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« Nous avons besoin dun nouveau mouvement liturgique, qui donne le jour au véritable héritage de Vatican II. »

Cardinal Ratzinger, Ma Vie, souvenirs.

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Le temps des Cathédrales

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Écrit par Pierre-Antoine   
13-01-2008

Le temps des Cathédrales, L’art et la société 980-1420 – Georges Duby

 http://ecx.images-amazon.com/images/I/415G5P97X3L._AA240_.jpg

Cet ouvrage déjà ancien, a été écrit par un des médiévistes parmi les plus renommés de la deuxième moitié du XXème siècle. Certes sur certains points de son ouvrage la recherche historique a démenti ses affirmations. Cependant il reste particulièrement intéressant pour nous qui vivons au XXIème siècle et en particulier ceux qui s’intéressent quelque peu à la liturgie.

En effet, à travers l’art de cette période (980-1420), l’auteur met le doit doigt sur l’évolution de la liturgie, de la manière de croire des populations françaises durant cette période longue de plusieurs siècles.

En 980, la renaissance carolingienne est achevée depuis longtemps et la civilisation occidentale, franque en particulier, vit sur ses acquis, presque par simple inertie. L’Europe est certes chrétienne, mais d’une manière très particulière. Il n’y a effectivement plus de religion païenne concurrente propre à remettre en cause l’expansion du christianisme. Il reste certes quelques endroits d’affrontement entre le christianisme et le paganisme, sur le territoire du royaume de France d’alors. Par exemple la Normandie est encore le théâtre d’une évangélisation de fond des populations nordiques. Peut-on alors parler d’une société chrétienne ? Comme nous le montre l’auteur, c’est prématuré.

 

Le sentiment religieux du début de la période, qui transparaît notamment au travers de l’architecture et de l’art que nous a laissé cette époque, est l’impression d’une société certes consciente du fait religieux, mais qui délègue la religion, la relation à Dieu et la prière à un petit nombre : les moines, les clercs, les chanoines, le clergé en somme. La notion de paroisse n’existe pas encore. Le fait religieux est celui des villes, où siègent les évêques, et celui des monastères, mais pas celui des campagnes. La liturgie est alors imprégnée de cet état de fait. A Cluny les liturgies sont magnifiques et totalement théocentrée. Les moines la prient avec sans doute une haute conscience de sa nature : prière de l’Eglise qui porte des fruits à toute l’Eglise, mais en en excluant totalement le monde. L’abbatiale de Cluny est magnifique, mais ce n’est pas pour l’édification des fidèles, c’est pour la seule liturgie et la seule gloire de Dieu. Le monde n’y est pas admis, à peine les frères convers sont-ils tolérés. Il faut rappeler avant de poursuivre que comme les abbatiales, les cathédrales sont les églises d’une communauté : le chapitre canonial. Sans aller dans l’extrême que l’on peut observer à Cluny, les liturgies des cathédrales sont peu ouvertes sur la ville. En effet il y a souvent, avant le XIIème siècle, deux églises distinctes dans l’ensemble cathédral, l’Eglise des fidèles et l’église des chanoines.

 

Peu à peu la conscience religieuse de la société s’éveille, de plus en plus de laïcs s’intéressent au fond de la foi. L’origine des hérésies qui ont  eues lieu au XIIème et au XIIIème siècle (Cathares et Vaudois essentiellement), ne se trouve-t-elle pas, dans une certaine mesure, dans une appropriation du dépôt de la foi par la population ? L’auteur nous montre les changements profonds de l’architecture sacrée au cours de la période. Ces changements sont particulièrement nets à partir de la période dite gothique. L’abbatiale de saint Denis, considérée comme la première du genre, en est un exemple flagrant. Saint Denis est une abbaye assez singulière, elle est d’abord un reliquaire, reliquaire de l’évêque Saint Denis. Elle est aussi une nécropole, celle des rois de France. De ce fait elle est par nature beaucoup plus ouverte sur l’extérieur que ne peut l’être celle de Cluny : des pèlerins viennent y vénérer les reliques.

