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« Nous avons besoin dun nouveau mouvement liturgique, qui donne le jour au véritable héritage de Vatican II. »

Cardinal Ratzinger, Ma Vie, souvenirs.

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Introduction à la théologie de la liturgie des heures :

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Écrit par Admin   
28-05-2005

Voici la première partie de la recension de la conférence que le P. de Reynal nous a donnée lors de notre week-end annuel à Solesmes à l’occasion du 1er dimanche de carême 2005.

Eucharistie et liturgie des heures

Je suppose que vous venez de participer à l’Eucharistie avec nous ; c’est très bien parce que la liturgie des heures découle de l’Eucharistie ;

Mère Geneviève Gallois, osb - la vie du Petit saint Placide
Mère Geneviève Gallois, osb - la vie du Petit saint Placide
Ce qu’est l’office pour Petit Placide : "Chanter sa vie et vivre son chant". Qu’est ce que ce chant et qu’est ce que cette vie qu’il nous révèle ? Qui est donc celui à qui nous parlons en de tels termes ? Dans quels rapports sommes - nous ...

comme tous les autres sacrements, la vie de l’Eglise dépend de cette source et de ce sommet qu’est l’Eucharistie ; ce que nous allons dire se réfère forcément à l’Eucharistie, puisque le Christ est là au maximum de sa puissance et de son amour. Donc, tout l’amour et toute la grâce qui va découler de Lui dans l’Eglise vient de l’Eucharistie. La Liturgie des heures est toute irriguée par cette sève, cette vie, qui vient de l’Eucharistie.

 

"Laudis canticum" : un tournant de la théologie de la liturgie des heures après Vatican II

Que nous dit l’Eglise à propos de cette « liturgie des heures » ?
Je commence par vous citer un passage de la Constitution apostolique « Laudis canticum » du 1er novembre 1970. C’est un texte important, canoniquement parlant ; une constitution apostolique, c’est ce qui vient tout juste après une encyclique, donc c’est un texte qui compte.
« Le chant de louange qui résonne éternellement au ciel et que Jésus-Christ , souverain prêtre, a introduit dans cette terre d’exil a toujours été continué par l’Eglise au cours des siècles, avec constance et fidélité, dans la merveilleuse variété de ses formes. »
« La liturgie des heures [1] s’est développée progressivement pour devenir la prière de l’Eglise locale. [2] Dans des lieux et des circonstances déterminées, elle est alors devenue, sous la présidence du prêtre, comme le complément nécessaire de tout le culte divin exprimé dans le sacrifice eucharistique, pour imprégner toutes les heures de la vie des hommes. »

Mère Geneviève Gallois, osb  - la vie du Petit Saint Placide
Mère Geneviève Gallois, osb - la vie du Petit Saint Placide
... donc avec lui ? Petit Placide se trouvait établi dans sa vraie situation devant Dieu. La liturgie lui faisait dire ce qu’il n’avait jamais osé dire. Sa parole façonnait sa pensée, et sa pensée façonnait son être. Donc, la Liturgie tombait sur lui comme un moule ; et lorsqu’elle l’avait transformé, elle remontait à Dieu comme l’expression de son Etre à lui, Petit Placide.

