous recourrons à la Révélation pour forger notre conviction : c&#8217;est l&#8217;enseignement apostolique qui nous enjoint à le croire, un enseignement appuyé sur le témoignage des femmes &#8211; en premier lieu la Vierge Marie à qui, selon la tradition apostolique, le Christ ressuscité apparaît en premier, mais aussi celui de Marie-Madeleine ; et  ce témoigange des femmes consacré comme la vérité par l&#8217;enseignement <em>ex cathedra</em> de Pierre, à qui le Christ ressuscité enjoint peu après, par trois fois, d&#8217;être le pasteur de l&#8217;Eglise. <strong>Et apparuit Simoni.</strong></p>
<p><em>Dom Guéranger, l&#8217;année liturgique</em> :</p>
<blockquote><p>Jésus se montre à ses disciples rassemblés, le soir même de sa résurrection; et il les aborde en leur souhaitant la paix. C&#8217;est le souhait qu&#8217;il nous adresse à nous-mêmes dans la Pâque. En ces jours il rétablit partout la paix : la paix de l&#8217;homme avec Dieu, la paix dans la conscience du pécheur réconcilié, la paix fraternelle des hommes entre eux par le pardon et l&#8217;oubli des injures. Recevons ce souhait de notre divin ressuscité, et gardons chèrement cette paix qu&#8217;il daigne nous apporter lui-même. Au moment de sa naissance en Bethléhem, les Anges annoncèrent cette paix aux hommes de bonne volonté ; aujourd&#8217;hui Jésus lui-même, ayant accompli son œuvre de pacification, vient en personne nous en apporter la conclusion. La Paix : c&#8217;est sa première parole à ces hommes qui nous représentaient tous. Acceptons avec amour cette heureuse parole, et montrons-nous désormais, en toutes choses, les enfants de la paix. L&#8217;attitude des Apôtres dans cette grande scène doit aussi exciter notre attention. Ils connaissent la résurrection de leur maître ; ils se sont empressés de la proclamer à l&#8217;arrivée des deux disciples d&#8217;Emmaüs ; que leur foi est faible cependant ! La présence soudaine de Jésus les trouble; s&#8217;il daigne leur donner ses membres à toucher, afin de les convaincre, cette expérience les émeut, les remplit de joie; mais il reste encore en eux je ne sais quel fond d&#8217;incrédulité. Il faut que le Sauveur pousse la bonté jusqu&#8217;à manger devant eux, afin de les convaincre tout à fait que c&#8217;est bien lui et non un fantôme. Cependant ces hommes, avant la visite de Jésus, croyaient déjà et confessaient sa résurrection ! Quelle leçon nous donne ce fait de notre Évangile! Il en est donc qui croient, mais d&#8217;une foi si faible que le moindre choc la fe<a href="http://www.scholasaintmaur.net/wp-content/uploads/2012/04/mosa.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-860" title="mosa" src="http://www.scholasaintmaur.net/wp-content/uploads/2012/04/mosa.jpg" alt="" width="567" height="425" /></a>rait chanceler ; qui pensent avoir la foi, et qui l&#8217;ont à peine effleurée. Sans la foi cependant, sans une foi vive et énergique, que pouvons-nous faire, au milieu de cette  lutte que nous avons à soutenir constamment contre les démons, contre  le monde et contre nous-mêmes ? Pour lutter, la première condition est d&#8217;être sur un sol résistant ; l&#8217;athlète dont les pieds posent sur  le sable mouvant ne tardera pas d&#8217;être renversé.  Rien de  plus commun aujourd&#8217;hui que  cette foi vacillante,  qui croit jusqu&#8217;à ce qu&#8217;arrive l&#8217;épreuve de cette foi constamment minée en dessous par un naturalisme subtil, qu&#8217;il est  si difficile de  ne pas aspirer plus ou moins, dans l&#8217;atmosphère malheureuse qui nous entoure. Demandons avec instance la foi, une foi invincible, surnaturelle, qui devienne le grand ressort de notre vie tout entière, qui ne cède jamais, qui triomphe toujours au dedans de nous-mêmes comme à l&#8217;extérieur;  afin que nous puissions nous approprier en toute vérité cette forte parole de l&#8217;Apôtre saint  Jean :</p>
<p><strong>Haec est victória, quae vicit mundum: fides nostra.</strong> (1 Jn 5,4)</p></blockquote>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>http://www.heures-gregoriennes.com</title>
		<link>http://www.scholasaintmaur.net/apprendre-a-prier/httpwww-heures-gregoriennes-com/</link>
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		<pubDate>Tue, 10 Apr 2012 08:00:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Apprendre à prier]]></category>

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		<description><![CDATA[Un nouveau site pour vous présenter les &#171;&#160;Heures grégoriennes&#160;&#187;, dont la réédition a été réalisée tout récemment à la demande expresse du St Siège. Les trois volumes &#171;&#160;Les Heures Grégoriennes&#160;&#187; vous sont proposés avec deux reliures : Relié cuir avec tranche dorée Relié toile bleue Pour vous aider à déchiffrer les partitions des Heures Grégoriennes, un coffret &#8230; </p><p><a class="more-link block-button" href="http://www.scholasaintmaur.net/apprendre-a-prier/httpwww-heures-gregoriennes-com/">Lire la Suite &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://www.heures-gregoriennes.com" target="_blank">Un nouveau site pour vous présenter les &laquo;&nbsp;Heures grégoriennes&nbsp;&raquo;</a></strong>, dont la réédition a été réalisée tout récemment à la demande expresse du St Siège. Les trois volumes &laquo;&nbsp;Les Heures Grégoriennes&nbsp;&raquo; vous sont proposés avec deux reliures :</p>
<div>
<table border="0">
<tbody>
<tr>
<td></td>
<td align="center" valign="middle"><img title="Coffret" src="http://www.heures-gregoriennes.com/images/gregorien/cuir.png" alt="Relié cuir en coffret" border="0" /></td>
