40 ans déjà… ou à peine.

Quarante ans depuis la clôture du deuxième Concile du Vatican, le 8 décembre 1965, cela fait à la fois beaucoup et peu. Pour ma part, je n’étais même pas né. Le dernier Concile Œcuménique (1) n’en devient pas pour autant un événement de ma pré-histoire, pas plus d’ailleurs que tous les autres Conciles. Chaque dimanche, je proclame le Symbole de Nicée-Constantinople (Concile de Constantinople en 381). Je reçois aussi la doctrine sur la justification du Concile de Trente (1563). Toute l’histoire de l’Eglise se trouve marquée par les travaux de ces évêques, inspirés par l’Esprit Saint (Jn 16, 13) que le Seigneur Jésus a promis à ceux qu’il avait choisis pour conduire son Peuple.

 A chaque fois, et souvent dans une période de crise, ces Conciles ont été une très grande grâce pour l’Eglise. Quoi qu’en disent certains, c’est aussi le cas pour Vatican II qui n’a pas fini de porter du fruit. Il faut toujours du temps pour accueillir un tel trésor. Cela s’est vérifié avec le Concile de Trente par exemple, et c’est là que l’on peut comprendre que 40 ans, c’est encore bien peu.

Il y a eu le Concile et il y a sa réception, bien difficile en vérité. Tout le monde l’a « reçu » à sa manière mais très peu l’ont lu et travaillé. Et pourtant, quelles merveilles que la Constitution dogmatique Dei Verbum sur la Révélation divine et Lumen Gentium sur l’Eglise ou encore la Déclaration Dignitatis Humanae sur la liberté religeuse et le Décret Unitatis Redintegratio sur l’œcuménisme (2) pour ne citer que quelques documents.

Heureusement, nous avons eu le Pape Jean-Paul II et maintenant Benoît XVI. Avec ce dernier, ne faisons pas que célébrer un anniversaire mais travaillons à recevoir vraiment la Foi de l’Eglise, la Foi des Apôtres pour la vivre.

 

Abbé Bruno Bettoli, curé de S. Quentin des Sources (ville nouvelle de S. Quentin en Yvelines)

 

 (1) "Œcuménique" signifie ici qu’il s’agit d’un Concile qui concerne toute l’Eglise. D’ailleurs, il a rassemblé les évêques du monde entier. Depuis le premier Concile de Nicée en 325, l’histoire de l’Eglise compte 21 Conciles Œcuméniques.

(2) L’œcuménisme vise à retrouver l’unité de tous les chrétiens dans « la seule et unique Eglise instituée par le Christ Seigneur » (UR n° 1) et confessée dans le Credo.

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