Nos répétitions ont lieu tous les mardi soir, 20.45 à la Chapelle S. Joseph dite "des Capucins", 29 bd de Glatigny à Versailles (plan d'accès). N'hésitez pas à vous y joindre pour un essai, ou pour nous connaître. Nous recherchons activement et de façon urgente des voix de femmes. Débutant(e)s accepté(e)s ! Nous contacter.
D’aucuns connaissent probablement la controverse récente concernant la nouvelle prière pour les Juifs du Vendredi saint dans la forme extraordinaire du rite romain. Rappel de contexte, pour tous ceux qui « ne sont pas au jus » : dans le missel de 1962, on avait, depuis Jean XXIII (qui avait fait supprimer la mention « perfide » - qui a un lien avec la Foi, mais non avec la « perfidie ») :
"Prions aussi pour les juifs afin que Dieu Notre Seigneur enlève le voile qui couvre leurs cœurs et qu'eux aussi reconnaissent Jésus, le Christ, Notre-Seigneur. (…) Dieu qui n'exclut pas même les juifs de la miséricorde, exauce nos prières que nous t'adressons pour l'aveuglement de ce peuple, afin qu'ayant reconnu la lumière de ta vérité qui est le Christ, ils sortent de leurs ténèbres."
Cette prière a été remplacée par la suivante :
"Prions aussi pour les juifs, afin que notre Seigneur et Dieu illumine leurs cœurs, et qu’ils reconnaissent le sauveur de tous les hommes. (…) Dieu éternel et tout-puissant, qui veux que tous les hommes soient sauvés et viennent à la connaissance de la vérité, fais que, la plénitude des nations entrant dans ton Eglise, tout Israël soit sauvé."
Cette modification de la prière universelle du vendredi Saint pour les Juifs rencontre toujours des oppositions ; en effet, il est fait explicitement mention d’une conversion des Juifs : en effet il s’agit bien d’amener les Juifs, d’une façon qui nous appartient en tant que catholiques – ou pas ( ?) à reconnaître Jésus comme Messie. Cela choque les tenants du dialogue judéo-catholique autant que le baptême de Magdi Cristiano Allam choque les tenants du dialogue islamo-chrétien. Le tout en s’appuyant sur la déclaration du Concile Vatican II sur les religions non chrétiennes, Nostra Aetate… Vatican II aurait, pour les Juifs comme pour les Musulmans, supprimé toute velléité d’apostolat et de conversion ?
Rien n’est moins sûr. Expliquons nous : la prière modifiée ne concerne qu’un parie infinitésimale des fidèles catholiques ; ceux qui sont de rite romain, utilisent la forme extraordinaire, et acceptent cette modification de l’ordo demandée par Benoît XVI (cela exclut tous ceux qui, rattachés à la Fraternité S. Pie X de Feu Mgr Lefebvre, rejettent toute idée de modification de cette prière, et bien sûr les autres « indépendants » et « sédévacantistes » de toute sorte.)
Le plus cocasse dans cette affaire, c’est que les médias restent absolument silencieux sur le fait que les catholiques utilisant la forme ordinaire du rite romain (c'est-à-dire l’immense majorité des catholiques) et le pape lui-même on prié et prieront explicitement pour la conversion des Juifs le jour de Pâques lui-même et à plusieurs autres occasions, cette année, dans la liturgie romaine, forme ordinaire (c'est-à-dire sa version d’après le Concile Vatican II) !
Voici donc ce que l'Eglise demande, dans la liturgie du Concile Vatican II :
Laudes du 31 décembre :
Christe, Deus et homo, qui Dóminus es David et fílius eius, prophetías adímplens,
— te rogámus, ut Israel te Messíam agnóscat.
Ières Vêpres du VII° dimanche de Pâques :
Omnes gentes tibi regi et Deo psallant,
— et Israel fiat posséssio tua.
Vêpres du mercredi de la II° et de la IV° semaine de Pâques :
Tu, qui primítias discipulórum Fílii tui ex Iudáico pópulo elegísti,
— fíliis Israel repromissiónem revéla, quæ ad patres eórum facta est.
Vêpres de Pâques, III° et V° dimanche de Pâques :
Israel in te Christum spei suæ agnóscat,
— et omnis terra cognitióne tuæ glóriæ repleátur.