<td align="center" valign="middle"></td>
<td align="center" valign="middle"><img title="Relié toile" src="http://www.heures-gregoriennes.com/images/gregorien/toile.png" alt="Relié toile" border="0" /></td>
</tr>
<tr>
<td></td>
<td align="center" valign="middle">Relié cuir avec tranche dorée</td>
<td align="center" valign="middle"></td>
<td align="center" valign="middle">Relié toile bleue</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Pour vous aider à déchiffrer les partitions des Heures Grégoriennes, un coffret de 3 CD rassemble tout leur répertoire au format MP3.  Chaque CD contient une arborescence, pour chaque volume, afin de faciliter la recherche des partitions.</p>
<p><img src="http://www.heures-gregoriennes.com/images/gregorien/CD.jpg" alt="CD" width="198" height="187" border="0" /></p>
<p>Le tableau ci-dessous vous indique diverses manières de vous procurer ces produits.</p>
<p><strong><a href="http://www.traditions-monastiques.com/fr/liturgie-chant-gregorien/1182-livres-liturgie-les-heures-gregoriennes-l1128f.html" target="_blank">Achat en ligne ic</a>i.</strong></p>
</div>
<div>
<table border="0">
<tbody>
<tr>
<td colspan="5" align="center" valign="middle">Les trois volumes &laquo;&nbsp;Les Heures Grégoriennes&nbsp;&raquo; vous sont proposés sous deux présentations et selon divers modes d&#8217;achat.</td>
</tr>
<tr>
<td align="center" valign="middle"></td>
<td align="center" valign="middle"><img title="Relié toile" src="http://www.heures-gregoriennes.com/images/gregorien/toile.png" alt="Relié toile" width="100" border="0" /></td>
<td align="center" valign="middle"><img title="Coffret" src="http://www.heures-gregoriennes.com/images/gregorien/coffret.png" alt="coffret" width="100" height="114" border="0" /></td>
<td align="center" valign="middle"><img src="http://www.heures-gregoriennes.com/images/gregorien/CD.jpg" alt="CD" width="100" height="94" border="0" /></td>
<td align="center" valign="middle">Editeur :Traditions-MonastiquesService éditions</p>
<p>21150 Flavigny-sur-Ozerain</p>
<p>France</p>
<p>Tél. (33) 03 80 96 22 31</td>
</tr>
<tr>
<td align="center" valign="middle"></td>
<td align="center" valign="middle">Relié toile bleue</td>
<td align="center" valign="middle">Relié cuir avec tranche dorée</td>
<td align="center" valign="middle">Mélodie des partitions</td>
<td align="center" valign="middle"></td>
</tr>
<tr>
<td align="center" valign="middle">Références</td>
<td align="center" valign="middle">L1128Fisbn : 9782878100921</td>
<td align="center" valign="middle">L1129Fisbn  : 9782878100860</td>
<td align="center" valign="middle">CD495EAN : 3700291209287</td>
<td align="center" valign="middle"></td>
</tr>
<tr>
<td align="center" valign="middle">Achat par téléphone</td>
<td colspan="3" align="center" valign="middle">Appellez le + 33 (0)3 80 96 22 31 entre 9h00 et 11h00 puis 14h45 et 17h15</td>
<td align="center" valign="middle">Avec votre carte bancaire</td>
</tr>
<tr>
<td align="center" valign="middle">Achat par courrier</td>
<td colspan="3" align="center" valign="middle">240 €                                320 €                                30 €300 sFr                              400 sFr                             35 sFr</p>
<p>335 Can.$                          430 Can.$                         40 Can.$</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>• pour la France    : joindre un chèque à Traditions-Monastiques</p>
<p>• pour la Belgique : CCP = 000-1339871-10, &laquo;&nbsp;Abbaye Saint-Joseph</p>
<p>• pour la Suisse    : CCP = 119-5447-7, Sion, &laquo;&nbsp;Abbaye Saint-Joseph&nbsp;&raquo;</td>
<td align="center" valign="middle">Port : 15 € - 31 sFr &#8211; 35 Can.$&nbsp;</p>
<p>Télécharger un bon de commande :</p>
<p>cliquez <a href="http://www.heures-gregoriennes.com/images/gregorien/bon_cde_hg.pdf"><strong>ICI</strong></a></td>
</tr>
<tr>
<td align="center" valign="middle">Achat en ville</td>
<td colspan="3" align="center" valign="middle">Il suffit de vous s&#8217;adresser à votre libraire en indiquant lenom du diffuseur : AVM Diffusion et la référence de l&#8217;ouvrage (isbn ou EAN).</td>
<td align="center" valign="middle"></td>
</tr>
<tr>
<td></td>
<td rowspan="16" colspan="3"></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p><strong>Pourquoi des fidèles laïcs attendaient-ils les Heures Grégoriennes ? (intervention au colloque de lncmezent des Heures grégoriennes à la Conférence des évêques de France, avenue de Breteuil, Paris)</strong></p>
<p>Don Jean-Marie et don Thomas ont demandé à un humble laïc de donner un « témoignage » sur les Heures grégoriennes. Je suis donc ici cet après midi, devant cet auditoire pour redire, je pense avec tous ceux qui sont présents, à quel point j’apprécie la Communauté Saint Martin, Solesmes et Flavigny, grâce à qui nous avons en main cet ouvrage exceptionnel….</p>
<p>Mais je pense que j’abuserais de votre temps à tous si je me contentais de proférer des congratulations.  Ce n’est certainement pas l’objectif de mon intervention en ces murs. Je viens, en mon nom propre, certes, mais surtout au nom de tous les baptisés qui ne sont pas astreints à l’office au chœur, m’expliquer sur une chose : en quoi les Heures Grégoriennes sont intéressantes pour les fidèles laïcs ?</p>