De même que sur la table de l’autel vous avez le pain et le vin devenus corps et sang du Christ, le pain est fractionné en tous petits morceaux que l’on distribue. Et bien de l’autel de l’eucharistie, il y a des grâces qui sont données pour tous les états de vie : les prêtres, les religieux, les personnes mariées, les célibataires : chacun reçoit de l’Eucharistie des grâces pour mener sa vie chrétienne, dans son état de vie. Et puis il y a aussi les « moments » de la vie. Nous communion, et c’est toute la semaine qui est sanctifiée par cette communion... Nous communion aujourd’hui et c’est toutes les heures qui de cette journée de travail, les repas, les rencontres, la vie commune, notre vie personnelle avec Dieu, tout cela va être sanctifié par le sacrifice eucharistique.
« A la fin de ces prières [3] on reprend la prière du Seigneur [4]. Celle-ci étant récitée également à la Messe, l’usage de l’Eglise primitive où elle était récitée trois fois par jour se trouve maintenant restauré. »
A l’origine du christianisme, les premières communautés n’ayant plus le droit d’aller à la synagogue, n’ayant plus le droit d’aller au Temple, le sacrifice de l’ancienne loi ayant été abrogé, ils avaient comme lieu de culte leur propre cœur ; et puis ils célébraient l’Eucharistie là où ils pouvaient, c’est à dire dans la plus grande maison appartenant à un membre de la communauté ; chaque jour, il avaient un moment de prière : le matin, au milieu de la journée et le soir ; et ils disaient le « Notre Père ».
« La prière de la Sainte Eglise étant donc rénovée et restaurée complètement selon sa très ancienne tradition et en tenant compte des besoins de notre temps, il est très souhaitable qu’elle imprègne, vivifie, pénètre profondément toute la prière chrétienne, qu’elle l’exprime et qu’elle l’alimente efficacement toute la vie spirituelle du peuple de Dieu. »
Tout est dit... Et c’est la suprême autorité de l’Eglise qui dit cela... C’est la première fois que cette rénovation et restauration est faite depuis des siècles parce que le Concile de Trente n’avait pas eu le temps d’élaborer une nouvelle prière des heures. Il avait mis en place des grandes règles pour changer la vie de l’Eglise, réformer les choses qui n’allaient pas bien. Le Concile avait dit au pape : « c’est à vous de rénover le Missel », - ce qu’a fait le pape Pie V, et puis c’est à vous de vous occuper du bréviaire, c’est à dire du livre de la prière des heures, ce qu’avait fait également le pape Pie V, mais en déléguant. A l’époque on avait essayé de retrouver une certaine unité dans l’ancien office qui datait du IX° siècle et qui avait eu des ajouts, des recoupes, au cours des siècles. Là , c’est la première fois que dans les 4 livres de la liturgie des heures, il y a tout, qui est donné à toute l’Eglise. « Alimenter la vie spirituelle » : nous recevons dans l’Eucharistie tout, mais la grâce eucharistique doit être « étalée » tout au long de la journée.

Liturgie des heures et prière chrétienne

« La prière chrétienne est avant tout la prière de toute la communauté humaine que le Christ rassemble. »
Il y a deux moments clés dans l’évangile où Jésus parle de la prière : il y a deux directives précises et fortes ; quand tu pries, entre dans ta chambre, ferme la porte et prie ton Père qui est là dans le secret. C’est une première affirmation de la réalité, la nécessité et de l’urgence de la prière. Chacun de nous est appelé à pratiquer cette prière personnelle. L’idéal de la vie des moines c’est que cette prière soit continuelle, que l’on soit sans cesse « branchés ». C’est pour cela que nous sommes un petit peu à l’écart, pas trop de bruit, n’avoir pas trop de choses à faire à la fois. C’est le but de la prière personnelle. Ca n’est pas réservé aux moines, c’est l’idéal de tout chrétien. Et puis il y a la prière en commun : « quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis au milieu d’eux ». Et il ajoute ailleurs : « quand deux ou trois sont réunis en mon nom, ils peuvent demander n’importe quoi, mon Père le leur donnera ». Vous avez là toutes les bases évangéliques de la prière chrétienne en général. Et la prière des heures peut être pratiquée par des cellules vivantes du Corps du Christ réunis par l’Esprit Saint dans un seul tout qui est l’Eglise. Et si le corps est là, l’Eglise n’est pas un cadavre décapité, l’Eglise est un corps vivant avec une tête Jésus Christ. Et la vie qui circule entre les membres jusqu’au plus petit de nos orteils, c’est l’Esprit Saint. Donc chaque fois que nous sommes en prière, nous vivons cette communion à la Sainte Trinité.
« Chacun participe à cette prière qui est la prière propre d’un corps unique, car en elle s’unissent les prières qui expriment la voix de l’épouse bien aimée du Christ, les désirs et les vœux de tout le peuple chrétien, les supplications pour les besoins de tous les hommes. »

 


Un "bréviaire" moribond ?

