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Nos répétitions ont lieu tous les mardi soir, 20.45 à la Chapelle S. Joseph dite "des Capucins", 29 bd de Glatigny à Versailles (plan d'accès). N'hésitez pas à vous y joindre pour un essai, ou pour nous connaître. Nous recherchons activement et de façon urgente des voix de femmes. Débutant(e)s accepté(e)s ! Nous contacter.
 

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« Nous avons besoin dun nouveau mouvement liturgique, qui donne le jour au véritable héritage de Vatican II. »

Cardinal Ratzinger, Ma Vie, souvenirs.

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Au fil de l'année

Pentecôte

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Écrit par P. Michel Gitton   
10-05-2008

DES LANGUES DE FEU QUI SE POSAIENT SUR CHACUN D’ENTRE EUX

 

Ce qu’il y a de bien avec le Saint Esprit, c’est qu’il nous prend toujours comme des personnes uniques. Loin de nous considérer dans la série, il se penche sur chacune de nos vies, dans ce qu’elle a de plus particulier et arrive à créer une harmonie avec tout cela... C’est du grand art !

 

Au XXe siècle, il y a eu des régimes qui prétendaient soulever tout un peuple dans un élan d’enthousiasme, qui se tournait souvent en haine et en violence. Il y a comme cela des « esprits » qui soulèvent les hommes et leur donnent le sentiment de se transcender dans un grand mouvement de générosité, mais le plus souvent dans une fureur collective. L’individu est entraîné comme un fétu de paille dans un courant aux mille bouches, qui acclament, vocifèrent, une foule qui brandit le poing et les armes. Pour un temps, on ne redoute plus rien, on se jette dans le danger sans y penser. La barrière des devoirs les plus élémentaires est franchie, sans qu’on s’en aperçoive.  On tue, on humilie, tout est bon pour la cause !

 

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Race choisie ? (Vème dimanche de Pâques)

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Écrit par P. Michel Gitton   
17-04-2008

 

P

as faciles à entendre, ces mots de l’Apôtre Pierre « vous êtes la race choisie », le mot « race » a des relents désagréables, mais en plus : « choisie » ! Comme si Dieu avait ses préférés ! Pour le premier Pape de l’histoire, c’était déjà une drôle de façon d’interpeller les premiers chrétiens, pour la plupart issus du paganisme, que de transférer sur eux une appellation qui désignait le Peuple élu, c’est-à-dire Israël.

 

Il est étrange à nos oreilles égalitaires d’entendre dire que Dieu ait choisi quelqu’un, apôtre, roi ou prêtre, de préférence à d’autres, pour lui confier une mission particulière. Et pourtant, c’est bien ainsi que la Bible nous présente le Dieu qui n’a pas peur de s’appeler lui-même « Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob » (Exode 3,6). Son universalité n’est pas en cause : « en toi seront bénies toutes les races de la terre » (Genèse 12,3), mais cela veut dire que Dieu rejoint l’histoire des hommes à partir d’un point particulier, d’où il rayonne sur l’ensemble de l’humanité. C’est cette alliance particulière, relation privilégiée et personnelle, qu’il étend ensuite à d’autres, de proche en proche. Pour celui qui est ainsi « élu », l’honneur de devenir l’instrument de Dieu se double d’une terrible responsabilité, la charge de laisser transparaître dans sa pauvre vie l’exigence de l’Eternel. Ce qui est vrai d’un individu peut l’être d’un peuple : Dieu a choisi réellement Israël à travers Abraham et ce peuple est à jamais marqué de ce choix, pour le meilleur comme pour le pire. A jamais Dieu a voulu se lier avec le destin d’un groupe humain qui traverse l’histoire porteuse de traits distinctifs, la marque brûlante de l’Unique.

 

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La route qui passe par Emmaus (IIIème dimanche de Pâques)

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Écrit par P. Michel Gitton   
04-04-2008
 

Ce dimanche encore, l’Eglise nous propose l’Evangile d’Emmaüs, dont on a beaucoup usé (et peut-être abusé) en ces deniers temps. Emmaüs est souvent devenu le symbole du lieu où le Christ nous rejoint plus dans son absence que dans sa présence, où il n’est jamais là que pour nous renvoyer à autre chose et s’effacer devant un avenir que les chrétiens ont à construire dans un monde définitivement séculier. Ceci est à peine une caricature. Prenons le temps de voir ce qu’il en est.

