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Feria quinta, 15 Maii 2008, Tempus per annum, Hebdomada VI per annum.



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Nos répétitions ont lieu tous les mardi soir, 20.45 à la Chapelle S. Joseph dite "des Capucins", 29 bd de Glatigny à Versailles (plan d'accès). N'hésitez pas à vous y joindre pour un essai, ou pour nous connaître. Nous recherchons activement et de façon urgente des voix de femmes. Débutant(e)s accepté(e)s ! Nous contacter.
 

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« Nous avons besoin dun nouveau mouvement liturgique, qui donne le jour au véritable héritage de Vatican II. »

Cardinal Ratzinger, Ma Vie, souvenirs.

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Actualités

Cardinal Thorne : Non à la communion dans la main.

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Écrit par Administrator   
17-04-2008

Interview de Petrus

 

CITE DU VATICAN – Le Cardinal Jean-Louis Cipriani Thorne, Archevêque de Lima et primat du Pérou, représentant officiel du Sacré Collège et de l’Opus Dei, et l’un des grands experts de l’Eglise catholique en ce qui concerne la théologie morale et la liturgie. Et c’est en particulier sur le thème de la liturgie , un thème récurrent actuellement, que le Cardinal a accepté de répondre à quelques questions de la part de Petrus.


Votre Eminence, qu’est ce que la liturgie ?


Je serai bref : c’est le visage pur le la Foi. Ce n’est pas seulement un respect extérieur pour des règles formelles, mais la liturgie c’est le mystère du Christ, qui est mort et ressuscité, célébré avec joie. Et, donc, s’il est important de célébrer la Sainte Messe de façon digne et correcte, avec une liturgie fidèle aux règles de l’Eglise, c’est avant tout par respect pour Jésus. J’apprécie, en ce sens, les appels répétés du Saint Père Benoît XVI pour le respect du décorum de la liturgie.

Ces dernières années, on a pu constater une escalade désastreuse des abus liturgiques. Comment expliquez vous cette tendance négative ?


A notion du péché a été perdue, la notion du Sacrifice de la Sainte Messe a été maltraitée et déconsidérée dans différents courants de pensée, ce qui justifie et tolère que tout soit mis au débat, et donne à la cérémonie eucharistique n une dimension d’assemblée circulaire. C’est en partie la faute de la Curie romaine après Vatican II, qui a eu une attitude permissive, surtout en ce qui concerne e l’interprétation du Concile lui-même. Il est nécessaire de remédier de façon urgente à cette situation ; je pense que la dimension verticale de la liturgie est absolument nécessaire parce que les fidèles peuvent saisir le grand don du Christ. Bien sûr, les fidèles risquent d’être seulement « scandalisés » et de rejeter ce qu’on appelle les « Messes-show », à laquelle ils participent, au nom de la liberté et de la créativité.

Et au sujet de la façon d’administrer la Communion :

Même dans cet aspect, l’attitude permissive de beaucoup de prêtres a rendu la valeur de l’Eucharistie ridicule au regard de beaucoup de Catholiques. Personnellement, je retiens que la meilleure façon d’administer la communion, c’est sur la langue, et ce d’autant plus que dans mon diocèse j’ai interdit la communion dans la main. Lors de messes avec ne grande assistance, dans le passé, nous avons même vu des hosties tombées sur le sol de l’église.

(…)

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Arrangement de l'autel

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Écrit par Administrator   
04-04-2008

Nous avons parlé dans nos pages du nouvel arrangement de l’autel à S. Pierre de Rome ( ici ) mais aussi dans l’ensemble des liturgies papales.

Les célébrations liturgiques de l’évêque sont un modèle pour tout son diocèse, et c’est l’évêque qui est le modérateur de la liturgie, comme a pu le rappeler la lettre d’accompagnement du Motu Proprio Summorum Pontificum.

Il est intéressant de constater que le fait de positionner la croix au centre de l’autel et de mettre sur l’autel et non plus à côté des cierges monumentaux, comme le fait désormais de façon systématique le cérémoniaire du Saint Père est aussi une invitation pour tous ses diocésains à faire de même. Bien plus, le rite que nous pratiquons étant le rite romain, le modèle de liturgie qui nous est donné à Rome est supposé également guider l’arrangement des chants, des cérémonies et bien sûr du mobilier dans nos propres églises.

