Nos répétitions ont lieu tous les mardi soir, 20.45 à la Chapelle S. Joseph dite "des Capucins", 29 bd de Glatigny à Versailles (plan d'accès). N'hésitez pas à vous y joindre pour un essai, ou pour nous connaître. Nous recherchons activement et de façon urgente des voix de femmes. Débutant(e)s accepté(e)s ! Nous contacter.
Nous constatons depuis plusieurs années le besoin de proposer à nos membres, sympathisants et amis un moyen d'enrichir leur vie chrétienne et spirituelle par un enracinement encore plus grand dans l’"œuvre du Christ prêtre et de son Corps qui est l'Église" (caractère de la liturgie, dans Vatican II, Constitution Sacrosanctum Concilium, au n°7).
Nous ne sommes pas les partisans d'une "méthode" de prière ou d'oraison. Ce que nous recherchons, c'est simplement une union au Christ par une union avec l'Eglise. A l'école de dom Guéranger qui poussait ses dirigés à se nourrir de la prière ordinaire et publique de l'Eglise, nous considérons qu'une vie spirituelle profondément "liturgique" est nécessaire à tout chrétien :
« La prière de l'Eglise est donc la plus agréable à l'oreille et au cœur de Dieu, et, partant, la plus puissante. Heureux donc celui qui prie avec l'Eglise, qui associe ses vœux particuliers à ceux de cette Epouse, chérie de l'Epoux et toujours exaucée ! (…) Initiés ainsi au Cycle divin des mystères de l'Année Chrétienne, les fidèles, attentifs à l'Esprit, savaient les secrets de la vie éternelle ; (…) Car si la prière faite en union avec l'Eglise est la lumière de l'intelligence, elle est aussi, pour le cœur, le foyer de la divine charité. L'âme chrétienne ne se retire pas à l'écart pour converser avec Dieu et louer ses grandeurs et ses miséricordes, parce qu'elle sait bien que la société de l'Epouse du Christ ne l'enlève pas à elle-même. Ne fait-elle pas elle-même partie de cette Eglise qui est l'Epouse, et Jésus-Christ n'a-t-il pas dit : Mon Père, qu'ils soient un en la manière que nous sommes un ? Et quand plusieurs sont rassemblés en son nom, le même Sauveur ne nous assure-t-il pas qu'il est au milieu d'eux ? L'âme pourra donc converser à l'aise avec son Dieu qui témoigne être si près d'elle ; elle pourra psalmodier comme David, en présence des Anges, dont la prière éternelle s'unit dans le temps à la prière de l'Eglise. »
(Dom Guéranger, Préface générale à l'Année liturgique).
"Société Saint Maur"
Nous lançons donc "ad experimentum" la "Société Saint Maur". Société ? Et pourquoi pas "fraternité", "communauté" ou "communion" ? L'expression "société de louange divine" est de dom Guéranger. Elle désigne tout simplement l'Eglise. Par ailleurs, dans la liturgie, le mot "societas" est un synonyme de communion d'alliance et d'intimité, notamment dans le contexte d'une vie fraternelle (Cf. Prière eucharistique I - Canon romain) :
Nobis quoque peccatoribus famulis tuis, de multitudine miserationum tuarum sperantibus, partem aliquam et societatem donare digneris cum tuis sanctis Apostolis et Martyribus
Et nous aussi pécheurs, tes serviteurs, qui mettons notre espérance en ton infinie miséricorde, daigne nous accorder une place dans la communauté de tes Saints Apôtres et Martyrs,
Dans la bible, elle désigne aussi une intimité avec le Christ (Cf. 1 Cor 1,9) :
Fidélis Deus : per quem vocáti estis in societátem fílii eíus Iésu Christi Dómini nostri.
Il est fidèle, le Dieu qui vous a appelés à la communion de son Fils Jésus-Christ, Notre-Seigneur.
Et Saint Maur ? Pourquoi donc ? Il nous a semblé important de conserver comme nom de ce groupe spécifique un lien fort avec l'identité de la schola, même si en réalité, il n'y a pas forcement de bijection entre membres de la "Schola" et membres de la "Societas laudis". Et nous restons fortement attachés à la personnalité de Saint Maur qui comme Saint Pierre, par humilité, obéissance et foi, marche sur les eaux.
Concrètement, de quoi s'agit il ?