 

Il est certain que, de toutes les manifestations du Ressuscité, l’apparition d’Emmaüs est celle qui met le plus en valeur les conditions subjectives de la rencontre avec le Ressuscité, comme si l’essentiel se passait avant, dans l’incognito de Jésus marchant avec ses disciple sans qu’ils le sachent. Mais cet anonymat n’est pourtant qu’une étape. Si Jésus n’est pas tout de suite reconnaissable, ce n’est pas qu’il se soit confondu avec le premier passant venu, qu’il soit devenu Monsieur Tout-le-monde, qu’il ait perdu son identité, c’est que « leurs yeux étaient aveuglés » au point qu’ « ils ne le reconnaissaient pas ». Par lui-même, il est bien toujours le même, l’enfant de Marie ; s’il avait un grain de beauté sur l’épaule droite, il l’a toujours. La Résurrection de ne l’a pas transformé en un personnage interchangeable avec n’importe qui. L’aveuglement des disciples est providentiel, il a un rôle pédagogique. Jésus ne leur impose pas tout de suite le constat de sa présence pour leur faire franchir un chemin intérieur dans la foi et l’amour. C’est pourquoi il leur fait d’abord exprimer leur attente et leur déception. En les aidant à formuler leur espérance, il ravive la plaie, mais les remet devant ce qui fut malgré tout une grande ouverture. C’est là que survient, comme accessoirement, la mention du témoignage des femmes, qui contient la clef qu’ils n’osent pas encore utiliser. Et, arrivés là, il leur fait relire les Ecritures. Celles-ci vont leur permettre de retrouver le cadre dans lequel l’annonce de la Résurrection prend un sens, où elle n’est pas seulement un fait incroyable, mais cela même que Dieu seul pouvait et devait faire. Jésus fait vivre les Ecritures, parce qu’il en est le centre caché. L’entretien se poursuit sans avoir encore de conclusion claire, mais on sent qu’ils ont bougé, d’où leur désir de voir leur mystérieux compagnon rester avec eux ce soir-là. Et c’est là que se produit le geste, le petit rien, qui révèle tout, comme le plié des linges dans la tombe avait ouvert les yeux de Jean.

 

Si la rencontre est fugitive et si le Ressuscité se dérobe à peine sa présence reconnue, ce n’est pas qu’il veuille fausser compagnie à ses amis, c’est encore moins qu’il soit dépourvu de réalité palpable et qu’il ne soit accessible que par l’esprit, non, c’est encore une fois qu’il veut les pousser en avant. Après la fatigue de la journée, les voilà à nouveau sur les chemins pour rentrer à Jérusalem, mais cette fois-ci la route leur parait courte, la lassitude s’est envolée, la nouvelle qu’ils portent est si merveilleuse ! Arrivés auprès des onze, ils ont la surprise d’être encore une fois précédés par Jésus, qui a rencontré (où ? quand ? comment ? nous ne le saurons jamais) Simon Pierre. Qu’importe ! La joie se multiplie à mesure que les indices convergent et que la conviction se répand. Et d’ailleurs le Ressuscité ne tarde pas à venir lui-même rejoindre ses disciples rassemblés, sans tamiser cette fois-ci sa .présence.

 

A Emmaüs, ce qui est mis en valeur c’est le chemin de la foi, au point que la rencontre avec Jésus lors du repas partagé semble réduite à un point sans épaisseur entre deux segments de la route. Mais c’est cette rencontre qui éclaire la marche et la fait repartir, c’est elle aussi qui jalonnera chacune des étapes ultérieures, jusqu’à l’ultime rencontre.