 

            L’évolution de l’art sacré et de l’architecture des bâtiments de culte accompagne une appropriation de la religion par l’ensemble des fidèles. Deux phénomènes connexes se déroulent dans le même sens : l’ouverture des édifices religieux sur la ville et l’émergence des ordres mendiants en particulier de l’ordre des prêcheurs. Le fait religieux se démocratise. L’église - la cathédrale en particulier - se tourne vers la ville et vers le passant. L’église des chanoines et l’église du peuple se regroupe dans un même bâtiment. Sa façade se pare de statues et de bas-reliefs interpellant le passant : jugement dernier, nativité, couronnement de la vierge, etc. Les portails s’élargissent. Les fenêtres s’ouvrent de plus en plus grandes. La statuaire édifie le passant, l’architecture signifie certaines réalités théologiques.

 

Tout l’intérêt de cet ouvrage est cet éclairage de l’évolution de l’art avec celle de la société de cette période. Cette évolution est révélatrice de celle de la pratique religieuse et notamment de la liturgie.    

Dernière mise à jour : ( 14-01-2008 )
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Le sens du Motu Proprio, par Don Marc Aillet

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Écrit par Admin   
11-11-2007

(Compte rendu de lecture par Pro Liturgia

http://www.editionstempora.fr/images/vignettes/_securefilesystem_media_20071018104452_CouvEvenement__250.jpgLe Père Marc Aillet, Vicaire général dans le diocèse de Fréjus-Toulon, nous livre une étude riche et claire sur le sens du Motu proprio Summorum pontificum de Benoît XVI. Son ouvrage de 140 pages s'ouvre sur une préface de Mgr Rey, Evêque de Toulon, dans laquelle il est rappelé que "Le Motu proprio a pour horizon le projet de réforme de la réforme, c'est-à-dire la redécouverte de l'esprit de la liturgie et la progressive resacralisation du culte, en particulier du rite ordinaire."


Puis le P. Aillet (membre de la Communauté Saint-Martin fondée par le P. Guérin) montre qu'au-delà de ce qui a pu être dit et écrit, le document magistériel n'a pour objet que de relacer le mouvement liturgique qui, il faut bien le reconnaître, s'est quelque peu enlisé dans les méandres marécageux d'une créativité débridée et de déformations arbitraires. C'est dans cette optique que le P. Aillet précise d'emblée que son intention n'est pas de faire l'apologie du missel antérieur à celui issu du Vatican II, mais de valoriser les principes de la réforme liturgique et de mettre en lumière les richesses théologique et spirituelles du nouveau missel. Pour autant, il se dit convaincu, fort de son expérience de prêtre, qu'il est possible de célébrer la messe selon l'une ou l'autre forme du rite romain, à condition que ce soit bien dans l'esprit de la constitution Sacrosanctum Concilium, comme Jean-Paul II suggérait de le faire.


L'image “http://www.cshm.info/ciel/wdonmarcaillet.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.Le P. Aillet montre alors comment le motu proprio s'inscrit dans une continuité liturgique que doivent reconnaître aussi bien ceux qui ont cru voir une "rupture de tradition" dans la réforme liturgique que ceux qui ont pu penser - bien à tort - que cette même réforme leur donnait un droit à la désobéissance liturgique. Et pour bien montrer les enjeux de cette nécessaire continuité liturgique, le P. Aillet explique ce qu'a été - ou qu'aurait dû être - la réforme liturgique et ses inplications pastorales, pour en venir à affirmer l'idée selon laquelle "on ne sortira pas de la crise [liturgique] sans revenir à une plus grande fidélité aux normes liturgiques", ce qui implique de retrouver l'art de bien célébrer en valorisant la gestuelle sacrée du rite romain accompli avec amour et intériorité et en donnant une plus grande place à la véritable musique sacrée dont fait partie, au premier chef, le chant grégorien.


Après avoir abordé plusieurs points de la pastorale liturgique actuelle qui mériteraient d'être corrigés, l'Auteur étudie les fondements théologiques et la nature véritable de ce qu'on a appelé "la participation active" - participation "actuosa" - à la liturgie et qui est prioritairement un exercice du sensus fidei des baptisés. Le P. Aillet achève son étude en rappelant combien il est urgent que la liturgie "source et sommet de la vie et de la mission de l'Eglise" cesse d'être le lieu psychologique de la division et de l'exclusion. Et pour cela, il demande de prier pour le Saint-Père qui, le jour où il a inauguré un pontificat qu'il savait difficile, avait dit: "Priez pour moi, priez pour que je ne me dérobe pas, par peur, devant les loups".

Un livre clair et très riche qui vient à point nommé pour permettre une lecture fructueuse du Motu proprio Summorum pontificum de Benoît XVI: Père Marc AILLET, Un évènement liturgique ou le sens d'un Motu proprio, éd. Tempora, Perpignan (140 pages, Prix:13,90 + frais de port).