Donc, si l’on compte bien, la liturgie romaine dans sa forme ordinaire, prie pas moins de sept fois pour la conversion des Juifs au catholicisme.
Et le pape Benoît XVI, dans sa modification de la prière du Vendredi Saint de la forme extraordinaire, ne fait que reprendre une doctrine qui est abondamment explicitée dans la liturgie romaine ordinaire (post - conciliaire) depuis 40 ans…
L'excellent blog du Fr. Z (http://www.wdtprs.com/blog/) revient sur la question de la prière pour les Juifs du Vendredi saint :
WDTPRS: Interfaith official: Pope will clarify prayer
Published: 04/02/2008
Pope Benedict XVI is preparing to clarify the Vatican’s position on the controversial Good Friday Prayer for the Jews, a Jewish interfaith official said.
The Vatican will issue a letter within a week [advance spin before the USA trip?] aimed at easing Jewish fears that the Catholic Church wants to convert them, said the chairman of the International Jewish Committee on Interreligious Consultations, Rabbi David Rosen. [Right… because it is so unreasonable that Catholics think people should be Catholic.]
Rosen, who has seen a preliminary draft of the letter, said it will come from the pope via the Vatican Secretary of State, Cardinal Tarcisio Bertone.
Last summer the German-born Benedict decided to bring back a Mass [that never really went away] that includes the prayer that "our God and Lord may illuminate [the Jews’] hearts." The change was poorly received by Jews, and German and Italian Jewish leaders threatened to cut ties with the Vatican.
Rosen said he thinks the pope’s letter, which Vatican spokesmen could not confirm to JTA, will help mend ties.
"If we have confirmation that it is an epistomological prayer and implies no change in Jewish-Catholic relations, then I think we should be content with that and continue dialogue as before," Rosen told JTA.
Rosen said that Cardinal Waltar Kaspar, the head of the Vatican Commission for Religious Relations with Jews, recently explained in writing that the prayer from the Latin, or Tridentine, Mass, relates to theology concerning "the end of time,” not present-day proselytizing. [Though no one doubts that these are connected!]
“It has no bearing on Jewish-Catholic relations, and certainly in no way compromises the Church’s total opposition to proselytizing," Rosen said. [Hmm… Rosen is making a policy statement for the Catholic Church?]
Un évènement pour les paroisses et les communautés désireuses de célébrer la Liturgie des Heures.
Les voici : enfin, la parution des « Heures Grégoriennes » est officiellement annoncée ! C’est avec un immense plaisir et une joie non dissimulée que nous nous faisons le relais d’une excellente initiative dont la Communauté Saint Martin est à l’origine.
Un travail époustouflant.
Nous parlons en connaissance de causenous avons eu entre les mains la version transitoire de cet ouvrage et suivi pas à pas le travail minutieux de sa mise en page. En 3 volumes (2 pour le temporal, un pour le sanctoral), fruit des efforts conjugués de la Communauté Saint Martin (Conception, recherches, édition), de l’atelier de Paléographie de l’abbaye S. Pierre de Solesmes (édition critique de l’Antiphonale Romanum) et de l’abbaye S. Joseph de Clairval – Flavigny (mise en page représentant des heures et des heures de travail), sans compter tous ceux qui se sont attelés à la traduction exacte de l’ensemble des Preces, la parution de cet ouvrage correspond à travail inédit en France et dans le monde jusqu’à aujourd’hui. Le résultat est – il faut bien le dire – époustouflant, et nous n’exagérons rien.
Un format de livre conçu par des praticiens de la liturgie
Non seulement l’idée de proposer un livre de référence pour le chant de la liturgie des heures en grégorien et en français est remarquable, mais on se rend compte très vite, en prenant en main un des volumes, qu’il a été conçu par des praticiens de la liturgie. Quiconque connaît par exemple l’antiphonaire monastique sait parfaitement la difficulté qu’il peut y avoir, pour un laïc "dans le monde", à « jongler » entre les volumes, lorsqu’il y en a un pour l’ordinaire, un pour les antiennes des cantiques évangéliques, un autre pour les leçons brèves, un pour les hymnes et enfin un dernier pour les Preces… Avec les « heures grégoriennes », rien de tel : tout ce dont vous avez besoin tient dans le volume que vous avez entre les mains le temps de la cérémonie. C’est donc un véritable antiphonaire latin-français, officieux, mais contenant tout ce dont vous avez besoin pour les offices du jour. C’est le complément idéal, pour l'office, par exemple du désormais célèbre Missel Grégorien Latin – Français édité par Solesmes. L’aspect « pratique » d’un livre liturgique est essentiel. Dans la prière, et a fortiori dans la prière liturgique, le rapport physique de la personne à son livre de prière est essentiel.
