Dom Jean Claire

« Les mélodies grégoriennes n’existent pas pour elles mêmes. Elles sont au service exclusif du texte liturgique dont elles sont nées dans l’acte même de la prière officielle de l’Eglise. Avec une docilité merveilleuse, sans rien perdre de leur fraîcheur et de leur spontanéité, elles s’y soumettent effectivement. Bien loin d’être étouffées par lui, elles y puisent souvent leur inspiration immédiate, faisant avec lui une unité comparable à celle de l’âme et du corps. Et c’est précisément ce service exclusif qui arrache définitivement la mélodie à elle même, qui la consacre, la rend sacrée, réalisant à la lettre ce mot de l’évangile que j’ai déjà cité : « Celui qui veut devenir mon disciple, qu’il se renonce et qu’il me suive. »

Dom Jean Claire 

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