 

Dernière mise à jour : ( 21-11-2007 )
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Prêtres : Apprenez à chanter la Messe en latin. "Le" guide de référence, par Solesmes.

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Écrit par Administrator   
19-10-2007

 Le R.P. Dom Guilmard, osb, moine de Solesmes, nous livre ici un ouvrage que nous attendions depuis longtemps : un guide pratique des récitatifs du chant grégorien. Il insiste en particulier sur les récitatifs de la Messe, en particulier les parties du prêtre. Beaucoup de prêtres n'étant pas formés ni en grégorien, ni en latin, ni en musique, ils apréciront de trouver annexé au livre un Cd avec exemples et exercices.

Un coup de chapeau, donc, aux éditions Téqui, d'avoir publié ce guide pour la messe (de Paul VI) en chant grégorien... Qui est sans doute quelquechose de bien peu courant dans les paroisses, surtout en France où l'on trouve (bien plus) facilement une messe célébrée dans l'ancienne forme du rite romain (forme extraordinaire) qu'une messe en latin avec la forme ordinaire (ordo de 2002). Ce livre se propose de toute évidence de combler ce manque. Un grand merci aussi au P. Guilmard, d'avoir fait l'effort de formaliser pour les "séculiers" les petits secrets d'un récitatif accentué et rythmé et conforme au génie du rite dans ce livre, qui nous rappelle une fois de plus qu'en fin de compte, la liturgie actuelle (forme ordinaire du rite romain) peut être légitime en étant chantée entièrement en latin, y compris pour les lectures (les partitions, présentes dans la toute dernière édition du graduel romain, sont ici présentées et l'auteur invite le lecteur à les utiliser...) On notera que ce livre n'est pas à destination des monastères (qui ont leurs propres moyens pédagogiques) mais à l'usage des paroisses.

En effet, "célébrer avec un soin surnaturel", c'est bien le but de ce petit opuscule, qui permettra aux prêtres - et surtout les prêtres diocésains "normaux" d'apprendre à chanter la messe en grégorien, conformément aux désirs exprimés par le S. Père et avec lui les évêques du monde entier  dans Sacramentum Caritatis. Ce livre regorge de conseils utiles, qui seront valables également, d'ailleurs, pour les prêtres qui célèbrent avec l'ordo de 1962. A s'offrir et à offrir à votre curé ! La Schola Saint Maur est d'ailleurs toute disposée à proposer à tous les prêtres qui le voudront un appui pour améliorer leur chant de la Sainte Messe !

 

Publication d’un « Guide pratique de chant grégorien »

http://www2.octave.biz/TEQUI_B/Image/Grande/IMG_5016.JPG

Pour « redonner à la pratique liturgique une dignité marquée par le sens du sacré »


ROME, Mardi 16 octobre 2007 (ZENIT.org) – « Redonner à la pratique liturgique une dignité marquée par le sens du sacré », c’est l’un des motifs de la publication, chez Téqui du « Guide pratique de chant grégorien » de dom Jacques-Marie Guilmard, moine de Solesmes, auteur de nombreux articles sur le chant grégorien.

Cette publication coïncide avec l'entrée en vigueur du Motu proprio de Benoît XVI sur l'usage de la messe de Paul VI en latin. L’auteur présente son livre et les enjeux, dans cet entretien avec Cécile Laurent.

Comment se situe votre publication par rapport au Motu proprio ?

D. J.-M. Guilmard - Cette publication en est à la fois indépendante, puisqu'elle a été commencée à une époque où l'on ne parlait pas du Motu proprio, et en même temps elle lui est tout à fait conforme, quoi qu'elle ne concerne au premier chef que la liturgie latine de Paul VI. En effet, un des objectifs majeurs du Saint-Père est de redonner à la pratique liturgique une dignité marquée par le sens du sacré. Ce Guide pratique a la même intention. De plus, si certains commentateurs ont souligné les différences entre les deux formes de l'unique rite romain, ce Guide pratique montre que le latin et le chant grégorien conviennent très bien à la forme ordinaire du rite romain (liturgie de Paul VI), comme il convenait depuis longtemps à la forme extraordinaire (liturgie tridentine et messe de saint Pie V). Ce Guide pratique a donc l'avantage d'établir la continuité entre les usages hérités du passé et ceux qui ont eu cours depuis la réforme demandée par le concile Vatican II et mise en œuvre par le pape Paul VI.