Il s'agirt de prendre un engagement renouvelable d'une année à chanter ou réciter une partie de l'office divin. Il ne s'agit pas de demander à chacun des membres de réciter tout le "bréviaire" mais d'entrer progressivement dans le rythme de la Prière des heures, et de se nourrir spirituellement de la méditation des psaumes, des hymnes et de l'Ecriture Sainte. Chacun pourra donc décider simplement de prendre en compte une petite heure (tierce, sexte, none ou complies) une grande heure (laudes ou vêpres) ou même l'office nocturne. La différence avec ce que nous pouvons chacun déjà faire de façon individuelle, c'est que l'engagement annuel à maintenir cet engagement au sein de la "société" rejaillit sur la ferveur et la piété de tous.
Mais il ne s'agit pas pour nous de devenir des sortes de moulins à parole et de réciter des textes sans rien y comprendre. Pour ceux qui le pourront, en auront le désir ou les compétences, il est proposé de réaliser une présentation courte et théologique des textes de la liturgie des heures (collectes, hymnes, antiennes des cantiques évangéliques ou autres). Entre 10 et 20 lignes, à un rythme à définir (a priori, deux fois par an et par personne semble être un bon rythme). Ce texte sera diffusé à tous par le moyen d'une mailing liste sur internet, ainsi que les textes de l'office divin (de jour, au moins pour le moment). Pour appuyer la réflexion de tous, un moine, spécialisé en liturgie, lira les textes et pourra faire des suggestions d’orientation.
Vie fraternelle concrète et par internet
Notre "société" est composée de personnes de tous horizons. Les relations entre membres se font d'une mailing liste à travers de laquelle chacun se présente à tous. Sur notre site web, une partie réservée et protégée par mot de passe, accessible aux seuls membres de la Societas laudis, sert à se faire connaître aux autres par une présentation personnelle simple, et également archiver le travail théologique réalisé sur les textes liturgiques par les membres compétents ou/et volontaires.
http://www.scholasaintmaur.net/Societas_Laudis/
Vous êtes intéressé(e) ?
En tant qu'expérimentation, la "Société Saint Maur" naît le 24 octobre 2007. Si une telle démarche vous intéresse a priori, vous pouvez nous contacter (
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). Vous pouvez aussi en parler autour de vous ! La "société Saint Maur" est ouverte à tout chrétien, baptisé. La seule contrainte est de se signaler par email en tant que volontaire (prénom, nom, adresse, âge, situation familiale, et quelques mots de présentation personnelle). L'engagement, se fait de façon plus formelle le 15 janvier de chaque année, par une lettre manuscrite.
Un évènement pour les paroisses et les communautés désireuses de célébrer la Liturgie des Heures.
Les voici : enfin, la parution des « Heures Grégoriennes » est officiellement annoncée ! C’est avec un immense plaisir et une joie non dissimulée que nous nous faisons le relais d’une excellente initiative dont la Communauté Saint Martin est à l’origine.
Un travail époustouflant.
Nous parlons en connaissance de causenous avons eu entre les mains la version transitoire de cet ouvrage et suivi pas à pas le travail minutieux de sa mise en page. En 3 volumes (2 pour le temporal, un pour le sanctoral), fruit des efforts conjugués de la Communauté Saint Martin (Conception, recherches, édition), de l’atelier de Paléographie de l’abbaye S. Pierre de Solesmes (édition critique de l’Antiphonale Romanum) et de l’abbaye S. Joseph de Clairval – Flavigny (mise en page représentant des heures et des heures de travail), sans compter tous ceux qui se sont attelés à la traduction exacte de l’ensemble des Preces, la parution de cet ouvrage correspond à travail inédit en France et dans le monde jusqu’à aujourd’hui. Le résultat est – il faut bien le dire – époustouflant, et nous n’exagérons rien.
Un format de livre conçu par des praticiens de la liturgie
Non seulement l’idée de proposer un livre de référence pour le chant de la liturgie des heures en grégorien et en français est remarquable, mais on se rend compte très vite, en prenant en main un des volumes, qu’il a été conçu par des praticiens de la liturgie. Quiconque connaît par exemple l’antiphonaire monastique sait parfaitement la difficulté qu’il peut y avoir, pour un laïc "dans le monde", à « jongler » entre les volumes, lorsqu’il y en a un pour l’ordinaire, un pour les antiennes des cantiques évangéliques, un autre pour les leçons brèves, un pour les hymnes et enfin un dernier pour les Preces… Avec les « heures grégoriennes », rien de tel : tout ce dont vous avez besoin tient dans le volume que vous avez entre les mains le temps de la cérémonie. C’est donc un véritable antiphonaire latin-français, officieux, mais contenant tout ce dont vous avez besoin pour les offices du jour. C’est le complément idéal, pour l'office, par exemple du désormais célèbre Missel Grégorien Latin – Français édité par Solesmes. L’aspect « pratique » d’un livre liturgique est essentiel. Dans la prière, et a fortiori dans la prière liturgique, le rapport physique de la personne à son livre de prière est essentiel.
