Nos répétitions ont lieu tous les mardi soir, 20.45 à la Chapelle S. Joseph dite "des Capucins", 29 bd de Glatigny à Versailles (plan d'accès). N'hésitez pas à vous y joindre pour un essai, ou pour nous connaître. Nous recherchons activement et de façon urgente des voix de femmes. Débutant(e)s accepté(e)s ! Nous contacter.
La liturgie de la Messe de la solennité de la mère de Dieu nous propose, au choix, deux alléluia, dont les versets sont transcrits ici :
Post partum, virgo invioláta permansísit : Dei Genitrix intercede pro nobis.
Après ton enfantement, tu es demeurée vierge ; mère de Dieu, intercède pour nous.
Le verset du premier est une invocation à la bienheureuse Marie, toujours Vierge, et Mère du Seigneur.
Multifárie olim Deus loquens in prophétis, novíssime diébus istis locútus est nobis in Fílio suo.
Bien des fois, jadis, Dieu a parlé par les prophètes ; finalement, en ces jours, il nous a parlé par son Fils.
Le verset du second est une citation de la première lettre aux Hébreux (Ch. 1, V. 1 et 2). C'est aussi cet alléluia qui est retenu dans le rite romain, pour être chanté pendant l'octave de Noël. A cause de la richesse signifiante de l'Ecriture elle même. A cause probablement aussi de l'incomparable beauté de sa mélodie du VII° mode.
Permettez-moi une réflexion : j'ai eu la chance de passer un peu de temps dans une abbaye bénédictine bien connue, et d'assister à une très belle messe dans l'octave de Noël, avec, le 31 décembre ce magnifique alléluia qui m'est encore dans le coeur au moment où j'écris ces lignes. Nécessité faisant loi, il a fallu me résoudre à revenir en région parisienne pour le 1er janvier. C'est avec regret, donc, que j'ai repris la route après les 1ères vêpres de la sollennité de la Mère de Dieu, et c'est dans une paroisse "tout-à-fait-à-la-mode" et "bien-comme-il-faut' que j'ai assisté à la Messe du 1er janvier. Le service d'autel est impeccable, le célébrant en soutane, aube "romaine", a mis de très beaux ornements. Tout est parfait, donc. Mais bon, un pincement de coeur... Quel dommage que ce magnifique alléluia ne soit pas à nouveau chanté alors même que c'est celui qui est proposé par la liturgie d'aujourd'hui * ! Je suis prêt à m'attirer de nombreuses critiques sur ma subjectivité esthétique, mais j'ai été littéralement pétrifié d'horreur par l'alléluia 'swingo-gluant' que nous a servi "l'animatrice liturgique" en lieu et place de "Multifarie". Une "animatrice" certes pleine de bonne volonté, mais qui n'a manifestement jamais été en contact avec la prière chantée de l'Eglise.
* NB : Quand j'écris "aujourd'hui", je l'écris dans plusieurs sens : aujourd'hui parce que c'est bien la pièce qui est au Graduel romain pour la sollennité de la Mère de Dieu. Aujourd'hui parce que je parle bien de l'ordo de 2002... Il n'y a donc dans mon observation aucune revendication pour les anciennes éditions préconciliaires du missel romain, autrement appelées "rite de Saint Pie V", "rite tridentin", "rite traditionnel"...
Cet alléluia est évidemment plutôt difficile. Le VII° mode, c'est celui des 'ténors légers'. Il possède un iubilus très long qui se retrouve comme dans beaucoup d'alléluias sur la dernière syllabe du verset. Il fait entrer le fidèle dans une plénitude de joie et de paix, et surtout il permet d'exprimer bien davantage que le simple texte.
Dans le verset, le chantre va bien au delà de la simple déclamation texte de Saint Paul. Il va même bien au delà de la psalmodie simple dans le ton de l'alléluia. Il se laisse entraîner dans l'adoration du Verbe incarné, dans la contemplation de l'histoire du Salut, dans l'émerveillement de la cohérence et de l'intelligence du plan de Dieu sur l'homme. Sa joie déferle particulièrement sur le mot "nobis" avec cette magnifique montée au sol aigu préparée par la répétition d'un motif autour de mi.