<p>Nous avons devant nous un livre avec l’ensemble de l’office diurne, en latin-français, avec une notation grégorienne. Soulignons si cela ne l’a pas déjà été fait à quel point ce fut une prise de risque – que ce soit au niveau financier mais aussi au regard de l’énergie dépensée – pour la Communauté Saint Martin de se lancer dans une entreprise de plusieurs années avant d’obtenir le résultat voulu. Soulignons aussi que le fait même de publier ce qui est en fait un antiphonaire romain avec traductions françaises est une idée tout à fait incongrue, dans le contexte actuel. Et puis, est il est bien raisonnable, aujourd’hui au XXI° siècle de se lancer dans l’édition d’un livre liturgique en latin – français, alors même que le latin n’est plus ou presque plus enseigné dans les écoles, et que le grégorien a depuis 40 ans pratiquement disparu de toutes les paroisses ?</p>
<p>Je suis grégorianiste, fondateur d’un petit ensemble amateur, la schola saint Maur. Nous chantons dans un certain nombre de paroisses de la région parisienne, et nous avons la chance d’être accueillis par des curés, qui – il faut bien le dire – n’ont pas froid aux yeux… Chanter une messe ou un office avec du grégorien, mais avec l’ordo post-conciliaire, c’est s’attirer les foudres de tous : mettons les pieds dans le plat. Cela mécontente la « droite » (quitte à faire du grégorien, faites donc du « traditionnel » !), et cela mécontente la « gauche » (quoi, en latin ? Mais on n’y comprend rien ! Et en plus vous donnez des gages aux traditionnalistes). On voit bien à quel point notre position, qui, – réjouissons-nous -, est aussi celle de la Communauté Saint Martin, de Solesmes et de Flavigny (oui, oui, de Kergonan aussi), dérange, ennuie, et est perçue comme suspecte.</p>
<p><strong><em>Le point de vue du fidèle ordinaire</em></strong></p>
<p>C’est une des raisons pour laquelle nous attendions la publication de cet ouvrage. Non seulement parce qu’il est complet (on peut suivre avec un seul volume l’office entier, avec les hymnes, antiennes, psaumes, leçon brèves, répons, preces, collectes) pratique (pas de renvois de pages), et beau : une reliure magnifique, un papier de belle couleur, des caractères soignés dans le plus petit détail, et des partitions restituées de façon sublime.</p>
<p>Mais voici une autre raison : ce qui nous réjouit surtout dans l’édition de ce livre, c’est avant tout la page de garde, portant la signature du Préfet de la Congrégation du culte divin. Puisque j’en suis aux déclarations publiques d’amour, voilà je le dis : Cardinal Arinze, je vous aime ! Et pourquoi la signature que vous avez mis au début de ce livre est elle aussi importante, M. le Cardinal ? Parce que l’Eglise attendait depuis 40 ans de retrouver sa voix. Comprenez-moi bien : je ne suis pas en train de dire qu’il fallait publier un livre quoi soit une sorte de conservatoire d’une tradition grégorienne, sans laquelle l’Eglise ne serait plus l’Eglise. Ce que je suis en train de dire, c’est que le chant grégorien, pour des simples fidèles laïcs ordinaires est à n’en pas douter la matrice, le modèle, le creuset de toute musique liturgique, et spécialement celle de l’office. N’ayons pas peur des mots : le Saint Père dans sa constitution apostolique « Laudis Canticum », nous disait en 1970 : « <em>La prière de la Sainte Eglise étant donc rénovée et restaurée complètement selon sa très ancienne tradition et en tenant compte des besoins de notre temps, il est très souhaitable qu’elle imprègne, vivifie, pénètre profondément toute la prière chrétienne, qu’elle l’exprime et qu’elle l’alimente efficacement toute la vie spirituelle du peuple de Dieu.</em> ». Que s’est il passé depuis ? La prière de l’Eglise, c&#8217;est-à-dire la liturgie et plus particulièrement la liturgie des heures a-t-elle profondément pénétré la piété des fidèles ? Nous sommes  bien obligés de faire un constat amer : il n’en est rien. Un prêtre me disait très récemment qu’aujourd’hui dans l’Eglise, il vaut mieux organiser une session de guérison intérieure qu’une formation à la psalmodie, si l’on veut avoir un succès pastoral. Et pourtant. Certaines personnes dans l’Eglise ne s’y sont pas trompées. Contre tous, contres les différentes « sensibilités », contre l’esprit du monde, contre la pastorale de court terme, nous avons – que dis-je l’Eglise tout entière ! – a enfin aujourd’hui officiellement retrouvé sa voix. Enfin, le « bréviaire » n’est plus, une sorte de dévotion à connotation psychique dont certains, par acquis de conscience se libèrent avec grande souffrance. Je ne dis pas qu’il n’ya pas d’héroïsme et d’ascèse à réciter les psaumes et les hymnes dans PTP. Bien au contraire. Mais l’office divin est conçu, en tant que partie prenante de la liturgie, pour être chanté, et chanté publiquement. Car au-delà de la question de savoir si c’est un livre en latin ou noté en grégorien, il faut bien comprendre une chose : c’est un livre de chant pour l’office, chose qui n’existait pas jusqu’ici avec l’office post-conciliaire. Il est en effet pour le moins curieux qu’on ait tant poussé depuis 40 années l’idée du chant des fidèles à la Messe et qu’en même temps on n’ait rien proposé de facile et pratique pour l’office. J’ai souvent chanté l’office en Français (ce n’est pas un péché … Si ?). J’ai toujours constaté que cela ne « fonctionnait » pas tout simplement parce qu’on n’avait jamais composé jusqu’ici des tons de psaumes qui soient à la fois beaux et simples. Que les antiennes, faute d’exemplaires suffisants du fameux volume « chanter l’office » étaient la plupart du temps improvisées et… banales. Que les mélodies des hymnes étaient d’un ennui prodigieux. Bref, que pour toutes ces raison, il n’était pas raisonnable de proposer ce type de célébration comme quelque chose de structurant, au niveau pastoral, pour une paroisse. Cela n’intéresse que quelques veilles dames, … dont – certes –  j’admire la piété et l’héroïsme. Or, la liturgie, en particulier la liturgie des