 

Michel GITTON

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Dimanche In Albis : alleluia In die resurrectionis meae

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Écrit par Administrator   
31-03-2008
L'alléluia que nous avons chanté hier, à Saint Quentin Les Sources ; il se chante après la première lecture, en remplacement du répons graduel ou du psaume responsorial. Cet alléluia est gardé toute la semaine, de préférence au 2° alléluia (chanté après la 2° lecture) qui fait référence directement à l'octave de Pâques. Très intéressante montée sur "Praecedam vos". Mais difficile à tenir dans le ton !
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Quasi modo (IIème dimanche de Pâques)

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Écrit par P. Michel Gitton   
29-03-2008

QUASI  MODO

 

Les lecteurs de Victor Hugo connaissent le pittoresque personnage qui répond au nom de Quasimodo. Mais la vraie signification de ce vocable, qui sert essentiellement à désigner le premier dimanche après Pâques (le deuxième dimanche de Pâques, comme on dit aujourd’hui), est tout simplement : « comme », « de même que ». Ce sont les premiers mots du premier texte de la messe de ce jour-là, l’introït, qui se traduit ainsi : « comme des enfants nouveaux-nés ont soif du lait qui les nourrit, soyez avides du lait de la Parole, afin qu’il vous fasse grandir pour le salut, alléluia. »

 

Arrêtons-nous, si vous le voulez bien, à cette antienne qui nous en dit déjà beaucoup. Les textes de la liturgie ne sont pas une source à négliger, à côté des lectures bibliques, qui nourrissent toujours notre prière. D’ailleurs l’origine est à chercher dans la première lettre de saint Pierre (2,2). L’allusion est claire, l’Eglise s’adresse à ses catéchumènes devenus depuis Pâques des « néophytes », elle les voit comme des petits-enfants qui ont à grandir et elle leur propose le lait de la Parole. Ce qui est étonnant, c’est que cette invitation s’adresse en fait à tous, comme si c’étaient tous les chrétiens qui, étant renés à Pâques, sont devenus des « jeunes pousses », des néophytes.

 

L'image “http://www.ceremoniaire.net/resurrexit.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.

 

Dernière mise à jour : ( 29-03-2008 )
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Voir et vouloir voir (IVème dimanche de Carême)

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Écrit par P. Michel Giton   
29-02-2008
Avec un humour savoureux, l’Evangile de ce dimanche nous montre qu’il n’y a pas de pire aveugle que celui qui ne veut pas voir. Le défaut des Pharisiens mis en scène dans l’épisode de l’Aveugle-né est de savoir ou plutôt de croire savoir dès le début ce qui devrait être la conclusion de leur enquête : « rends gloire à Dieu ! Nous savons, nous, que cet homme est un pécheur. » Comme Jésus est un pécheur, puisqu’il a fait une guérison le jour du sabbat, c’est que le miracle n’est pas réel, c’est que l’aveugle ... n’était pas aveugle. Les parents, convoqués, sont sommés de révéler la supercherie. Malheureusement, leur déposition ne va pas dans le bon sens. On trouvera autre chose.

 

On rencontre beaucoup de gens aujourd’hui qui voudraient que Dieu fasse plus de miracles pour prouver la vérité de la foi chrétienne. A Lourdes, cela arrive, mais pas très souvent, et l’Eglise est si sourcilleuse qu’elle semble plutôt disposée à décourager les manifestations du surnaturel. On nous signale de temps en temps qu’il y a une Vierge qui pleure, une hostie qui saigne, une statue qui laisse suinter de l’huile, une étrange lueur dans le ciel visible sur une photographie, que sais-je encore ? Mais il y a toujours des esprits forts, même parmi les chrétiens, pour nier les faits ou les expliquer par des causes naturelles. Ne décourageons-nous pas le Ciel qui voudrait nous aider ?

 

Je n’ai personnellement rien contre les miracles, même dans les phénomènes de la nature, bien que je sois porté à croire que les plus extraordinaires se produisent dans la vie intérieure des hommes et des femmes touchés par la grâce. Mais je constate que les miracles les plus étonnants ne sont jamais une démonstration contraignante et qu’il y a toujours place pour une échappatoire. Il semblerait que Voltaire ait eu vent d’un prodige eucharistique qui s’était produit de son temps, et qu’il ait néanmoins persévéré dans son incroyance.

 

La raison en est que le fait brut n’a de sens pour nous que s’il est intégré dans un ensemble plus vaste qui peut l’éclairer. Si nous ne voulons pas voir l’ensemble, où ce signe prend place, nous buttons sur le fait, jusqu’à en contester l’existence, ou au moins la lecture à peu près évidente. Si je ne veux pas croire à la sympathie de telle ou telle personne qui me veut du bien, je contesterai jusqu’au bout ce signe d’amitié qu’elle me fait, je verrai un hasard dans telle circonstance, où je devrais pourtant lire une attention délicate.