Quand j’avais cherché à comprendre ce qu’était la prière des heures, j’ai vu pas mal de livres d’études ... Et je n’arrivai pas à comprendre ; j’étais un peu comme un étudiant en médecine qui a disséqué pas mal de cadavres et qui aurait voulu savoir ce que c’est comme corps vivant. Et le médecin il est là pour soigner les vivants, par pour disséquer les morts. J’avais l’impression d’avoir étudié un cadavre, j’en connaissais toutes les parties ou à peu près, et il manquait encore quelque chose pour comprendre de quoi il s’agissait.
Et tout d’un coup, j’ai eu une distraction pendant l’oraison, et m’est revenu en mémoire un souvenir de ma petite enfance : qu’est ce que papa et maman ont à se raconter tout le temps ? Ils n’arrêtent pas de parler ensemble ? Et encore le soir, on s’endort en les entendant parler dans leur chambre. Mais qu’est ce qu’ils racontent ? C’est vrai que nous avons eu la chance d’avoir des parents très amoureux l’un de l’autre, ils ne s’ennuyaient jamais ensemble. J’étais l’aîné donc j’étais censé savoir, mais je n’en avais aucune idée. J’étais resté sur ma faim ; et tout à coup dans mon oraison ce jour là -bienheureuse distraction ! - je me suis dit en fait ils parlaient de nous, des soucis, des enfants des projets, comment améliorer le bonheur familial ? Et je me suis dit ça y’est : la liturgie des heures, c’est ça : le Christ et l’épouse qui se parlent. Ils sont en train de communiquer la vie ; le Christ donne sa grâce en permanence. Et l’Eglise, émerveillée par la beauté de son, époux, amoureuse de lui depuis toujours, ne cesse d’être accueillante à sa parole et à lui demander pour ses enfants, pour leurs enfants, tout ce dont il a besoin. Et le Christ qui a tout donné pour son épouse, qui lui a livré sa vie sur la croix pour elle.

Donc la liturgie des heures c’est tout un ensemble de paroles de Dieu, de prières de l’Eglise d’intercession de louanges et d’action de grâces, d’écoutes et de réponses, c’est tout cela. Un dialogue où nous pourrions avec un bon stéthoscope, entendre les pulsations, les battements du cœur du Christ et de l’Eglise. Dans cette prière là vous avez à travers les mots, à travers le mariage des phrases, la succession des différentes parties de l’office la possibilité de capter les battements du cœur du Christ, et ces mêmes battements du cœur de l’Eglise. Et c’est extraordinaire. C’est la plus belle harmonie qui soit au monde, c’est ce chant d’amour entre le Christ et l’Eglise.
« C’est du cœur du Christ que cette prière reçoit son unité. Notre rédempteur a en effet voulu « que la vie qu’il avait commencée dans son corps mortel par ses prières et son sacrifice fût continuée sans interruption au cours des siècles dans son Corps mystique qui est l’Eglise [5] ». »



 

[1] C’est un nom nouveau ; c’est la première fois dans l’Eglise qu’on utilise ce terme ; « liturgie », c’est à dire service de Dieu, service opéré, offert par l’Eglise, « des heures », pour le temps ; sanctifier le temps, et le temps c’est notre vie ; chacun de nous au moment de sa conception a reçu un certain temps, une durée , nous sommes jusqu’à la fin de notre vie pris par une durée, pris par le temps. Donc la liturgie des heures, n’est pas un sacrement - il y a 7 sacrements -, mais un « sacramentel ». La liturgie des heures est une manière de rendre saint le temps, le temps du monde, notre temps, le temps de l’Eglise.

[2] Ca serait donc bien qu’en sortant d’ici, chacun d’entre vous se sente responsable de la liturgie des heures dans sa paroisse...

[3] les trois grands moments de la journée : la prière du matin : les laudes, l’Eucharistie, et les vêpres

[4] C’est à dire le « Notre Père ».