Il est des joies surnaturelles que la lecture seule ne permet pas toujours d'atteindre. L'audition d'une telle musique, par contre, peut assurément faciliter l'accession de tous les fidèles à une paix et une confiance en Dieu non pas feinte, non pas théâtrale ou simplement sensible, mais vécue, et communicable. Communicable parce que une mélodie telle que celle là donne à méditer sur le mystère du Verbe incarné pendant au moins une semaine... On parle beaucoup de mystagogie, c'est à dire l'explication de la Foi par la Liturgie. Il faut savoir que dans la pensée des Pères, la mystagogie était à la charge de l'évêque et s'exerçait sur les catéchumènes en particulier pendant le carême. Mais pendant le carême, les évêques ne parlaient pas des sacrements principaux, comme l'Eucharistie ou le Baptême lui même ! Pourquoi ? Mais parce que la liturgie, sur ce sujet en particulier, est autoporteuse ! On pense ne particulier à l'évangile de l'aveugle-né, éminemment baptismal... Et il est des mystères qui se vivent avant d'être enseignés.Les explications ne venaient qu'ensuite, pendant l'octave de Pâques.. Et d'ailleurs, que serait un enseignement liturgique qui viderait "par le bas", par une explication minutieuse, comme au scalpel, la réalité de la célébration ? Non ! Aux premiers temps de l'Eglise, liturgie et théologie étaient synonymes. Pour que la véritable pédagogie mystagogique fonctionne, il importe de toucher du doigt les mystères dans la liturigie avant de se les approprier intellectuellement... Le peu d'exigence que nous mettons dans la liturgie est évidemment à la mesure du peu d'efficacité que nous avons à transmettre la parole divine. C'est la raison pour laquelle, pour éviter des décès spirituels par déshydratation liturgique, il est important de miser sur une musique réllement liturgique et réellement participative.
Participative ? Et oui, je pèse mes mots : la participation effective (actuosa participatio) à la liturgie et à sa musique, enseignée par tous les papes du XX° siècle depuis S. Pie X, ce n'est pas une participation activiste où tout le monde, par principe devrait chanter tout. Il est dans la liturgie romaine des parties conçues depuis plus de 1000 ans pour être chantées par un ou plusieurs chantres qualifiés ou une schola. Et pas par l'assemblée. Cela n'a rien de choquant, y compris pour un alléluia. Ce n'est pas parce que l'assemblée ne chante pas qu'elle ne participe pas. Le iubilus de l'alléluia, correspond au "gémissement innénarrable" dont parle d'ailleurs le même S. Paul dans l'épître aux Romains (8,26). C'est aussi le "chant en langues" des communautés charismatiques, qui il faut bien le dire n'ont par là rien inventé du tout. C'est une joie qui déborde des mots qui jaillit des accents. C'est la joie populaire des moissonneurs qui reviennent des champs dont parle S. Augustin, et dont les paroles des chants se changent en une mélopée inarticulée.
Le chant grégorien, populaire ? Ce n'est pas non plus parce qu'on chante quelques pièces de grégorien que l'assemblée devra se taire définitivement ; il y a les chants de la liturgie dont l'éxécution est à la charge des fidèles : le Kyrie, et les autres pièces de l'ordinaire, le Credo, le Pater, ainsi que les répons (si tout ou partie de la Messe est célébrée en chant grégorien - je parle ici des parties du prêtre). On ne me dira pas que le chant d'un Kyrie est trop difficile... ! C'est juste une question de motivation... L'emploi du chant grégorien n'a d'ailleurs besoin d'aucune exclusive. Le cantique peut également avoir sa place. Jean-Paul II, à la suite de Saint Pie X, rappelle que : "Une composition destinée à l'Eglise est d'autant plus sacrée et liturgique dans son développement, son inspiration et sa saveur, qu'elle s'inspire de la mélodie grégorienne pour s'approcher de ce modèle suprême." Donc,s'il on veut permettre une fécondation salutaire de la musique en langue vernaculaire par le chant grégorien, conformément aux voeux de S. Pie X et de Jean-Paul II (preuve que les évolutions appelées par Inter sollicitudines en 1903 n'ont toujours pas eu lieu...), il serait intéressant de pouvoir susciter des rencontres entre les répertoires dans la liturige dès aujourd'hui... En gardant à l'esprit que le chant grégorien a dans la liturgie romaine la "place du Prince".