Une application immédiate et directe pour les paroisses et communautés religieuses
Dernier avantage non négligeable : son prix ! En période de souscription les trois volumes sont proposés à 165 €. Soit 55 € par volume (TTC). Par rapport au contenu du volume et à sa qualité, inutile de souligné que … C’est littéralement donné. Que l’on compare avec les 4 volumes de Liturgia Horarum, vendus par la Librairie Editrice Vaticane 60,90 € pièce , l’ensemble vous revient à plus de 240 €… Sans les traductions françaises. Sans les partitions ! Autre comparaison, Les 4 volumes de la « Liturgie des Heures » en Français, vous seront facturés par l'éditeur 50,50 € pièce , soit l’ensemble pour environ 200 €… Sans le Latin, sans la musique. Par ailleurs, si vous voulez avoir une chance de chanter, il vous faudra acheter en plus pour 55 € un livre intitulé « Chanter l’Office » , dans lequel des mélodies sur les proposition françaises des hymnes et antiennes sont disponibles... Soit 260 €. L'ensemble des 4 volumes de La Liturgie des Heures, est proposé chez Alapage pour 293 €. C'est donc, pour la Commnauté Saint Martin, tout sauf une opération financière juteuse...
Pour les paroisses et les communautés : faire connaissance avec le patrimoine du chant propre de l’Eglise romaine.
Certains pourront se demander s’il est bien raisonnable, aujourd’hui au XXI° siècle de se lancer dans l’édition d’un livre liturgique en latin – français, alors même que le latin n’est plus ou presque plus enseigné dans les écoles, et que le grégorien a depuis 40 ans pratiquement disparu de toutes les paroisses. D’autres pourraient se demander si, après tout, les quelques paroisses ou communautés qui seraient toujours intéressées par le chant grégorien ne pourraient pas tout simplement continuer à utiliser des livres anciens tels que le Paroissien romain n°800, qui contient la plupart des choses nécessaires à la célébration « paroissiale » de l’office divin en chant grégorien, modulo quelques adaptations, s’il on tient à respecter l’ordo de l’office romain tel qu’il a été défini à la suite du Concile. Ou alors, tou simplement, adopter la forme extraordinaire du rite romain... Ce serait plus simple ?
Mais ce serait se tromper sur le véritable objectif de ce livre, qui est tout simplement l’application dans la Foi des demandes du Saint Père et des directives du Concile Vatican II, Concile œcuménique qui pour, la première fois depuis les débuts de l’histoire du rite romain, a « canonisé » un répertoire musical comme le chant propre de ce dernier, le 4 décembre 1963, dans la Constitution « De Sacra Liturgia ». Le Concile avait demandé que soit révisés les livres de chant grégorien et qu’on en fasse paraître une nouvelle édition. C’est exactement ce que fait la Communauté Saint Martin, avec un sens de l’à propos exceptionnel, à l’heure où justement à Rome, dans le sillage de Benoît XVI, on assiste à l’éclosion du « nouveau mouvement liturgique » qu’appelait de ses vœux le Cardinal Ratzinger.
Le sens du chant grégorien dans les paroisses aujourd’hui.
Lancer une nouvelle édition en chant grégorien avec la forme ordinaire du rite romain est un pari pour la Communauté Saint Martin. Pour rappel, cette communauté de prêtres, fondée par l’abbé Guérin dans les années 1970 a eu une intuition profonde : vivre en tant que prêtres et diacres diocésains (ils ne sont pas religieux) au service des évêques, un ministère pastoral en communauté.