Quel est le contenu de votre publication ?

D. J.-M. Guilmard - Cet ouvrage a été conçu comme un guide pour les prêtres qui veulent célébrer la Messe de Paul VI en latin, ainsi que nous le faisons à Solesmes depuis 35 ans. C'est pourquoi on trouve toutes les parties chantées par le prêtre, accompagnées de conseils, de schémas et surtout d'un modèle sur CD audio. Ce Guide pratique doit cependant servir aussi aux fidèles : ils méditeront d'admirables citations de Dom Guéranger sur la spiritualité du chant, et ils étudieront un précis de prononciation et un de psalmodie.

Quel sens donnez-vous à ce Guide pratique ?

D. J.-M. Guilmard - Il répond au désir de ceux qui souhaitent utiliser le chant grégorien dans la liturgie de Paul VI. La liturgie réformée par ce Pape a bel et bien maintenu l’usage du latin. Grâce à ce Guide pratique, on peut se familiariser avec le chant latin, non seulement pour la Messe, mais aussi pour l’Office divin. Il est bon que les fidèles en grand nombre puissent, surtout le dimanche, chanter les Vêpres et Complies.

Pensez-vous que le Motu proprio aura pour effet d'encourager la pratique liturgique du latin et du chant grégorien ?

D. J.-M. Guilmard - Le Motu proprio tend à redonner une place, dans la vie concrète de nos églises, à « une certaine sensibilité » porteuse d'un bon nombre de valeurs qui avaient été rejetées ou occultées dans les années qui ont suivi le Concile et la Révolution de mai 1968. Parmi ces valeurs, il y a le latin et le chant grégorien bien sûr, qui seront certainement davantage utilisés. Toutefois, on n'en restera certainement pas là. Avec le goût pour la forme liturgique ancienne, reviendront largement aussi le goût pour la doctrine (en particulier pour la théologie de saint Thomas d'Aquin), le souci d'une morale objective, certaines expressions de la piété populaire, etc.

Mais, pour se restreindre au domaine liturgique, comment les deux formes du rite romain s'influenceront-elles ?

D. J.-M. Guilmard - L'influence mutuelle des deux formes de l'unique rite romain ne sera pas symétrique. Le Motu proprio – on ne l'a pas assez remarqué – va permettre à la forme tridentine d'évoluer, mais elle le fera d'une manière organique et naturelle, exactement comme un vivant se développe. Elle va se rapprocher de la forme voulue par Paul VI : le calendrier et les lectures peuvent dès maintenant être empruntés à la forme de Paul VI ; viendront peut-être ensuite – l'avenir le dira – la récitation de la prière eucharistique à voix haute, la concélébration, l'emploi d'autres prières, etc. La forme de Paul VI, de son côté, ne changera pas, si ce n'est que les prêtres ont le devoir de cultiver toujours plus le sens du sacré, ce qui passe en particulier à travers le respect des rubriques – ces deux points ont été soulignés par Benoît XVI.

Pourtant, on a proposé la réforme de la réforme !

D. J.-M. Guilmard - L'idée est séduisante, mais dans les faits, on risquerait fort d'introduire la révolution permanente dans la liturgie. Si la liturgie de Paul VI doit subir des réformes, celles-ci seront ponctuelles et se feront au niveau des églises particulières. On pourra, par exemple, améliorer certaines traductions, et célébrer à nouveau les Rogations dont l'aspect « écologique » est particulièrement d'actualité. Encore une fois, ce n'est pas à la liturgie de Paul VI de changer, mais bien aux prêtres qui doivent célébrer leur Messe avec un soin toujours plus surnaturel. On me dira que pour certains, cela demandera une vraie conversion ! À cela je répondrai que pour tout prêtre, chaque Messe est l'occasion d'une vraie conversion. Ainsi, le débat porte moins sur les « formes » liturgiques que sur le souci de fidélité à l'Église et à sa prière publique. Il ne faut pas ne retenir de la forme tridentine que le formalisme, comme si le respect des rubriques suffisait seul à la célébration de la Messe : il n’y a pas de « technique » de la grâce. À partir du moment où l'intérêt pour les rubriques devient primordial, le sens du sacré disparaît. Ainsi, dans toutes les formes liturgiques de la Messe, il faut cultiver le sens du sacré.

Quelle voie proposez-vous pour cela ?