Certaines cathédrales et paroisses emboîtent le pas au pape et utilisent désormais l’arrangement de l’autel « façon Benoît XVI » : nous pensons qu'il est tout à fait bien venu les imiter, c’est « juste » :

Je ne sais pas exactement comment saint Augustin procédait, mais je connais la conclusion de beaucoup de ses sermons, « Conversi ad Dominum ! » : toute la communauté, avec l'évêque, « se tournait » (convertere) vers cet Orient. Ce qui est important dans ce mouvement d'« orientation », c'est l'expression radicale de la dimension cosmique de la liturgie : elle n'est pas une petite chose dans ma maison, mais l'inscription de notre vie et de notre histoire dans le grand mouvement du monde, avec toute la création ainsi transformée en symbole du Christ qui vient. C'est une interprétation eschatologique de la Création : nous sommes en chemin vers le Christ qui vient déjà, dans l'eucharistie, se rendre présent à nous dans le monde. La liturgie ne se laisse pas enfermer dans nos murs ; au contraire, elle les ouvre vers le soleil, vers la vraie Lumière du monde, le Christ qui vient nous rencontrer là pour nous guider vers les cieux nouveaux et la terre nouvelle. Je reste cependant très modeste quant à la mise en pratique de cela. On ne peut pas à nouveau tout changer dans la disposition de nos églises _ et je suis opposé aux changements permanents : il faut de la stabilité dans la liturgie ! Mais la croix peut très bien se substituer à l'Orient : s'il n'y a pas de possibilité de déplacer l'autel pour que toute l'assemblée « s'oriente » vers le Soleil levant, on devrait toujours au moins orienter visiblement toute la communauté vers un crucifix placé devant ou sur l'autel (et non à côté : les regards doivent se concentrer sur le Christ, pas sur le prêtre !).

 

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Santo Antonio do Limão in São Paulo, Brésil.
 
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Paroisse brittanique. 
 
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Vigile pascale 2008, Basilique du Saint Sepulcre, Jérusalem, en présence de Mgr Michel Sabbah. 
 
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 NB : il s'agit bien d'églises et d'autels sur lesquels est célébrée la forme ordinaire de la liturgie romaine, c'est à dire la forme de la liturgie d'après le concile Vatican II.

 

Merci au blog "The New Liturgical Movement".

Dernière mise à jour : ( 04-04-2008 )
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La prière pour les Juifs du Vendredi Saint.

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Écrit par Administrator   
30-03-2008

D’aucuns connaissent probablement la controverse récente concernant la nouvelle prière pour les Juifs du Vendredi saint dans la forme extraordinaire du rite romain. Rappel de contexte, pour tous ceux qui « ne sont pas au jus » : dans le missel de 1962, on avait, depuis Jean XXIII (qui avait fait supprimer la mention « perfide » - qui a un lien avec la Foi, mais non avec la « perfidie ») :

"Prions aussi pour les juifs afin que Dieu Notre Seigneur enlève le voile qui couvre leurs cœurs et qu'eux aussi reconnaissent Jésus, le Christ, Notre-Seigneur. (…) Dieu qui n'exclut pas même les juifs de la miséricorde, exauce nos prières que nous t'adressons pour l'aveuglement de ce peuple, afin qu'ayant reconnu la lumière de ta vérité qui est le Christ, ils sortent de leurs ténèbres."

Cette prière a été remplacée par la suivante :

"Prions aussi pour les juifs, afin que notre Seigneur et Dieu illumine leurs cœurs, et qu’ils reconnaissent le sauveur de tous les hommes. (…) Dieu éternel et tout-puissant, qui veux que tous les hommes soient sauvés et viennent à la connaissance de la vérité, fais que, la plénitude des nations entrant dans ton Eglise, tout Israël soit sauvé."

Cette modification de la prière universelle du vendredi Saint pour les Juifs rencontre toujours des oppositions ; en effet, il est fait explicitement mention d’une conversion des Juifs : en effet il s’agit bien d’amener les Juifs, d’une façon qui nous appartient en tant que catholiques – ou pas ( ?) à reconnaître Jésus comme Messie. Cela choque les tenants du dialogue judéo-catholique autant que le baptême de Magdi Cristiano Allam choque les tenants du dialogue islamo-chrétien. Le tout en s’appuyant sur la déclaration du Concile Vatican II sur les religions non chrétiennes, Nostra Aetate… Vatican II aurait, pour les Juifs comme pour les Musulmans, supprimé toute velléité d’apostolat et de conversion ?