 

La perception du miracle suppose donc le plus souvent le deuil de nos préjugés. La foi n’est pas tellement un regard posé sur l’invisible que la manière juste, humble, ouverte, d’accueillir le visible dans toutes ses dimensions. La Résurrection de Jésus, la multiplication des pains, la marche sur les eaux, ne sont pas, après tout, des évènements d’une autre espèce que ceux de la vie de tous les jours, ils se sont bien déroulés dans notre histoire, dans le cadre spatiotemporel de notre monde, mais pour les voir, il a fallu des hommes qui étaient prêts à ouvrir leur yeux et à ne pas conclure tout de suite : « c’est impossible, donc çà n’est pas ! »

 

Ne pas refuser la possibilité de l’improbable est la première qualité de l’homme raisonnable. Jamais aucune science n’aurait pu progresser, si les savants n’avaient pas accueilli des phénomènes qui n’entraient pas dans les théories précédentes. L’histoire, la vraie, pas celle des marxistes, est celle qui ouvre la porte au « fait unique », à l’évènement sans précédent, qui porte la marque d’une liberté.

 

S’il faut déjà une certaine foi pour « voir » le miracle, ou au moins un accueil ouvert, il est clair que le miracle renforce cette foi et lui donne une assurance plus grande. L’évangile est rempli de ce va et vient « et là, il ne fit pas beaucoup de miracles, parce qu'ils ne croyaient pas. »  (Matthieu 13,58) et « tel fut, à Cana de Galilée, le commencement des signes de Jésus. Il manifesta sa gloire et ses disciples crurent en lui. » (Jean 2,11).

 

A nous d’ouvrir les yeux et le cœur !

 

Michel GITTON

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Je le vois, tu es un prophète (IIIème dimanche de Carême)

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Écrit par P. Michel Gitton   
22-02-2008

La femme de Samarie qu’on nous montre ce dimanche en conversation avec Jésus a beaucoup à nous apprendre. Elle représente si bien nos attentes et nos contradictions. Elle veut et ne veut pas en même temps, elle sent que ce mystérieux passant qui est là assis près d’elle porte en lui une lumière qui l’attire, mais, d’un autre côté, elle n’a pas envie de se livrer, elle se défend, elle se fait ironique et insolente (« eh quoi, toi qui n’as rien pour puiser... ? Tu ferais mieux que notre père Jacob ?... Tu devrais me donner le truc pour que je n’ai plus à faire la corvée d’eau ! »). Elle sait être désagréable, pour mieux casser ce qui pourrait être une lueur d’espoir dans le vide de sa vie. Et c’est là que Jésus, avec une infinie délicatesse, mais aussi avec une force incroyable, met à nu la plaie cachée de sa vie et la remet dans la vérité : « Va, appelle ton mari et reviens !...Tu as raison de dire que tu n’as pas de mari, car tu en as eu cinq et celui que tu as maintenant n’est pas ton mari : là tu dis vrai ! » Le désordre de sa vie, la quête effrénée d’un bonheur qui chaque fois lui a échappé, la triste situation actuelle, tout est dit en quelques mots, il n’y a rien à ajouter. Elle se sait percée à jour, mais pas par un regard inquisiteur et malveillant, par celui-là même qui lui avait laissée entrevoir (à elle la femme perdue) une eau vive au-dedans d’elle. Alors elle avale ses larmes et son humiliation, et elle se tourne vers ce visage aux grands yeux pleins de mystère, et, pour la première fois, elle pose une vraie question : « Seigneur, je le vois, tu es un prophète, alors explique-moi... »

 

On est un peu surpris par sa question sur le lieu « où il faut adorer » et on pense généralement que, comme la précision théologique ne devait pas être son fort jusque là, elle fait simplement diversion. Je ne le crois pas. Reconnaissons d’abord que le sujet n’était pas futile, le problème se posait très fort dans les relations entre Juifs et Samaritains, puisque l’existence d’un culte rival sur le Mont Garizim était la raison du rejet des Samaritains par l’orthodoxie juive. Jésus, étant un juif et de surcroît « prophète », devait bien avoir son avis sur une question qui empoisonnait les relations entre les deux peuples. Certes, il est étrange que ce soit la première interrogation d’une âme blessée qui vient de retrouver la lumière. Mais, en réalité, c’est infiniment vraisemblable. Combien de fois n’avons-nous pas rencontré d’interlocuteurs en train de se convertir et qui ressortaient les questions de leur catéchisme ! C’est comme si une quête de la vérité sur Dieu, longtemps freinée par les tracas et les passions de la vie, remontait à la surface. J’ai vu des nouveaux venus, soudain touchés par la grâce, et qui pendant des soirées entières déversaient leurs questions, buvant chaque réponse avec une soif intarissable.