heures, est réellement et proprement la réplique du séisme eucharistique, et non pas un exercice dévotionnel. Combien de paroisses la pratiquent – elles la liturgie des heures de cette façon ? Il est une réalité théologique que peu de personnes comprennent, qui a été admirablement expliqué par Paul VI dans Laudis Canticum (1970) <strong>« <em>Dans des lieux et des circonstances déterminées, [la liturgie des heures] est […] devenue, sous la présidence du prêtre, comme le complément nécessaire de tout le culte divin exprimé dans le sacrifice eucharistique, pour imprégner toutes les heures de la vie des hommes. »</em></strong><em> </em><em>Paul VI dans son magistère, ne fait en fait que paraphraser dom Guéranger, l’initiateur du mouvement  liturgique qui a abouti aux réformes de Pie XII et à Sacrosanctum Concilium : </em><strong><em>«</em> Pourquoi l’Office divin entourant la Messe ? . – C’est le diamant enchâssé dans l’or, le diamant est d’autant plus beau qu’il est ainsi entouré. ». </strong>Quel dommage, donc, que l’Eglise n’ait pas su se doter, jusqu’à aujourd’hui d’un livre recensant l’ensemble de son propre répertoire<strong>. </strong>L’office divin en chant grégorien dans sa forme ordinaire qui est disponible enfin aujourd’hui sera à n’en pas douter l’outil de la réappropriation du chant de l’office dans les paroisses. L’idée n’est d’ailleurs pas forcément de rêver à un office quotidien entièrement chanté en grégorien dans les paroisses. Il est même probablement intéressant de mettre côte à côte un répertoire grégorien et un répertoire en français pour que l’un influence la composition de l’autre. Nous sommes donc à la veille, grâce à la Communauté Saint Martin et au Cardinal Arinze, d’une reprise de possession par toute l’Eglise de sa propre célébration des heures.</p>
<p><strong><em>Le point de vue du grégorianiste.</em></strong></p>
<p>Nous cherchons à jouer à plein sur cette complémentarité forte entre l’Office divin et la Sainte Messe. La base de l’apprentissage du chant grégorien, c’est le phrasé, l’articulation, la justesse. Et la meilleure façon de posséder cette technique, c’est la psalmodie. Si jamais il y a une méthode pour chanter, interpréter, et enseigner le chant grégorien, – ce qui reste à prouver – c’est celle là ; il ne peut pas y en avoir d’autre. C’est la raison pour laquelle nous ne manquons aucune occasion de célébrer solennellement des offices. Cela permet d’entrer dans les mystères de la modalité très facilement ; cela permet surtout de s’approprier le contenu de l’Ecriture Sainte en latin, et de façon méditée, mais aussi physique ! Et dans beaucoup de cas, des laudes, des vêpres en grégorien, c’est un grand succès. Nous avons encore le souvenir du chant des vêpres pontificales de la Solennité de la Saint Louis en la cathédrale de Versailles : nous n’avions pas encore les Heures Grégoriennes, mais nous avons chanté l’office romain, à partir de <em>Liturgia Horarum</em> et de la musique de l’antiphonaire monastique. La cathédrale était pleine, l’évêque enchanté. Nous avons chanté les Ténèbres du Samedi Saint, également en forme ordinaire, à Sainte Jeanne d’Arc de Versailles, en Mars dernier…. A la grande surprise de M. le curé, 70 personnes… Sans parler des II° vêpres de l’Avent, que nous avons chantées hier soir en la paroisse sainte Marguerite du Vésinet. Les HG, nous les avons utilisées dès leur parution : le 10 novembre dernier, j’étais sur la route du Cantal pour rejoindre la maison de famille à l’occasion des funérailles de ma mère, décédée subitement quelques jours auparavant. Grâce à une brève halte à Candé, nous avons récupéré nos exemplaires en vue de pouvoir, avec mon père, chanter les laudes des défunts, le matin de l’enterrement… Les Heures Grégoriennes, c’est aussi une possibilité, pour un couple marié, de mettre en œuvre une prière conjugale, et pourquoi pas familiale de façon facile, immédiate, belle… Et efficace. Pas plus tard qu’hier soir, nous recevions un prêtre pour le dîner… Nous avons achevé notre rencontre par le chant des complies. Il s’en est très bien sorti… L’office, c’est le privilège et le devoir du simple baptisé. Pour un « businessman » comme moi qui se déplace aux quatre coins du monde, c’est aussi une façon remarquable d’être uni à NS y compris entre deux réunions, en transit dans un aéroport international, ou de retour à la maison en dehors des horaires de célébration des messes. Non pas que je transporte partout avec moi les HG, qui sont malheureusement un peu trop lourdes, mais je reçois sur mon téléphone, par email, l’ensemble des offices (invitatoire, laudes, tierce sexte none, vêpres complies et même le martyrologe) en latin – français. Pour cela je me permets de vous conseiller un site web que l’abbé Diradourian connaît bien : <a href="http://www.societaslaudis.org/" target="_blank">www.societaslaudis.org</a></p>
<p><strong>Les Heures Grégoriennes, une rentabilité immédiate !</strong></p>
