Societas Laudis application pour mobile : c’est pour bientôt !

Beaucoup de nos amis internautes connaissent notre site frère « Societas Laudis » qui s’efforce de proposer les textes latins de la liturgie dans une traduction française la plus proche possible… Et beaucoup de demandes ont été faites pour avoir ces ressources dans une application pour mobile…. Et c’est pour bientôt ! Voici quelques copies d’écran :





Vos encouragements seront appréciés ! La version en mode « debug » est disponible en téléchargement pour les plateformes Androïd :

http://www.societaslaudis.org/SocietasLaudis-debug.apk

Pour l’installer, il faut configurer « accepter les applications dont l’origine est inconnue ». Dès que possible, tout cela sera mis sur l’Androïd Market / Google Play.

Pour tester sur IOS (Iphone, Ipad), c’est ici : http://www.societaslaudis.org/mobile

En attendant la publication sur l’Apple Store, vous pouvez ajouter l’application à votre écran d’accueil en vous connectant à l’adresse mentionnée : http://www.societaslaudis.org/mobile puis en faisant (favoris) puis « ajouter sur l’écran d’accueil » (icône avec un « + »).

Les textes sont préchargés pour une semaine et disponibles hors connexion, pour vous permettre à tout moment de réciter votre office sur votre android ou votre iphone ou même de suivre la messe.

D’ici là, merci de nous aider par vos retours et avis !

Un Missel romain « de Paul VI », avec lectures, en latin, librement téléchargeable

Le Missale romanum cum lectionibus, édité en 1977 editions Libreria editrice vaticana, remis à jour en 2000 (Éditions la Scuola, ISBN 13 : 9788820912406), semble définitivement épuisé. Ce missel plénier contenant tous les textes de la messe lue, ainsi que les lectures (en latin), est largement utilisé dans les bonnes maisons et par les bons prêtres. Nous avions cherché à acheter ce livre en Italie, mais il n’est jamais arrivé. On peut le trouver – rarement et hors de prix !- sur ebay. Certains amis prêtres chanceux en ont récupéré quelques jeux lors du grand saccage dans les séminaires… En dehors de ces occasions toujours bonnes à prendre, il reste très difficile de se procurer ce missel, conforme à l’editio typica altera (1975) du Misssale romanum dit « de Paul VI ». Rappelons que depuis, une nouvelle édition typique du missel d’autel (editio typica tertia)est parue en 2000/2001, promulguée par Jean-Paul II, avec une réimpression contenant quelques amendements sous Benoît XVI.

Bref, nous avions renoncé à trouver cet ouvrage fort utile qui nous aurait largement fait gagner du temps pour notre projet de mis en ligne des textes latins de la liturgie de forme ordinaire, avec leur traduction française : http://www.societaslaudis.org

 


Mais internet est venu à notre secours, et spécialement nos amis d’outre atlantique, (http://www.ccwatershed.org/ ) qui l’ont scanné et mis à disposition en ligne ici :

 

VOLUME I – Avent – Nativité, semaines per annum I à V • Pages 1-733 (Missale Romanum cum lectionibus)

VOLUME I – Avent – Nativité, semaines per annum I à V • Pages 733-1273 (Missale Romanum cum lectionibus)

VOLUME I – Avent – Nativité, semaines per annum I à V • Pages 1273-1983 (Missale Romanum cum lectionibus)

VOLUME II – Carême et Temps pascal • Pages 1-613 (Missale Romanum cum lectionibus)

VOLUME II – Carême et Temps pascal • Pages 613-1305 (Missale Romanum cum lectionibus)

VOLUME II – Carême et Temps pascal • Pages 1305-1932 (Missale Romanum cum lectionibus)

VOLUME III – semaines per annum VI à XXI • Pages 1-739 (Missale Romanum cum lectionibus)

VOLUME III – semaines per annum VI à XXI • Pages 739-1303 (Missale Romanum cum lectionibus)

VOLUME III – semaines per annum VI à XXI • Pages 1303-2031 (Missale Romanum cum lectionibus)

VOLUME IV – semaines per annum XXII à XXXIV • Pages 1-575 (Missale Romanum cum lectionibus)

VOLUME IV – semaines per annum XXII à XXXIV • Pages 575-1189 (Missale Romanum cum lectionibus)

VOLUME V – semaines per annum XXII à XXXIV • Pages 1189-1831 (Missale Romanum cum lectionibus)

Notons au passage que l’équipe du site web Corpus Christi Watershed s’est fait une spécialité de diffuser les éditions pdf des livres liturgiques et que leur site regorge de bonnes ressources.