D. J.-M. Guilmard - La solution de beaucoup de problèmes réside dans l’éducation. Les fidèles doivent donc être formés par la catéchèse et une pratique saine de la liturgie ; et les offices célébrés dans les chapelles des séminaires – ainsi qu'il arrive souvent – doivent être exemplaires et préparer les futurs prêtres à une vie liturgique intérieure, digne et respectueuse des règles établies par l'Église.

Le Motu proprio semble vous « inspirer » ?

D. J.-M. Guilmard - Oui, c'est une occasion à ne pas laisser passer. Si chacun y obéit avec humilité et prie à avec assiduité à cette intention, il peut apporter beaucoup, et être le point de départ d'un profond renouveau liturgique, bien nécessaire à l'entrée du 3e millénaire. La liturgie – qui certes a ses règles – est avant tout un Mystère, à savoir la présence active du sacrifice de Jésus et le salut qu’elle apporte dans le cœur des fidèles unis en un seul Corps par l'Esprit Saint. C'est là le présent et l'avenir, la terre et déjà le ciel.

Dom Jacques-Marie Guilmard, o.s.b., Guide pratique de chant grégorien. Les récitatifs, la prononciation, la psalmodie, les chants du prêtre à la Messe, avec un CD-audio de démonstration et d’exercice, 128 pages (A 5), Téqui 2007 (11,50 € + le port 2,60 €).

Entretien recueilli par Cécile Laurent

 

Dernière mise à jour : ( 02-12-2007 )
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Aidan Nichols o.p. : Coopérateur de la vérité. (éd. Ad Solem)

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Écrit par Pierre-Antoine   
27-08-2007


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Chacun aura reconnu derrière le titre de ce livre, la devise épiscopale et cardinalice de Joseph Ratzinger. La couverture de cet ouvrage ne porte qu’une seule illustration : les armes de notre Pape Benoît XVI. La simple juxtaposition du titre et de ces armes est en elle-même un résumé de ce livre. Que l’auteur aurait pu aussi titrer : De Joseph Ratzinger à Benoît XVI, parcours d’un théologien.

Théologien, le mot à son importance, car ce n’est pas un ouvrage à sensation qui voudrait nous faire découvrir, à l’instar d’une certaine presse, les moments secrets des étapes du parcours de notre Pape. En effet ce sont les fondements de la théologie du professeur, de l’évêque, du cardinal et enfin du Pape qu’Aidan Nichols nous propose brillamment de découvrir.

Au moment de son élection au siège de Pierre beaucoup de choses ont été dite sur Joseph Ratzinger. Il est vrai que sa position de préfet de la congrégation de la doctrine de la Foi faisait peur à un certain nombre. Peurs, principalement explicables par une méconnaissance profonde de l’homme et du théologien Joseph Ratzinger.

 

Lors des vingt dernières années la réputation théologique de Joseph Ratzinger n’a cessé de ce confirmer. Dans son introduction, Aidan Nichols qualifie Joseph Ratzinger de « visionnaire analytique ». Il justifie cette oxymore en soulignant la capacité d’analyse dont a fait preuve Benoît XVI  face à des questions ardues et en remarquant qu’il a aussi su peindre un portrait étonnant de l’avenir de l’Eglise. Puissance d’analyse, capacité visionnaire et chaleur spirituelle sont pour Aidan Nichols les principales raisons de son élection.

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Aidan Nichols nous fait découvrir la réflexion théologique Joseph Ratzinger en commençant par ses réflexions, à la suite de Nostrae aetate sur la place des religions dans le monde. Ces réflexions éclairent largement sur la circonspection avec laquelle Joseph Ratzinger a accueilli les prières interreligieuses comme celle d’Assise de 1986 et 2002.

Développement immédiat et logique de cette réflexion sur la place des religions dans le monde, vient la question du rapport entre culture et religion. Question que Joseph Ratzinger a abordée par deux approches différentes et complémentaires, l’une sociologique et l’autre théologique.

En poursuivant dans la même direction, en tirant le même fil,  on arrive naturellement à la question de la compatibilité de la Foi et de la tolérance. Question que le monde moderne pose de manière brutale à toutes les religions sans distinction. Cette question mène aussi à la confrontation de deux compréhensions du concept de liberté, l’une réduite au subjectif, l’autre liée à la raison et aux biens dont elle est inséparable. Confrontation à laquelle Joseph Ratzinger a pris part par ses publications théologiques.