Dernière mise à jour : ( 22-02-2008 )
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La grâce nous a été donnée (IIème dimanche de Carême)

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Écrit par P. Michel Gitton   
15-02-2008
On ne pourra jamais revenir là-dessus : la religion biblique est un « monothéisme éthique », comme on dit, c’est-à-dire que le Dieu unique et tout puissant s’intéresse bizarrement au comportement des hommes. Je dis : bizarrement, parce que, chez tous les autres peuples et dans toutes les religions anciennes, s’il y a une chose dont les dieux se désintéressent, c’est bien de cela. La morale, c’est l’affaire des hommes, elle est par définition laïque avant la lettre. Seule la Bible, depuis l’expérience du Sinaï, met un lien entre la fidélité au Dieu Saint d’Israël et des commandements, dont une bonne part ne concerne pas le culte, mais nos relations entre nous. Parce que Dieu nous aime et que notre vie individuelle et communautaire importe à ses yeux, parce qu’il a voulu une ressemblance entre lui et nous, parce que nous portons son honneur au milieu du monde et qu’il nous a confié notre prochain à protéger et la terre à cultiver, nous avons une vraie responsabilité, et, jusqu’à un certain point, nous serons jugés sur cette responsabilité.

 

Et pourtant saint Paul nous redit ce dimanche que « Dieu nous a sauvés, et (qu’) il nous a donné une vocation sainte, non à cause de nos propres actes, mais à cause de son projet à lui et de sa grâce ». Il ajoute même que « cette grâce nous avait été donnée dans le Christ Jésus avant tous les siècles ». Donc plus d’efforts à faire, nous sommes du bon côté, le salut est acquis depuis toujours, nous « avons » la grâce, formidable ! Comment tout cela peut-il se tenir ensemble, car il est bien évident que saint Paul est le dernier à croire que nous pourrions nous en sortir sans efforts ? Rappelons-nous : « faites votre salut avec crainte et tremblement » (Philippiens 2,12), « ne savez-vous donc pas que les injustes n'hériteront pas du Royaume de Dieu ? » (1 Corinthiens 6,9). Alors ?


Dernière mise à jour : ( 15-02-2008 )
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Parution des "Heures grégoriennes".

Un évènement pour les paroisses et les communautés désireuses de célébrer la Liturgie des Heures.

 

Les voici : enfin, la parution des « Heures Grégoriennes » est officiellement annoncée ! C’est avec un immense plaisir et une joie non dissimulée que nous nous faisons le relais d’une excellente initiative dont la Communauté Saint Martin est à l’origine.

Un travail époustouflant.

Nous parlons en connaissance de cause  nous avons eu entre les mains la version transitoire de cet ouvrage et suivi pas à pas le travail minutieux de sa mise en page. En 3 volumes (2 pour le temporal, un pour le sanctoral), fruit des efforts conjugués de la Communauté Saint Martin (Conception, recherches, édition), de l’atelier de Paléographie de l’abbaye S. Pierre de Solesmes (édition critique de l’Antiphonale Romanum) et de l’abbaye S. Joseph de Clairval – Flavigny (mise en page  représentant des heures et des heures de travail), sans compter tous ceux qui se sont attelés à la traduction exacte de l’ensemble des Preces, la parution de cet ouvrage correspond à travail inédit en France et dans le monde jusqu’à aujourd’hui. Le résultat est – il faut bien le dire – époustouflant, et nous n’exagérons rien.