<p>Mais, dans notre Eglise post 7/7/7, une question vous taraude tous : je vais donc y répondre avant même que vous la formuliez :: après tout, le Saint Père a promulgué un « motu proprio » pour les « gens qui pensent comme nous », c&#8217;est-à-dire les gens de « ma sensibilité ». Le grégorien et le latin avec l’ordo du Concile, c’est plaqué, artificiel, ou même une faute de goût… ? D’autres pourraient se demander si, après tout, les quelques paroisses ou communautés qui seraient toujours intéressées par le chant grégorien ne pourraient pas tout simplement continuer à utiliser des livres anciens tels que le Paroissien romain n°800, qui contient la plupart des choses nécessaires à la célébration « paroissiale » de l’office divin en chant grégorien, modulo quelques adaptations, s’il on tient à respecter l’ordo de l’office romain tel qu’il a été défini à la suite du Concile. Ou alors, tout simplement, adopter la forme extraordinaire du rite romain… Ce serait plus simple ? Mais ce serait se tromper sur le véritable objectif des Heures Grégoriennes, qui est tout simplement l’application dans la Foi des demandes du Saint Père et des directives du Concile Vatican II, Concile œcuménique qui pour, la première fois depuis les débuts de l’histoire du rite romain, a « canonisé » un répertoire musical comme le chant propre de ce dernier, le 4 décembre 1963, dans la Constitution « De Sacra Liturgia ». Le Concile avait demandé que soit révisés les livres de chant grégorien et qu’on en fasse paraître une nouvelle édition. C’est exactement ce qu’a fait la Communauté Saint Martin, avec la collaboration étroite de Solesmes, avec un sens de l’à propos exceptionnel, à l’heure où justement à Rome, dans le sillage de Benoît XVI, on assiste à l’éclosion du « nouveau mouvement liturgique » qu’appelait de ses vœux le Cardinal Ratzinger.</p>
<p><strong>Les Heures Grégoriennes, un acte de Foi.</strong></p>
<p>Lancer une nouvelle édition en chant grégorien avec la forme ordinaire du rite romain est un pari pour la Communauté Saint Martin. Pour rappel, cette communauté de prêtres, fondée par l’abbé Guérin dans les années 1970 a eu une intuition profonde : vivre en tant que prêtres et diacres séculiers (ils ne sont pas religieux) au service des évêques, un ministère pastoral en communauté. Et dans cette vie communautaire le plus souvent en paroisse, la liturgie a une place centrale ; elle a toujours été particulièrement soignée à la Communauté Saint Martin, dans son expression latine ou française, mais toujours dans la forme ordinaire du rite romain. Parce qu’« ordinaire » ne signifie pas « banal » ou « commun », mais « conforme à l’ordre des choses ». Insistons bien sur ce point, parce que c’est précisément ce qui nous a le plus séduit en tant que schola grégorienne. Pourquoi privilégions nous la forme ordinaire ? Mais parce qu’elle est celle qui est conforme à la nature, aux choses, à l’ordre. Nous pouvons regretter des tas de choses, faire de la nostalgie, nous lamenter sur le « salutari meo » du Magnificat aux vêpres. Il n’en reste pas moins qu’au-delà de nos petites habitudes prises de façon bien égoïste, ce qui nous comble, c’est de participer pleinement et dans son intégralité à la grande respiration de l’Eglise universelle, avec l’ordo qu’elle promulgue pour tous… Ou plutôt « pro multis » !<br />
Quiconque a déjà expérimenté le chant grégorien dans une paroisse « lambda » s’est rendu compte de sa force d’évocation, de son adaptation naturelle à ce qu’il fait exprimer dans la prière ; il est frappant de constater que malgré toutes les tentatives des siècles passés, le chant grégorien conserve une pertinence non démentie depuis le VIII° ou le IX° siècle. Prophétique, le chant grégorien, qui « dépasse infiniment la musique » (dom Joseph Gajard) a pour fonction de donner une expression cultuelle et culturelle qui dépasse également infiniment les frontières des pays, mais aussi celles des classes sociales. Il fallait donc que le chant grégorien ne fût pas réservé aux moines. Il fallait probablement aussi débarrasser les moines du fardeau d’être un « musée liturgique », sans aucun lien avec ce qui pouvait se célébrer dans les paroisses. Et la Communauté Saint Martin, prêtres séculiers sans complexes et bien ans leur époque, font ce beau cadeau à toute l’Eglise d’expression francophone ; et il faudra que ce travail de titan soit adapté en d’autres langues.</p>
<p>Il fallait que l’Eglise eût un chant. Et que ce soit le chant ordinaire des laïcs comme des clercs. L’Eglise en a été privée, elle respire enfin à nouveau :</p>
<p><em>Nos temples doivent avoir un chant, autrement ils seraient mornes. Mais nous avons un chant, un chant incomparable. La seconde Personne de la Sainte Trinité est descendue sur la Terre, le Verbe s’est fait chair. Qu’est la seconde Personne de la Sainte Trinité ? Qu’est le Verbe ? Il est tout à la fois le chantre et un chant. Chantre unique qui a donné sa voix à la création toute entière, chant qui ne s’épuise jamais, car Dieu fait tout par son Verbe ; chant que nous redisons sans cesse, car c’est toujours le Verbe de Dieu que redisent les Psaumes</em>. (Madame Cécile Bruyère, Abbesse de Solesmes, octobre 1888).</p>
<p>Gageons que cette idée soit bien comprise par nos pasteurs, et que cette formidable initiative des HG ne soit pas juste perçue comme une façon de donner le change à certains à la suite d’un <em>Summorum Pontificum </em>et de ses effets  perçus comme dévastateurs. Ce serait un manœuvre à courte vue. Parce qu’on peut être liturgiste passionné, y compris en aimant le latin et le grégorien, et considérer que<em>Summorum Pontificum</em> ne nous impacte pas directement. N’ayons donc pas peur d’appliquer Vatican II, et la Constitution <em>Laudis Canticum</em>. Nous avons aujourd’hui l’occasion de redonner sa voix à l’épouse du Christ. Et comme le rappelait le directeur de l’Institut Pontifical de Musique Sacrée de Rome, Mgr Miserachs Grau, dans un document de décembre 2005 intitulé « pour un retour du chant grégorien <strong>»: « Qu&#8217;une assemblée de fidèles puisse participer à une liturgie […] en chantant les pièces grégoriennes faites pour elle n&#8217;est pas seulement souhaitable: c&#8217;est l&#8217;idéal. Ce n&#8217;est pas mon opinion que je formule ici: c&#8217;est la pensée de l&#8217;Eglise ». </strong>Je terminerai donc mon intervention de la façon dont Mgr Miserachs a lui-même conclu son papier : <strong> « C&#8217;est le bon moment pour agir: n&#8217;attendons plus. »</strong></p>