Et dans cette vie communautaire le plus souvent en paroisse, la liturgie a une place centrale ; elle a toujours été particulièrement soignée à la Communauté Saint Martin, dans son expression latine ou française, mais toujours dans la forme ordinaire du rite romain. Parce qu’« ordinaire » ne signifie pas « banal » ou « commun », mais « conforme à l’ordre des choses ». Et le ministère pastoral dans les paroisses de province, c’est l’enracinement quotidien dans une réalité d’une population aux contacts avec la sécularisation croissante. La liturgie dans son expression authentique vient au secours de la spiritualité du ministre, qui puise dans ses textes, ses gestes et ses chants la force de mener le troupeau ; elle est également aussi pour le troupeau lui-même le lieu d’une expression qui dépasse la petite expression subjective et locale d’une communauté paroissiale, puisque ces gestes, ces mots (latins) et ce chant (grégorien) sont justement ceux de l’Eglise universelle.
Quiconque a déjà expérimenté le chant grégorien dans une paroisse « lambda » s’est rendu compte de sa force d’évocation, de son adaptation naturelle à ce qu’il fait exprimer dans la prière ; il est frappant de constater que malgré toutes les tentatives des siècles passés, le chant grégorien conserve une pertinence non démentie depuis le VIII° ou le IX° siècle. Prophétique, le chant grégorien, qui « dépasse infiniment la musique » (dom Joseph Gajard) a pour fonction de donner une expression cultuelle et culturelle qui dépasse également infiniment les frontières des pays, mais aussi celles des classes sociales. Il fallait donc que le chant grégorien ne fût pas réservé aux moines. Et la Communauté Saint Martin, prêtres diocésains sans complexes mais bien ans leur époque, font ce beau cadeau à toute l’Eglise d’expression francophone (en attendant que ce travail de titan soit adapté en d’autres langues). Parce qu’il faut le mentionner : les responsables du projet de la Communauté avaient demandé une approbation pour l’utilisation interne de ce travail à la Congrégation du Culte divin ; et c’est un décret d’application qu’a donné, avec grand enthousiasme, par le Préfet de cette congrégation, le Cardinal Francis Arinze, afin que cet ouvrage pût être utilisé par tous. Sachons donc en profiter !
Les Heures Grégoriennes, attendues par beaucoup d’entre vous, sont enfin disponibles ! En souscrivant (jusqu’au 31 mai 2008) ou en nous adressant votre commande, vous recevrez Les Heures Grégoriennes dès leur parution en novembre 2008.
Offre de lancement : 165 € (10% de remise) Une souscription est ouverte jusqu’au 31 mai 2008, par laquelle nous vous proposons d’acquérir les trois volumes dès maintenant en bénéficiant d’un tarif préférentiel de 165 € (au lieu de 195 €).
Tarif normal : 195 € les 3 volumes Afin que nul ne soit empêché de participer à la prière de l’Église, Les Heures grégoriennes sont proposées au prix compétitif de 195 € les 3 volumes.
Tarif de soutien : 220 € les 3 volumes À ceux qui désirent aider la communauté Saint-Martin dans cette œuvre au service de l’Église et de la liturgie, nous proposons un tarif de soutien : 220 € les 3 volumes.
COMMUNAUTÉ SAINT-MARTIN 53 rue du Château – B. P. 34 F- 41121 CANDÉ-SUR-BEUVRON www. communautesaintmartin.org
Renseignements :
Email :
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Tél. : + 33 - 02 54 52 48 10
Règlement : France : par chèque à “Cté St-Martin – Heures Grégoriennes” Suisse : un bulletin de versement vous sera adressé. Autres : par virement à “Cté St-Martin – Heures Grégoriennes”: IBAN: 76 1440 6013 1077 8878 9318 753 – BIC: AGRIFRPP844
Citation :
La liturgie sans Eglise porte la contradiction en elle-même. Là où tous sont acteurs, pour que tous deviennent sujets, celui qui agit réellement dans la liturgie disparaît lui aussi, en même temps que le sujet commun, l'Église. On oublie, en effet, qu'elle devrait être opus Dei, que c'est d'abord Dieu qui agit et que c'est par son agir que nous sommes sauvés. En se célébrant lui-même, le groupe ne célèbre rien du tout. Il n'est pas motif à célébration. C'est pourquoi l'activité commune sécrète l'ennui. Rien ne se passe, en effet, si reste absent celui que le monde entier attend. (...) On n'est même plus en droit de parler de liturgie, qui présuppose l'Église ; il ne reste que des rituels de groupe.
Joseph, cardinal Ratzinger, un chant nouveau pour le Seigneur