Un format de livre conçu par des praticiens de la liturgie

The image “http://www.communautesaintmartin.org/IMG/cache-224x300/MaisonEncens-224x300.jpg” cannot be displayed, because it contains errors.Non seulement l’idée de proposer un livre de référence pour le chant de la liturgie des heures en grégorien et en français est remarquable, mais on se rend compte très vite, en prenant en main un des volumes, qu’il a été conçu par des praticiens de la liturgie. Quiconque connaît par exemple l’antiphonaire monastique sait parfaitement la difficulté qu’il peut y avoir, pour un laïc "dans le monde", à « jongler » entre les volumes, lorsqu’il y en a un pour l’ordinaire, un pour les antiennes des cantiques évangéliques, un autre pour les leçons brèves, un pour les hymnes et enfin un dernier pour les Preces Avec les « heures grégoriennes », rien de tel : tout ce dont vous avez besoin tient dans le volume que vous avez entre les mains le temps de la cérémonie. C’est donc un véritable antiphonaire latin-français, officieux, mais contenant tout ce dont vous avez besoin pour les offices du jour. C’est le complément idéal, pour l'office, par exemple du désormais célèbre Missel Grégorien Latin – Français édité par Solesmes. L’aspect « pratique » d’un livre liturgique est essentiel. Dans la prière, et a fortiori dans la prière liturgique, le rapport physique de la personne à son livre de prière est essentiel.

Une application immédiate et directe pour les paroisses et communautés religieuses

Un autre avantage essentiel : le français sur la page de gauche est proposé dans sa version ©AELF, c'est-à-dire la version officielle pour la liturgie, et des tons de psaume « modaux » sont proposés pour que l’on puisse, si on le désire, psalmodier en Français. C’est évidemment réellement pensé pour une application immédiate dans les paroisses ou les communautés, qui sont de plus en plus nombreuses à proposer la célébration des Heures de l’office divin, lors des dimanches ou en semaine. Il n’y avait pas jusqu’à aujourd’hui de livre de référence proposant de façon pratique un répertoire chanté de l’office dans le rite romain (forme ordinaire), que ce soit en Français ou en grégorien. Et bien, maintenant, c’est fait.

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1 Psautier latin de Liturgia Horarum (édition de 2000)
2 Notations grégoriennes restituées et éditées par l’Abbaye de Solesmes
3 Antiennes choisies conformément à Liturgia Horarum
4 Edition liturgique polychrome
5 Traduction française pour l’usage liturgique (© AELF). Avec signes typographiques pour le chant des psaumes

 

Un prix défiant toute concurrence

Dernier avantage non négligeable : son prix ! En période de souscription les trois volumes sont proposés à 165 €. Soit 55 € par volume (TTC). Par rapport au contenu du volume et à sa qualité, inutile de souligné que … C’est littéralement donné. Que l’on compare avec les 4 volumes de Liturgia Horarum, vendus par la Librairie Editrice Vaticane 60,90 € pièce , l’ensemble vous revient à plus de 240 €… Sans les traductions françaises. Sans les partitions ! Autre comparaison, Les 4 volumes de la « Liturgie des Heures » en Français, vous seront facturés par l'éditeur 50,50 € pièce , soit l’ensemble pour environ 200 €… Sans le Latin, sans la musique. Par ailleurs, si vous voulez avoir une chance de chanter, il vous faudra acheter en plus pour 55 € un livre intitulé « Chanter l’Office » , dans lequel des mélodies sur les proposition françaises des hymnes et antiennes sont disponibles... Soit 260 €. L'ensemble des 4 volumes de La Liturgie des Heures, est proposé chez Alapage pour 293 €. C'est donc, pour la Commnauté Saint Martin, tout sauf une opération financière juteuse...

Pour les paroisses et les communautés : faire connaissance avec le patrimoine du chant propre de l’Eglise romaine.

Certains pourront se demander s’il est bien raisonnable, aujourd’hui au XXI° siècle de se lancer dans l’édition d’un livre liturgique en latin – français, alors même que le latin n’est plus ou presque plus enseigné dans les écoles, et que le grégorien a depuis 40 ans pratiquement disparu de toutes les paroisses. D’autres pourraient se demander si, après tout, les quelques paroisses ou communautés qui seraient toujours intéressées par le chant grégorien ne pourraient pas tout simplement continuer à utiliser des livres anciens tels que le Paroissien romain n°800, qui contient la plupart des choses nécessaires à la célébration « paroissiale » de l’office divin en chant grégorien, modulo quelques adaptations, s’il on tient à respecter l’ordo de l’office romain tel qu’il a été défini à la suite du Concile. Ou alors, tou simplement, adopter la forme extraordinaire du rite romain... Ce serait plus simple ?