[5] Pie XII : encycl. Mediator Dei, 20 nov. 1947, n°2.

 

 

Dernière mise à jour : ( 21-11-2007 )
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Parution des "Heures grégoriennes".

Un évènement pour les paroisses et les communautés désireuses de célébrer la Liturgie des Heures.

 

Les voici : enfin, la parution des « Heures Grégoriennes » est officiellement annoncée ! C’est avec un immense plaisir et une joie non dissimulée que nous nous faisons le relais d’une excellente initiative dont la Communauté Saint Martin est à l’origine.

Un travail époustouflant.

Nous parlons en connaissance de cause  nous avons eu entre les mains la version transitoire de cet ouvrage et suivi pas à pas le travail minutieux de sa mise en page. En 3 volumes (2 pour le temporal, un pour le sanctoral), fruit des efforts conjugués de la Communauté Saint Martin (Conception, recherches, édition), de l’atelier de Paléographie de l’abbaye S. Pierre de Solesmes (édition critique de l’Antiphonale Romanum) et de l’abbaye S. Joseph de Clairval – Flavigny (mise en page  représentant des heures et des heures de travail), sans compter tous ceux qui se sont attelés à la traduction exacte de l’ensemble des Preces, la parution de cet ouvrage correspond à travail inédit en France et dans le monde jusqu’à aujourd’hui. Le résultat est – il faut bien le dire – époustouflant, et nous n’exagérons rien.

Un format de livre conçu par des praticiens de la liturgie

The image “http://www.communautesaintmartin.org/IMG/cache-224x300/MaisonEncens-224x300.jpg” cannot be displayed, because it contains errors.Non seulement l’idée de proposer un livre de référence pour le chant de la liturgie des heures en grégorien et en français est remarquable, mais on se rend compte très vite, en prenant en main un des volumes, qu’il a été conçu par des praticiens de la liturgie. Quiconque connaît par exemple l’antiphonaire monastique sait parfaitement la difficulté qu’il peut y avoir, pour un laïc "dans le monde", à « jongler » entre les volumes, lorsqu’il y en a un pour l’ordinaire, un pour les antiennes des cantiques évangéliques, un autre pour les leçons brèves, un pour les hymnes et enfin un dernier pour les Preces Avec les « heures grégoriennes », rien de tel : tout ce dont vous avez besoin tient dans le volume que vous avez entre les mains le temps de la cérémonie. C’est donc un véritable antiphonaire latin-français, officieux, mais contenant tout ce dont vous avez besoin pour les offices du jour. C’est le complément idéal, pour l'office, par exemple du désormais célèbre Missel Grégorien Latin – Français édité par Solesmes. L’aspect « pratique » d’un livre liturgique est essentiel. Dans la prière, et a fortiori dans la prière liturgique, le rapport physique de la personne à son livre de prière est essentiel.

Une application immédiate et directe pour les paroisses et communautés religieuses

Un autre avantage essentiel : le français sur la page de gauche est proposé dans sa version ©AELF, c'est-à-dire la version officielle pour la liturgie, et des tons de psaume « modaux » sont proposés pour que l’on puisse, si on le désire, psalmodier en Français. C’est évidemment réellement pensé pour une application immédiate dans les paroisses ou les communautés, qui sont de plus en plus nombreuses à proposer la célébration des Heures de l’office divin, lors des dimanches ou en semaine. Il n’y avait pas jusqu’à aujourd’hui de livre de référence proposant de façon pratique un répertoire chanté de l’office dans le rite romain (forme ordinaire), que ce soit en Français ou en grégorien. Et bien, maintenant, c’est fait.