Comment mener la confrontation entre le monde moderne et les religions, en particulier la religion chrétienne, religion révélée ? Joseph Ratzinger, à la suite de son prédécesseur sur le siège de Pierre répond par le primat de la vérité. Il fait remarquer les conséquences des assauts des Lumières contre la religion révélée sur la rénovation du christianisme au dix-neuvième siècle : une exaltation du sentiment et un oubli des droits de la raison.

Avant de revenir sur l’Eglise, Aidan Nichols nous propose de suivre les réflexions de Joseph Ratzinger sur deux questions connexes à celle déjà abordées : la place de la conscience et la dictature du relativisme. Les deux thèmes étant liés l’un à l’autre par la pensée moderne qui lie conscience et subjectivité, laquelle subjectivité mène immanquablement à la question du  relativisme.

Aidan Nichols nous rappelle que l’ecclésiologie de Joseph Ratzinger ne peut être opposée à celle du concile Vatican II, car elle en est immédiatement issue. Cette ecclésiologie mène à deux questions que nous savons chères à Joseph Ratzinger, comme à Benoît XVI : le culte véritable, avec en arrière plan la divine liturgie, ainsi que  le Christ et la communion des saints. Saints dont l’existence même manifeste un contact direct avec la réalité divine.

Cette théologie repose sur trois éléments, qui assurent sa stabilité et sa puissance : la conscience de l’objectivité indépassable de la révélation chrétienne, la conscience de l’historicité de cette révélation et la conscience du pouvoir de cette révélation à satisfaire les besoins les plus profonds de la subjectivité humaine. Au terme de cet ouvrage, on prend la mesure de la puissance et de la finesse de la réflexion théologique de Benoît XVI que l’on retrouve aisément dans ses dernières publications magistérielles ou non.
Dernière mise à jour : ( 31-08-2007 )
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Jésus de Nazareth – Benoît XVI

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Écrit par Pierre-Antoine   
18-07-2007
Notre Pape explique lui-même dans l’avant propos de son œuvre les raisons qui l’ont poussé à entreprendre l’écriture de ce livre. Depuis les années cinquante et l’utilisation systématique de la méthode historico-critique, un fossé s’est creusé entre le Jésus historique et le Jésus de la Foi. Or l’incarnation est un des mystères fondamentaux de notre foi. Ainsi ce fossé entre histoire et foi est néfaste ne peut qu’être néfaste pour cette seconde. Dans la lignée d’une série d’ouvrage des années trente, notre Pape nous propose donc de redécouvrir la figure de Jésus au travers des Evangiles, sans omettre cependant de prendre en compte les apports des historiens et des exégètes de ces dernières décennies.

 

Ce livre ne représente que la première partie de cette œuvre ambitieuse. Benoît XVI prend soin de signaler qu’il est le fruit d’un long cheminement intérieur. En effet il a commencé la rédaction de cette œuvre avant son élection au siège de Pierre. Sans doute, cette œuvre est le fruit et le couronnement de sa longue vie de théologien.

 

Il commence son œuvre par une lecture presque chronologique de la vie de Jésus. En effet ses premiers chapitres sont consacrés au Baptême de Jésus, aux tentations dans le désert et au sermon sur la montagne. La lecture qu’il nous donne de ces évènements n’est pas seulement factuelle mais aussi et surtout théologique. Le développement qu’il mène sur le baptême de Jésus est particulièrement riche. En effet Benoît XVI nous invite à considérer ce baptême en partant de la Croix, à considérer ce baptême comme le consentement du Christ à porter le péché du monde. Le développement des tentations au désert est tout aussi riche. Dans le commentaire sur le sermon sur la montagne, Benoît XVI nous montre comment Jésus fait éclater sa nature divine.

 

Dans les autres chapitres, Benoît XVI aborde des sujets qui sont plus transversaux que chronologiques. On trouve d’abord un commentaire sur le Royaume de Dieu, en fait sur l’Evangile du Royaume de Dieu, sur le Notre Père, sur les disciples, sur les paraboles. Dans le commentaire du Notre Père, Benoît XVI nous propose de nous plonger dans la prière du Christ, de méditer chacune des demandes. Le commentaire de chacune des paraboles de l’Evangile n’étant pas l’objet de son œuvre, Benoît XVI nous propose d’en découvrir trois qui sont sans doute les plus connues et « dont la beauté et la profondeur touche instinctivement même les non-croyants » : La parabole du bon Samaritain, la parabole du fils prodigue et celle de Lazare et du riche.