</div>
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		<title>Ténèbres du samedi saint</title>
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		<pubDate>Thu, 05 Apr 2012 08:49:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Apprendre à prier]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour la quatrième année consécutive à Versailles et la deuxième année à Saint-Etienne, la schola Saint-Maur chante l&#8217;office des Ténèbres du Samedi Saint A St Etienne, à la cathédrale Saint Charles Borromée, avec comme officiant Mgr Bruno Martin,  le vendredi 6 avril à 21h. tenebres-samedisaint-txt En Ile de France, à l&#8217;église Sainte Jeanne d&#8217;Arc à &#8230; </p><p><a class="more-link block-button" href="http://www.scholasaintmaur.net/apprendre-a-prier/tenebres-du-samedi-saint-3/">Lire la Suite &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Pour la quatrième année consécutive à Versailles et la deuxième année à Saint-Etienne, la schola Saint-Maur chante l&#8217;office des Ténèbres du Samedi Saint</p>
<p><strong>A St Etienne,</strong> à la cathédrale Saint Charles Borromée, avec comme officiant Mgr Bruno Martin,  le vendredi 6 avril à 21h. <a href="http://www.scholasaintmaur.net/wp-content/uploads/2012/04/tenebres-samedisaint-txt.pdf">tenebres-samedisaint-txt</a></p>
<p><strong>En Ile de France</strong>, à l&#8217;église Sainte Jeanne d&#8217;Arc à Versailles (78) le samedi 7 avril à 9h00, avec la collaboration du chœur grégorien de Bernadette V. Vous pouvez télécharger le livret bilingue latin-français <a title="Livret choriste" href="http://gregorien-en-paroisse.org/index.php?option=com_rokdownloads&amp;view=file&amp;Itemid=68&amp;id=15:office-des-tenebres-du-samedi-saint" target="_blank">ici &gt;&gt;&gt;&gt;</a> si vous êtes choriste ou <a title="Livret des fidèles" href="http://gregorien-en-paroisse.org/index.php?option=com_rokdownloads&amp;view=file&amp;Itemid=68&amp;id=14:office-des-tenebres-du-samedi-saint-livret-assemblee" target="_blank">ici &gt;&gt;&gt;</a> si vous êtes simple fidèle.</p>
<p>Nous travaillons particulièrement à rendre possible cet office entièrement grégorien (l&#8217;ensemble est chanté en grégorien : psaumes, lectures, répons) dans la forme ordinaire du rite, en suivant en cela les instructions données par la Congrégation pour le culte divin dans <em>Litterae Circulares de Festis Paschalibus Praeparandis et Celebrandis.</em></p>
<p><em>S</em><em>olenniser l&#8217;office des lectures auquel on joint l&#8217;office des laudes est une habitude ancienne du rite romain. Le problème évidemment, c&#8217;est qu&#8217;aucune partition officielle n&#8217;est parue jusqu&#8217;à aujourd&#8217;hui que ce soit en langue vernaculaire ou en grégorien. Comment résoudre le problème ?<br />
</em></p>
<p><em>Nous nous sommes assez naturellement documentés auprès des communautés monastiques qui pratiquent cet office chaque année. Et, bonne surprise, nous nous sommes rendus compte de plusieurs choses :</em></p>
<ul>
<li><em>l&#8217;usage de la célébration des Ténèbres a toujours dans le rite romain suivi une coutume commune, en ce qui concerne l&#8217;ordo, entre les moines et les séculiers (c&#8217;est à dire les habitudes des communautés monastiques et celles des paroisses).</em></li>
<li><em>La communauté Saint Martin, qui a le même souci de bien se conformer à l&#8217;esprit du rite romain dans sa forme ordinaire, comme nous, avait préparé en 2010 un livret suivant les indications données par un moine liturgiste.</em></li>
<li><em>L&#8217;abbaye Saint Pierre de Solesmes a fait en 2010 ad interim, un « Nocturnale solesmense » dans lequel on trouve un ordo complet des Ténèbres, avec partitions complètes.</em></li>
</ul>
<p><em>Nous avons donc essayé de synthétiser tout cela pour arriver à une célébration qui soit le plus possible un compromis entre :</em></p>
<ul>
<li><em>La « chantabilité » : nous avons privilégié l&#8217;utilisation des répons qu&#8217;on trouve dans le paroissien romain n°800, dont les mélodies sont connues.</em></li>
<li><em>L&#8217;esprit de la forme ordinaire : utilisation de la néo-vulgate, de l&#8217;ordo des répons tel que donné par Solesmes (ainsi le répons Sepulto se retrouve au 1er nocturne, en conformité avec Hartker, le manuscrit de Saint Gall, et non plus au 3ème nocturne), le maintien ad libitum des doxologies, l&#8217;utilisation au 2ème et 3ème nocturne des leçons de Liturgia Horarum.</em></li>
<li><em>Les indications d&#8217;ordo qui montrent la convergence historique entre l&#8217;ordo romain et l&#8217;ordo monastique, avec en particulier, aux laudes, la suite des psaumes 148,149 et 150.</em></li>
<li><em>Le maintien du « fragor et strepidus » qui a été supprimé par Pie XII, et qui ne doit donc plus se faire dans la forme extraordinaire,mais qu&#8217;il nous semble opportun de restaurer dans un contexte séculier et ordinaire.<br />
</em></li>
</ul>
<p><img class="aligncenter" src="http://gregorien-en-paroisse.org/images/lesimagesdusites/chadelier.gif" alt="chadelier" width="250" height="380" /></p>
<p><em>Le Chandelier à 15 branches des Ténèbres : à chaque psaume, on éteint un des cierges.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p align="CENTER"><em><em><strong>Dom Guéranger, l&#8217;Année liturgique :</strong></em></em></p>