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1 Psautier latin de Liturgia Horarum (édition de 2000)
2 Notations grégoriennes restituées et éditées par l’Abbaye de Solesmes
3 Antiennes choisies conformément à Liturgia Horarum
4 Edition liturgique polychrome
5 Traduction française pour l’usage liturgique (© AELF). Avec signes typographiques pour le chant des psaumes

 

Un prix défiant toute concurrence

Dernier avantage non négligeable : son prix ! En période de souscription les trois volumes sont proposés à 165 €. Soit 55 € par volume (TTC). Par rapport au contenu du volume et à sa qualité, inutile de souligné que … C’est littéralement donné. Que l’on compare avec les 4 volumes de Liturgia Horarum, vendus par la Librairie Editrice Vaticane 60,90 € pièce , l’ensemble vous revient à plus de 240 €… Sans les traductions françaises. Sans les partitions ! Autre comparaison, Les 4 volumes de la « Liturgie des Heures » en Français, vous seront facturés par l'éditeur 50,50 € pièce , soit l’ensemble pour environ 200 €… Sans le Latin, sans la musique. Par ailleurs, si vous voulez avoir une chance de chanter, il vous faudra acheter en plus pour 55 € un livre intitulé « Chanter l’Office » , dans lequel des mélodies sur les proposition françaises des hymnes et antiennes sont disponibles... Soit 260 €. L'ensemble des 4 volumes de La Liturgie des Heures, est proposé chez Alapage pour 293 €. C'est donc, pour la Commnauté Saint Martin, tout sauf une opération financière juteuse...

Pour les paroisses et les communautés : faire connaissance avec le patrimoine du chant propre de l’Eglise romaine.

Certains pourront se demander s’il est bien raisonnable, aujourd’hui au XXI° siècle de se lancer dans l’édition d’un livre liturgique en latin – français, alors même que le latin n’est plus ou presque plus enseigné dans les écoles, et que le grégorien a depuis 40 ans pratiquement disparu de toutes les paroisses. D’autres pourraient se demander si, après tout, les quelques paroisses ou communautés qui seraient toujours intéressées par le chant grégorien ne pourraient pas tout simplement continuer à utiliser des livres anciens tels que le Paroissien romain n°800, qui contient la plupart des choses nécessaires à la célébration « paroissiale » de l’office divin en chant grégorien, modulo quelques adaptations, s’il on tient à respecter l’ordo de l’office romain tel qu’il a été défini à la suite du Concile. Ou alors, tou simplement, adopter la forme extraordinaire du rite romain... Ce serait plus simple ?

Mais ce serait se tromper sur le véritable objectif de ce livre, qui est tout simplement l’application dans la Foi des demandes du Saint Père et des directives du Concile Vatican II, Concile œcuménique qui  pour, la première fois depuis les débuts de l’histoire du rite romain, a « canonisé » un répertoire musical comme le chant propre de ce dernier, le 4 décembre 1963, dans la Constitution « De Sacra Liturgia ». Le Concile avait demandé que soit révisés les livres de chant grégorien et qu’on en fasse paraître une nouvelle édition. C’est exactement ce que fait la Communauté Saint Martin, avec un sens de l’à propos exceptionnel, à l’heure où justement à Rome, dans le sillage de Benoît XVI, on assiste à l’éclosion du « nouveau mouvement liturgique » qu’appelait de ses vœux le Cardinal Ratzinger.

Le sens du chant grégorien dans les paroisses aujourd’hui.

Lancer une nouvelle édition en chant grégorien avec la forme ordinaire du rite romain est un pari pour la Communauté Saint Martin. Pour rappel, cette communauté de prêtres, fondée par l’abbé Guérin dans les années 1970 a eu une intuition profonde : vivre en tant que prêtres et diacres diocésains (ils ne sont pas religieux) au service des évêques, un ministère pastoral en communauté.

Et dans cette vie communautaire le plus souvent en paroisse, la liturgie a une place centrale ; elle a toujours été particulièrement soignée à la Communauté Saint Martin, dans son expression latine ou française, mais toujours dans la forme ordinaire du rite romain. Parce qu’« ordinaire » ne signifie pas « banal » ou « commun », mais « conforme à l’ordre des choses ». Et le ministère pastoral dans les paroisses de province, c’est l’enracinement quotidien dans une réalité d’une population aux contacts avec la sécularisation croissante. La liturgie dans son expression authentique vient au secours de la spiritualité du ministre, qui puise dans ses textes, ses gestes et ses chants la force de mener le troupeau ; elle est également aussi pour le troupeau lui-même le lieu d’une expression qui dépasse la petite expression subjective et locale d’une communauté paroissiale, puisque ces gestes, ces mots (latins) et ce chant (grégorien) sont justement ceux de l’Eglise universelle.