 

Dans un chapitre particulier, il commente les grandes images de l’Evangile de Jean. Ces grandes images sont des symboles bien connus et qui peuvent nous paraître habituel : l’eau, la vigne et le vin, le pain et le pasteur. Il profite de ce chapitre pour faire une digression sur la question johannique, c’est-à-dire la question du véritable auteur de cet Evangile si particulier. Cette digression nous rappelle la genèse commune de tous les livres de la Bible : la liturgie. Et ce n’est qu’en se rappelant que les livres de la Bible ont été mis par écrit seulement pour servir d’aide mémoire à ce qui était prié dans les liturgies que l’on peut aborder cette question.

 

On trouve encore un commentaire de la confession de foi de Pierre et de la Transfiguration, il est étonnant de voir ces deux passages commentés dans un même chapitre. Le résultat en est particulièrement riche.

 

Enfin Benoît XVI fini la première partie de son œuvre en commentant les affirmations de Jésus sur lui-même. Ces dénominations bien connu de nous et quelque peu énigmatiques  de Fils de l’Homme et de Fils. Et un commentaire sur l’usage par Jésus de l’expression « Je suis » qu’il serait plus correct d’écrire « JE SUIS » pour mieux mettre en valeur le lien étroit de ces expressions de Jésus avec le nom de Dieu, YHWH.

 

Cet œuvre est d’une richesse rare, cependant elle gagne à être lu avec auparavant une connaissance intime des Evangiles. Par connaissance intime je n’entends pas plusieurs années d’études des Evangiles, mais une lecture cursive et si possible méditée des Evangiles. La présentation de la figure de Jésus par notre Pape en prend alors une dimension plus riche.

 

Dernière mise à jour : ( 19-07-2007 )
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La Messe au fil de ses rites – Dom Robert Le Gall (éd. C.L.D.)

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Écrit par Pierre-Antoine   
08-07-2007

« L’Eucharistie est la source et le sommet de toute vie Chrétienne » nous enseigne la constitution Lumen Gentium du Concile Vatican II. Cette vérité profonde, que l’on peut observer dans les exemples de nombreux saints et bienheureux, peut paraître un peu intellectuelle et ne se ressentir que faiblement à travers notre pratique de ce sacrement. Comment pouvons nous alors faire devenir une réalité dans nos propres vies, cette affirmation des pères conciliaires.

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Dom Robert Le Gall nous donne, de manière certes un peu détournée, une piste pour approfondir notre relation à l’Eucharistie. Il nous propose de nous intéresser à la messe, lieu de l’Eucharistie, à ses rites et à ce qu’ils traduisent comme élan vers Dieu. Sans doute est-ce là, la traduction de l’expérience qu’il a pu faire de la liturgie Eucharistique  comme moine bénédictin.

Le chemin qu’il nous invite à suivre est bien un chemin de spiritualité et d’expérience spirituelle et non un simple guide de bonne pratique de la liturgie. D’ailleurs si sa seule volonté en écrivant cet ouvrage fut d’en faire un livre sur la bonne pratique de la liturgie, il n’aurait pas eu besoin de faire plus qu’un simple commentaire des rubriques du missel. Ce que nous propose Dom Robert Le Gall en est vraiment très éloigné, ce n’est pas un ouvrage pour rubricistes liturgiques pointilleux.

 

Dom Robert Le Gall, Père Abbé de l’abbaye bénédictine de Kergonan, lorsqu’il écrivit cet ouvrage, et actuellement archevêque de Toulouse, nous propose de nous arrêter quelques instants sur l’ensemble des rites de la messe. Même, et surtout, sur ceux qui nous paraissent les plus insignifiants. Il nous propose de découvrir comment chacun des rites possède une richesse propre insoupçonnable et comment, intégré dans l’ensemble qu’est la liturgie Eucharistique, ils en font paraître un éclat plus riche encore.

 

L’ensemble de son ouvrage montre comment l’ensemble des rites de la messe est entièrement tendu vers l’Eucharistie. Dés l’entrée, il nous décrit l’importance de ces rites initiaux qui paraissent anodins. De la salutation initiale et la manière dont elle manifeste le rôle ministériel du prêtre, au chant du gloria, en passant par le rite pénitentiel et le Kyrie, il explore la profondeur de ces rites qui manifestent la volonté et le désir de l’Eglise de répondre à l’amour de Dieu. Il nous invite aussi à approfondir notre vie spirituelle à partir de la collecte, cette prière que le prêtre dit, pour unifier la prière de l’assemblée, à la fin du gloria, et de ses variations au fil de l’année liturgique.