Mais ce serait se tromper sur le véritable objectif de ce livre, qui est tout simplement l’application dans la Foi des demandes du Saint Père et des directives du Concile Vatican II, Concile œcuménique qui  pour, la première fois depuis les débuts de l’histoire du rite romain, a « canonisé » un répertoire musical comme le chant propre de ce dernier, le 4 décembre 1963, dans la Constitution « De Sacra Liturgia ». Le Concile avait demandé que soit révisés les livres de chant grégorien et qu’on en fasse paraître une nouvelle édition. C’est exactement ce que fait la Communauté Saint Martin, avec un sens de l’à propos exceptionnel, à l’heure où justement à Rome, dans le sillage de Benoît XVI, on assiste à l’éclosion du « nouveau mouvement liturgique » qu’appelait de ses vœux le Cardinal Ratzinger.

Le sens du chant grégorien dans les paroisses aujourd’hui.

Lancer une nouvelle édition en chant grégorien avec la forme ordinaire du rite romain est un pari pour la Communauté Saint Martin. Pour rappel, cette communauté de prêtres, fondée par l’abbé Guérin dans les années 1970 a eu une intuition profonde : vivre en tant que prêtres et diacres diocésains (ils ne sont pas religieux) au service des évêques, un ministère pastoral en communauté.

Et dans cette vie communautaire le plus souvent en paroisse, la liturgie a une place centrale ; elle a toujours été particulièrement soignée à la Communauté Saint Martin, dans son expression latine ou française, mais toujours dans la forme ordinaire du rite romain. Parce qu’« ordinaire » ne signifie pas « banal » ou « commun », mais « conforme à l’ordre des choses ». Et le ministère pastoral dans les paroisses de province, c’est l’enracinement quotidien dans une réalité d’une population aux contacts avec la sécularisation croissante. La liturgie dans son expression authentique vient au secours de la spiritualité du ministre, qui puise dans ses textes, ses gestes et ses chants la force de mener le troupeau ; elle est également aussi pour le troupeau lui-même le lieu d’une expression qui dépasse la petite expression subjective et locale d’une communauté paroissiale, puisque ces gestes, ces mots (latins) et ce chant (grégorien) sont justement ceux de l’Eglise universelle.

Quiconque a déjà expérimenté le chant grégorien dans une paroisse « lambda » s’est rendu compte de sa force d’évocation, de son adaptation naturelle à ce qu’il fait exprimer dans la prière ; il est frappant de constater que malgré toutes les tentatives des siècles passés, le chant grégorien conserve une pertinence non démentie depuis le VIII° ou le IX° siècle. Prophétique, le chant grégorien, qui « dépasse infiniment la musique » (dom Joseph Gajard) a pour fonction de donner une expression cultuelle et culturelle qui dépasse également infiniment les frontières des pays, mais aussi celles des classes sociales. Il fallait donc que le chant grégorien ne fût pas réservé aux moines. Et la Communauté Saint Martin, prêtres diocésains sans complexes mais bien ans leur époque, font ce beau cadeau à toute l’Eglise d’expression francophone (en attendant que ce travail de titan soit adapté en d’autres langues). Parce qu’il faut le mentionner : les responsables du projet de la Communauté avaient demandé une approbation pour l’utilisation interne de ce travail à la Congrégation du Culte divin ; et c’est un décret d’application qu’a donné, avec grand enthousiasme, par le Préfet de cette congrégation, le Cardinal Francis Arinze, afin que cet ouvrage pût être utilisé par tous. Sachons donc en profiter !

Sur cette page, des renseignements complémentaires par la Communauté Saint Martin !

Souscription - Acquisition - Soutien

Les Heures Grégoriennes, attendues par beaucoup d’entre vous, sont enfin disponibles ! En souscrivant (jusqu’au 31 mai 2008) ou en nous adressant votre commande, vous recevrez Les Heures Grégoriennes dès leur parution en novembre 2008.

- Offre de lancement : 165 € (10% de remise)
Une souscription est ouverte jusqu’au 31 mai 2008, par laquelle nous vous proposons d’acquérir les trois volumes dès maintenant en bénéficiant d’un tarif préférentiel de 165 € (au lieu de 195 €).

- Tarif normal : 195 € les 3 volumes
Afin que nul ne soit empêché de participer à la prière de l’Église, Les Heures grégoriennes sont propos&ea