<p><em>L&#8217;Office des Matines et des Laudes des trois derniers jours de la Semaine sainte diffère en beaucoup de choses de celui des autres jours de l&#8217;année. Tout y est triste et sombre, comme à des funérailles; et rien n&#8217;est plus propre à nous donner une idée de la tristesse à laquelle l&#8217;Église est en proie, en ces jours de deuil. Elle s&#8217;interdit, à tous les Offices du Jeudi, du Vendredi et du Samedi, ces cris de joie et d&#8217;espérance par lesquels elle commence la louange de Dieu. On n&#8217;entend plus retentir : Domine, labia mea aperies : Seigneur, ouvrez mes lèvres pour votre louange ; ni Deus, in adjutorium meum intende : O Dieu, venez à mon aide. Les Offices divins ne conservent plus que ce qui leur est essentiel dans la forme, et ils ont perdu toutes ces aspirations vives que les siècles y avaient ajoutées. Une psalmodie sévère, des lectures lamentables, des chants lugubres : voilà ce qui leur reste. Chacune des Heures Canoniales se termine par le Psaume Miserere, et par une mention de la Mort et de la Croix du Rédempteur.<br />
</em><em>On donne vulgairement le nom de Ténèbres à l&#8217;Office des Matines et des Laudes des trois derniers jours de la Semaine sainte, parce que cet Office se célébrait autrefois la nuit, comme dans les autres jours de l&#8217;année. Ce nom lui appartient encore pour une autre raison; c&#8217;est qu&#8217;on le commence a la lumière du jour, et qu&#8217;il ne se termine qu&#8217;après le coucher du soleil. Un rite imposant et mystérieux, propre seulement à ces Offices, vient aussi confirmer cette appellation. On place dans le sanctuaire, près de l&#8217;autel, un vaste chandelier triangulaire, sur lequel sont disposés quinze cierges. Ces cierges, ainsi que les six de l&#8217;autel, sont en cire jaune, comme à l&#8217;Office des Défunts. A la fin de chaque Psaume ou Cantique, on éteint successivement un des cierges du grand chandelier ; un seul, celui qui est placé à l&#8217;extrémité supérieure du triangle, reste allumé. Pendant le Cantique Benedictus, à Laudes, les six cierges qui brûlaient sur l&#8217;autel sont pareillement éteints. Alors le Cérémoniaire prend l&#8217;unique cierge qui était demeuré allumé sur le chandelier, et il le tient appuyé sur l&#8217;autel durant le chant de l&#8217;Antienne qui se répète après le Cantique. Puis il part et va cacher ce cierge, sans l&#8217;éteindre, derrière l&#8217;autel. Il le maintient ainsi loin de tous les regards pendant la récitation du Miserere et de l&#8217;Oraison de conclusion qui suit ce Psaume. Cette Oraison étant achevée, on frappe avec bruit sur les sièges du chœur, jusqu&#8217;à ce que le cierge qui avait été caché derrière l&#8217;autel reparaisse et annonce par sa lumière toujours conservée que l&#8217;Office des Ténèbres est terminé.<br />
Expliquons maintenant le sens de ces diverses cérémonies. Nous sommes dans les jours où la gloire du Fils de Dieu est éclipsée sous les ignominies de sa Passion. Il était « la lumière du monde », puissant en œuvres et en paroles, accueilli naguère par les acclamations de tout un peuple ; maintenant le voilà déchu de toutes ses grandeurs, « l&#8217;homme de douleurs, un lépreux », dit Isaïe; « un ver de terre, et non un homme », dit le Roi-Prophète ; « un sujet de scandale pour ses disciples », dit-il lui-même. Chacun s&#8217;éloigne de lui : Pierre même nie l&#8217;avoir connu. Cet abandon, cette défection presque générale sont figurés par l&#8217;extinction successive des cierges sur le chandelier triangulaire, même jusque sur l&#8217;autel. Cependant la lumière méconnue de notre Christ n&#8217;est pas éteinte, quoiqu&#8217;elle ne lance plus ses feux, et que les ombres se soient épaissies autour d&#8217;elle. On pose un moment le cierge mystérieux sur l&#8217;autel. Il est là comme le Rédempteur sur le Calvaire, où il souffre et meurt. Pour exprimer la sépulture de Jésus, on cache le cierge derrière l&#8217;autel ; sa lumière ne parait plus. Alors un bruit confus se fait entendre dans le sanctuaire, que l&#8217;absence de ce dernier flambeau a plongé dans l&#8217;obscurité. Ce bruit, joint aux ténèbres, exprime les convulsions de la nature, au moment où le Sauveur ayant expiré sur la croix, la terre trembla, les rochers se fendirent, les sépulcres furent ouverts. Mais tout à coup le cierge reparaît sans avoir rien perdu de sa lumière ; le bruit cesse, et chacun rend hommage au vainqueur de la mort.</em></p>
<p align="center"><em><strong>Le Samedi saint :</strong></em></p>
<p><em>La nuit a passé sur le sépulcre où repose le corps de l’Homme-Dieu. Mais si la mort triomphe au fond de cette grotte silencieuse, si elle tient dans ses liens celui qui donne la vie à tous les êtres, son triomphe sera court. Les soldats ont beau veiller à l’entrée du tombeau, ils ne retiendront pas le divin captif, quand il prendra son essor. Les saints Anges adorent, dans un respect profond, le corps inanimé de celui dont le sang va « pacifier le ciel et la terre ». Ce corps séparé de l’âme pour un court intervalle est demeuré uni au Verbe divin ; l’âme qui a cessé un moment de l’animer, n’a point non plus perdu son union avec la personne du Fils de Dieu. La divinité reste unie même au sang épanché sur le Calvaire, et qui doit rentrer dans les veines de l’Homme-Dieu, au moment de sa prochaine résurrection. Nous aussi, approchons de ce tombeau, et vénérons à notre tour la froide dépouille du Fils de Dieu. Nous comprenons maintenant les effets du péché. « C’est par le péché que la mort est entrée dans le monde et qu’elle a passé dans tous les hommes. » Jésus, « qui n’a point connu le péché », a cependant permis à