 

Il nous rappelle quel est le rôle ministériel du lecteur lorsqu’il proclame la parole de Dieu et présente la réponse que les fidèles et les chantres font à cette parole, à travers le psaume. A travers son commentaire de la liturgie de la parole, il nous rappelle que les chantres ont un rôle ministériel propre, et surtout que nos liturgies prennent racines dans les différentes liturgies juives. Il attire notre attention sur la richesse, la diversité et l’importance des textes des lectures proclamées au fil de l’année.

 

L'image “http://catholozere.cef.fr/eveque/imagee/eve2.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.Enfin vient la liturgie Eucharistique, la partie la plus riche de la liturgie, d’ailleurs il lui consacre sa plus longue partie, et malheureusement la partie que nous connaissons le moins bien, car trop souvent nous n’y portons pas toute l’attention que nous devrions. Trop souvent pouvons-nous nous surprendre à ne pas être totalement tourné vers l’action liturgique et tourné vers Dieu malgré ce que nous répondons au prêtre avant la préface : « Nous le tournons vers le Seigneur ». Dans ces dialogues entre le prêtre et l’assemblée, Dom Le Gall met en avant des aspects que nous n’imaginons pas.

 Comme pour les collectes, il souligne la richesse spirituelle et la richesse pour la vie spirituelle, que constituent les quelques quatre-vingts préfaces du missel. Il nous propose de nous arrêter sur les quatre prières eucharistiques, à la fois sur leur unité et sur leur diversité.

Enfin, alors que la messe est presque finie, mais loin d’être achevée, que la communion approche, il nous invite à découvrir l’extrême profondeur et la concision de ce rite de la communion.

La présentation du rite de conclusion met un point final à cet ouvrage. Elle cèle cet éclairage sur la cohérence et la diversité de ces rites, sur l’importance de chacun d’entre eux, même de ceux qui paraissent le plus insignifiants. Il ouvre, par ailleurs, à l’exploitation des richesses du trésor liturgique pour la vie spirituelle, afin de pouvoir vivre cette réalité proclamée par le Concile : « L’Eucharistie est la source et le sommet de la vie chrétienne. »

Dernière mise à jour : ( 08-07-2007 )
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Versets de psaumes pour la communion

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Écrit par Administrator   
04-06-2007

L'image “http://www.musicasacra.com/images/communio-rice.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.Pour continuer notre série "trouvailles", voici maintenant un livre d'origine américaine, édité par l'association américaine pour la musique d'Eglise (Church Music Association of America :http://www.musicasacra.com/). "Communio". C'est un remplaçant actualisé du livre épuisé "Versus psalmorum pro communione", qui reste téléchargeable sur nos pages. Il contient toutes les communions avec le nombre suffisant de versets, tirés de la bible latine version "Nova Vulgata". Les antiennes et leurs versets sont classées en fonction des années A, B et C. En effet, dans le Graduel Romain, les communions varient en fonction de l'Evangile du jour.  Nous avions suivi dans nos pages l'avancée du projet qui est désormais terminé.

L'ensemble des partitions est désormais regroupé dans un volume exhaustif. Les versions pdf des versets de communion restent disponibles (cf ci-dessous). 

  • Acceptabis
  • Amen Dico Quod
  • Amen Dico Vobis
  • Aufer a Me
  • Beatam Me
  • Beata Viscera
  • Beati Mundo
  • Beatus Servus
  • Benedicimus
  • Cantabo
  • Cantante Domino
  • Christus
  • Circuibo
  • Comedite
  • Data Est
  • De Fructu
  • Descendit Jesus
  • Dicit Andreas
  • Dicit Dominus
  • Dicite Pusillanimes
  • Dico Vobis
  • Dilexisti Justitiam
  • Domine Dominus
  • Domine Memorabor
  • Domine Quinque
  • Dominus Dabit
  • Dominus Firmamentum
  • Dominus Regit
  • Domus Mea
  • Ecce Virgo
  • Ego Clamavi
  • Ego Sum Pastor
  • Ego Sum Vitis
  • Ego Vos Elegi
  • Exsulta Filia
  • Factus Est
  • Fili Quid
  • Gloriosa
  • Gustate
  • Hoc Corpus
  • Honora
  • In Salutari
  • In Splendoribus
  • Illumina
  • Inclina
  • Introibo
  • Jerusalem Surge
  • Jerusalem Quae