Rien n’est moins sûr. Expliquons nous : la prière modifiée ne concerne qu’un parie infinitésimale des fidèles catholiques ; ceux qui sont de rite romain, utilisent la forme extraordinaire, et acceptent cette modification de l’ordo demandée par Benoît XVI (cela exclut tous ceux qui, rattachés à la Fraternité S. Pie X de Feu Mgr Lefebvre, rejettent toute idée de modification de cette prière, et bien sûr les autres « indépendants » et « sédévacantistes » de toute sorte.)

Le plus cocasse dans cette affaire, c’est que les médias restent absolument silencieux sur le fait que les catholiques utilisant la forme ordinaire du rite romain (c'est-à-dire l’immense majorité des catholiques) et le pape lui-même on prié et prieront explicitement pour la conversion des Juifs le jour de Pâques lui-même et à plusieurs autres occasions, cette année, dans la liturgie romaine, forme ordinaire (c'est-à-dire sa version d’après le Concile Vatican II) !

Voici donc ce que l'Eglise demande, dans la liturgie du Concile Vatican II : 

Laudes du 31 décembre :

Christe, Deus et homo, qui Dóminus es David et fílius eius, prophetías adímplens,

— te rogámus, ut Israel te Messíam agnóscat.

 

Ières Vêpres du VII° dimanche de Pâques :

Omnes gentes tibi regi et Deo psallant,

— et Israel fiat posséssio tua.

 

Vêpres du mercredi de la II° et de la IV° semaine de Pâques :

Tu, qui primítias discipulórum Fílii tui ex Iudáico pópulo elegísti,

— fíliis Israel repromissiónem revéla, quæ ad patres eórum facta est.

 

Vêpres de Pâques,  III° et V° dimanche de Pâques :

Israel in te Christum spei suæ agnóscat,

— et omnis terra cognitióne tuæ glóriæ repleátur.

 

Donc, si l’on compte bien, la liturgie romaine dans sa forme ordinaire, prie pas moins de sept fois pour la conversion des Juifs au catholicisme.

Et le pape Benoît XVI, dans sa modification de la prière du Vendredi Saint de la forme extraordinaire, ne fait que reprendre une doctrine qui est abondamment explicitée dans la liturgie romaine ordinaire (post - conciliaire) depuis 40 ans…
Dernière mise à jour : ( 30-03-2008 )
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Spécial Semaine Sainte

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Écrit par Administrator   
13-03-2008

Jeudi Saint : le Lavement des pieds (ou Mandatum)

 

Comme chacun sait, la pratique du lavement des pieds et sa signification varie grandement entre les diverses paroisses, en fonction des « sensibilités » du clergé et / ou des équipes liturgiques. Dans beaucoup d’endroits, par souci de représentativité de la communauté, des hommes, des femmes ou des enfants participent à ce rite, qui est interprété de la façon suivante : le Christ, serviteur des serviteurs, est venu pour tous et chacun(e). Cette signification du rite serait, selon certains, autorisée de façon récente dans l’esprit de la réforme liturgique. Sans vouloir remettre en cause en aucune façon qu’effectivement, le Christ est le rédempteur de tous (qu’ils soient chrétiens ou non, d’ailleurs, et cela renvoie à Dominus Iesus, sur l’unicité et l’universalité salvifique du Christ et de l’Eglise), il faut tout de même rappeler la signification du rite du lavement des pieds : le geste que fait le Christ le jeudi saint n’est pas seulement le signe d’un service ordinaire rendu à chacun, mais signifie un service sacerdotal fait in persona Christi. Le caractère « sacerdotal » du geste du lavement des pieds est bien souligné par la parole du Christ à Pierre ; « "Si je ne te lave, tu n'auras point de part avec moi." » (Jn 13,8 : ). Chacun se souvient alors de l’excessive réaction de l’apôtre…

 

http://www.scholasaintmaur.net/img/aube_romaine.jpg

 

 Le lavement des pieds à S. Pierre de Rome, par le Suuverain Pontife.

