Cancans…

  • Mgr Malcolm Ranjith Patabendige Don (Sri Lanka) remplace Mgr Sorrentino comme secrétaire à la Congrégation du Culte divin et à la discipline des sacrements. Le nouveau bras droit du Cardinal Arinze est vu d’un bon oeil par l’aile traditionnaliste de l’Eglise catholique, puisque, selon les rumeurs, il aprécierait et serait "un ami" de l’ancienne forme du rite romain (ordo de 1962). Nous ne sommes pas certains de faire la même analyse sur ce prélat, mais ce qui est certain, c’est qu’il est d’une sensibilité "classique", comme en témoigne son commentaire sur l’Instruction "Redemptionis Sacramentum" qui est en droite lignée de la pensée ratzingerienne sur "l’Esprit de la Liturgie" : les internautes intéressés par la question (et anglophones) pourront se référer à l’article suivant : http://www.ewtn.com/library/CURIA/comrdsa6.htm. Nous espérons quant à nous que cette nomination voulue par le saint Père hâtera la réconciliation liturgique entre partisans l’ancienne liturgie et le reste de l’Eglise. Mgr Sorrentino est quant à lui promu évêque d’Assise. On se souvient à ce propos de la récente prise de position ferme du Saint Père au sujet des Franciscains d’Assise, qui doivent désormais répondre de leurs initiatives (notamment en ce qui concerne le dialogue interreligieux)  auprès de l’ordinaire du lieu. Nous sommes assurés qu’ils sont entre de bonnes mains !
     
  • Sandro Magister, journaliste vaticanologue italien, nous dote au mois de décembre d’un intéressant commentaire sur son site http://www.chiesa.espressonline.it/  :  Le chant grégorien, de retour d’exil ? Peut être… Dans cet intéressant article à lire en Anglais , nous avons un petit compte-rendu de la journée d’étude à la Congrégation du Culte Divin. Sandro Magister nous indique les applaudissements nourris adressés à trois défenseurs connus de l’art grégorien ; en premier lieu  au TRP Dom Dupont, abbé de Solesmes , à Martin Baker, maître de choeur de la cathédrale de Westminster, et à l’abbé Jean-Marie Bodo, du Cameroun , “où nous chantons du grégorien chaque dimanche à la Messe, parce que c’est le chant de l’Eglise.” Mais l’intervention la plus remarquée fut celle de Monsignor Valentino Miserachs Grau, president l’Institut Pontifical de Musique Sacrée de  Rome, le "conservatoire "liturgico-musical" du Saint Siège. Mgr Miserachs a donné une multitude d’arguments en faveur d’un retour du chant grégorien, en commencant par les cathédrales et les monastères, qui doivent prendre la tête du renouveau. Il a instamment demandé au pape d’agir avec autorité dans le secteur de la musique liturgique ; pas simplement avec des documents ou des exhortations, mais en établissant un organisme ayant autorité et compétence sur cette question, à la manière de la commission pontificale pour l’héritage cultutrel de l’Eglise.“C’est le moment opportun, il n’y a pas de temps à perdre” a conclu Mgr Miserachs. On pourra retrouver l’intervention de Mgr Miserachs à la suite de l’article de Sandro Magister . Nos lecteurs seront également intéressés d’apprendre la nomination du RP Dom Daniel Saulnier, moine de Solesmes, à l’Institut Pontifical de Musique Sacrée de Rome. Désormais docteur en musicologie, le directeur de l’atelier de Paléographie de la célèbre abbaye succède à Dom Cardine à Rome. C’est une excellente nouvelle de plus pour le rayonnement du chant grégorien. En même temps, cette nouvelle nous attriste, parce qu’une fois Romain, le P. Saulnier sera probablement moins disponible pour nous… Sur la même page web, on lira également avec intérêt l’article sur Benoît XVI et le Concile Vatican II – "le vrai" !
  • Toujours sur le vrai Concile : nous avons eu la chance de pouvoir assister en ce mois de décembre à une excellente intervention de l’abbé Gerald de Servigny sur "Vatican II sans tabou". Le vicaire de Notre-Dame des Armées et auteur d’un excellent ouvrage sur "la théologie de l’Eucharisitie dans Vatican II" a parlé avec beaucoup de courage devant une assemblée nombreuse sur ce qu’a vraiment été le Concile. Nous avons appris qu’effectivement, énormément de conflits et de disputes concernant ce grand évènement de l’Eglise du XX° siècle sont fondés non pas sur ce qu’a vraiment dit le Concile, mais sur ce que les journalistes et les commentateurs en ont dit. Ainsi, d’après l’abbé de Servigny, quand Congar commente le Concile, il développe uniquement ce qu’a dit Congar au Concile et non pas le Concile lui même. Un rappel : il a fallu plus de cent ans avant de voir le Concile de Trente commencer à être appliqué. Et à l’évidence, nous n’avons pas encopre commencé d’appliquer Vatican II. Quant à la liturgie, il a parfaitement expliqué que le "grand n’importe quoi" qui a caractérisé les années 1970 n’est pas à relier avec ce qu’a voulu Vatican II en particulier dans Sacrosanctum Concilium (la constitution sur la liturgie). La première constitution votée par les Pères était en effet un texte très rassembleur sur lequel il n’y a eu que peu de débats. Merci donc, encore une fois, M. l’abbé, pour cette remise en perspective et prions pour que votre action amène progressivement, – par le haut – une sublimation des divisions aujourd’hui présentes entre les tenants des nouveaux et anciens ordos
     