Une application immédiate et directe pour les paroisses et communautés religieuses
Dernier avantage non négligeable : son prix ! En période de souscription les trois volumes sont proposés à 165 €. Soit 55 € par volume (TTC). Par rapport au contenu du volume et à sa qualité, inutile de souligné que … C’est littéralement donné. Que l’on compare avec les 4 volumes de Liturgia Horarum, vendus par la Librairie Editrice Vaticane 60,90 € pièce , l’ensemble vous revient à plus de 240 €… Sans les traductions françaises. Sans les partitions ! Autre comparaison, Les 4 volumes de la « Liturgie des Heures » en Français, vous seront facturés par l'éditeur 50,50 € pièce , soit l’ensemble pour environ 200 €… Sans le Latin, sans la musique. Par ailleurs, si vous voulez avoir une chance de chanter, il vous faudra acheter en plus pour 55 € un livre intitulé « Chanter l’Office » , dans lequel des mélodies sur les proposition françaises des hymnes et antiennes sont disponibles... Soit 260 €. L'ensemble des 4 volumes de La Liturgie des Heures, est proposé chez Alapage pour 293 €. C'est donc, pour la Commnauté Saint Martin, tout sauf une opération financière juteuse...
Pour les paroisses et les communautés : faire connaissance avec le patrimoine du chant propre de l’Eglise romaine.
Certains pourront se demander s’il est bien raisonnable, aujourd’hui au XXI° siècle de se lancer dans l’édition d’un livre liturgique en latin – français, alors même que le latin n’est plus ou presque plus enseigné dans les écoles, et que le grégorien a depuis 40 ans pratiquement disparu de toutes les paroisses. D’autres pourraient se demander si, après tout, les quelques paroisses ou communautés qui seraient toujours intéressées par le chant grégorien ne pourraient pas tout simplement continuer à utiliser des livres anciens tels que le Paroissien romain n°800, qui contient la plupart des choses nécessaires à la célébration « paroissiale » de l’office divin en chant grégorien, modulo quelques adaptations, s’il on tient à respecter l’ordo de l’office romain tel qu’il a été défini à la suite du Concile. Ou alors, tou simplement, adopter la forme extraordinaire du rite romain... Ce serait plus simple ?
Mais ce serait se tromper sur le véritable objectif de ce livre, qui est tout simplement l’application dans la Foi des demandes du Saint Père et des directives du Concile Vatican II, Concile œcuménique qui pour, la première fois depuis les débuts de l’histoire du rite romain, a « canonisé » un répertoire musical comme le chant propre de ce dernier, le 4 décembre 1963, dans la Constitution « De Sacra Liturgia ». Le Concile avait demandé que soit révisés les livres de chant grégorien et qu’on en fasse paraître une nouvelle édition. C’est exactement ce que fait la Communauté Saint Martin, avec un sens de l’à propos exceptionnel, à l’heure où justement à Rome, dans le sillage de Benoît XVI, on assiste à l’éclosion du « nouveau mouvement liturgique » qu’appelait de ses vœux le Cardinal Ratzinger.
Le sens du chant grégorien dans les paroisses aujourd’hui.
Lancer une nouvelle édition en chant grégorien avec la forme ordinaire du rite romain est un pari pour la Communauté Saint Martin. Pour rappel, cette communauté de prêtres, fondée par l’abbé Guérin dans les années 1970 a eu une intuition profonde : vivre en tant que prêtres et diacres diocésains (ils ne sont pas religieux) au service des évêques, un ministère pastoral en communauté.