 

Tout cela a une signification tirée directement de la tradition juive. L’acte du lavement des pieds est un rituel de préconsécration pour l’ordination des Lévites (Cf. Exode 29,4 : « Tu feras avancer Aaron et ses fils à l'entrée de la tente de réunion, et tu les laveras avec de l'eau. »). Mais de quelle « part » parle donc Jésus ? C’est une « part », qui renvoie  directement et exclusivement aux Lévites : le mot est employé uniquement dans (Dt 10:9 « C'est pourquoi Lévi n'a ni part ni héritage avec ses frères: C'est Yahweh qui est son héritage, comme Yahweh, ton Dieu, le lui a dit »., 12:12, « Et vous vous réjouirez en présence de Yahweh, votre Dieu, vous, vos fils et vos filles, vos serviteurs et vos servantes, et le Lévite qui sera dans vos portes, car il n'a reçu ni part ni héritage avec vous. » 14:27-29 « Tu ne délaisseras pas le Lévite qui sera dans tes portes, car il n'a ni part ni héritage avec toi. », et 18:1-2. « Les prêtres lévitiques, la tribu entière de Lévi, n'auront ni part ni héritage avec Israël; ils se nourriront des sacrifices de Yahweh faits par le feu et de son héritage. Ils n'auront point d'héritage au milieu de leurs frères; Yahweh est leur héritage, comme il leur a dit. ».

En parlant de cette « part avec lui », le Christ a un langage explicitement lévitique, sacerdotal. Il préconsacre les apôtres, qui reçoivent lors de la même soirée, la plénitude du sacerdoce (c’est à dire l’épiscopat). Cela est tout à fait conforme à l’idée relevée dans le Psaume 15 chanté le jeudi aux complies dans le rite romain : Dominus pars hereditatis meae et calicis mei: tu es qui detines sortem meam. Le Seigneur est la part de mon héritage et de ma coupe, c'est toi qui m'assures mon lot.

De sorte que le Christ, lorsqu’il dit à Pierre, Si non lavero te, non habes partem mecum, il lui dit surtout : si je ne te lave pas, tu ne deviendras jamais un de mes prêtres.

Le Saint Siège (congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements) a fait paraître en 1988 un document intitulé Paschale solemnitatis qui restreint strictement la pratique du lavement des pieds à des hommes adultes (viri selecti). Au regard de tout l’environnement symbolique qui plonge ses racines au plus anciennes pratiques de l’ancien testament, on comprend aisément pourquoi.

Et les chants ?

Le rite du lavement des pieds peut être assez long, puisqu’il s’agit de laver réellement les pieds à douze hommes adultes. L’usage veut qu’on ne lave qu’un seul des deux pieds (le droit), mais il s’agit tout de même pour le prêtre - qui est évidemment le ministre de cette liturgie, puisqu’il tient la place du Christ, - d’enlever sa chasuble, et de concrètement prendre une bassine et un linge pour réellement tremper le pied et l’essuyer puis (mais ça n’est plus obligatoire) de le baiser. Il faut évidemment pouvoir chanter suffisamment de temps pour que cette cérémonie ne se fasse pas en partie en silence.

Le graduel romain propose la fameuse antienne Mandatum novum do vobis, qui est une belle pièce, presque un « tube ». Elle est tellement connue qu’on appelle d’ailleurs souvent le rite du lavement des pieds le « Mandatum ». Je vous donne un commandement nouveau, de vous aimer les uns les autres… Dans le graduel romain, il y a 6 autres antiennes qui sont évidemment chantables avec leur psaume. Dans certains endroits, c’est pendant le lavement des pieds que se fait entendre le Ubi Caritas. Cette pièce, dont les paroles ont été rendues populaires par Taizé : Ubi caritas et amor, Deus ibi est, est également très connue mais sur une autre mélodie qu’un bénédicité scout a également rendu populaire (« Bénis le labeur »). Cependant, Ubi Caritas devrait normalement être chanté à l’offertoire et non pendant le lavement des pieds.

 Le Vendredi Saint : l'adoration de la Croix.