Juste pour rappel : tout cela (et en particulier cet alleluia !) est en stock et disponible sur simple demande.... A la Schola Saint Maur !
Un évènement pour les paroisses et les communautés désireuses de célébrer la Liturgie des Heures.
Les voici : enfin, la parution des « Heures Grégoriennes » est officiellement annoncée ! C’est avec un immense plaisir et une joie non dissimulée que nous nous faisons le relais d’une excellente initiative dont la Communauté Saint Martin est à l’origine.
Un travail époustouflant.
Nous parlons en connaissance de causenous avons eu entre les mains la version transitoire de cet ouvrage et suivi pas à pas le travail minutieux de sa mise en page. En 3 volumes (2 pour le temporal, un pour le sanctoral), fruit des efforts conjugués de la Communauté Saint Martin (Conception, recherches, édition), de l’atelier de Paléographie de l’abbaye S. Pierre de Solesmes (édition critique de l’Antiphonale Romanum) et de l’abbaye S. Joseph de Clairval – Flavigny (mise en page représentant des heures et des heures de travail), sans compter tous ceux qui se sont attelés à la traduction exacte de l’ensemble des Preces, la parution de cet ouvrage correspond à travail inédit en France et dans le monde jusqu’à aujourd’hui. Le résultat est – il faut bien le dire – époustouflant, et nous n’exagérons rien.
Un format de livre conçu par des praticiens de la liturgie
Non seulement l’idée de proposer un livre de référence pour le chant de la liturgie des heures en grégorien et en français est remarquable, mais on se rend compte très vite, en prenant en main un des volumes, qu’il a été conçu par des praticiens de la liturgie. Quiconque connaît par exemple l’antiphonaire monastique sait parfaitement la difficulté qu’il peut y avoir, pour un laïc "dans le monde", à « jongler » entre les volumes, lorsqu’il y en a un pour l’ordinaire, un pour les antiennes des cantiques évangéliques, un autre pour les leçons brèves, un pour les hymnes et enfin un dernier pour les Preces… Avec les « heures grégoriennes », rien de tel : tout ce dont vous avez besoin tient dans le volume que vous avez entre les mains le temps de la cérémonie. C’est donc un véritable antiphonaire latin-français, officieux, mais contenant tout ce dont vous avez besoin pour les offices du jour. C’est le complément idéal, pour l'office, par exemple du désormais célèbre Missel Grégorien Latin – Français édité par Solesmes. L’aspect « pratique » d’un livre liturgique est essentiel. Dans la prière, et a fortiori dans la prière liturgique, le rapport physique de la personne à son livre de prière est essentiel.
Une application immédiate et directe pour les paroisses et communautés religieuses
Dernier avantage non négligeable : son prix ! En période de souscription les trois volumes sont proposés à 165 €. Soit 55 € par volume (TTC). Par rapport au contenu du volume et à sa qualité, inutile de souligné que … C’est littéralement donné. Que l’on compare avec les 4 volumes de Liturgia Horarum, vendus par la Librairie Editrice Vaticane 60,90 € pièce , l’ensemble vous revient à plus de 240 €… Sans les traductions françaises. Sans les partitions ! Autre comparaison, Les 4 volumes de la « Liturgie des Heures » en Français, vous seront facturés par l'éditeur 50,50 € pièce , soit l’ensemble pour environ 200 €… Sans le Latin, sans la musique. Par ailleurs, si vous voulez avoir une chance de chanter, il vous faudra acheter en plus pour 55 € un livre intitulé « Chanter l’Office » , dans lequel des mélodies sur les proposition françaises des hymnes et antiennes sont disponibles... Soit 260 €. L'ensemble des 4 volumes de La Liturgie des Heures, est proposé chez Alapage pour 293 €. C'est donc, pour la Commnauté Saint Martin, tout sauf une opération financière juteuse...
