Cardinal Thorne : Non à la communion dans la main.

Interview de Petrus

CITE DU VATICAN – Le Cardinal Jean-Louis Cipriani Thorne, Archevêque de Lima et primat du Pérou, représentant officiel du Sacré Collège et de l’Opus Dei, et l’un des grands experts de l’Eglise catholique en ce qui concerne la théologie morale et la liturgie. Et c’est en particulier sur le thème de la liturgie , un thème récurrent actuellement, que le Cardinal a accepté de répondre à quelques questions de la part de Petrus.

Votre Eminence, qu’est ce que la liturgie ?

Je serai bref : c’est le visage pur le la Foi. Ce n’est pas seulement un respect extérieur pour des règles formelles, mais la liturgie c’est le mystère du Christ, qui est mort et ressuscité, célébré avec joie. Et, donc, s’il est important de célébrer la Sainte Messe de façon digne et correcte, avec une liturgie fidèle aux règles de l’Eglise, c’est avant tout par respect pour Jésus. J’apprécie, en ce sens, les appels répétés du Saint Père Benoît XVI pour le respect du décorum de la liturgie.

Ces dernières années, on a pu constater une escalade désastreuse des abus liturgiques. Comment expliquez vous cette tendance négative ?

A notion du péché a été perdue, la notion du Sacrifice de la Sainte Messe a été maltraitée et déconsidérée dans différents courants de pensée, ce qui justifie et tolère que tout soit mis au débat, et donne à la cérémonie eucharistique n une dimension d’assemblée circulaire. C’est en partie la faute de la Curie romaine après Vatican II, qui a eu une attitude permissive, surtout en ce qui concerne e l’interprétation du Concile lui-même. Il est nécessaire de remédier de façon urgente à cette situation ; je pense que la dimension verticale de la liturgie est absolument nécessaire parce que les fidèles peuvent saisir le grand don du Christ. Bien sûr, les fidèles risquent d’être seulement « scandalisés » et de rejeter ce qu’on appelle les « Messes-show », à laquelle ils participent, au nom de la liberté et de la créativité.

Et au sujet de la façon d’administrer la Communion :

Même dans cet aspect, l’attitude permissive de beaucoup de prêtres a rendu la valeur de l’Eucharistie ridicule au regard de beaucoup de Catholiques. Personnellement, je retiens que la meilleure façon d’administer la communion, c’est sur la langue, et ce d’autant plus que dans mon diocèse j’ai interdit la communion dans la main. Lors de messes avec ne grande assistance, dans le passé, nous avons même vu des hosties tombées sur le sol de l’église.

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