Une première remarque : parler de « l’adoration de la croix » n’est pas un abus de langage. Le rituel français a transformé le terme latin adoratio crucis en « vénération de la croix », ce qui est une adaptation inexacte, comme un certain nombre d’autres traductions françaises. Cette adaptation est d’autant plus étrange que l’acclamation qui accompagne le dévoilement de la croix est bien exacte : Ecce lignum qui pependit salus mundi – Venite adoremus est bien traduite en Voici le bois de la croix qui a porté le salut du monde – venez adorons. C’est bien un rite particulier, unique dans l’année liturgique, réalisé le vendredi saint. 

 

Pendant cette cérémonie, qui a lieu après la liturgie de la parole et les grandes prières universelles, le prêtre dévoile la croix en trois étapes, en chantant l’acclamation nommée plus haut et son répons à trois reprises, à chaque fois un ton ou un demi-ton plus haut. Il est évident que la mélodie grégorienne de cette acclamation ornée est magnifique, et que son équivalent français est bien pauvre en comparaison. Cela en vaut donc vraiment la peine. Si le prêtre a peur de se chanter l’ensemble de l’acclamation grégorienne – qui est assez difficile -, il est admis qu’il ne chante que Ecce lignum crucis, en laissant à un chantre qualifié le soin de finir la phrase.


http://198.62.75.1/www2/cantgreg/partituras/ecce_lignum_crucis.gifUn point particulier retiendra ici notre attention : le rite ici mis en musique sous entend qu’on dévoile la croix. Mais encore faut il qu’elle ait été voilée ! L’Eglise recommande qu’on voile la croix mais aussi toutes les images dès le cinquième dimanche du Carême, conformément à la rubrique du missel romain de 2002 ; ce cinquième dimanche de carême correspond à l’ancien dimanche dit « de la Passion » dans l’ancienne liturgie (cf. ordo de 1962), qui ouvrait le « temps de la Passion ». Il convient donc, avant les Ières vêpres du V° dimanche de Carême (ancien dimanche « de la Passion »), de couvrir d’un voile violet uni et opaque les croix, les statues et les images de Notre Seigneur et des saints, qui se trouvent à l’intérieur de l’Eglise. Ces voiles ne doivent pas être décorés, y compris d’une croix. Il n’est pas obligatoire de voiler les tableaux du chemin de croix, les anges adorateurs, les peintures murales ou les images des vitraux. On peut laisser découverte toutefois, la statue de Saint Joseph si cette V° semaine de carême contient la solennité du Saint (le 19 mars). Les croix restent voilées jusqu’au Samedi Saint, les autres images jusqu’au gloria de la vigile pascale (s’il est possible de dévoiler les statues pendant cette hymne).

 

DSC06162

 

La croix de procession voilée pour le chemin de croix du Vendredi Saint.

 

 

Dernière mise à jour : ( 13-03-2008 )
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Versus ad populum

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Écrit par Administrator   
28-01-2008

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A la suite de notre article « Ad orientem  », nous avons reçu un email d’une personne qui s’étonnait de notre raisonnement consistant à constater que le missel romain actuel (editio typica tertia 2002) prévoit la possibilité de célébrer « dos au peuple »ou « vers l’orient » (ad orientem). Cette personne avance que la citation que nous utilisons ne concerne pas le célébrant à l’autel, mais le célébrant au siège, et que cela invalide notre raisonnement, dans la mesure où l’on considère que c’est à l’autel et non au siège que le prêtre est supposé être « ad orientem ».

Nous avons plusieurs réponses à faire à cette personne :

1/. La citation que nous avons faite est le numéro 124 de la Préface générale du missel romain, 2002. Elle concerne effectivement le célébrant au siège, et non à l’autel.

2/. De façon générale, dans le missel romain, il est indiqué les moments où le célébrant doit se tourner vers le peuple. « versus ad populum », « populum faciens », « ad populum versus ». Cela sous entend bien qu’il y a des arrangements des sanctuaires des églises où il peut ne pas être face au peuple de façon constante. Tout en célébrant avec la forme ordinaire du rite romain. Cela sous entend aussi que de façon générale, ce n'est pas vers le peuple que le prêtre prie mais vers l'autel,  (c'est à dire vers Dieu), même dans le cas où l'autel est arrangé de telle manière qu'il est "face au peuple".