Et dans cette vie communautaire le plus souvent en paroisse, la liturgie a une place centrale ; elle a toujours été particulièrement soignée à la Communauté Saint Martin, dans son expression latine ou française, mais toujours dans la forme ordinaire du rite romain. Parce qu’« ordinaire » ne signifie pas « banal » ou « commun », mais « conforme à l’ordre des choses ». Et le ministère pastoral dans les paroisses de province, c’est l’enracinement quotidien dans une réalité d’une population aux contacts avec la sécularisation croissante. La liturgie dans son expression authentique vient au secours de la spiritualité du ministre, qui puise dans ses textes, ses gestes et ses chants la force de mener le troupeau ; elle est également aussi pour le troupeau lui-même le lieu d’une expression qui dépasse la petite expression subjective et locale d’une communauté paroissiale, puisque ces gestes, ces mots (latins) et ce chant (grégorien) sont justement ceux de l’Eglise universelle.
Quiconque a déjà expérimenté le chant grégorien dans une paroisse « lambda » s’est rendu compte de sa force d’évocation, de son adaptation naturelle à ce qu’il fait exprimer dans la prière ; il est frappant de constater que malgré toutes les tentatives des siècles passés, le chant grégorien conserve une pertinence non démentie depuis le VIII° ou le IX° siècle. Prophétique, le chant grégorien, qui « dépasse infiniment la musique » (dom Joseph Gajard) a pour fonction de donner une expression cultuelle et culturelle qui dépasse également infiniment les frontières des pays, mais aussi celles des classes sociales. Il fallait donc que le chant grégorien ne fût pas réservé aux moines. Et la Communauté Saint Martin, prêtres diocésains sans complexes mais bien ans leur époque, font ce beau cadeau à toute l’Eglise d’expression francophone (en attendant que ce travail de titan soit adapté en d’autres langues). Parce qu’il faut le mentionner : les responsables du projet de la Communauté avaient demandé une approbation pour l’utilisation interne de ce travail à la Congrégation du Culte divin ; et c’est un décret d’application qu’a donné, avec grand enthousiasme, par le Préfet de cette congrégation, le Cardinal Francis Arinze, afin que cet ouvrage pût être utilisé par tous. Sachons donc en profiter !
Les Heures Grégoriennes, attendues par beaucoup d’entre vous, sont enfin disponibles ! En souscrivant (jusqu’au 31 mai 2008) ou en nous adressant votre commande, vous recevrez Les Heures Grégoriennes dès leur parution en novembre 2008.
Offre de lancement : 165 € (10% de remise) Une souscription est ouverte jusqu’au 31 mai 2008, par laquelle nous vous proposons d’acquérir les trois volumes dès maintenant en bénéficiant d’un tarif préférentiel de 165 € (au lieu de 195 €).
Tarif normal : 195 € les 3 volumes Afin que nul ne soit empêché de participer à la prière de l’Église, Les Heures grégoriennes sont proposées au prix compétitif de 195 € les 3 volumes.
Tarif de soutien : 220 € les 3 volumes À ceux qui désirent aider la communauté Saint-Martin dans cette œuvre au service de l’Église et de la liturgie, nous proposons un tarif de soutien : 220 € les 3 volumes.
COMMUNAUTÉ SAINT-MARTIN 53 rue du Château – B. P. 34 F- 41121 CANDÉ-SUR-BEUVRON www. communautesaintmartin.org
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Citation :
Un jeune prêtre me disait récemment: Il nous faudrait aujourd'hui un nouveau mouvement liturgique. C'était là l'expression d'un souci que, de nos jours, seuls des esprits volontairement superficiels pourraient écarter. Ce qui importait à ce prêtre, ce n'était pas de conquérir de nouvelles et audacieuses libertés: quelle liberté ne s'est-on pas déjà arrogée? Il sentait que nous avions besoin d'un nouveau commencement issu de l'intime de la liturgie, comme l'avait voulu le mouvement liturgique lorsqu'il était à l'apogée de sa véritable nature, lorsqu'il ne s'agissait pas de fabriquer des textes, d'inventer des actions et des formes, mais de redécouvrir le centre vivant, de pénétrer dans le tissu proprement dit de la liturgie, pour que l'accomplissement de celle-ci soit issu de sa substance même.
Cardinal Ratzinger, préface à l'ouvrage de Klaus Gamber, Die Reform der römischen Liturgie. - Vorgeschichte und Problematik.