Ave Maria. Un chant pour le 4ème dimanche de l’Avent

Les textes de ce 4ème dimanche de l'Avent évoque la figure de Marie, la mère du Sauveur, Celle qui devait enfanter l'Emmanuel.

Ainsi dans la première lecture : « …viendra un jour où enfantera celle qui doit enfanter …. » (Michée 5, 1-4)

Et dans l'Evangile selon St Luc, par la voix de Elisabeth: « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni … » (Lc 1, 39-45). Elisabeth joint ainsi sa voix à celle de l'Archange Gabriel dans cette salutation à la Mère de Dieu.

"Cet Ave Maria appartient aux plus belles créations du plaint chant. Ici nous avons la vénération (reverence en anglais), l'émerveillement, la tendresse, l'étonnement et l'amour" (Dom Dominic Johner in "The Chants of the Vatican Gradual") 

Du point de vue modal

Ce chant est en mode VIII dont la finale est le sol et la corde principale est si ici constamment orné par le do qui devient la corde principale de récitation. On trouve cela dans ri de Maria, dans Do de Dominus ainsi que dans muliéribus

 

http://www.scholasaintmaur.net/img/of_ave_maria.jpg

 

Concernant l'ethos, voici ce que le chanoine Jean Janneteau disait :

« il apparait comme somptueux, opulent, d'une très grande plénitude.Il est très solennel, avec sa quarte grave (sol-re) plein de respect, de certitude et de majesté » (que l'on trouve au syllabe gra , sol-re de gratia ou encore dans le mot tecum )

5 phrases musicales :

La première, après la salutation de l'Ange tournant autour des trois notes fa-sol-la (autour de la finale) qui sonnent comme une entrée discrète chez cette jeune fille modeste, mais promise à une grande destinée, celle de porter le Fils du Très-Haut. La musique poursuit son envolée en effet vers ce nom de Maria.

Dans la deuxième, avec sa quarte grave sol-re, nous trouvons cette gravité, ce respect de l'Ange pour celle qui est pleine de grâce du Seigneur !

La troisième phrase donnait dès le départ son envolée vers le haut avec Dominus pour s'installer ensuite dans le grave avec tecum. C'est la quarte grave sol-re dont parle J. Janneteau ci-dessus.

Un degré d'en volée de plus est franchi avec la quatrième phrase benedicta tu et reste constant avec la dernière phrase, avant de s'installer avec la finale fructus ventris tui dans la certitude que Celui que portera Marie est bien le fruit béni, le Fils de Dieu.

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