3/. Le célébrant peut très bien ne pas être « face au peuple » y compris lorsqu’il est au siège. On peut très bien imaginer qu’il se tourne pour les prières dites ou chantées au siège vers l’autel. Si ce dernier est plus proche de l’abside que de l’assemblée, c’est alors « dos au peuple » qu’il se tourne. C’est d’ailleurs explicitement ce que signifient les rubriques lorsqu’elles mentionnent que les mots « oremus » doivent être dits « versus ad populum ». Nous connaissons des endroits où la liturgie est célébrée de façon scrupuleuse en conformité et sans état d’âme avec la forme ordinaire du rite romain, et où les collectes et les communions sont chantées « dos au peuple ». Et ce n’est pas un « accident », c’est pensé, et explicitement voulu ainsi.

4/. Nous avons cité dans l’article précédent uniquement le numéro 124 de la PGMR de 2002. Elle concerne, nous l’avons dit, le célébrant au siège. Comme nous l’avons expliqué, y compris au siège, le célébrant peut être « dos au peuple ». Nous aurions pu faire de nombreuses autres citations du Missel romain, qui montrent que les cas où le célébrant peut être « dos au peuple » lorsqu’il est à l’autel est également prévu par le missel. Voici donc un certain nombre de citations des rubriques et de la PGMR  du missel romain de 2002, qui précisent la position du prêtre par rapport aux fidèles à la messe, dans leur ordre d’apparition :

 

(PGMR)

124. His peractis, sacerdos sedem petit. Cantu ad introitum expleto, omnibus stantibus, sacerdos et fideles signant se signo crucis. Sacerdos dicit: In nomine Patris, et Filii, et Spiritus Sancti. Populus respondet: Amen.

Deinde, versus ad populum et manus extendens, sacerdos eum salutat, una adhibita e formulis propositis. Potest etiam ipse sacerdos vel alius minister, brevissimis verbis introducere fideles in Missam illius diei.

 

(PGMR)

154. Deinde sacerdos, manibus extensis, clara voce dicit orationem Domine Iesu Christe, qui dixisti; eaque conclusa, extendens et iungens manus, pacem annuntiat, versus ad populum, dicens: Pax Domini sit semper vobiscum. Populus respondet: Et cum spiritu tuo. Postea, pro opportunitate, sacerdos subiungit: Offerte vobis pacem.

Sacerdos pacem potest dare ministris, semper tamen intra presbyterium remanens, ne celebratio turbetur. Item faciat si e rationabili causa aliquibus paucis fidelibus pacem dare velit. Omnes vero, iuxta ea qua a Conferentia Episcoporum statuta sunt, pacem, communionem et caritatem sibi invicem significant. Dum pax datur, dici potest: Pax Domini sit semper tecum, cui respondetur: Amen.

 

(PGMR)

157. Oratione conclusa, sacerdos genuflectit, accipit hostiam in eadem Missa consecratam, eamque aliquantulum elevatam super patenam vel super calicem tenens, versus ad populum, dicit: Ecce Agnus Dei, et una cum populo subdit: Domine, non sum dignus.

 

(PGMR)

165. Deinde, stans ad sedem vel ad altare, sacerdos, versus ad populum, dicit, manibus iunctis: Oremus et, extensis manibus, orationem post Communionem recitat, cui pramitti potest breve spatium silentii, nisi iam pracesserit statim post Communionem. In fine orationis populus acclamat: Amen.

 

(PGMR)

167. Deinde sacerdos, extendens manus, salutat populum, dicens: Dominus vobiscum, cui respondetur a populo: Et cum spiritu tuo. Et sacerdos, manus denuo coniungens, et statim, manum sinistram super pectus ponens et manum dexteram elevans, subdit: Benedicat vos omnipotens Deus et, signum crucis super populum faciens, prosequitur: Pater, et Filius, et Spiritus Sanctus. Omnes respondent: Amen.

Quibusdam diebus et occasionibus, haec benedictio, iuxta rubricas, oratione super populum vel alia formula sollemniore ditatur et exprimitur. Episcopus populo benedicit congruenti formula, ter signum crucis super populum faciens.