Quiconque a déjà expérimenté le chant grégorien dans une paroisse « lambda » s’est rendu compte de sa force d’évocation, de son adaptation naturelle à ce qu’il fait exprimer dans la prière ; il est frappant de constater que malgré toutes les tentatives des siècles passés, le chant grégorien conserve une pertinence non démentie depuis le VIII° ou le IX° siècle. Prophétique, le chant grégorien, qui « dépasse infiniment la musique » (dom Joseph Gajard) a pour fonction de donner une expression cultuelle et culturelle qui dépasse également infiniment les frontières des pays, mais aussi celles des classes sociales. Il fallait donc que le chant grégorien ne fût pas réservé aux moines. Et la Communauté Saint Martin, prêtres diocésains sans complexes mais bien ans leur époque, font ce beau cadeau à toute l’Eglise d’expression francophone (en attendant que ce travail de titan soit adapté en d’autres langues). Parce qu’il faut le mentionner : les responsables du projet de la Communauté avaient demandé une approbation pour l’utilisation interne de ce travail à la Congrégation du Culte divin ; et c’est un décret d’application qu’a donné, avec grand enthousiasme, par le Préfet de cette congrégation, le Cardinal Francis Arinze, afin que cet ouvrage pût être utilisé par tous. Sachons donc en profiter !

Sur cette page, des renseignements complémentaires par la Communauté Saint Martin !

Souscription - Acquisition - Soutien

Les Heures Grégoriennes, attendues par beaucoup d’entre vous, sont enfin disponibles ! En souscrivant (jusqu’au 31 mai 2008) ou en nous adressant votre commande, vous recevrez Les Heures Grégoriennes dès leur parution en novembre 2008.

- Offre de lancement : 165 € (10% de remise)
Une souscription est ouverte jusqu’au 31 mai 2008, par laquelle nous vous proposons d’acquérir les trois volumes dès maintenant en bénéficiant d’un tarif préférentiel de 165 € (au lieu de 195 €).

- Tarif normal : 195 € les 3 volumes
Afin que nul ne soit empêché de participer à la prière de l’Église, Les Heures grégoriennes sont proposées au prix compétitif de 195 € les 3 volumes.

- Tarif de soutien : 220 € les 3 volumes
À ceux qui désirent aider la communauté Saint-Martin dans cette œuvre au service de l’Église et de la liturgie, nous proposons un tarif de soutien : 220 € les 3 volumes.

Télécharger le bon de souscription :  ICI !

Paiement électronique : souscrivez en ligne (Paypal) ici ! 

A renvoyer à :

COMMUNAUTÉ SAINT-MARTIN
53 rue du Château – B. P. 34
F- 41121 CANDÉ-SUR-BEUVRON
www. communautesaintmartin.org

Renseignements :

Email : Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir
Tél. : + 33 - 02 54 52 48 10

Règlement :
France : par chèque à “Cté St-Martin – Heures Grégoriennes”
Suisse : un bulletin de versement vous sera adressé.
Autres : par virement à “Cté St-Martin – Heures Grégoriennes”:
IBAN: 76 1440 6013 1077 8878 9318 753 – BIC: AGRIFRPP844

 
Citation :

Je suis convaincu que les dégâts que nous avons subis en ces vingt années ne sont pas dus au "vrai" Concile, mais au déchaînement, à l'intérieur de l'Eglise, de forces latentes agressives et centrifuges ; et à l'extérieur, à l'impact d'une révolution culturelle en Occident (...) avec son idéologie libéralo-radicale de type individualiste, rationaliste et hédoniste.

Cardinal Ratzinger, Entretien sur la foi. 

 
 
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