  • Un congrès national de liturgie   : c’est ce que propose  d’organiser Bob sur son Blog. Nos lecteurs sont invités à donner leur opinion !  Cette initiative est en cas soutenue par la schola saint Maur.

  • Vocations : alors que les journalistes ont taraudé les différentes personalités ecclesiastiques sur le mariage des prêtres pour répondre à la "crise des vocations" à l’occasion du synode sur l’Eucharisitie, des bonnes nouvelles : Mgr Aumônier, évêque de Versailles, annonce la réouverture du grand séminaire diocésain ! Te Deum Laudamus ! Dans certains milieux, on se gargarise de l’abondance des vocations dans les instituts ou les maisons de formation utilisent l’ordo de 1962. Il ne faut pas se tromper de "Plus petit commun dénominateur" : ce qui attire à l’évidence n’est pas uniquement ou seulement une certaine édition du missel romain, mais la façon dont la liturgie est prise au sérieux dans ces maisons. On peut citer plusieurs exemples. Tel ce diocèse d’Amérique du Sud (70 prêtres… 40 séminaristes) où l’on chante tous les jours une partie de l’office en grégorien. L’abbaye Sainte Cécile de Solesmes (qu’on ne présente plus) dont le noviciat "déborde". La Communauté Saint Martin (également bien connue de nos lecteurs)… L’abbaye Saint Joseph de Clairval (Flavigny) dont on ne ratera d’ailleurs pas le nouveau magasin en ligne. La liturgie, conformément aux voeux du Concile et des récents rappels du Synode, est une matière majeure dans le corpus de formation des prêtres et des religieux. Et en particulier la liturgie latine et grégorienne… Mgr Minnerath, évêque de Dijon rappelait que le célibat sacerdotal n’est pas un principe théologique mais une discipline propre à l’Eglise latine. Mais il ne faut pas faire de mauvaise lecture : l’ordination de prêtres mariés n’est pas forcément aujourd’hui la meilleure réponse face au manque de prêtres…
  • Dans les liens récemment entrés dans l’annuaire de notre site web, on remarquera en particulier : le site "Oblats séculiers " rédigé par un oblat de l’abbaye Sainte Madeline du Barroux, et qui parle évidemment de prière, de liturgie et de chant grégorien, ainsi que "Eucharistie miséricordieuse ", qui vise à encourager les hommes de bonne volonté à s’impliquer dans la liturgie de l’Eglise. Commentaires bienvenus !

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