 

(PGMR)

181. Postquam sacerdos dixit orationem ad pacem et: Pax Domini sit semper vobiscum, et populus respondit: Et cum spiritu tuo, diaconus, pro opportunitate, invitationem facit ad pacem, dicens, manibus iunctis et versus ad populum: Offerte vobis pacem. Ipse vero pacem a sacerdote recipit, aliisque ministris sibi propioribus potest offerre.

 

(PGMR)

185. Si adhibetur oratio super populum vel formula benedictionis sollemnis diaconus dicit: Inclinate vos ad benedictionem. Data benedictione a sacerdote, diaconus populum dimittit dicens, manibus iunctis, ad populum versus: Ite, missa est.

 

(PGMR)

243. Deinde celebrans principalis accipit hostiam in eadem Missa consecratam, eamque aliquantulum elevatam super patenam vel super calicem tenens, versus ad populum dicit: Ecce Agnus Dei, et prosequitur cum concelebrantibus et populo, dicens: Domine, non sum dignus.

 

(PGMR)

299. Altare exstruatur a pariete seiunctum, ut facile circumiri et in eo celebration versus populum peragi possit, quod expedit ubicumque possibile sit. Altare eum autem occupet locum, ut revera centrum sit ad quod totius congregationis fidelium attentio sponte convertatur.116 De more sit fixum et dedicatum.

114 Cf. S. Congr. Rituum, Instr. Inter OEcumenici, diei 26 septembris 1964, nn. 97-98: A.A.S.

56 (1964) p. 899.

115 Cf. ibidem, n. 91: A.A.S. 56 (1964) p. 898.

 

(Oraisons sur le peuple)

Oratio super populum

Ad dimissionem sacerdos, stans versus ad populum, et super illum manus extendens, dicit hanc orationem:

 

(Messe pontificale - ordination)

Deinde, ad populum conversus, Episcopus prosequitur: Vos autem, filii dilectissimi, pro presby teris vestris orate, ut Dominus super eos bona sua abundanter effundat, quatenus fideles ministri Christi, Summi Sacerdotis, vos ad eum perducant, qui fons est salutis. Populus: Christe, audi nos. Christe, exaudi nos.

 

(Vendredi saint)

Celebratio Passionis Domini

4. Horis postmeridianis huius feria, et quidem circa horam tertiam, nisi ex ratione pastorali tardior hora seligatur, fit celebratio Passionis Domini, constans ex tribus partibus, nempe ex liturgia verbi, adoratione Crucis et sacra Communione.

5. Sacerdos et diaconus, si adest, vestibus coloris rubri sicut ad Missam induti, sub silentio ad altare accedunt et, facta reverential altari, in faciem procumbunt, vel, pro opportunitate, in genua se prosternunt, et in silentio aliquamdiu orant. Omnes alii in genua se prosternunt.

6. Deinde sacerdos cum ministris vadit ad sedem, ubi, versus ad populum stantem, dicit, extensis manibus, unam e sequentibus orationibus, omissa invitatione Oremus.

Oratio

Reminiscere miserationum tuarum, Domine, et famulos tuos aterna protectione sanctifica, pro quibus Christus, Filius tuus, per suum cruorem instituit paschale mysterium. Qui vivit et regnat in sǽcula saculorum.

R. Amen.

 

(Vendredi saint)

Sacerdos, stans ante altare versus ad populum, Crucem accipit, in summitate parum detegit et elevat, incipiens Ecce lignum Crucis, eum adiuvante in cantu diacono vel, si casus fert, schola. Omnes respondent: Venite, adoremus. Cantu expleto, omnes in genua se prosternunt et parvo momento in silentio adorant, sacerdote stante et Crucem elevatam tenente. Ecce lignum Crucis, in quo salus mundi pependit. R. Venite, adoremus.

 

(Oraison sur le peuple)

31. Ad dimissionem diaconus vel, eo deficiente, ipse sacerdos dicere potest invitationem: Inclinate vos ad benedictionem. Deinde sacerdos, stans versus ad populum, et super illum manus extendens, dicit hanc orationem super populum: Super populum tuum, quǽsumus, Domine, qui mortem Filii tui in spe sua resurrectionis recoluit, benedictio copiosa descendat, indulgentia veniat, consolatio tribuatur, fides sancta succrescat, redemptio sempiterna firmetur. Per Christum Dominum nostrum. R. Amen.

 

(Vigile de Pâques)