 

Pour décrire cet ouvrage et son contenu, nous proposons ci dessous pour nos aimables lecteurs la traductions avec quelques adaptations pour les francophones, la recension qu’en fit à l’époque (en 1977) M. Harold Hudg, qui en explique tout l’intérêt :

 

Missale romanum cum lectionibus ad usum fidelium. Presses du Vatican. 4 volumes

C’est réellement un splendide travail, et finalement neuf ans après la promulgation du Missale romanum (édition d’autel) de Paul VI, on met dans les mains du laïcat un missel latin portable qui (par la grâce de Mgr Bugnini) contient tout ce qui est dit ou lu à la Messe. Dans cette mesure, il ressemble au missels datant d’avant Vatican II qui contenaient tout, en latin ou en langue vernaculaire ou en édition bilingue. La grande différence entre l’œuvre dont nous parlons et ses prédécesseurs, cependant est le nombre de pages nécessaires pour contenir l’ouvrage. Les missels plus anciens pouvaient avoir1300 pages, le nouveau a désormais 4 volumes d’environ 200pages chacun. L’augmentation du poids n’est pas seulement dû au nouveau cycle des lectures : car le missel est organisé pour le rendre le plus facilement utilisable possible.
Le premier volume contient l’Avent et le temps de Noël, ainsi que le temps avant le Carême. Le Volume II contient le Carême et le Temps pascal. Le Volume III contient les dimanches dans l’année du 6ème au 21ème. Le reste est contenu dans le volume IV. Chaque volume contient l’ordinaire de la messe, le propre des saints et les communs, ainsi que les messes rituelles et les messes pour les Messes pour les occasions particulières, les Messes votives et les Messes pour les défunts. La musique pour l’Ordo Missae et les autres chants nécessaires sont également disponibles. Chaque volume contient l’Ordo Missae, avec et sans peuple. Les propres des Messes pour le temporal de chaque volume contiennent les lectures, tout comme les autres Messes. En plus de cela, chaque volume contient toutes les messes pour les 34 dimanches per annum mais sans les lectures. La raison pour laquelle ces propres sont inclus est clairement indiquée en tête des pages contenant la Messe : il est rappelé que dans les semaines dans l’année, n’importe la quelle des 34 messes peut être dite en fonction de l’utilité pastorale des textes. Les quatre volumes contiennent toutes les Messes communes dans l’année, en commençant par le dédicace d’un église et en finissant par le Commune sanctorum et sanctarum. Les sections suivantes de chaque volume contiennent les Messes rituelles, les Missae et orationes
pro variis necessitatibus, les Missae Votivae et les Missae defunctorum. Une annexe est également présente dans chaque volume reprenant le sommaire de l’édition d’autel, avec la bénédiction de l’eau, un exemple de formules pour l’Oratio universalis, et des exemples de chants utilisés à la Messe, c’est à dire pour les rites introductifs, une préface, and les partie de la prière eucharistique qui peuvent être chantées. Il y a également dans chaque volume la bénédiction pontificale.
Cela paraît désormais évident que les presses du Vatican ont été tout à fait généreuses en ce qui concernent le contenu de cet ouvrage. Chaque volume par exemple, contient non seulement les préfaces propres pour le temporal qu’il concerne, mais aussi les autres préfaces qui pourront possiblement être utilisées. Le volume de l’Avent, par exemple, contient, en plus des préfaces de l’Avent, de la Nativité et des fêtes, également celles du Sacré cœur et des le Sainte Eucharistie. Les seules omissions de ces volumes saisonniers sont évidemment les préfaces de tempore qui n’ont pas à être utilisées pendant le temps concerné par le volume, c’est-à-dire celles de Pâques et de la Pentecôte. C’est difficile, dans une recension d’éviter d’être laudatif pour le travail réalisé. Son aspect extérieur n’est pas laid, l’édition bon marché (80 dollars) est reliée dans un vinyle marron, les rubriques complètes en un rouge brillant, et a six rubans marque-pages.

Pour tout étudiant sérieux du rite romain, c’est une acquisition indispensable ; elle devrait fermer la bouche à tous ceux qui prétendent que le Latin n’est plus la langue de l’Église romaine. – Harold Hudg

Psalmodier 1/2

Nous insistons lourdement lors de nos répétitions sur la psalmodie, qui est le fond de l’art du chant, et du chant grégorien en particulier, qui est au fond, l’art de proférer et de rendre vivante une écriture, une mémoire, pour l’incarner en parole. Il faut connaître, si possible par cœur les tons de psaume. Vous cherchiez un effort de carême ? Le voici : apprenez et récitez vous les tons…

 








Neumes de 3 notes

a/ Porrectus :


Le porrectus est un ensemble de trois notes chantées sur la même syllabe, la deuxième étant sur un degré inférieur à la première. Très souvent, al première et la troisième sotn sur la même ligne, si bien que la note centrale est seulement une indication mélodique décorative par rapport aux deux autres notes du neume qui elles, correspondent à un degré modal. Nous reviendrons plus loin sur la modalité. Notons d’ores et déjà que très souvent, il s’agira de faire entendre davantage le degré modal que sa « décoration » mélodique.