la mort d’étendre jusque sur lui son empire, afin d’en diminuer pour nous les horreurs et de nous rendre, en ressuscitant, cette immortalité que le péché nous avait ravie. Adorons dans toute notre reconnaissance ce dernier anéantissement du Fils de Dieu. Il avait daigné, dans son incarnation, prendre « la forme d’esclave » ; en ce moment, il est descendu plus bas encore. Le voilà sans vie et glacé dans un tombeau ! Si ce spectacle nous révèle l’affreux pouvoir de la mort, il nous montre bien plus encore l’immense et incompréhensible amour de Dieu pour l’homme. Cet amour n’a reculé devant aucun excès ; et nous pouvons dire que si le Fils de Dieu s’est abaissé outre mesure, nous avons été d’autant plus glorifiés par ses abaissements. Qu’elle nous soit donc chère cette tombe sacrée qui doit nous enfanter à la vie ; et après avoir rendu grâces au Fils de Dieu de ce qu’il a daigné mourir pour nous sur la Croix, remercions-le aussi d’avoir accepté pour nous l’humiliation du sépulcre.</em></p>
<p>Descendons maintenant dans Jérusalem, et visitons humblement la Mère des douleurs. La nuit aussi a passé sur son cœur affligé ; et les scènes lamentables de la journée n’ont cessé d’assiéger sa mémoire. Le fils de sa tendresse a été foulé sous les pieds des hommes, elle a vu couler son sang par torrents ; et maintenant il est dans le tombeau, comme le dernier des mortels ! Que de larmes a versées déjà la fille de David durant ces longues heures ; et son fils ne lui est pas rendu encore ! Près d’elle, Madeleine, toute brisée des secousses qu’elle a ressenties dans les rues de Jérusalem et sur le Calvaire, éclate en sanglots, muette de douleur. Elle aspire au lever du jour suivant pour retourner au tombeau, et revoir les restes de son cher maître. Les autres femmes, moins aimées que Madeleine, mais cependant chères à Jésus, elles qui ont bravé les Juifs et les soldats pour l’assister jusqu’à la fin, entourent avec discrétion l’inconsolable mère, et songent aussi à soulager leur propre douleur, en allant avec Madeleine lorsque le Sabbat sera écoulé, de poser dans le sépulcre le tribut de leur amour et de leurs parfums.</p>
<p>Jean, le fils d’adoption, le bien-aimé de Jésus, pleure sur le Fils et sur la mère. D’autres apôtres, des disciples, Joseph d’Arimathie, Nicodème, visitent tour à tour cette maison de deuil. Pierre, dans l’humilité de son repentir, n’a pas craint de reparaître aux regards de la Mère de miséricorde. On s’entretient à voix basse du supplice de Jésus, de l’ingratitude de Jérusalem. La sainte Église, dans l’Office de cette nuit, nous suggère quelques traits des entretiens de ces hommes qu’une si terrible catastrophe a ébranlés jusqu’au fond de l’âme. « C’est donc ainsi, disent-ils, que meurt le juste, et personne ne s’en émeut ! Il a disparu devant l’iniquité ; semblable à l’agneau, il n’a pas ouvert la bouche ; il a été enlevé au milieu des angoisses ; mais son souvenir est un souvenir de paix. »</p>
<p>Ainsi parlent ces hommes fidèles, pendant que les femmes, en proie à leur douleur, songent aux soins des funérailles. La sainteté, la bonté, la puissance, les douleurs et la mort de Jésus, tout est présent à leur pensée ; mais sa résurrection qu’il a annoncée et qui ne doit pas tarder, ne leur revient pas en souvenir. Marie seule vit dans cette attente certaine. L’Esprit-Saint dit de la femme forte : « Durant la nuit, sa lampe ne s’éteint jamais » ; cette parole s’accomplit aujourd’hui en la Mère de Jésus. Son cœur ne succombe pas, parce qu’elle sait que bientôt la tombe doit rendre son fils à la vie. La foi de la résurrection du Sauveur, cette foi sans laquelle, comme dit l’Apôtre, notre religion serait vaine, est, pour ainsi dire, concentrée dans l’âme de Marie. La Mère de la Sagesse conserve ce dépôt précieux ; et de même qu’elle a tenu dans ses chastes flancs celui que le ciel et la terre ne peuvent contenir, ainsi aujourd’hui, par sa croyance ferme et constante aux paroles de son fils, elle résume en elle-même toute l’Église. Sublime journée du Samedi qui, au milieu de toutes ses tristesses, vient encore ajouter aux grandeurs de Marie ! La sainte Église en garde à jamais le souvenir ; et c’est pour cela que, désirant consacrer à sa grande Reine un jour spécial chaque semaine, elle lui a dédie pour toujours le Samedi</p>
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		<title>Grégorien en paroisse !</title>
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		<pubDate>Mon, 02 Apr 2012 15:44:10 +0000</pubDate>
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			<content:encoded><![CDATA[<p>Le site web grégorien en paroisse a été monté sur l&#8217;initiative de plusieurs ensembles grégoriens (dont la schola saint Maur) de région parisienne qui s&#8217;appuient mutuellement pour proposer la chant propre de l&#8217;Eglise dans les paroisses ordinaires ! Un bon lieu de ressourcement, d&#8217;information, d&#8217;aide et aussi pour tous ceux qui chaque semaine font vivre la liturgie de l&#8217;Eglise dans le rite romain !</p>
<blockquote><p>Chanter le grégorien dans les liturgies paroissiales ? Non seulement c&#8217;est possible, mais ô combien souhaitable et nécessaire ! Ce site n&#8217;a pas d&#8217;autre prétention que celle de proposer et de favoriser le chant de la liturgie catholique et la collaboration entre les choeurs grégoriens des paroisses qui veulent faire appliquer ce que nous demandent le Concile et le Magistère ! Il ne concerne donc que les choeurs grégoriens de la <strong>FORME ORDINAIRE</strong> de la Liturgie</p></blockquote>
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