Pour les paroisses et les communautés : faire connaissance avec le patrimoine du chant propre de l’Eglise romaine.
Certains pourront se demander s’il est bien raisonnable, aujourd’hui au XXI° siècle de se lancer dans l’édition d’un livre liturgique en latin – français, alors même que le latin n’est plus ou presque plus enseigné dans les écoles, et que le grégorien a depuis 40 ans pratiquement disparu de toutes les paroisses. D’autres pourraient se demander si, après tout, les quelques paroisses ou communautés qui seraient toujours intéressées par le chant grégorien ne pourraient pas tout simplement continuer à utiliser des livres anciens tels que le Paroissien romain n°800, qui contient la plupart des choses nécessaires à la célébration « paroissiale » de l’office divin en chant grégorien, modulo quelques adaptations, s’il on tient à respecter l’ordo de l’office romain tel qu’il a été défini à la suite du Concile. Ou alors, tou simplement, adopter la forme extraordinaire du rite romain... Ce serait plus simple ?
Mais ce serait se tromper sur le véritable objectif de ce livre, qui est tout simplement l’application dans la Foi des demandes du Saint Père et des directives du Concile Vatican II, Concile œcuménique qui pour, la première fois depuis les débuts de l’histoire du rite romain, a « canonisé » un répertoire musical comme le chant propre de ce dernier, le 4 décembre 1963, dans la Constitution « De Sacra Liturgia ». Le Concile avait demandé que soit révisés les livres de chant grégorien et qu’on en fasse paraître une nouvelle édition. C’est exactement ce que fait la Communauté Saint Martin, avec un sens de l’à propos exceptionnel, à l’heure où justement à Rome, dans le sillage de Benoît XVI, on assiste à l’éclosion du « nouveau mouvement liturgique » qu’appelait de ses vœux le Cardinal Ratzinger.
Le sens du chant grégorien dans les paroisses aujourd’hui.
Lancer une nouvelle édition en chant grégorien avec la forme ordinaire du rite romain est un pari pour la Communauté Saint Martin. Pour rappel, cette communauté de prêtres, fondée par l’abbé Guérin dans les années 1970 a eu une intuition profonde : vivre en tant que prêtres et diacres diocésains (ils ne sont pas religieux) au service des évêques, un ministère pastoral en communauté.
Et dans cette vie communautaire le plus souvent en paroisse, la liturgie a une place centrale ; elle a toujours été particulièrement soignée à la Communauté Saint Martin, dans son expression latine ou française, mais toujours dans la forme ordinaire du rite romain. Parce qu’« ordinaire » ne signifie pas « banal » ou « commun », mais « conforme à l’ordre des choses ». Et le ministère pastoral dans les paroisses de province, c’est l’enracinement quotidien dans une réalité d’une population aux contacts avec la sécularisation croissante. La liturgie dans son expression authentique vient au secours de la spiritualité du ministre, qui puise dans ses textes, ses gestes et ses chants la force de mener le troupeau ; elle est également aussi pour le troupeau lui-même le lieu d’une expression qui dépasse la petite expression subjective et locale d’une communauté paroissiale, puisque ces gestes, ces mots (latins) et ce chant (grégorien) sont justement ceux de l’Eglise universelle.