b/ Torculus


Le torculus est en quelque sorte l’inverse du porrectus.

c/ Climacus


Le Climacus correspond à un ensemble de notes qui descendent, la première (et la plus aigüe d’entre elles) étant une virga. Notons immédiatement que les points qui suivent la virga (punctums) même s’ils sont sur une seule syllabe, ne doivent pas être trop accélérés dans leur exécution. C’est la tendance générale des chanteurs de précipiter le chant dans les motifs mélodiques descendant au grave. Cependant, notons également qu’une virga s’exprime naturellement davantage qu’un punctum. Le fait que l’édition vaticane du Graduale rende les points (punctums) par des losanges n’a pas de signification interprétative. Il faut bien considérer que ce sont des points (punctums) comme tous les autres. Nous reviendrons sur ces questions précises.

d/ Scandicus


Le scandicus est un ensemble de trois notes ascendantes, sur la même syllabe. Dans l’exemple que nous avons ici, on voit bien que le groupe de note s’achève par une virga.

e/ Salicus


Le salicus est également un groupe de trois notes ascendantes. Lorsqu’on regarde les notations des manuscrits (en rouge), on constate aisément que ce neume est très différent du salicus. Pour plusieurs raisons, la notation de l’édition vaticane du graduel ne faisait pas de vraie différence avec le neume précédent, si bien que les édition dites « rythmiques » ont ajouté un petit épisème vertical sur la deuxième note du salicus. Cet épisème est utilisé uniquement pour distinguer salicus et scandicus. Nous reviendrons précisément sur l’interprétation comparée entre ces deux neumes.

f/ Quilisma


Le quilisma est la petite note dentelée aisément reconnaissable, que l’on trouve dans les groupes ascendants de notes. Dans la plupart des cas le quilisma est placé sur le demi-ton. Son interprétation fera également l’objet d’un exposé plus précis.

Les neumes d’une et de deux notes

a/ Tractulus


 : un trait horizontal dans S. Gall. ,

b/ Virga


 : un trait vertical dans Saint Gall.

La notation vaticane lui donne parfois une queue.

La différence entre ces deux notations est simple : la plupart du temps, la virga est plus élevée mélodiquement que le tractulus.

On trouve également des « punctum » dans les neumes de plusieurs notes (voir plus loin).

c/ Pes ou Podatus.


Deux notes superposées simplement dans la vaticane, il peut représenter une seconde, une tierce, une quart une quinte, mineure ou majeure, etc… Le podatus (« posé ») ou pes (« pied ») peut être carré, rond ou liquescent :

« carré », « rond », « liquescent ».

Le pes carré se chante davantage que le rond ; un neume est « liquescent » lorsqu’il se trouve confronté à une double consonne ; c’est pour indiquer la difficulté de prononciation (cf. plus bas).

d/ Clivis

 




Clivis liquescente :

La « liquescence » exprime simplement le fait que l’on rencontre une difficulté d’articulation. La plupart su temps, cette difficulté est due à la rencontre de deux consonnes. Naturellement, lorsque deux consonnes se chantent sans qu’il y ait entre elles de voyelle, la note chantée s’entend moins. Cependant il est important de considérer qu’il ne faut pas forcément accélérer le rythme, même si, évidemment, il y a une nuance de force.

Clivis épisémée.

Ici cette clivis épisémée est rendue dans l’édition « avec signes rythmiques » comme une clivis doublement pointée. Un épisème qui est très courant dans la notation de Saint Gall, indique une expression particulière de la note. L’expression peut signifier le fait de chanter plus, ou un ralentissement du rythme. Ce n’est pas systématique, et la manière d’exprimer l’épisème dépend du contexte musical (nous reviendrons sur ce point particulier).

La portée, les barres, les clefs

2ème Partie : la notation grégorienne contemporaine et ses rapports aux manuscrits – Initiation

La portée, les barres, les clefs

La portée comporte 4 lignes (contre 5 en musique moderne). Elle ne porte pas de « mesure » au sens de 2/4 ¾ etc. Mais les motifs mélodiques sont divisés par des double-barres barres, des demi barres, des quart de barre.


a/ Double barre : fin d’une pièce ou alternance de chœur.

b/ Fin de phrase.

c/ ou d/ Fin de membre de phrase

e/ fin d’incise.


Il y a deux clefs possibles :

La clef de FA : (elle ressemble à un F). La clef d’UT : (elle ressemble à un C)

Le nom des notes provient directement des premières syllabes de l’hymne de la Nativité de Saint Jean – Baptiste (la « noël d’été) :


Notons d’ailleurs immédiatement que dans l’hymne, le Sancte Ioannes n’est justement pas sur « Si ». Nous aurons l’occasion de revenir sur cette constatation qui est plus importante qu’elle ne paraît.


Les lettres qui donnent le nom aux clés sont également importantes à connaître en ce qui concerne la notation des cadences finales de psaume. (voir plus loin).