Cardinal Arinze (2) : les filles enfant de choeur

Le cardinal Arinze, ancien préfet de la Congrégation du culte divin, le « ministre de la liturgie » de Jean-Paul II puis de Benoît XVI, donne de précieuses indications sur l’interprétation des textes officiels de la liturgie romaine (forme ordinaire), spécialement sur des questions controversées (septembre 2007).

« Je pense qu’introduire des filles au service de l’autel fut une erreur. (…). Je n’ai pas le pouvoir de changer ça. Cependant il faut rappeler que traditionnellement, les garçons enfant de chœur ont toujours eu une grand attention, parce que c’est d’eux que sont issus la plupart des séminaristes. Parce qu’ils sont près du prêtre et c’est pour cela que Dieu leur donne de cette façon la grâce ; et si le prêtre fait bien, ils aimeront être comme lui. Donc c’est naturel, c’est tout. Les Italiens appellent les enfants de chœur les « petits clercs », (…) Dans mon pays, le curé de la cathédrale envoie chaque année au petit séminaire au moins 20 à 30 garçons, chaque année, qui sont tous des enfants de chœur. Parce que les femmes ne sont pas ordonnées prêtres, si elles se trouvent dans la même situation près de l’autel, que va-t-il advenir ? Vous ne pouvez pas faire d’elle un prêtre … Voulez vous la frustrer ? »
« L’Eglise n’oblige aucun évêque ou prêtre à avoir des filles enfant de chœur. »
« Dans notre document Redemptionis sacramentum, vouez comme c’est formulé : traditionnellement, ce sont les garçons qui servent la messe. En certains cas, sur autorisation de l’évêque du lieu, les filles peuvent être amenées à servir la messe… Ce n’est pas une loi divine que les femmes ne servent pas la messe. L’Eglise a pu l’autoriser. Donc il faut que nus fassions avec. Mais si cela dépendait de ma seule responsabilité, vous savez bien ce qu’il arriverait. »

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