Quiconque a déjà expérimenté le chant grégorien dans une paroisse « lambda » s’est rendu compte de sa force d’évocation, de son adaptation naturelle à ce qu’il fait exprimer dans la prière ; il est frappant de constater que malgré toutes les tentatives des siècles passés, le chant grégorien conserve une pertinence non démentie depuis le VIII° ou le IX° siècle. Prophétique, le chant grégorien, qui « dépasse infiniment la musique » (dom Joseph Gajard) a pour fonction de donner une expression cultuelle et culturelle qui dépasse également infiniment les frontières des pays, mais aussi celles des classes sociales. Il fallait donc que le chant grégorien ne fût pas réservé aux moines. Et la Communauté Saint Martin, prêtres diocésains sans complexes mais bien ans leur époque, font ce beau cadeau à toute l’Eglise d’expression francophone (en attendant que ce travail de titan soit adapté en d’autres langues). Parce qu’il faut le mentionner : les responsables du projet de la Communauté avaient demandé une approbation pour l’utilisation interne de ce travail à la Congrégation du Culte divin ; et c’est un décret d’application qu’a donné, avec grand enthousiasme, par le Préfet de cette congrégation, le Cardinal Francis Arinze, afin que cet ouvrage pût être utilisé par tous. Sachons donc en profiter !
Les Heures Grégoriennes, attendues par beaucoup d’entre vous, sont enfin disponibles ! En souscrivant (jusqu’au 31 mai 2008) ou en nous adressant votre commande, vous recevrez Les Heures Grégoriennes dès leur parution en novembre 2008.
Offre de lancement : 165 € (10% de remise) Une souscription est ouverte jusqu’au 31 mai 2008, par laquelle nous vous proposons d’acquérir les trois volumes dès maintenant en bénéficiant d’un tarif préférentiel de 165 € (au lieu de 195 €).
Tarif normal : 195 € les 3 volumes Afin que nul ne soit empêché de participer à la prière de l’Église, Les Heures grégoriennes sont proposées au prix compétitif de 195 € les 3 volumes.
Tarif de soutien : 220 € les 3 volumes À ceux qui désirent aider la communauté Saint-Martin dans cette œuvre au service de l’Église et de la liturgie, nous proposons un tarif de soutien : 220 € les 3 volumes.
COMMUNAUTÉ SAINT-MARTIN 53 rue du Château – B. P. 34 F- 41121 CANDÉ-SUR-BEUVRON www. communautesaintmartin.org
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Tél. : + 33 - 02 54 52 48 10
Règlement : France : par chèque à “Cté St-Martin – Heures Grégoriennes” Suisse : un bulletin de versement vous sera adressé. Autres : par virement à “Cté St-Martin – Heures Grégoriennes”: IBAN: 76 1440 6013 1077 8878 9318 753 – BIC: AGRIFRPP844
Citation :
Qu'est-ce donc que la liturgie? Je dirais, si l'on m'interrogeait, que la liturgie sous sa forme lointaine est une élégance, une lenteur, une dignité de ce que l'on fait. Plusieurs ont besoin de linges immaculés, de quelque pierre au doigt. La liturgie, ce sont aussi des habitudes élevées jusqu'au sacré; c'est un ordre dans les détails de la vie, c'est une solennité même dans le chemin qu'on fait pour aller de sa chambre à son bureau. C'est la tranquillité des choses bien en ordre, qui se manifeste dans les abbayes de saint Benoît où le mot PAX rayonne sur les objets d'usage comme sur les minutes perdues. C'est aussi la crainte des changements, le souci de placer dans cette vie qui est fugitive quelque chose de durable, et par exemple quand on écrit, d'avoir une plume nette, un papier glacé et sur ce papier des marges et dans son écriture des traits inutiles. Paul VI a les gestes vifs, mais lorsqu'il écrit, il écrit avec application, tel un écolier, chaque jambage est voulu pour lui-même. Avoir le sens liturgique, c'est vivre dans un temps détendu de type monastique, où chaque minute, détachée de l'autre, compte pour elle-même comme si elle renfermait une petite éternité. C'est respirer lentement, regardé par des anges qui sourient.